L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ÉLIT JAN ELIASSON, AMBASSADEUR DE LA SUÈDE AUX ÉTATS-UNIS, À LA PRÉSIDENCE DE SA SOIXANTIÈME SESSION

13 juin 2005
AG/10355

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ÉLIT JAN ELIASSON, AMBASSADEUR DE LA SUÈDE AUX ÉTATS-UNIS, À LA PRÉSIDENCE DE SA SOIXANTIÈME SESSION

13/06/2005
Communiqué de presse
AG/10355

Assemblée générale

102e séance plénière – matin


L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ÉLIT JAN ELIASSON, AMBASSADEUR DE LA SUÈDE AUX ÉTATS-UNIS, À LA PRÉSIDENCE DE SA SOIXANTIÈME SESSION


Elle élit également les membres de son Bureau et ceux de ses grandes commissions


Cent ans après la naissance de Dag Hammarskjöld, deuxième Secrétaire général de l’ONU, l’Assemblée générale, a élu, à sa tête, un autre Suédois pour présider les travaux d’une année qui marque aussi le soixantième anniversaire de l’ONU.  Le nouveau Président, Jan Eliasson, connaît bien l’ONU.  Il a été, de 1988 à 1992, Représentant permanent de son pays auprès de l’Organisation avant de devenir le premier Sous-Secrétaire général des Nations Unies aux affaires humanitaires.  Cette élection, s’est réjoui le Président sortant, Jean Ping du Gabon, est une marque de reconnaissance importante pour la Suède qui n’a cessé d’œuvrer avec efficacité à la mise en œuvre des buts et principes de l’ONU. 


Destiné à présider l’Assemblée générale au moment où les États Membres doivent se prononcer sur des réformes approfondies de l’ONU, Jan Eliasson a estimé que le test ultime sera celui du multilatéralisme dont l’objectif est de rendre les Nations Unies capables de faire la différence dans la vie des peuples et les régions en crise à travers le monde.  Il a salué, à cet égard, « le courage et la vision » dont a fait montre le Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, dans son rapport intitulé « Dans une liberté plus grande ».  Pour le Président élu, ce sont les propositions les plus exhaustives et les plus cohérentes qui n’aient jamais été faites pour renforcer l’ONU et la hisser à la hauteur du triple défi du développement, de la sécurité et des droits de l’homme.  Jan Eliasson a rappelé que ces propositions ont été transformées en un projet de Déclaration sur lequel devront se prononcer les chefs d’État et de gouvernement attendus à une Réunion de haut niveau, du 14 au 16 septembre prochain.


Les Nations Unies ne sont pas la panacée, a reconnu le Président élu pour lequel l’Organisation reflète la volonté collective des États Membres et leur intérêt pour le renforcement du système multilatéral.  Réussir le test du multilatéralisme n’améliorerait pas seulement les perspectives d’une coopération internationale plus efficace mais permettrait aussi de combler les fossés grandissants et les déséquilibres dangereux qui caractérisent le monde actuel.  Conformément à la résolution pertinente de l’Assemblée générale, datée du 19 décembre 1978, sa Présidence revient, cette année, au Groupe des États d’Europe occidentale et autres États.  Jan Eliasson a été chaleureusement félicité par les représentants du Nigéria, au nom du Groupe des États d’Afrique; du Cambodge, au nom du Groupe des États d’Asie; de la Hongrie, au nom des États d’Europe orientale; du Suriname, au nom des États d’Amérique latine et des Caraïbes; et de la Turquie, au nom du Groupe des États d’Europe occidentale et autres États.  Tous les intervenants lui ont promis leur plein appui dans l’accomplissement de sa tâche.  


Dans sa déclaration, le Président élu s’est souvenu de son expérience à la tête du Département des affaires humanitaires, avant d’avertir: « après le Cambodge, le Rwanda, Srebrenica et le Darfour, nous ne pouvons nous contenter de dire plus jamais ça, sans compromettre l’autorité morale de l’ONU et de sa Charte ».  Jan Eliasson a promis que sa Présidence sera guidée par les valeurs et les principes qui sont les piliers de la politique étrangère de la Suède, à savoir la foi dans la coopération multilatérale, l’impératif de la prévention, le respect de l’état de droit et des droits de l’homme, la solidarité avec les pauvres et les persécutés, l’attention aux droits des femmes et des enfants, et la santé de la planète. 


En l’occurrence, a-t-il dit, les normes et les structures internationales doivent être perçues comme servant l’intérêt de chaque nation.  Il faut offrir des solutions et des méthodes internationales qui correspondent aux besoins du monde actuel.  Nous devons aiguiser les outils dont dispose l’ONU et développer des concepts qui reflètent l’état de préparation à s’attaquer aux défis fondamentaux du jour.  C’est l’essence même du projet de réforme des Nations Unies, a insisté le Président élu, en ajoutant qu’il s’agit de mettre sur pied une ONU qui réponde, de manière efficace et légitime, aux besoins urgents du monde et apporte de la valeur ajoutée aux efforts visant la sécurité, la prospérité et la dignité humaine. 


En réussissant, a conclu le Président élu, nous donnerons de l’espoir dans l’avenir, dans un monde où la peur et la suspicion gagnent du terrain.  Nous devons mobiliser la volonté politique pour inverser les tendances négatives et prévenir la polarisation et le pessimisme.  Nous devons réaliser que nous avons une occasion unique et la capacité de le faire à un moment historique, a encore dit le Président élu.


L’Assemblée générale a en outre élu ses 21 vice-présidents et les membres des bureaux de ses six grandes commissions; les Présidents des Commissions étant également membres du Bureau de l’Assemblée générale.  Sont élus à la présidence de la Commission du désarmement et de la sécurité internationale (Première Commission), M. Choi Young-Jin de la République de Corée; de la Commission économique et financière (Deuxième Commission), M. Aminu Bashir Wali du Nigéria; de la Commission des questions sociales, humanitaires et culturelles (Troisième Commission), M. Francis Butagira de l’Ouganda; de la Commission des questions de politique spéciale et de la décolonisation (Quatrième Commission), M. Yashar Aliyev de l’Azerbaïdjan; de la Commission administrative et budgétaire (Cinquième Commmission), M. John William Ashe d’Antigua-et-Barbuda; et de la Commission juridique (Sixième Commission), M. Juan Antonio Yáñez-Barnuevo (Espagne). 


Outre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité: la Chine, les États-Unis, la Fédération de Russie, la France et le Royaume-Uni, les postes de vice-présidents de l’Assemblée générale seront occupés par l’Angola, la République centrafricaine, la Guinée-Bissau, le Kenya, le Mail et la Tunisie, pour le Groupe des États d’Afrique; l’Inde, la République islamique d’Iran, la Malaisie, le Myanmar et le Pakistan, pour le Groupe des États d’Asie; l’Arménie, pour le Groupe des États d’Europe orientale; le Brésil, le Paraguay et la République bolivarienne du Venezuela, pour le Groupe des États d’Amérique latine et des Caraïbes; et Israël, pour le Groupe des États d’Europe occidentale et autres États. 


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