MESSAGE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL À L’OCCASION DE LA JOURNÉE DES NATIONS UNIES POUR LA COOPÉRATION SUD-SUD

20 décembre 2004
SG/SM/9652-0BV/464

MESSAGE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL À L’OCCASION DE LA JOURNÉE DES NATIONS UNIES POUR LA COOPÉRATION SUD-SUD

20/12/2004
Communiqué de presseSG/SM/9652 0BV/464

MESSAGE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL À L’OCCASION DE LA JOURNÉE DES NATIONS UNIES POUR LA COOPÉRATION SUD-SUD

On trouvera ci-après le texte du message du Secrétaire général, M. Kofi Annan, à l’occasion de la Journée des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud, célébrée le 19 décembre 2004:

La coopération entre les pays en développement revêt de multiples formes, qu’il s’agisse des investissements, de l’infrastructure ou de la mise en commun des progrès techniques et des pratiques optimales en matière de développement.  Le commerce entre pays du Sud continue d’augmenter rapidement, et plus de 40% des exportations provenant des pays en développement sont désormais destinées à d’autres pays en développement.  La multiplication des échanges et l’intensification du commerce ont entraîné des bénéfices considérables et continuent de jouer un rôle crucial en favorisant la croissance et le développement de pays parmi les plus pauvres au monde.

Toutefois, la coopération Sud-Sud n’est ni aussi répandue ni aussi efficace qu’elle pourrait l’être.  La solidarité politique entre pays en développement au cours des dernières décennies a permis de placer le développement au centre des préoccupations mondiales.  Aujourd’hui, nous avons besoin de politiques et de mesures qui donnent une tournure plus concrète à cette solidarité, afin que la mondialisation bénéficie à tous les pays et contribue à améliorer les conditions de vie de chacun.

Les pays du Sud rassemblent la majeure partie des habitants de la planète et forment la majorité des États Membres de l’Organisation des Nations Unies.  C’est aussi dans les pays en développement que se posent avec acuité certains des problèmes parmi les plus préoccupants, comme la pauvreté, la dégradation de l’environnement et la propagation des maladies infectieuses.

Il ne sera pas possible d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement si l’on ne forge pas un véritable partenariat mondial Nord-Sud en faveur du développement et surtout si l’on n’approfondit pas la coopération Sud-Sud.  Les pays du Sud qui ont marqué des points dans la lutte contre le VIH/sida, par exemple, peuvent aider ceux qui commencent à peine à s’attaquer au problème.  Dans les décennies à venir, certains grands pays du Sud dépasseront nombre de pays développés sur le plan économique et seront donc en mesure de fournir une aide publique au développement et d’ouvrir plus largement leurs marchés aux biens provenant des pays les moins avancés.

En cette journée où nous célébrons pour la première fois la coopération Sud-Sud et à un moment où nous commençons à nous préparer à accueillir les dirigeants de la planète lors de la réunion au sommet qui se tiendra en septembre prochain à l’Organisation des Nations Unies afin d’examiner les progrès accomplis sur la voie de la mise en œuvre de la Déclaration du Millénaire, il apparaît que le rôle de la coopération Sud-Sud n’a jamais été aussi crucial.  Que cette journée soit pour nous l’occasion de nous engager à faire tout notre possible pour mettre cet outil extraordinaire au service de notre lutte commune contre la pauvreté et l’insécurité.

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