MESSAGE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL PUBLIÉ À L’OCCASION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DE LA PAUVRETÉ

13 octobre 2004
SG/SM/9523-OBV/441

MESSAGE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL PUBLIÉ À L’OCCASION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DE LA PAUVRETÉ

13/10/2004
Communiqué de presseSG/SM/9523 OBV/441

MESSAGE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL PUBLIÉ À L’OCCASION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DE LA PAUVRETÉ

On trouvera ci-après le message du Secrétaire général, Kofi Annan, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté célébrée le 17 octobre:

En septembre prochain, les dirigeants des pays du monde tiendront une réunion de haut niveau au Siège de l’Organisation des Nations Unies pour faire le point des progrès accomplis dans l’application de la Déclaration du Millénaire, qu’ils ont adoptée en 2000. Mais nous savons d’ores et déjà qu’il faudrait un véritable bond en avant pour que les huit objectifs de développement arrêtés dans la Déclaration soient atteints dans le délai prévu, c’est-à-dire en 2015 au plus tard.

Des progrès notables ont été accomplis, et il y a des raisons d’espérer. Les modalités de la coopération au développement se sont transformées. Le consensus réuni autour d’un ensemble d’objectifs clairs, mesurables et assortis de délais précis s’est traduit par des interventions sans précédent menées de façon coordonnée non seulement par le système des Nations Unies (y compris les institutions de Bretton Woods), mais aussi par la communauté des donateurs au sens large et, ce qui est le plus important, par les pays en développement eux-mêmes.

D’après les données disponibles aujourd’hui, il semble que du point de vue des progrès effectivement accomplis, les pays en développement se répartissent en trois grands groupes. Le premier, qui comprend la plupart des pays d’Asie et d’Afrique du Nord, est sur la bonne voie pour atteindre l’objectif relatif au nombre de personnes vivant dans la misère, qui doit être réduit de moitié, et une bonne partie des autres objectifs sociaux. Le deuxième, qui comprend surtout des pays d’Asie de l’Ouest et d’Amérique latine et des Caraïbes, a fait des progrès encourageants dans certains domaines, par exemple l’enseignement primaire, censé devenir universel, mais n’ont pas vraiment progressé en ce qui concerne la réduction du nombre des très pauvres. Le troisième groupe, qui comprend essentiellement des pays d’Afrique subsaharienne, mais aussi des pays d’autres régions qui figurent parmi les moins avancés, avance beaucoup trop lentement sur tous les fronts.

Aussi déterminé que l’on soit à dresser un tableau statistique fiable des progrès et des lacunes, il ne faut pas oublier que ce qui compte, ce ne sont pas les chiffres mais les gens : les jeunes qui travaillent au lieu d’aller à l’école, les enfants dont les parents ont été emportés par le sida ou d’autres maladies évitables, les mères qui meurent à l’accouchement, les collectivités atteintes par la dégradation de l’environnement. Nous avons tout à fait les moyens de combattre ces problèmes et les autres manifestations de la pauvreté et du sous-développement.

À 10 ans de l’échéance, il reste possible d’atteindre les objectifs du Millénaire sans dépenses exorbitantes. Mais il faut pour ceci que, comme le prévoit le huitième objectif du Millénaire, les pays développés fassent un énorme effort sur le plan de l’aide, de l’allégement de la dette et des concessions commerciales. Et il faut que les pays en développement fassent un effort tout aussi important pour réaménager leurs programmes de développement. En cette Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, je demande instamment à tous les pays de s’acquitter de leurs responsabilités. Et j’exhorte les dirigeants des pays du monde qui participeront à la réunion de l’an prochain à ne pas se contenter de dresser un bilan, et à saisir l’occasion pour redynamiser une entreprise indispensable à la sécurité et au bien-être futurs de l’humanité.

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