JOURNÉE INTERNATIONALE DES PERSONNES ÂGÉES: LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL RAPPELLE QUE L’ENTRAIDE ET LA SOLIDARITÉ ENTRE GÉNÉRATIONS SONT LES CLEFS DU DÉVELOPPEMENT SOCIAL

29 septembre 2004
SG/SM/9497-OVB/437

JOURNÉE INTERNATIONALE DES PERSONNES ÂGÉES: LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL RAPPELLE QUE L’ENTRAIDE ET LA SOLIDARITÉ ENTRE GÉNÉRATIONS SONT LES CLEFS DU DÉVELOPPEMENT SOCIAL

29/09/2004
Communiqué de presseSG/SM/9497 OVB/437

JOURNÉE INTERNATIONALE DES PERSONNES ÂGÉES: LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL RAPPELLE QUE L’ENTRAIDE ET LA SOLIDARITÉ ENTRE GÉNÉRATIONS SONT LES CLEFS DU DÉVELOPPEMENT SOCIAL

On trouvera ci-après le message du Secrétaire général à l’occasion de la Journée internationale des personnes âgées, le 1er  octobre:

Le thème de la Journée internationale des personnes âgées 2004 –« Les personnes âgées dans une société intergénérationnelle »– est un hommage au rôle important qu’elles jouent dans la famille, la communauté et la société.  En ce dixième anniversaire de l’Année internationale de la famille, ce thème souligne aussi que les jeunes d’aujourd’hui, qui sont plus nombreux que jamais auparavant, seront en 2050 des personnes âgées et que, jamais, les personnes âgées n’auront été aussi nombreuses.  

Bien souvent, pourtant, jeunes et vieux restent pareillement tenus à l’écart de toute participation réelle à la vie de la société à laquelle ils appartiennent, et l’immense contribution qu’ils pourraient apporter à son développement est ignorée.  Les personnes âgées souffrent de stéréotypes périmés donnant d’eux l’image d’êtres fragiles qui ont besoin de soins et d’attention.  Ce que l’on oublie, c’est que, bien souvent, loin d’en recevoir, ce sont les personnes âgées qui prodiguent soins et attention aux autres –tels ces grands-parents qui s’occupent de leurs petits-enfants quand les parents sont partis travailler.  Il arrive, surtout dans les pays en développement, que ce qui était à l’origine un arrangement temporaire soit désormais une prise en charge permanente: la « génération intermédiaire » des parents n’est plus là, ayant émigré pour tâcher de trouver un emploi –ou disparu– victime du VIH/sida ou d’autres maladies.

Les populations des pays en développement vont vieillir très vite durant le siècle à venir.  Et cependant, ces pays ne disposent que de ressources économiques très restreintes pour faire face au vieillissement de leurs sociétés.  La gageure sera de faire en sorte qu’ils ne le subissent pas comme un fardeau, mais en tirent au contraire une valeur ajoutée et des possibilités de développement grâce à la participation active de leur population âgée.  En d’autres termes, il s’agira, et la tâche sera difficile, d’aider ces pays à bâtir une société intergénérationnelle.

La deuxième Assemblée mondiale sur le vieillissement, tenue il y a deux ans à Madrid, aura marqué un tournant dans notre réflexion.  Constatant que le vieillissement était un phénomène planétaire, elle a estimé qu’il devait effectivement être retenu au nombre des priorités internationales en matière de développement.  Entre bien d’autres recommandations formulées dans le Plan d’action de Madrid, elle a encouragé les gouvernements à revoir leurs politiques nationales pour assurer l’équité entre les générations et défendre l’idée que l’entraide et la solidarité entre les générations sont les clefs du développement social.  C’est ainsi seulement que nous pouvons espérer bâtir une société qui soit vraiment intergénérationnelle.  En cette Journée internationale, engageons-nous avec une énergie renouvelée dans la voie déjà tracée pour accomplir cette mission.

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