AFFIRMANT QUE LES MISSIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX SONT MOINS COÛTEUSES QUE LA GUERRE, KOFI ANNAN INVITE LES ÉTATS MEMBRES A METTRE À DISPOSITION DES CASQUES BLEUS SUPPLÉMENTAIRES

25 mai 2004
SG/SM/9321-OBV/423-PKO/110

AFFIRMANT QUE LES MISSIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX SONT MOINS COÛTEUSES QUE LA GUERRE, KOFI ANNAN INVITE LES ÉTATS MEMBRES A METTRE À DISPOSITION DES CASQUES BLEUS SUPPLÉMENTAIRES

25/05/2004
Communiqué de presseSG/SM/9321 OBV/423 PKO/110

AFFIRMANT QUE LES MISSIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX SONT MOINS COÛTEUSES QUE LA GUERRE, KOFI ANNAN INVITE LES ÉTATS MEMBRES A METTRE À DISPOSITION DES CASQUES BLEUS SUPPLÉMENTAIRES

Vous trouverez ci-après le discours du Secrétaire général, Kofi Annan, prononcé à l’occasion de la Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies, célébrée le 29 mai:

La Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies a été lancée l’année dernière dans le but de rendre hommage au dévouement et à l’esprit de sacrifice dont font preuve depuis plus d’un demi-siècle les Casques bleus, qui œuvrent dans le monde entier, sous les couleurs de l’Organisation des Nations Unies, pour instaurer la confiance, réconcilier les belligérants et soulager les souffrances. Malheureusement, au cours des 12 derniers mois, on a eu à déplorer bien des pertes nouvelles.

À chacun de ces sacrifices, nous devons un profond respect. Chacun devrait être aussi une source d’inspiration pour nous. À l’instar de ces vaillants soldats de la paix, nous devons continuer d’œuvrer pour que la communauté des nations puisse vivre en paix.

Il y a à l’heure actuelle plus de 53 000 militaires et au moins 11 000 civils de 94 pays en poste dans 15 missions déployées autour du monde, chiffres qui devraient augmenter encore, puisque le Conseil vient d’approuver une opération au Burundi et qu’une autre est prévue au Soudan.

Signe positif, qui révèle que de nombreux pays optent pour une voie plus rationnelle lorsqu’ils sortent de conflits violents. L’augmentation du nombre de missions impose toutefois une charge considérable vu les ressources disponibles. J’invite donc instamment les États Membres à mettre à disposition les Casques bleus supplémentaires qui seront nécessaires, ainsi que les ressources correspondantes.

Il y a longtemps que le maintien de la paix n’est plus limité au traditionnel contrôle de l’application des accords de cessez-le-feu. À l’heure actuelle, les missions des Nations Unies aident à gérer les transitions politiques, édifient des institutions, favorisent la progression de l’état de droit, appuient le relèvement économique, supervisent le déroulement des élections, désarment les milices et les ex-combattants, participent aux programmes d’assistance humanitaire et organisent le retour des réfugiés et des personnes déplacées.

Au Libéria et en Sierra Leone, les Casques bleus sont chargés du désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion des ex-combattants qui avaient pris part à deux guerres civiles cruelles. Au Timor-Leste, ils aident une jeune nation à faire ses premiers pas et à mettre en place ses propres institutions, tandis qu’au Sahara occidental, les soldats de la paix ont contribué à l’organisation des retrouvailles entre des réfugiés et leur famille, après presque 30 années de séparation.

Les missions de maintien de la paix ne suffisent pas pour mettre un terme aux conflits, mais elles constituent le meilleur espoir d’une paix durable. À l’occasion de la Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies, souvenons-nous que la mission de maintien de la paix la plus coûteuse reste bien moins onéreuse qu’aucune guerre et qu’il s’agit d’un investissement très largement justifié.

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