LE CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL ELIT MME MARJATTA RASI (FINLANDE) A SA PRESIDENCE POUR 2004

21 janvier 2004
ECOSOC/6049

LE CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL ELIT MME MARJATTA RASI (FINLANDE) A SA PRESIDENCE POUR 2004

21/01/2004
Communiqué de presseECOSOC/6049

LE CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL ELIT MME MARJATTA RASI (FINLANDE) A SA PRESIDENCE POUR 2004

A l’ouverture de sa session d’organisation pour l’année 2004, le Conseil économique et social (ECOSOC) a élu ce matin par acclamation, Mme Marjatta Rasi, de la Finlande, à sa présidence.  Mme Rasi, dont la candidature a été présentée par le représentant de la France, au nom du Groupe des Etats d’Europe occidentale et autres Etats, a ensuite présidé le processus d’élection par acclamation des quatre Vice-Présidents de l’ECOSOC.  Ont été élus à ces postes, M. Daw Penjo, du Bhoutan, au nom des Etats d’Asie; M. Jagdsish Koonjul, de Maurice, au nom des Etats d’Afrique; M. Yashar Aliyev, de l’Azerbaïdjan, au nom des Etats d’Europe orientale; et M. Stafford Neil, de la Jamaïque, au nom des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes. 

Après l’élection de son Bureau, le Conseil a adopté l’ordre du jour provisoire* de ses travaux et a pris note de la proposition de sa Présidente de tenir des consultations sur son projet de programme de travail de base pour 2004 et 2005**.

Dans la déclaration qu’il a faite avant l’élection du Bureau, le président sortant du Conseil, M. Gert Rosenthal (Guatemala), a exprimé son soutien à Mme Rasi en espérant que les ressources de l’ECOSOC, dont le rôle au sein du système de l’ONU est crucial en matière de renforcement de l’agenda international de développement, de coopération internationale, de respect des droits de l’homme et d’assistance, seraient désormais pleinement utilisées.  Plusieurs initiatives ont été prises ces derniers temps à l’ONU, a dit M. Rosenthal en exprimant le souhait que l’ECOSOC soit l’objet d’une réforme, à l’instar de celles que le Secrétaire général et le Président de l’Assemblée générale se sont proposées de mener au Secrétariat et à l’Assemblée.  L’ECOSOC doit devenir l’instance incontournable au sein de laquelle sont débattues les politiques concernant le développement.  Les débats qui s’y tiennent doivent avoir un impact sur la conscience collective, a dit M. Rosenthal.  De par sa composition, l’ECOSOC est un organe réellement représentatif de la communauté internationale, et il devra soigneusement choisir les thèmes qu’il compte inscrire à son agenda.  Nous ne devons pas faire tomber le débat de haut niveau dans une routine qui le banaliserait, a ensuite estimé le Président sortant.  Ce débat doit demeurer à la pointe des réflexions qui se posent en matière de politique mondiale de développement.  Il revient à l’ECOSOC de servir d’aiguillon à la mise en œuvre des accords convenus au cours des grandes conférences internationales.

La réunion de printemps de l’ECOSOC, à laquelle la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) participera à partir de l’an prochain, doit quant à elle, aller au-delà des activités de suivi.  Elle doit promouvoir la coordination et la coopération entre l’ONU et les institutions de Bretton Woods chargées du développement, notamment après la tenue de la Conférence de Monterrey sur le financement du développement.  Sur une autre question, au cours de la période qui s’achève, les groupes consultatifs créés par l’ECOSOC pour la Guinée-Bissau et le Burundi ont démontré la pertinence de leur mission, du cadre de travail qui a été établi, et des mandats qui leur ont été accordés.  Les rencontres que nous avons eues à cet égard avec le Conseil de sécurité nous ont confirmé la pertinence de la démarche adoptée par l’ECOSOC.  Concernant les activités opérationnelles de développement menées par le système de l’ONU, nous pensons qu’il faudrait renforcer la cohérence et la coordination entre les différentes agences qui en sont chargées.  Concernant le programme de travail de l’ECOSOC, a dit M. Rosenthal, il faudrait sans doute, dans le cadre d’une réforme, éviter de concentrer les travaux de la session de fond sur quatre semaines.  Cette session de fond devrait-elle tous les deux ans se tenir à Genève?  Une autre question importante, qu’il faudra résoudre, concerne la réforme de certains organes subsidiaires, notamment la Commission des droits de l’homme et du Comité des ONG.  Enfin, la composition de l’ECOSOC est, elle aussi, sujette à discussion, certaines délégations pensant que les 54 Etats qui en font partie sont soit trop peu nombreux, soit pas assez nombreux pour permettre au Conseil de s’acquitter efficacement des missions qui lui sont confiées par la Charte.

Pour sa part, la nouvelle Présidente du Conseil a estimé qu’il sera impératif de renforcer les efforts déployés par l’ECOSOC et les Nations Unies pour assurer un bon suivi des recommandations des conférences à caractère économique et social qui se sont tenues au cours de la décennie écoulée.  Nous devons saisir les opportunités offertes par l’adoption de la Déclaration du Millénaire, du Consensus de Monterrey, du Plan de mise en œuvre de Johannesburg, et du Programme d’action de Bruxelles.  Ces textes ont donné de nouveaux mandats au Conseil, qui doit les assumer.  Nos programmes et nos débats doivent avoir un impact sur le terrain.  Il nous revient de surveiller et d’évaluer la mise en œuvre des engagements pris à Bruxelles en faveur des pays les moins avancés (PMA), a dit Mme Rasi, et il en est de même en ce qui concerne le développement durable des petits Etats insulaires en développement.  Le thème du segment de haut niveau de cette année sera celui de la mobilisation des ressources et de la création d’un environnement pouvant permettre l’éradication de la pauvreté, a-t-elle indiqué.  Le segment de coordination comportera deux thèmes: le premier portera sur l’inclusion de la perspective sexospécifique dans toutes les politiques et tous les programmes des Nations Unies, et le deuxième aura trait à la coordination et à l’intégration des approches de l’ONU, pour mieux promouvoir le développement rural dans les pays en développement, et notamment les pays les moins avancés (PMA).  Le segment consacré aux activités opérationnelles préparera le terrain à l’évaluation triennale des politiques qui les sous-tendent, que fera l’Assemblée générale.  Je n’épargnerai aucun effort pour entendre la voix de chaque membre de l’ECOSOC, a assuré Mme Rasi en promettant la transparence dans les activités de l’ECOSOC.

Intervenant à son tour, M. Jose Antonio Ocampo, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales (DESA), a fait remarquer que c’était la première fois que l’ECOSOC élisait une femme à sa présidence.  Le Département des affaires économiques et sociales (DESA) apportera son plein appui au Conseil, a-t-il déclaré.  Il sera plus que jamais important de faire en sorte que le dialogue que nous aurons avec les institutions de Bretton Woods dans trois mois soit fructueux, a ensuite dit M. Ocampo, en souhaitant que le lien entre les initiatives régionales et les recommandations faites au niveau multilatéral, soit clairement établi, en vue de trouver une meilleure solution aux grandes questions sociales et économiques.

Au nom du Groupe des 77 et de la Chine, le représentant du Qatar a quant à lui assuré la Présidente du Conseil du soutien des pays de ce Groupe et de leur participation active aux travaux de l’ECOSOC.  Le représentant de l’Irlande, qui s’exprimait au nom de l’Union européenne, des pays candidats et des pays associés, a également apporté le soutien des pays de l’Union européenne aux travaux du Conseil. 

La prochaine réunion du Conseil économique et social sera annoncée dans le Journal.

*L’ordre du jour provisoire des travaux de l’ECOSOC est publié sous la cote E/2004/2.

** Voir document E/2004/1.

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