CONSEIL DE SECURITE: LE PLAN SOUMIS A REFERENDUMS A CHYPRE ETAIT UN COMPROMIS VIABLE ET EQUILIBRE, AFFIRME LE SECRETAIRE GENERAL ADJOINT AUX AFFAIRES POLITIQUES

28 avril 2004
CS/2668

CONSEIL DE SECURITE: LE PLAN SOUMIS A REFERENDUMS A CHYPRE ETAIT UN COMPROMIS VIABLE ET EQUILIBRE, AFFIRME LE SECRETAIRE GENERAL ADJOINT AUX AFFAIRES POLITIQUES

28/04/2004
Communiqué de presseCS/2668

Conseil de sécurité CS/2668

4954ème séance – matin

CONSEIL DE SECURITE: LE PLAN SOUMIS A REFERENDUMS A CHYPRE ETAIT UN COMPROMIS

VIABLE ET EQUILIBRE, AFFIRME LE SECRETAIRE GENERAL ADJOINT AUX AFFAIRES POLITIQUES

Alors que le Conseiller spécial du Secrétaire général pour Chypre, Alvaro de Soto, quitte l’île aujourd’hui, le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques a informé les membres Conseil de sécurité que le Secrétaire général avait entamé une réflexion approfondie des implications des résultats des référendums du 24 avril.  Le Secrétaire général transmettra un rapport détaillé au Conseil de sécurité afin qu’il évalue les implications de l’état actuel de la question, a indiqué Kieran Prendergast.  Le 24 avril dernier, la partie chypriote grecque a rejeté l’Accord de fondation de Chypre réunifiée par 24,17% en faveur et 75,83% de voix contre.  Dans la partie chypriote turque, les résultats s’étaient soldés par un vote de 35,09 de voix contre et 64,91 de voix pour. 

« Bien que les résultats soient décevants, les Nations Unies n’ont jamais tant approché le règlement d’un des conflits les plus délicats et les plus complexes à son ordre du jour », a indiqué M. Prendergast.  Celui-ci a rappelé également que M. de Soto avait présenté au Conseil, le 2 avril dernier, les améliorations apportées au Plan, au cours du processus de finalisation, conformément à l’accord du 13 février 2004.  Contrairement à ce qui a été prétendu au cours de la campagne, des modifications ont été apportées afin de répondre, autant que possible aux préoccupations fondamentales des deux parties, a-t-il affirmé, ajoutant que les deux forces en faveur d’une solution avaient reconnu que la version finale avait été nettement améliorée, tout en préservant l’équilibre des intérêts de chacun.  Il a précisé qu’il fallait espérer que la partie Chypriote grecque procèdera à une réévaluation de sa position, précisant que le Secrétaire général ne voudrait sans doute pas « hâter le cours des événements ».

Le Secrétaire général espère que la communauté Chypriote grecque parviendra néanmoins à un point de vue différent, avec le temps, « après une évaluation lucide et approfondie de sa décision et de ses conséquences potentielles ».  

Le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques est revenu sur les évènements s’étant produits depuis le dernier exposé fait devant le Conseil de sécurité par le Conseiller spécial le 2 avril 2004.  Il a rappelé qu’à la suite de la finalisation de l’Accord de fondation de Bürgenstock le 31 mars 2004, les parties étaient retournées sur l’île pour se préparer à la tenue du référendum le 24 avril.  Avec l’aide active des Nations Unies, les parties ont apporté des modifications techniques au plan qui a ensuite été transmis aux parties le 23 avril à la veille du référendum.

Le 7 avril M. Tassos Papadopoulos, le dirigeant chypriote grec a demandé à la nation grecque de rejeter le plan de M. Annan, les raisons étant diverses, tout comme le sont les raisons invoquées par M. Rang Denktash qui a également rejeté le plan.  Paradoxalement, chacun d’entre eux a affirmé prendre sa position sous prétexte que le plan portait atteinte à la sécurité de son peuple.  Cependant, a signalé M. Prendergast, un certain nombre de dirigeants politiques importants, qu’il s’agisse de la partie chypriote grecque ou turque, ont pris position en faveur de la réunification et du plan.  Dimitris Christofias, le dirigeant d’un des partis chypriotes qrecs les plus importants  avait demandé le report du référendum pour que davantage de temps soit consacré à l’obtention de garanties et de clarifications.  Une telle requête n’a été présentée ni par M. Papadopoulos ni par une autre partie

Le Secrétaire général adjoint a rappelé que l’Accord de fondation ayant été rejeté le 24 avril, il n’entrera pas en vigueur puisque que le Plan exigeait une approbation par les deux parties.  Le Secrétaire général respecte les résultats du référendum.  Toutefois, il regrette qu’une chance unique et historique de régler la question chypriote ait été manquée.

Il a cependant félicité la partie chypriote turque qui a voté en faveur du plan en dépit des sacrifices qu’il comportait pour elle, et il a applaudi la ferme direction de M. Mehmet Ali Talat et de l’appui apporté par le Gouvernement turc.  Il a déploré que la partie chypriote turque ne puisse profiter des bénéfices de l’accession à l’Union européenne, le 1er mai 2004.

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