L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE PROROGE LE MANDAT DE L’UNRWA, ADOPTE DES TEXTES SUR LA DÉCOLONISATION, L’AUTODÉTERMINATION, L’INFORMATION À L’ONU

10 décembre 2004
AG/10318

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE PROROGE LE MANDAT DE L’UNRWA, ADOPTE DES TEXTES SUR LA DÉCOLONISATION, L’AUTODÉTERMINATION, L’INFORMATION À L’ONU

10/12/2004
Communiqué de presse
AG/10318


Assemblée générale

71e séance plénière – après-midi


L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE PROROGE LE MANDAT DE L’UNRWA, ADOPTE DES TEXTES SUR LA DÉCOLONISATION, L’AUTODÉTERMINATION, L’INFORMATION À L’ONU


Elle recommande une aide aux survivants du génocide de 1994 au Rwanda


L’Assemblée générale a recommandé cet après-midi, à l’initiative de sa Quatrième Commission, chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation, de nombreuses mesures visant la solution de problèmes allant des réfugiés de la Palestine, du développement économique des territoires non autonomes, des aspirations de leurs populations, à l’utilisation pacifique de l’espace et à l’immatriculation des objets spaciaux.  Par ailleurs, fermement convaincue de la nécessité de rendre leur dignité aux survivants du génocide de 1994 au Rwanda, l’Assemblée générale s’est prononcée pour une aide en leur faveur.  Elle encourage tous les États Membres à envisager sérieusement de promouvoir la mise en œuvre des recommandations figurant dans le rapport de l’enquête indépendante sur les actions de l’Organisation des Nations Unies lors du génocide.


Saluant le rôle indispensable que l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) joue depuis plus de cinquante-quatre ans, l’Assemblée générale a, cet après-midi, décidé de proroger son mandat jusqu’au 30 juin 2008.  En l’absence d’une solution au problème des réfugiés, le mandat de l’UNRWA est renouvelé périodiquement. L’Assemblée générale demande à tous les donateurs de continuer de faire preuve de la plus grande générosité possible pour répondre aux besoins de l’Office.


Dans la série de résolutions et de décisions adoptées au cours de cette séance, 28 étaient recommandées par la Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation.


À l’issue d’un vote de 163 voix pour, 6 contre (Israël, États-Unis, Grenade, Îles Marshall, États fédérés de Micronésie, Palaos) et 7 abstentions, l’Assemblée a demandé à Israël de dédommager rapidement l’UNRWA des dégâts causés à ses biens et à ses installations et de cesser d’entraver la circulation du personnel, des véhicules et des fournitures de l’Office. 


L’Assemblée a par ailleurs engagé les parties palestinienne et israélienne à examiner, ainsi qu’elles en ont convenu, l’importante question des biens des réfugiés de la Palestine et du produit de ces biens, dans le cadre des négociations du processus de paix au Moyen-Orient liées au statut final.  Les États-Unis, Israël, les Îles Marshall, les Palaos, les États fédérés de Micronésie et la Grenade se sont opposés à ce texte, 161 États ont voté en sa faveur et neuf se sont abstenus.


L’Assemblée a adopté sans vote trois textes portant sur les activités d’information des Nations Unies.  Elle y réaffirme l’importance du multilinguisme, elle insiste sur la nécessité de réduire la fracture numérique, elle encourage les centres d’information à créer des pages Web dans les langues locales ou encore encourage le Département de l’information à continuer de constituer des partenariats avec des stations de radio locales, nationales et régionales.


Les autres textes adoptés portent sur le Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes; sur les effets des rayonnements ionisants; la coopération internationale touchant les utilisations pacifiques de l’espace.  Plusieurs autres traitent de la  décolonisation et des territoires non autonomes suivants: Sahara occidental, Nouvelle-Calédonie, Tokélaou, Anguilla, Bermudes, Guam, îles Caïmanes, îles Turques et Caïques,  îles Vierges américaines, îles Vierges britanniques, Montserrat, Pitcairn, Sainte-Hélène et les Samoa américaines.


L’Assemblée a aussi adopté deux textes portant respectivement sur la coopération entre l’Organisation des Nations Unies et la Communauté des Caraïbes et sur la coopération entre l’Organisation des Nations Unies et le Conseil de l’Europe. 


Le Président de l’Assemblée générale a par ailleurs annoncé que la date de suspension de la présente session était reportée du mardi 14 au lundi 20 décembre 2004.


      La prochaine séance de l’Assemblée aura lieu mercredi 15 décembre dans l’après-midi.  L’Assemblée se prononcera sur des projets de résolution et examinera le point 21 de l’ordre du jour, intitulé « La place des diamants dans le financement des conflits ».


ASSISTANCE À LA LUTTE ANTIMINES (A/59/467)


L’Assemblée a décidé d’inscrire cette question à l’ordre du jour provisoire de sa soixantième session. 


EFFETS DES RAYONNEMENTS IONISANTS (A/59/468)


Par sa résolution sur la question, adoptée sans vote, l’Assemblée prie le Comité scientifique sur les effets des rayonnements ionisants de poursuivre ses travaux, y compris ses importantes activités visant à mieux faire connaître les niveaux, les effets et les dangers des rayonnements de toute origine et approuve ses projets quant à la poursuite de ses activités scientifiques d’examen et d’évaluation.  Elle engage les États Membres, les institutions spécialisées, l’Agence internationale de l’énergie atomique et les organisations non gouvernementales à accroître l’assistance fournie au Comité.  Elle prie le Programme des Nations Unies pour l’environnement de renforcer le niveau de financement actuel du Comité afin qu’il puisse s’acquitter du mandat qu’elle lui a confié.


COOPÉRATION INTERNATIONALE TOUCHANT LES UTILISATIONS PACIFIQUES DE L’ESPACE (A/59/469)


Aux termes delarésolution I sur l’application de la notion d’État de lancement, adoptée sans vote, l’Assemblée générale recommande aux États qui se livrent à des activités spatiales, lorsqu’ils s’acquittent des obligations internationales qu’ils ont contractées en vertu des traités des Nations Unies relatifs à l’espace, d’envisager d’appliquer des législations nationales autorisant les activités dans l’espace d’organismes non gouvernementaux relevant de leur juridiction et prévoyant la surveillance continue de ces activités.  Elle leur recommande d’envisager de conclure des accords conformément aux dispositions de la Convention sur la responsabilité pour les lancements effectués en commun ou les programmes de coopération.  Elle recommande au Comité des utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique d’inviter les États Membres à communiquer, à titre facultatif, des informations sur leurs pratiques actuelles concernant le transfert de la propriété des objets spatiaux lorsque ceux-ci sont en orbite et recommande aux États d’envisager la possibilité d’harmoniser ces pratiques afin de mieux aligner les législations nationales relatives à l’espace sur le droit international. 


Aux termes de la résolution II sur la coopération internationale touchant les utilisations pacifiques de l’espace, adoptée sans vote, l’Assemblée demande instamment aux États qui ne sont pas encore parties aux traités internationaux régissant les utilisations pacifiques de l’espace d’envisager de les ratifier ou d’y adhérer, ainsi que d’en incorporer les dispositions dans leur droit interne.  Elle approuve la recommandation tendant à ce que le Sous-Comité juridique examine les questions suivantes: état et application des cinq traités des Nations Unies relatifs à l’espace; activités des organisations internationales dans le domaine du droit spatial; définition et délimitation de l’espace extra-atmosphérique; caractéristiques et utilisation de l’orbite des satellites géostationnaires; révision éventuelle des principes relatifs à l’utilisation de sources d’énergie nucléaires dans l’espace; avant-projet de protocole sur les questions particulières aux biens spatiaux se rapportant à la Convention relative aux garanties internationales portant sur des matériels d’équipement mobiles; considérations sur la relation entre les dispositions du futur protocole et les droits et obligations conférés aux États par le régime juridique qui s’applique à l’espace; pratique des États et des organisations internationales concernant l’immatriculation des objets spatiaux. 


Elle approuve la recommandation tendant à ce que le Sous-Comité scientifique et technique examine, entre autres, les questions suivantes: téléobservation de la Terre par satellite; débris spatiaux, utilisation des sources d’énergie nucléaires dans l’espace, télémédecine spatiale, objets gravitant sur une orbite proche de la Terre; recours à des systèmes spatiaux à l’appui de la gestion des catastrophes; nature physique et caractéristiques techniques de l’orbite géostationnaires; initiative visant à proclamer 2007 l’année internationale de la géophysique et de la physique solaire.  


L’Assemblée demande que les techniques de surveillance des débris spatiaux soient améliorées et que des données sur ces débris soient établies et diffusées et engage tous les États, et surtout ceux qui sont particulièrement avancés dans le domaine spatial, à s’employer activement à empêcher une course aux armements dans l’espace.  Elle observe que les techniques spatiales pourraient jouer un rôle capital dans la prévention des catastrophes et que le Comité pourrait participer au suivi de la Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes, qui se tiendra en janvier 2005 à Kobe (Japon).


L’Assemblée demande aux organismes des Nations Unies d’examiner, en coopération avec le Comité, comment les sciences et techniques spatiales et leurs applications pourraient contribuer à la mise en œuvre de la Déclaration du Millénaire, surtout dans les domaines concernant la sécurité alimentaire et l’accroissement des possibilités d’éducation.


Enfin, elle décide que la Jamahiriya arabe libyenne et la Thaïlande deviennent membres du Comité et demande au Comité d’envisager les moyens de permettre aux États Membres et aux observateurs de participer à ses travaux en vue d’arrêter des recommandations précises à ce sujet. 


OFFICE DE SECOURS ET DE TRAVAUX DES NATIONS UNIES POUR LES RÉFUGIÉS DE PALESTINE DANS LE PROCHE-ORIENT (UNWRA) (A/59/470)


Aux termes de la résolution I sur l’aide aux réfugiés de Palestine, adoptée par 167 voix pour, 1 contre (Israël) et 11 abstentions, l’Assemblée générale rappelant toutes ses résolutions sur la question depuis le 11 décembre 1948 ainsi que celles pertinentes du Conseil de sécurité et note avec regret que ni le rapatriement ni l’indemnisation des réfugiés prévu dans sa résolution 194 (III) n’ont encore eu lieu.  Elle prie la Commission de conciliation des Nations Unies pour la Palestine de poursuivre ses efforts en ce sens et de lui en rendre compte au plus tard le 1er septembre 2005. 


L’Assemblée affirme l’importance des opérations et des services de l’UNRWA pour le bien-être des réfugiés de Palestine et la stabilité de la région, en attendant le règlement de la question des réfugiés de Palestine.  Elle demande à tous les donateurs de continuer de faire preuve de la plus grande générosité possible pour répondre aux besoins de l’Office, notamment ceux mentionnés dans les récents appels de contributions d’urgence.  Elle décide de proroger le mandat de l’Office jusqu’au 30 juin 2008, sans préjudice des dispositions du paragraphe 11 de sa résolution 194.


Aux termes de la résolution II sur les personnes déplacées du fait des hostilités de juin 1967 et des hostilités postérieures, adoptée par 162 voix pour, 6 contre (Grenade, Israël, Îles Marshall, États fédérés de Micronésie, États-Unis, Palaos) et 9 abstentions (Cameroun, Côte d’Ivoire, Haïti, Honduras, Nauru, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Tuvalu, Ouzbékistan, Vanuatu), l’Assemblée générale réaffirme le droit de toutes les personnes déplacées du fait des hostilités de juin 1967 et des hostilités postérieures de regagner leurs foyers ou anciens lieux de résidence dans les territoires occupés par Israël depuis 1967.  Elle constate avec une profonde inquiétude que le mécanisme convenu par les parties à l’article XII de la Déclaration de principe sur les arrangements intérimaires d’autonomie de 1993 concernant le retour des personnes déplacées n’a pas été respecté et souligne la nécessité d’un retour accéléré de celles-ci.  Elle adresse un appel pressant à tous les gouvernements, ainsi qu’aux organisations et aux particuliers, pour qu’ils versent de généreuses contributions à l’UNWRA et aux autres organisations intergouvernementales et non gouvernementales intéressées.


Aux termes de la résolution III sur les opérations de l’UNWRA, adoptée par 163 voix pour, 6 contre (Grenade, Israël, Îles Marshall, États fédérés de Micronésie, Palaos, États-Unis) et 7 abstentions (Burundi, Cameroun, Côte d’Ivoire, Haïti, Honduras, Nicaragua, Papouasie-Nouvelle-Guinée), l’Assemblée générale se félicite que le Commissaire général continue à s’efforcer d’accroître la transparence budgétaire. Elle encourage l’Agence à examiner plus avant les besoins et les droits des enfants dans ses activités.  Elle demande à Israël, la puissance occupante, de se conformer pleinement aux dispositions de la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, du 12 août 1949; aux Articles 100, 104 et 105 de la Charte des Nations Unies et à la Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies afin d’assurer la sécurité du personnel de l’Office, la protection de ses institutions et la sécurité de ses installations dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est; de dédommager rapidement l’Office des dégâts causés à ses biens et à ses installations par des actes imputables à la partie israélienne, en particulier pendant la période considérée; de cesser en particulier d’entraver la circulation du personnel, des véhicules et des fournitures de l’Office, ainsi que de percevoir des droits et redevances supplémentaires, ce qui a un effet préjudiciable sur ses opérations. 


Elle prie le Commissaire général de délivrer des cartes d’identité aux réfugiés de Palestine et à leurs descendants dans le Territoire palestinien occupé Elle réitère ses appels antérieurs à tous les États et à toutes les institutions spécialisées et organisations non gouvernementales pour qu’ils maintiennent et augmentent, outre leurs contributions au budget ordinaire de l’Office, les montants des dons et des bourses de l’enseignement supérieur spécialement alloués aux réfugiés de Palestine et qu’ils contribuent à la création de centres de formation professionnelle destinés à ces réfugiés.  Elle demande instamment à tous les États et à toutes les institutions spécialisées et organisations non gouvernementales de continuer à verser leurs contributions à l’Office et de les augmenter, afin d’atténuer les difficultés financières qu’il ne cesse de connaître et qui sont aggravées par l’actuelle situation humanitaire sur le terrain.


Aux termes de la résolution IV sur les biens appartenant à des réfugiés de Palestine et produit de ces biens, adoptée par 161 voix pour, 6 contre (Grenade, Israël, Îles Marshall, États fédérés de Micronésie, Palaos, États-Unis) et 9 abstentions (Cameroun, Côte d’Ivoire, Haïti, Honduras, Nauru, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Ouzbékistan, Tuvalu, Vanuatu), l’Assemblée, prie le Secrétaire général de prendre, en consultation avec la Commission de conciliation toutes les mesures nécessaires afin de protéger les biens, les avoirs et les droits de propriété arabes en Israël et demande à toutes les parties concernées de communiquer au Secrétaire général tous les renseignements pertinents dont elles disposent à ce sujet.  L’Assemblée générale engage vivement les parties palestinienne et israélienne à examiner l’importante question des biens des réfugiés de Palestine et du produit de ces biens dans le cadre des négociations du processus de paix au Moyen-Orient liés au statut final.


Explication de vote


Le représentant d’Israël a indiqué que son pays appuyait sans réserves le mandat humanitaire de l’UNRWA, et qu’il était disposé à travailler avec l’organisation pour le bien du peuple palestinien, malgré des conditions extrêmement difficiles sur le terrain.  Il a tenu à souligner que la mission de l’UNRWA était exclusivement humanitaire et a estimé que les résolutions de l’UNRWA ne devaient dès lors pas traiter de questions politiques. 


Il a par ailleurs signalé que les Nations Unies se consacraient depuis peu à la réforme et la revitalisation de l’ONU, et a estimé que la rationalisation et la dépolitisation de ces résolutions étaient nécessaires.  Il a expliqué que pour ces différentes raisons, Israël n’avait pas été en mesure de soutenir les résolutions sur ce point de l’ordre du jour, malgré son appui envers la mission humanitaire de l’UNRWA.


RAPPORT DU COMITÉ SPÉCIAL CHARGÉ D’ENQUÊTER SUR LES PRATIQUES ISRAÉLIENNES AFFECTANT LES DROITS DE L’HOMME DU PEUPLE PALESTINIEN ET DES AUTRES ARABES DES TERRITOIRES OCCUPÉS (A/59/471)


Aux termes de la résolution I sur les travaux du Comité spécial, adoptée par 84 voix pour, 9 contre (Australie, Canada, Grenade, Israël, Îles Marshall, États fédérés de Micronésie, Nauru, Palaos, États-Unis) et 80 abstentions, l’Assemblée générale exige de nouveau qu’Israël, la puissance occupante, collabore avec le Comité spécial dans l’exécution de son mandat.  Elle prie le Comité de continuer à enquêter sur la politique et les pratiques israéliennes dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et dans les autres territoires arabes occupés par Israël depuis 1967, en particulier sur les violations par Israël des dispositions de la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre; de procéder avec le Comité international de la Croix-Rouge aux consultations voulues pour sauvegarder le bien-être et les droits de l’homme de la population des territoires occupés, et de rendre compte au Secrétaire général à ce sujet dès que possible et, par la suite, chaque fois qu’il y aura lieu.  Elle prie le Comité de continuer à enquêter sur le traitement des prisonniers et des détenus dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et dans les autres territoires arabes occupés par Israël depuis 1967.


Aux termes de la résolution II sur l’applicabilité de la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, du 12 août 1949, au Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem, et aux autres territoires arabes occupés, adoptée par 160 voix pour, 7 voix contre (Grenade, Israël, Îles Marshall, Mauritanie, États fédérés de Micronésie, Palaos, États-Unis) et 11 abstentions.  L’Assemblée générale enjoint à Israël de reconnaître l’applicabilité de jure de la Convention au Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et aux autres territoires arabes occupés par lui depuis 1967, et d’en respecter scrupuleusement les dispositions.  Elle exhorte toutes les Hautes Parties contractantes à la Convention à continuer de tout mettre en œuvre pour en faire respecter les dispositions par Israël, puissance occupante, dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et les autres territoires arabes occupés par lui depuis 1967.  Elle souligne de nouveau la nécessité d’une mise en œuvre rapide des recommandations pertinentes figurant dans les résolutions qu’elle a adoptées à sa dixième session extraordinaire d’urgence, notamment la résolution ES-10/15 du 20 juillet 2004.


Aux termes de la résolution III sur les colonies de peuplement israéliennes dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est et le Golan syrien occupé, adoptée par 155 voix pour, 8 contre (Australie, Grenade, Israël, Îles Marshall, États fédérés de Micronésie, Nauru, Palaos, États-Unis) et 15 abstentions, l’Assemblée, notant que la Cour internationale de Justice (CIJ), dans son Avis consultatif du 9 juillet 2004 sur les conséquences juridiques de l’édification d’un mur dans le Territoire palestinien occupé, a estimé que les colonies de peuplement installées par Israël l’ont été en méconnaissance du droit international, et profondément préoccupée par le fait que le tracé du mur ait été fixé de manière à inclure la plus grande partie de ces colonies de peuplement, exige une fois de plus l’arrêt complet de toutes les activités de peuplement israéliennes.  Elle exige qu’Israël, puissance occupante, s’acquitte des obligations juridiques telles qu’énoncées dans l’Avis consultatif de la CIJ.  Elle souligne la nécessité d’appliquer intégralement la résolution 904 (1994) du Conseil de sécurité demandant à Israël de continuer à prendre et à appliquer des mesures sur la confiscation des armes, afin de prévenir des actes de violence illégaux de la part des colons israéliens.  Elle demande que des mesures soient prises pour garantir la sécurité et la protection des civils palestiniens dans le Territoire occupé.


Aux termes de la résolution IV sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme du peuple palestinien dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, adoptée par 149 voix pour, 7 contre (Australie, Israël, Îles Marshall, Micronésie, Nauru, Palaos, États-Unis) et 22 abstentions, l’Assemblée, exige qu’Israël, la puissance occupante, renonce à toutes les pratiques et à tous les actes qui violent les droits de l’homme du peuple palestinien, respecte le droit relatif aux droits de l’homme et s’acquitte des obligations juridiques que lui impose le droit international, comme indiqué dans l’Avis consultatif rendu le 9 juillet 2004 par la Cour internationale de Justice et exigé dans la résolution ES-10/15 et la résolution ES-10/13 du 21 octobre 2003, et qu’il arrête la construction du mur dans le Territoire palestinien occupé, y compris à Jérusalem-Est et alentour, démantèle immédiatement la structure qui s’y trouve, rapporte ou prive d’effet toutes les mesures législatives et réglementaires relatives au mur, et donne réparation pour tous les dommages causés par sa construction. 


Aux termes de la résolution V sur le Golan syrien occupé, adoptée par 160 voix pour, 2 voix contre (Israël, Palaos) et 15 abstentions, l’Assemblée générale demande également à Israël de renoncer à modifier le caractère physique, la composition démographique, la structure institutionnelle et le statut juridique du Golan syrien occupé et en particulier de renoncer à y établir des colonies de peuplement.  Elle considère que toutes les mesures et décisions législatives et administratives qui ont été prises ou seront prises par Israël, la puissance occupante, pour modifier le caractère et le statut juridique du Golan syrien occupé sont nulles et non avenues, constituent une violation flagrante du droit international et de la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, du 12 août 19493, et n’ont aucun effet juridique.  Elle demande à Israël de renoncer à imposer aux citoyens syriens du Golan syrien occupé la nationalité israélienne et des cartes d’identité israéliennes, et de renoncer à ses mesures de répression à l’égard de la population de ce territoire. Elle demande une fois de plus aux États Membres de ne reconnaître aucune des mesures ou décisions législatives et administratives susmentionnées.


Explications de vote


Le représentant du Panama a réitéré sa solidarité avec le peuple palestinien et son droit à l’autodétermination tout comme il a affirmé le droit d’Israël à vivre en paix.  Nous appuyons touts les efforts pour la jouissance effective des droits de l’homme dans toutes les régions du monde, en particulier au Moyen-Orient.  Nous avons cependant décidé de nous abstenir lors du vote de la résolution portant sur le Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes.  Pour être plus pertinent, le mandat du Comité spécial devrait être plus large et non pas se concentrer sur une seule partie.  Le règlement de la  question passe par le droit international.  Nous sommes déconcertés par l’impuissance des Nations Unies sur cette question malgré le nombre important de projets de résolution qu’elle a adoptés.  Toutes les parties doivent mettre en oeuvre les dispositions des accords de Madrid et d’Oslo ainsi que les principes contenus dans la Feuille de route.


Le représentant d’Israël a indiqué avoir voté contre ce même texte dans la mesure où la situation sur le terrain serait propice à la relance du processus de paix.  De plus, ces textes constituent un gaspillage des ressources des Nations Unies et sont contraires à l’esprit de réforme et de revitalisation, de compromis et de respect.  Il existe des possibilités sur le terrain qu’il faut encourager sur la base du respect mutuel.


Le représentante du Canada a indiqué avoir voté contre le projet sur le Comité spécial qui n’apporte aucune valeur ajoutée aux autres organes des Nations Unies traitant du processus du paix au Moyen-Orient.  En plaçant l’accent sur les droits des Palestiniens uniquement, la résolution ne tient pas compte de la réalité.


QUESTIONS RELATIVES À L’INFORMATION (A/59/473)


Aux termes de cette résolution A intitulée « L’information au service de l’humanité  », adoptée sans vote, l’Assemblée générale demande instamment que tous les pays, le système des Nations Unies dans son ensemble et tous les autres intéressés, jugeant profondément préoccupantes les disparités existant entre pays développés et pays en développement et leurs conséquences de tous ordres sur l’aptitude des médias publics, privés ou autres et des particuliers des pays en développement à diffuser l’information et à faire connaître leurs vues et leurs valeurs culturelles et morales grâce à la production culturelle endogène épaulent l’action régionale et la coopération entre pays en développement ainsi que la coopération entre pays développés et pays en développement en vue d’améliorer leur capacité de communication, l’infrastructure de leurs médias et leurs techniques de communication, en particulier en matière de formation et de diffusion de l’information et s’efforcent de fournir aux pays en développement et à leurs médias publics, privés ou autres, en complément de la coopération bilatérale, tout l’appui et toute l’aide possibles, compte dûment tenu de leurs intérêts et de leurs besoins dans le domaine de l’information et des mesures déjà prises par le système des Nations Unies. 


Aux termes de cette résolution B intitulée « Politique et activités de l’Organisation des Nations Unies en matière d’information  », adoptée sans vote, l’Assemblée générale réaffirme que la voix de l’ONU doit être entendue de façon claire et efficace et souligne que le Département de l’information (DPI) a un rôle essentiel à jouer à cet égard.  Elle prie le Département d’accorder une attention particulière aux grandes questions que sont l’élimination de la pauvreté, la prévention des conflits, le développement durable, les droits de l’homme, l’épidémie de VIH/sida, la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations et les besoins du continent africain; ainsi qu’à toutes les grandes questions qui sont abordées dans la Déclaration du Millénaire.


S’agissant des activités générales du Département de l’information, l’Assemblée réaffirme que le Département de l’information constitue la principale source d’information concernant l’Organisation et ses activités, ainsi que celles du Secrétaire général et encourage une intégration plus étroite des fonctions du Département et des bureaux assurant des services de porte-parole pour le Secrétaire général.  Elle se félicite des recommandations formulées par ce dernier en vue d’élaborer une stratégie de communication pour diffuser les travaux et décisions de l’Assemblée et l’encourage à resserrer ses relations de travail avec le Bureau du Président de l’Assemblée.  Elle prend note de la réorientation visant à accroître l’efficacité et la productivité du Département et prie le Secrétaire général, dans le cadre de ce processus, de continuer à ne ménager aucun effort pour que les publications et autres services d’information du Secrétariat, notamment le site Web de l’Organisation des Nations Unies et le Service d’information des Nations Unies, donnent des informations détaillées, objectives et impartiales sur les questions dont est saisie l’Organisation. 


L’Assemblée souligne que la réorientation du Département devrait avoir pour effet de maintenir et d’améliorer ses activités dans les domaines présentant un intérêt particulier pour les pays en développement et les pays en transition et de contribuer à combler le fossé existant entre pays en développement et pays développés dans les domaines cruciaux de l’information et de la communication.  Elle encourage le Secrétaire général à renforcer la coordination entre le Département de l’information et les autres départements du Secrétariat et souligne que les capacités et activités d’information des autres départements devraient être placées sous la supervision du Département.  Elle prierait le Département de continuer d’offrir des communiqués de presse quotidiens, service inestimable aux États Membres et aux représentants des médias, tout en envisageant des modalités qui permettraient éventuellement d’améliorer leurs méthodes de production et d’en rationaliser la présentation, la structure et la longueur.


Pour ce qui est du volet « multilinguisme et information », l’Assemblée souligne qu’il importe de faire en sorte que toutes les langues officielles de l’Organisation des Nations Unies soient traitées sur un pied d’égalité dans toutes les activités du Département de l’information.  Afin de réduire la fracture numérique, elle demande au Département de contribuer à la prise de conscience par la communauté internationale de l’importance du Sommet mondial sur la société de l’information et de la nécessité de s’unir pour assurer son succès, et ce dans la perspective de la seconde phase prévue à Tunis, du 16 au 18 novembre 2005.  S’agissant des nouvelles priorités dans le programme du Département de l’information, l’Assemblée réaffirme que le DPI doit établir un ordre de priorité dans son programme de travail afin de mieux concentrer son message et ses efforts. 


Concernant les Centres d’information des Nations Unies, l’Assemblée prie le Secrétaire général de lui présenter un rapport de situation sur la rationalisation des centres d’information des Nations Unies autour de pôles régionaux et souligne qu’il importe de tenir compte des besoins propres aux pays en développement dans le domaine des technologies de l’information et des communications, qui représentent un élément important dans la bonne circulation de l’information dans ces pays.  Elle encourage les centres d’information des Nations Unies et les centres régionaux à créer des pages Web dans les langues locales. 


S’agissant des recommandations relatives aux Services de communication stratégique, l’Assemblée générale affirme leurs rôles en matière d’énonciation et de diffusion du message des Nations Unies et considère que les campagnes de publicité organisées à l’appui des sessions extraordinaires et des conférences internationales des Nations Unies comptent parmi les responsabilités les plus essentielles du DPI  Elle souligne la nécessité de mettre à nouveau l’accent sur le développement de l’Afrique.  L’Assemblée prie le Secrétariat de continuer de veiller à ce que le Département soit associé aux futures opérations de maintien de la paix dès la phase de planification.  Elle souligne la nécessité d’une coopération interdépartementale entre le Département des opérations de maintien de la paix et le Département de l’information en vue d’élaborer une stratégie globale d’information sur les opérations de maintien de la paix.


S’agissant des moyens traditionnels de communication, l’Assemblée encourage le DPI à continuer de constituer des partenariats avec les journalistes des stations de radio locales, nationales et régionales, souligne que la radio et la télévision des Nations Unies devraient tirer pleinement parti de l’infrastructure technologique disponible, notamment les plates-formes satellite, les technologies de l’information et des communications et Internet, et elle prie le Secrétaire général d’envisager une stratégie mondiale de radiotélévision prenant en compte ces technologies.


En ce qui concerne le site Web de l’Organisation, l’Assemblée générale souligne que le Département doit prendre des mesures pour assurer l’accessibilité au site des personnes handicapées.  Elle souligne qu’il est nécessaire d’adopter une décision concernant le développement, la mise à jour et l’enrichissement en plusieurs langues du site Web en envisageant, notamment, la possibilité d’une restructuration et de la création d’un groupe distinct pour chacune des six langues officielles de façon à assurer une parfaite égalité de traitement. L’Assemblée demande au Secrétaire général de continuer à chercher à créer un portail commun au système des Nations Unies qui constituerait un site de recherche interinstitutions englobant les sites Web publics de tous les organismes des Nations Unies.


Concernant les services de bibliothèque, l’Assemblée prie le Secrétaire général d’encourager tous les organismes des Nations Unies à adopter un système commun de catalogage.


Au sujet des services de diffusion, l’Assemblée prend note de l’importance que revêt la poursuite de l’exécution par le DPI du programme de formation des journalistes originaires des pays en développement et en transition.  Elle réaffirme la nécessité de prévoir une analyse de l’influence et de la portée des activités du DPI pour recenser les régions mal desservies et demande au DPI de renforcer son rôle de plaque tournante dans les relations avec la société civile et l’ONU.    Elle prie le DPI de prendre les mesures voulues pour faire connaître la célébration en 2005 du soixantième anniversaire de la fondation de l’ONU.  


Aux termes de la décision intitulée « Augmentation du nombre de membres du Comité de l’information  », adoptée sans vote, l’Assemblée génale décide de porter de 102 à 107 le nombre de membres du Comité de l’information et de nommer le Cap–Vert, le Luxembourg, le Madagascar, l’Islande et le Qatar membres du Comité de l’information. 


RENSEIGNEMENTS RELATIFS AUX TERRITOIRES NON AUTONOMES, COMMUNIQUÉS EN VERTU DE L’ALINÉA E DE L’ARTICLE 73 DE LA CHARTE DES NATIONS UNIES (A/59/474)


Par la résolution, adoptée par 172 voix pour et 6 abstentions (France, Israël, Palaos, États fédérés de Micronésie, Royaume-Uni, États-Unis) portant sur la question, l’Assemblée réaffirme qu’en l’absence d’une décision de l’Assemblée générale elle-même établissant qu’un territoire non autonome s’administre complètement lui-même au sens du Chapitre XI de la Charte des Nations Unies, la puissance administrante concernée devrait continuer de communiquer des renseignements au sujet de ce territoire en vertu de l’alinéa e de l’Article 73 de la Charte.  Elle prie les puissances administrantes concernées de communiquer ou de continuer à communiquer au Secrétaire général les renseignements demandés à l’alinéa e de l’Article 73 de la Charte, ainsi que des renseignements aussi complets que possible sur l’évolution politique et constitutionnelle des territoires en question, dans les six mois suivant l’expiration de l’exercice administratif dans ces territoires. 


ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES ET AUTRES, PRÉJUDICIABLES AUX INTÉRÊTS DES PEUPLES DES TERRITOIRES NON AUTONOMES (A/59/475)


Aux termes de la résolution sur la question, adoptée par 173 voix pour, 3 voix contre (Palaos, États-Unis, Israël) et 3 abstentions (France, Haïti Royaume-Uni), l’Assemblée prie instamment les puissances administrantes concernées de prendre des mesures efficaces pour garantir le droit inaliénable des peuples de ces territoires sur leurs ressources naturelles, ainsi que leur droit d’établir et de conserver leur autorité sur l’exploitation ultérieure de ces ressources, et demande aux puissances administrantes de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les droits de propriété des peuples de ces territoires conformément aux résolutions pertinentes de l’Organisation des Nations Unies relatives à la décolonisation. Elle demande aux puissances administrantes concernées de veiller à ce que les conditions de travail ne soient pas discriminatoires dans les territoires placés sous leur administration et de favoriser, dans chaque territoire, un régime salarial équitable applicable à tous les habitants, sans aucune discrimination.  Elle lance un appel aux médias, aux syndicats et aux organisations non gouvernementales, ainsi qu’aux particuliers, pour qu’ils poursuivent leur action en faveur du progrès économique des peuples des territoires non autonomes.  Elle décide de suivre la situation pour s’assurer que toutes les activités économiques menées dans ces territoires visent à en renforcer et en diversifier l’économie, dans l’intérêt de leurs peuples, y compris les populations autochtones, et à en promouvoir la viabilité économique et financière. 


APPLICATION DE LA DÉCLARATION SUR L’OCTROI DE L’INDÉPENDANCE AUX PAYS ET AUX PEUPLES COLONIAUX PAR LES INSTITUTIONS SPÉCIALISÉES ET LES ORGANISMES INTERNATIONAUX ASSOCIÉS À L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES (A/59/476)


Aux termes de larésolution portant sur la question, adoptée par 121 voix pour et 57 abstentions, l’Assemblée générale réaffirme que la reconnaissance par le Conseil de sécurité, par elle-même et par d’autres organes de l’ONU de la légitimité des aspirations des peuples des territoires non autonomes à exercer leur droit à l’autodétermination et à l’indépendance a pour corollaire l’octroi à ces peuples de tout l’appui voulu.  Elle engage les institutions spécialisées et les organismes des Nations Unies qui ne l’ont pas encore fait à fournir une aide aux territoires non autonomes dès que possible.  De plus, l’Assemblée demande aux Puissances administrantes concernées de faciliter, autant que de besoin, la participation de représentants nommés ou élus des territoires non autonomes aux réunions et conférences des institutions spécialisées et autres organismes des Nations Unies portant sur des questions qui les concernent. 


MOYENS D’ÉTUDE ET DE FORMATION OFFERTS PAR LES ÉTATS MEMBRES AUX HABITANTS DES TERRITOIRES NON AUTONOMES (A/59/477)


Aux termes de la résolution sur la question, adoptée sans vote, l’Assemblée générale invite tous les États à offrir ou à continuer d’offrir généreusement des moyens d’étude et de formation aux habitants des territoires qui n’ont pas encore accédé à l’autonome ou à l’indépendance et, à chaque fois que possible, à fournir des fonds pour les frais de voyage des futurs étudiants.  Elle prie instamment les puissances administrantes d’accorder toutes les facilités nécessaires aux étudiants qui voudraient profiter de ces offres.


APPLICATION DE LA DÉCLARATION SUR L’OCTROI DE L’INDÉPENDANCE AUX PAYS ET AUX PEUPLES COLONIAUX (A/59/478)


Aux termes de la résolution I portant sur la question du Sahara occidental, adoptée par 50 voix pour et 100 abstentions, l’Assemblée, rappelant ses résolutions et celles du Conseil de sécurité, dont la résolution 1495 (2003) dans laquelle il appuyait le Plan de paix pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, en tant que solution politique optimale reposant sur un accord entre les deux parties, continue d’appuyer énergiquement les efforts déployés par le Secrétaire général afin de parvenir à un règlement politique mutuellement acceptable du différend concernant le Sahara occidental.  Elle demande à toutes les parties et aux États de la région de coopérer pleinement avec le Secrétaire général et invite les parties à coopérer avec le Comité international de la Croix-Rouge dans ses efforts visant à régler le problème du sort des personnes portées disparues et les engage à honorer l’obligation qui leur incombe de libérer sans plus tarder toutes les personnes qu’elles détiennent depuis le début du conflit.


Aux termes de larésolution II sur la question de la Nouvelle-Calédonie, adoptée sans vote, l’Assemblée générale engage toutes les parties concernées à poursuivre leur dialogue, dans le cadre de l’Accord de Nouméa, dans un esprit d’harmonie et les invite à continuer de promouvoir un environnement propice à l’évolution pacifique du territoire vers un acte d’autodétermination qui n’exclurait aucune option qui garantirait les droits de tous les secteurs de la société.  Elle se félicite des mesures prises pour renforcer et diversifier l’économie néo-calédonienne dans tous les secteurs.  Elle est consciente des liens étroits qui unissent la Nouvelle-Calédonie et les peuples du Pacifique Sud et des mesures constructives prises par les autorités françaises et les autorités du territoire pour resserrer encore ces liens et, à cet égard, se félicite que la Nouvelle-Calédonie ait obtenu le statut d’observateur au Forum des îles du Pacifique.


Aux termes de la résolution III portant sur la question des Tokélaou, adoptée sans vote, l’Assemblée générale note que les Tokélaou demeurent fermement attachées à l’acquisition de leur autonomie et à la promulgation d’un acte d’autodétermination qui les doterait d’un statut conforme aux options concernant le statut futur des territoires non autonomes.  Elle note en particulier la décision qu’a prise le Fono général, à l’issue de consultations approfondies dans les trois villages et d’une réunion du Comité constitutionnel des Tokélaou, d’examiner officiellement avec la Nouvelle-Zélande l’option de l’autonomie en libre association, ainsi que des pourparlers engagés par les Tokélaou et la Nouvelle-Zélande suite à cette décision.  Elle se félicite de la création d’un fonds d’affectation spéciale destiné à appuyer financièrement le développement des Tokélaou et exhorte tous les États Membres, ainsi que les organismes internationaux et régionaux, à l’alimenter.   Elle invite la Puissance administrante et les organismes des Nations Unies à continuer de prêter assistance aux Tokélaou, alors qu’elles développent leur économie et perfectionnent leurs structures administratives dans le cadre de l’évolution constitutionnelle en cours.


Aux termes de la résolution IV portant sur les questions d’Anguilla, des Bermudes, de Guam, des îles Caïmans, des îles Turques et Caïques, des îles Vierges américaines, des îles Vierges britanniques, de Montserrat, de Pitcairn, de Sainte-Hélène et des Samoa américaines, adoptée sans vote, l’Assemblée générale réaffirme le droit inaliénable des populations des territoires à l’autodétermination.  Elle souligne qu’il importe d’appliquer le Plan d’action pour la deuxième Décennie internationale de l’élimination du colonialisme, notamment en accélérant l’application des programmes de travail individualisés pour la décolonisation des territoires non autonomes. Elle prie les territoires et les Puissances administrantes de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger l’environnement des territoires placés sous leur administration et pour le préserver de toute dégradation, et demanderait à nouveau aux institutions spécialisées compétentes de continuer à surveiller l’état de l’environnement dans ces territoires.  L’Assemblée exhorte les États Membres à participer aux efforts déployés par l’ONU pour que le monde soit libéré du colonialisme au cours de la deuxième Décennie internationale de l’élimination du colonialisme, et les engage à continuer d’appuyer sans réserve l’action entreprise par le Comité spécial pour atteindre ce noble objectif.


S’agissant tout particulièrement des îles Vierges américaines, elle demande que le territoire soit inclus dans les programmes régionaux du Programme des Nations Unies pour le développement, comme c’est le cas d’autres territoires non autonomes.


Aux termes de la résolution V portant sur la diffusion d’informations sur la décolonisation, adoptée par 170 voix pour, 3 contre (Israël, Royaume-Uni, États-Unis) et 1 abstention (France), l’Assemblée générale juge important de poursuivre ses efforts pour diffuser le plus largement possible des informations sur la décolonisation, en mettant l’accent sur les différentes options qui s’offrent aux peuples des territoires non autonomes en matière d’autodétermination.  Elle prie le Département des affaires politiques et le Département de l’information de tenir compte des suggestions du Comité spécial afin de continuer à prendre les mesures voulues pour faire connaître l’action de l’Organisation dans le domaine de la décolonisation et notamment de continuer à diffuser, en particulier à destination des territoires, de la documentation de base sur les questions relatives à l’autodétermination des peuples des territoires non autonomes; de chercher à s’assurer le plein concours des Puissances administrantes pour les tâches mentionnées ci-dessus; d’entretenir des relations de travail avec les organisations régionales et intergouvernementales compétentes, notamment dans le Pacifique et les Caraïbes, en procédant à des consultations périodiques et à des échanges d’informations; d’encourager les organisations non gouvernementales à participer à la diffusion d’informations sur la décolonisation. 


Aux termes de la résolution VI portant sur l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, adoptée par 167 voix pour, 2 voix contre (États-Unis, Royaume-Uni) et 4 abstentions (Belgique, France, Allemagne, Israël), l’Assemblée générale réaffirme sa résolution 1514 (XV) et toutes les autres résolutions et décisions relatives à la décolonisation, y compris sa résolution 55/146 proclamant la période 2001-2010 deuxième Décennie internationale de l’élimination du colonialisme, et demande aux Puissances administrantes de prendre, conformément auxdites résolutions, toutes les mesures voulues pour permettre aux peuples des territoires non autonomes concernées d’exercer pleinement et au plus tôt leur droit à l’autodétermination, y compris à l’indépendance.  Elle demande aux puissances administrantes de collaborer pleinement avec le Comité spécial en vue d’achever avant la fin de 2005 l’élaboration d’un programme de travail constructif répondant au cas particulier de chaque territoire non autonome et visant à faciliter l’exécution du mandat du Comité et l’application des résolutions relatives à la décolonisation, notamment celles portant sur certains territoires en particulier.


Elle demande à tous les États, en particulier aux Puissances administrantes, ainsi qu’aux institutions spécialisées et autres organismes des Nations Unies, de donner effet, dans leurs domaines de compétence respectifs, aux recommandations du Comité spécial relatives à l’application de la Déclaration et des autres résolutions pertinentes de l’Organisation. 


Aux termes de la décision I portant sur la question de Gibraltar, adoptée sans vote, l’Assemblée générale demande instamment aux deux Gouvernements du Royaume-Uni et de l’Espagne d’apporter une solution définitive au problème de Gibraltar à la lumière des résolutions de l’Assemblée générale et dans l’esprit de la Charte des Nations Unies, tout en tenant compte des intérêts et des aspirations de Gibraltar. 


Aux termes de la décision II portant sur l’augmentation du nombre des membres du Comité spécial chargé d’étudier la situation en ce qui concerne
l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux
, adoptée sans vote, l’Assemblée générale décide de porter de 25 à 27 le nombre des membres du Comité et de nommer la Dominique et le Timor-Leste membres du Comité.

Explications de vote


Le représentant de l’Inde a déclaré qu’il était déçu de constater que les deux parties n’avaient pas réussi à aboutir à un accord sur la question du Sahara occidental.  Il a signalé que son pays s’était abstenu lors du vote sur le projet de résolution, et expliqué que cette abstention ne s’inscrivait en faveur d’aucune des parties.  Il a affirmé que l’Inde appuyait une solution acceptable pour tous, et a exhorté les deux parties à trouver cette solution à travers le dialogue.


Le représentant de l’Ukraine a indiqué qu’il partageait la position  exprimée par le représentant des Pays-Bas, au nom de l’Union européenne en Quatrième Commission.  Il a expliqué que son pays était en faveur d’une solution juste et durable, qui assurerait l’autodétermination du peuple du Sahara occidental.  Il a par ailleurs regretté que la tradition du consensus n’ait pas été maintenue.  Signalant que sa délégation s’était abstenue sur la question, il a expliqué que cette abstention ne s’inscrivait en faveur d’aucune des deux parties.


Le représentant de l’Égypte a tenu à signaler que son pays avait pour intention de s’abstenir lors du vote sur le projet de résolution, et a demandé que cette erreur soit rectifiée.  Par cette abstention, l’Égypte a voulu indiquer que la question du Sahara occidental ne trouverait une solution durable que par la négociation directe entre les parties concernées, ce qui renforcerait la stabilité de la région.


Le représentant du Royaume-Uni a signalé que son pays avait voté contre deux résolutions, l’une relative à la diffusion d’informations sur la décolonisation, et l’autre sur la mise en œuvre de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux.  Il a estimé que la première constituait un gaspillage des ressources des Nations Unies.  Il a jugé nécessaire de maintenir un dialogue officieux avec le Comité des Vingt-Quatre.


Les pays suivants ont indiqué après l’adoption des résolutions de la Quatrième Commission qu’ils avaient l’intention de voter différemment de ce qui a été enregistré les concernant:


La Somalie, enregistrée comme s’étant abstenue sur le projet de résolution sur le Sahara occidental, a indiqué n’avoir pas souhaité prendre part au vote.  L’Iraq a indiqué avoir voulu voter en faveur des projets de résolution sur le Golan syrien et sur le Sahara occidental.


Le Chili a indiqué avoir voulu voter en faveur du projet de résolution sur la diffusion d’informations sur la décolonisation et sur les renseignements relatifs aux territoires non autonomes.  La République dominicaine a indiqué avoir voulu voter en faveur du projet de résolution sur l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux.  Le Nigéria a indiqué avoir voulu voter en faveur du projet de résolution sur le Sahara occidental.


RENFORCEMENT DE LA COORDINATION DE L’AIDE HUMANITAIRE D’URGENCE FOURNIE PAR LES ORGANISMES DES NATIONS UNIES (A/59/L.45)


Aux termes de la résolution relative à l'aide aux survivants du génocide de 1994 au Rwanda, en particulier aux orphelins, aux veuves et aux victimes de violences sexuelles, adoptée sans vote, l’Assemblée générale, fermement convaincue de la nécessité de rendre leur dignité aux survivants du génocide de 1994 au Rwanda, prie le Secrétaire général d’encourager les organismes, fonds et programmes compétents du système des Nations Unies à continuer de collaborer avec le Gouvernement rwandais pour concevoir et exécuter des programmes propres à aider les groupes vulnérables qui continuent de subir les effets du génocide de 1994, à atténuer la pauvreté, les maladies et les souffrances et à promouvoir le développement au Rwanda.


L’Assemblée invite les organismes, fonds et programmes compétents du système des Nations Unies à continuer de concevoir et d’exécuter ces programmes en utilisant les ressources existantes et en œuvrant à la mobilisation de contributions volontaires supplémentaires, et les invite également à faire en sorte que l’aide soit fournie dans les domaines précis que le Gouvernement rwandais juge prioritaires, notamment l’éducation des orphelins, les soins et traitements médicaux aux victimes de violences sexuelles, en particulier les victimes séropositives, et le soutien psychologique aux victimes de traumatismes et autres survivants du génocide, ainsi que les programmes de qualification professionnelle et de microcrédit visant à favoriser l’autosuffisance et à atténuer la pauvreté.  Elle encourage tous les États Membres à envisager sérieusement de promouvoir la mise en œuvre des recommandations figurant dans le rapport de l’enquête indépendante sur les actions de l’Organisation des Nations Unies lors du génocide de 1994 au Rwanda, les encourage en outre à apporter une aide aux survivants du génocide et autres groupes vulnérables au Rwanda en application de la présente résolution, et leur demande de continuer de soutenir le développement du Rwanda, notamment par des programmes s’inscrivant dans la stratégie de réduction de la pauvreté.


L’Assemblée prie également le Secrétaire général, compte tenu de la situation critique des survivants du génocide de 1994 au Rwanda, en particulier les orphelins, les veuves et les victimes de violences sexuelles, de prendre toutes les mesures nécessaires et pratiques en vue de mettre en œuvre la présente résolution, et de lui faire rapport à ce sujet à sa prochaine session.


COOPÉRATION ENTRE L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES ET LES ORGANISATIONS RÉGIONALES ET AUTRES


Aux termes de la résolution relative à la coopération entre l’Organisation des Nations Unies et la Communauté des Caraïbes (CARICOM) (A/59/L.25), adoptée sans vote, l’Assemblée générale, convaincue de la nécessité de coordonner l’utilisation des ressources disponibles pour servir les fins communes des organismes des Nations Unies et de la CARICOM, l’Assemblée générale demande au Secrétaire général de l’ONU de continuer d’apporter son concours, en association avec le Secrétaire général de la CARICOM et les organisations régionales compétentes, à la promotion et au maintien de la paix et de la sécurité dans les Caraïbes.  Elle l’invite à continuer de promouvoir et d’élargir la coopération et la coordination entre l’ONU et la CARICOM afin de permettre aux deux organisations d’être à mieux attendre leurs objectifs.  Elle invite par ailleurs les organisations du système des Nations Unies ainsi que les États Membres à accroître leur assistance financière et autre aux pays de la CARICOM afin de contribuer à la mise en œuvre des priorités du « Plan stratégique d’action régionale dans les Caraïbes » ,lequel fixe des objectifs réalistes en ce qui concerne la réduction du taux de contaminations nouvelles, l’amélioration de la qualité et de la couverture des soins, du traitement et du soutien et le renforcement des capacités institutionnelles ainsi que pour faire face aux problèmes et au fardeau imposés par la pandémie du VIH/sida. 


L’Assemblée demande à L’ONU, aux institutions spécialisées et aux autres organismes et programmes du système des Nations Unies d’aider les pays des Caraïbes, et en particulier la Grenade et Haïti, dans leurs efforts de reconstruction à la suite des dégâts provoqués par les ouragans de 2004.  Elle recommande aux représentants de la CARICOM et de ses institutions associées et à ceux du système des Nations Unies de tenir leur quatrième réunion générale au début de 2006 dans les Caraïbes.


Aux termes de la résolution relative à la coopération entre l’Organisation des Nations Unies et le Conseil de l’Europe (A/59/L.31), adoptée sans vote, l’Assemblée générale, rappelant l’Accord signé le 15 décembre 1951 entre les deux organisations, constate de nouveau avec satisfaction que la coopération continue d’être fructueuse, notamment avec le Commissariat aux droits de l’homme du Conseil et prie le Secrétaire général de continuer à étudier les moyens de l’améliorer encore.  Elle décide d’inscrire cette question à l’ordre du jour de sa soixante et unième session.


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