L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ADOPTE UNE SÉRIE DE RÉSOLUTIONS SUR LA COOPÉRATION ENTRE L’ONU ET PLUSIEURS ORGANISATIONS RÉGIONALES

22 octobre 2004
AG/10283

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ADOPTE UNE SÉRIE DE RÉSOLUTIONS SUR LA COOPÉRATION ENTRE L’ONU ET PLUSIEURS ORGANISATIONS RÉGIONALES

22/10/2004
Communiqué de presseAG/10283

Assemblée générale

40eséance plénière – matin

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ADOPTE UNE SÉRIE DE RÉSOLUTIONS SUR LA COOPÉRATION ENTRE L’ONU ET PLUSIEURS ORGANISATIONS RÉGIONALES

L’Assemblée générale a adopté sans vote, aujourd’hui, une série de résolutions* sur la coopération entre les l’Organisation de Nations Unies et l’Organisation juridique consultative pour les pays d’Asie et d’Afrique (AALCO), l’Organisation de coopération économique (OCE), l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE), l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, l’Organisation de la Conférence islamique et la Ligue des États arabes.

En outre, l’Assemblée générale a adopté par 104 voix pour, une voix contre (États-Unis) et aucune abstention la résolution sur la coopération entre l’ONU et la Commission préparatoire de l’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICEN)**.

Par ces résolutions, l’Assemblée générale décide d’inscrire à l’ordre du jour provisoire de sa 61e session les questions subsidiaires concernant la coopération entre l’ONU et ces organisations.

Les projets de résolutions*** sur la coopération entre l’Organisation des Nations Unies et l’Union interparlementaire et sur la coopération entre l’ONU et le Forum des îles du Pacifique seront examinés, en revanche, à une date ultérieure.

L’examen des projets des résolutions adoptées ce matin avait donné lieu à un débat commun de deux jours, au cours duquel les représentants ont reconnu la nécessité de renforcer la coopération entre les Nations Unies et les organisations régionales.

Plusieurs intervenants ont estimé que cette coopération était particulièrement cruciale dans les domaines du maintien de la paix et de la prévention des conflits.  Le représentant de la Corée a notamment affirmé que la collaboration croissante entre l’ONU et l’ANASE pouvait se révéler particulièrement fructueuse en matière de sécurité, considérant qu’une attention accrue devait être accordée aux questions d’aide humanitaire, de mesures préventives et de mécanismes d’avertissement rapide.

Le représentant de l’Éthiopie a pour sa part expliqué que le concept d’opération de maintien de la paix avait fondamentalement évolué, puisqu’il prend désormais en compte la création d’une institution chargée de faire respecter l’état de droit et les droits de l’homme, de réintégrer les troupes et les personnes déplacées, ainsi que de permettre le rétablissement des infrastructures au sein des pays émergeant de conflits.  Il a en outre salué la coopération entre l’ONU et l’Union africaine dans cet effort.

L’observateur de l’Organisation internationale de la francophonie a indiqué que son organisation cherchait constamment à soutenir l’ONU et à bénéficier de la coopération du système onusien pour mieux réaliser son action en faveur de la paix et de la stabilité dans ses pays membres.

Outre les orateurs cités, les représentants de la Finlande, du Cap-Vert, de la Grèce, de la République islamique d’Iran, de la Belgique, de l’Arménie, des représentants du Conseil de l’Europe, de la Ligue des États arabes, de l’Organisation juridique consultative pour les pays d’Asie et d’Afrique, de la Communauté des Caraïbes, de la Communauté économique des États d’Afrique centrale, de l’Organisation de coopération économique de la mer Noire et de la Conférence islamique ont également pris la parole.

La prochaine séance plénière de l’Assemblée générale sera annoncée dans le Journal des Nations Unies.

*  A/59/L.1, A/59/L.3, A/59/L.6, A/59/L.8, A/59/L.12 et A/59/L.13

**  A/59/L.7

*** A/59/L.5/Rev.1 et A/59/L.11

COOPÉRATION ENTRE L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES ET LES ORGANISATIONS RÉGIONALES ET AUTRES

Déclarations

M. TOM GRONBERG (Finlande), qui s’exprimait également en tant que coordonnateur des activités visant à faciliter l’entrée en vigueur du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICEN), a rappelé que le Traité, bien que signé par 173 pays, n’est toujours pas entré en vigueur.  Il doit pour cela être ratifié, a-t-il précisé, par les 44 pays dits de l’annexe II, c’est-à-dire disposant de connaissances nucléaires, et seuls 33 d’entre eux se sont pour l’instant engagés en sa faveur.  Il a appelé à maintenir l’élan pour la mise en place d’un régime de vérification, dont il a estimé qu’il serait d’une portée sans précédent.  Selon lui, le traité, même s’il n’est pas encore entré en vigueur, a déjà atteint son principal objectif, dans la mesure où tous les États se sont abstenus de procéder à de nouvelles explosions nucléaires. 

Il s’est félicité de la nomination de coordinateurs régionaux pour le seconder dans sa tâche de promotion du TICEN et de prolongation du moratoire.  Il s’est enfin dit convaincu que, malgré l’ampleur du chemin qui reste à parcourir, l’objectif final d’entrée en vigueur du Traité pouvait être atteint.

Mme FATIMA VEIGA (Cap-Vert) a estimé que la coopération entre les Nations Unies et les organisations régionales était fondamentale pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.  S’associant aux déclarations du représentant du Nigéria, qui s’était exprimé au nom de l’Union africaine, Mme Veiga s’est félicitée de la coopération établie avec l’Union et les organisations régionales africaines dans plusieurs domaines, qui a permis de dégager une approche commune et des complémentarités, notamment dans le cadre de la gestion des conflits, de la promotion et du maintien de la paix et de la mise en œuvre du NEPAD.

La représentante a également souhaité s’associer aux remarques du représentant de Sao Tomé-et-Principe, qui s’était exprimé au nom de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), dont le Cap-Vert fait partie.  Expliquant que la CPLP avait mis en place des accords de collaboration avec d’autres formations régionales, ainsi qu’avec des agences du système de l’ONU, Mme Veiga a plaidé pour que la coopération entre les Nations Unies et la CPLP puisse être établie formellement.  La représentante a dès lors indiqué qu’elle espérait que le projet de résolution devant être présenté au cours de la session recueillerait le soutien de tous les États Membres.

M. ELIAS KATSAREAS (Grèce) a mis l’accent sur l’Organisation de coopération économique de la mer Noire, dont son pays assurera prochainement la présidence.  Cette organisation, qui couvre une zone géographique comprenant les Balkans, le Caucase et les États du littoral de la mer Noire, contribue à la paix, à la sécurité et à la stabilité au niveau régional et international et au bien être des populations des pays concernés en développant des relations économiques et commerciales entre ses États membres, a-t-il souligné.  Il s’agit également, a-t-il ajouté, d’un forum de discussions portant sur des domaines aussi variés que les transports, le commerce, l’environnement, le tourisme, l’agriculture, la lutte contre le crime et le terrorisme.

Le représentant a affirmé que la Grèce, seul État de l’Union européenne parmi les 12 pays membres de l’Organisation de coopération économique de la mer Noire, soutenait les recommandations du Secrétaire général contenues dans son rapport selon lesquelles les Nations Unies et toutes leurs agences spécialisées, les organisations et les programmes du système des Nations Unies devraient poursuivre leurs consultations avec l’organisation et mettre en œuvre des programmes dans des domaines d’intérêt commun.

M. MEHDI DANESH YAZDI (République islamique d’Iran) a estimé que l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) était l’une des plus vastes organisations régionales.  Il a salué sa coopération fructueuse avec les Nations Unies, notamment sur les questions de l’Iraq, du Pakistan, de la Palestine, du Soudan et de la lutte contre terrorisme.  Il a par ailleurs appelé à une collaboration plus étroite entre l’Organisation de coopération économique (OCE) et l’ONU et plus particulièrement dans les domaines du transport multimodal, de la lutte contre le trafic de drogue ou encore du développement agricole. 

Il a également salué le renforcement des liens entre les Nations Unies et l’Organisation juridique consultative Asie/Afrique, qui contribue, selon lui, à réaffirmer la primauté du droit et permet une harmonisation des positions entre les pays membres sur les questions de droit international.  Il a constaté la convergence des objectifs des deux organisations, sur les questions des réfugiés, du droit commercial, de la prévention du crime ou de la lutte contre la corruption.  Il a estimé en conclusion qu’au regard de l’ampleur des défis auxquels doit faire face la communauté internationale, tous les instruments disponibles devaient être mobilisés, ajoutant qu’à cet égard, les organisations régionales pouvaient jouer un rôle clef.

M. FESSEHA TESFU (Éthiopie) a rendu hommage à l’Organisation des Nations Unies pour son engagement à maintenir la paix en Afrique, et dans la corne de l’Afrique en particulier, qu’il s’agisse de la mise en place du Conseil de la paix et de la sécurité ou du renforcement des structures de l’Union africaine.  Le concept d’opération de maintien de la paix a fondamentalement évolué, a remarqué M. Tesfu, estimant qu’il prenait désormais en compte la création d’une institution chargée de faire respecter l’état de droit et les droits de l’homme, de réintégrer les troupes et les personnes déplacées, ainsi que de permettre le rétablissement des infrastructures au sein des pays émergeant de conflits.

Indiquant que l’Afrique était toujours confrontée à plusieurs situations de conflit, ce qui nuit au développement de la paix, de la sécurité et de la prospérité, le représentant a estimé que le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine était un outil important pour renforcer la coopération entre les Nations Unies et l’Union dans le domaine de la prévention des conflits.  Il a cependant signalé que l’Union manquait de moyens, et a jugé qu’une collaboration accrue avec l’ONU pourrait remédier à ce problème.

M. ALAIN COOLS (Belgique) a souligné le rôle important joué par l’Union interparlementaire (UIP).  Les parlements nationaux jouent un rôle particulier au sein des sociétés civiles et forment le lien entre le niveau international et le niveau local, a-t-il déclaré.  L’Organisation des Nations Unies doit rester en contact avec ses peuples, demeurer à leur écoute, notamment par le biais des élus, a-t-il ajouté.  Le représentant s’est ainsi félicité du renforcement progressif de la coopération observé au cours des deux dernières années entre l’ONU et l’UIP.  Il a formé le voeu que ce renforcement se poursuive dans les années à venir et a souhaité que le projet de résolution sur la coopération avec l’UIP soit adopté par consensus.

M. ARMEN MARTIROSYAN (Arménie) s’est félicité de la coopération entre les Nations Unies et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).  Il a cité en exemple la réunion dans son pays, en mai 2004, sur les questions d’environnement et de sécurité dans le Sud Caucase, organisée par le PNUD, le PNUE et l’OSCE, qui a permis d’établir que la dégradation de l’environnement constituait une menace pour la sécurité humaine et pouvait conduire à des situations de conflit.  Il a par ailleurs salué le rôle de l’OSCE dans le conflit du Haut Karabakh, à travers le Groupe de Minsk, qui, a-t-il indiqué, rend régulièrement compte de la situation aux Nations Unies.  Il espéré qu’une solution juste et durable pourrait être trouvée à ce conflit « qui n’a que trop duré », a-t-il déclaré. 

Le représentant a par ailleurs estimé que la récente adhésion de tous les pays du Sud Caucase au Conseil de l’Europe avait consacré l’irréversibilité des processus démocratiques et il s’est dit persuadé que cela aurait des effets positifs à long terme sur la stabilisation de la région.  Il a enfin indiqué que l’Arménie avait atteint la phase finale avant l’octroi du statut d’observateur auprès de la Ligue des États arabes.

M. SHIN KAK-SOO (République de Corée) a estimé que les Nations Unies devaient continuer à renforcer leur coopération avec les organisations régionales afin de traiter adéquatement les problèmes mondiaux comme le terrorisme, la prolifération des armes de destruction massive et la dégradation de l’environnement.  Se félicitant de l’interaction croissante entre l’ONU et l’ANASE, il a indiqué que cette collaboration pouvait se révéler particulièrement fructueuse en matière de sécurité, estimant qu’une attention accrue devait être accordée aux questions d’aide humanitaire, de mesures préventives et de mécanismes d’avertissement rapide.

M. Shin a également tenu à souligner l’importance du partenariat entre l’ANASE et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), qui permet de réduire le fossé du développement entre les pays de l’ANASE ainsi qu’entre l’ANASE et les autres régions du monde.  Il a par ailleurs salué la coopération entre les Nations Unies et l’Union interparlementaire (UIP), expliquant que les parlements nationaux jouaient un rôle vital dans l’application des normes internationales au niveau national.  Le représentant a indiqué que son pays soutenait les efforts de l’UIP visant à impliquer davantage les parlementaires dans le travail de l’Organisation.

M. TERRY DAVIS, Secrétaire général du Conseil de l’Europe, s’est dit fier de s’adresser aujourd’hui devant l’Assemblée générale non comme le représentant de la « vieille Europe » ou de la « nouvelle Europe », mais d’« une Europe » qui partage un engagement commun pour aboutir à un monde meilleur, plus juste et plus sûr.  Le Conseil de l’Europe, a-t-il dit, est, comme les Nations Unies, né des cendres de la Seconde Guerre mondiale.  Selon le Secrétaire général, l’un des exemples les plus saisissants de coopération et de complémentarité entre l’ONU et le Conseil de l’Europe dans le passé a été la conclusion de la Convention européenne sur les droits de l’homme, à Rome, en 1950.  La Convention européenne découle directement et expressément de la Déclaration universelle des droits de l’homme et demeure l’un des exemples les meilleurs de l’application des valeurs de la Déclaration universelle au niveau régional.

Le Secrétaire général du Conseil de l’Europe a mis l’accent sur la lutte contre le terrorisme, qui exige, a-t-il souligné, un renforcement de la coopération juridique, le respect des droits de l’homme et la promotion du dialogue interculturel et interreligieux.  Il a indiqué en outre que le Conseil de l’Europe travaillait et continuerait de travailler étroitement avec les Nations Unies dans les domaines du trafic des êtres humains, de la violence contre les enfants et de l’exploitation sexuelle des enfants, des droits et de la dignité des personnes handicapées, de la participation des femmes dans la prévention et le règlement des conflits et de l’établissement de la paix.

M. YAHIA AL-MAHMASSANI, Observateur de la Ligue des États arabes, s’est félicité de la coopération accrue entre les Nations Unies et son organisation.  Il a notamment cité la récente conférence sur l’application par les États arabes du programme d’interdiction et de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre.  Il a par ailleurs soutenu l’idée de faire du Moyen-Orient une région exempte d’armes de destruction massive et d’armes nucléaires.  L’Observateur s’est également félicité de la mise en place par le Haut Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies d’un groupe d’expert chargé de faire des recommandations sur le projet de charte arabes des droits de l’homme, qui a été adopté lors du dernier sommet de la Ligue à Tunis.  Il a également mentionné la collaboration de son organisation avec le Fonds des Nations Unies pour la population et avec l’UNESCO.  Il a rappelé en conclusion que la coopération entre les Nations Unies et la Ligue était fondée sur le respect du patrimoine et de la culture arabes.

M. WAFIK KAMIL, Secrétaire général de l’Organisation juridique consultative pour les États d’Asie et d’Afrique (AALCO), a estimé qu’une collaboration étroite entre les Nations Unies et les organisations régionales était d’une importance décisive afin que la communauté internationale puisse efficacement faire face aux défis actuels.  Indiquant que ces organisations étaient indispensables pour gérer les problèmes aux niveaux régional et national, il a jugé que la collaboration entre l’ONU et ces organisations devrait viser au renforcement des capacités de ces dernières.

À cet égard, il s’est félicité du développement des liens entre les Nations Unies et l’AALCO lors des dernières décennies, et a affirmé que les deux organisations devaient étendre et diversifier leur coopération en identifiant de nouveaux domaines de collaboration.  M. Kamil a également évoqué les différents secteurs dans lesquels l’AALCO contribuait au travail des Nations Unies, tels le droit de la mer, la question palestinienne et la lutte contre la corruption.

M. HAMID MOHAMMED, représentant de la Communauté des Caraïbes, a souligné que les pays de la CARICOM étaient actuellement marqués par les conséquences des ouragans, les États les plus dévastés étant Haïti, la Grenade et les Îles Caïman.  Il a ainsi saisi l’occasion pour adresser les remerciements de la CARICOM pour la solidarité exprimée par la communauté internationale, les Nations Unies et leurs agences spécialisées et leurs efforts pour aider ces États.  Le représentant a souligné que grâce au soutien du PNUD, la CARICOM avait pu faire des progrès vers l’établissement de la Cour de justice des Caraïbes et le lancement des processus de réformes administratives au niveau national.

En matière de santé, le représentant a mis l’accent sur l’apport significatif du système des Nations Unies, en particulier dans la lutte contre la pandémie de VIH/sida.

M. NELSON COSME, Secrétaire général adjoint de la Communauté des États d’Afrique centrale (CEEAC), a plaidé pour l’établissement d’un Bureau de l’ONU pour l’Afrique centrale.  Il a souligné le potentiel de sa région qui, a-t-il regretté, continue à faire face aux conflits armés, à la fragilité des économies et à l’accroissement de la pauvreté.  Il a cependant noté avec satisfaction que seulement trois des 11 États de la CEEAC sont actuellement confrontés à des crises graves (il a cité le Burundi, la République démocratique du Congo et le Tchad), contre sept il y a peu de temps.  Il a attiré l’attention sur de nouvelles formes de tension, telles que le mercenariat international qui a affecté la Guinée équatoriale ou la crise humanitaire du Darfour qui touche le Tchad.  Il s’est félicité du dialogue entre la CEEAC, l’ONU et l’Union européenne à propos du Mécanisme de prévention et de règlement des conflits de l’Afrique centrale. 

Il a salué l’ouverture progressive des frontières entre les États membres de la CEEAC et le lancement, le 1er juillet dernier, d’une zone de libre-échange qui, a-t-il précisé, doit être opérationnelle en décembre 2007.  Il a également fait part de la création d’un pool énergétique régional et d’un fonds régional de lutte contre le VIH/sida.  Soulignant que les freins aux activités de la CEEAC ne sont pas seulement d’ordre financier mais aussi technique, il a sollicité l’appui des Nations Unies dans les domaines du maintien de la paix, de la formation en assistance électorale ou en cartographie.

M. TUGAY ULUCEVIK, Secrétaire général par intérim de l’Organisation de coopération économique de la mer Noire (BSEC), a indiqué que la BSEC visait à contribuer au bien-être ainsi qu’à la paix et la sécurité internationales en développant les relations économiques et commerciales entre les États membres de l’organisation.  En tant qu’organe économique régional, la BSEC n’est pas impliquée directement dans la résolution des conflits et le maintien de la paix, a-t-il remarqué, ajoutant cependant que ses efforts de coopération économique contribuaient à la paix et à la sécurité.

M. Ulucevik a également indiqué que la BSEC avait signé des accords de coopération avec la CEE, le PNUE et l’ONUDI collaborait également avec la FAO, l’OMC, l’Organisation mondiale du tourisme et la Banque mondiale.  Il a enfin exhorté les Membres de l’Assemblée générale à adopter par consensus la résolution relative à la coopération entre les Nations Unies et la BSEC.

M. RIDHA BOUABID, Observateur de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), a estimé que la coopération avec l’ONU était désormais bien établie.  Elle évolue en qualité, en nombre de domaines couverts et surtout en nombre de pays bénéficiaires, a-t-il souligné.  Cette coopération couvre de plus en plus de domaines, a-t-il ajouté, citant la paix, la sécurité, l’appui à la démocratie, les droits de l’homme, l’état de droit et le développement économique et social.  L’OIF cherche constamment à soutenir l’ONU et à bénéficier de la coopération du système onusien pour mieux réaliser son action en faveur de la paix et de la stabilité dans ses pays membres, a également indiqué le représentant.

Selon lui, l’attachement de la francophonie au multilatéralisme se traduit notamment par des programmes visant à permettre à ses pays membres de mieux s’exprimer dans le cadre des travaux de l’ONU et des autres délibérations du système multilatéral.  Le représentant a par ailleurs affirmé que le développement durable constituait un domaine privilégié de la coopération de l’OIF avec les Nations Unies, l’Afrique demeurant une des régions principales où cette coopération se déployait.

M. MOKHTAR LAMANI, Observateur permanent de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI), a félicité le Secrétaire général pour son rapport qui recense la mise en œuvre des programmes conjoints entre l’ONU et l’OCI dans les domaines prioritaires de coopération identifiés en commun par les deux organisations.  Il a invité l’Assemblée générale à voter la résolution A/59/L.12, présentée par le représentant de la Turquie.  Il a souligné les objectifs communs de l’ONU et de l’OCI dans les domaines de la paix et de la sécurité, du désarmement, du droit à l’autodétermination, de la décolonisation, des droits fondamentaux de l’homme, des secours d’urgence, du développement économique et de la coopération technique.  Il a estimé en conclusion que les exigences du village mondial, dont hériteront les générations futures, plaçaient certaines responsabilités sur les épaules des États Membres.  Dans ce cadre, il a assuré l’Assemblée de la pleine et entière coopération de l’Organisation de la Conférence islamique.

Projet de résolution

Coopération entre l’Organisation des Nations Unies et la Ligue des États arabes (A/59/L.13)

L’Assemblée générale, par cette résolution, décide d’inscrire à l’ordre du jour provisoire de sa soixante et unième session la question subsidiaire intitulée « Coopération entre l’Organisation des Nations Unies et la Ligue des États arabes ».

Elle recommande en outre que l’Organisation et tous les organismes des Nations Unies fassent le plus possible appel à des institutions et experts techniques arabes pour l’exécution des projets entrepris dans la région arabe.

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