KOFI ANNAN SOULIGNE QUE 2,4 MILLIARDS DE PERSONNES SONT PRIVEES D’INSTALLATIONS SANITAIRES ADEQUATES

16 mai 2003
SG/SM/8707

KOFI ANNAN SOULIGNE QUE 2,4 MILLIARDS DE PERSONNES SONT PRIVEES D’INSTALLATIONS SANITAIRES ADEQUATES

16/05/03
Communiqué de presseSG/SM/8707

                                                            OBV/348

KOFI ANNAN SOULIGNE QUE 2,4 MILLIARDS DE PERSONNES SONT PRIVEES

D’INSTALLATIONS SANITAIRES ADEQUATES

On trouvera ci-après le message du Secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan, à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement qui sera célébrée, le 5 juin 2003, sous le thème «L’eau – Deux milliards de personnes en meurent d’envie!»: 

Le thème retenu pour la Journée mondiale de l’environnement en 2003 (« L’eau – Deux milliards de personnes en meurent d’envie! ») rappelle que l’eau est essentielle à la survie de l’humanité et au développement durable.

Lors du Sommet du Millénaire et du Sommet mondial pour le développement durable, la communauté internationale s’est fixé des objectifs quantifiables et assortis de délais en ce qui concerne l’approvisionnement en eau potable et la mise en place de services d’assainissement de base. Nous devons tout faire pour réduire de moitié, d’ici à 2015, la proportion d’individus qui n’ont pas accès à l’eau potable et à des installations sanitaires de base. Ces objectifs sont également un facteur déterminant de notre capacité à atteindre les autres objectifs du Millénaire en matière de développement, qu’il s’agisse de réduire la mortalité infantile, de vaincre le paludisme, d’éliminer la pauvreté extrême et la faim, de démarginaliser les femmes ou d’améliorer les conditions de vie dans les taudis.

Les statistiques actuelles sont préoccupantes. Une personne sur six n’a pas accès à l’eau potable de manière régulière. Et plus d’une personne sur trois, soit 2,4 milliards d’individus, ne dispose pas d’installations sanitaires adéquates. Les maladies véhiculées par l’eau tuent un enfant toutes les huit secondes et sont responsables de 80 % de l’ensemble des maladies et des décès dans le monde en développement.  C’est d’autant plus tragique que nous savons depuis longtemps que ces maladies sont facilement évitables.

Certes, les services d’approvisionnement en eau se sont améliorés au cours des 20 dernières années dans le monde en développement, mais les progrès enregistrés ont été pour une bonne part réduits à néant par la croissance de la population. A cause du changement climatique, de la pollution et de la surconsommation, de nombreuses régions du monde sont désormais menacées par la pénurie d’eau. Nous devons tout faire pour que chacun, y compris les plus démunis, ait accès à l’eau.  Il faut également

accroître au maximum la productivité de l’eau, en particulier dans le secteur agricole qui consomme le plus gros des ressources en eau douce et veiller à ce que les cours d’eau et les nappes aquifères communs à plusieurs pays soient gérés de manière harmonieuse et équitable.

Nous devons aborder les questions relatives à l’eau douce sous un angle nouveau et apprendre à respecter l’eau. On peut, dans certains cas, imposer aux consommateurs un tarif réaliste, mais il ne faut jamais priver des populations déjà marginalisées de cette ressource vitale. Or, cruelle ironie, ceux qui paient l’eau au tarif le plus élevé sont bien souvent ceux qui ont les revenus les plus modestes.

Aborder le problème sous un angle nouveau signifie aussi trouver des solutions pratiques et appropriées pour assurer un approvisionnement en eau équitable et viable. Certaines de ces solutions sont simples et peu coûteuses. Rien qu’en Asie, la récolte de l’eau de pluie, par exemple, pourrait venir en aide à quelque 2 milliards d’individus. Le fait de purifier l’eau en aval et d’enseigner au public les principes d’hygiène de base pourrait réduire considérablement le nombre des victimes de maladies véhiculées par l’eau insalubre.

La mise en place d’installations sanitaires adéquates et de modes d’approvisionnement en eau douce viables nécessiteront des investissements importants dans les infrastructures et les technologies. En effet, pour atteindre les objectifs fixés, on estime que les dépenses consacrées annuellement à ces deux secteurs devront plus que doubler.

A l’occasion de cette Journée mondiale de l’environnement, que nous célébrons en même temps que l’Année internationale de l’eau douce, engageons-nous à tout faire pour soulager la détresse de 2 milliards d’êtres humains, qui risquent de mourir faute d’eau potable et d’installations sanitaires dignes de ce nom.

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