CHAQUE JOUR DANS LE MONDE DES FONCTIONNAIRES DE L’ONU SUBISSENT DIVERSES MENACES, VIOLENCES OU INSULTES, DECLARE KOFI ANNAN A L’OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE SOLIDARITE

24 mars 2003
SG/SM/8647

CHAQUE JOUR DANS LE MONDE DES FONCTIONNAIRES DE L’ONU SUBISSENT DIVERSES MENACES, VIOLENCES OU INSULTES, DECLARE KOFI ANNAN A L’OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE SOLIDARITE

24/03/2003
Communiqué de presse
SG/SM/8647


                                                            OBV/336


CHAQUE JOUR DANS LE MONDE DES FONCTIONNAIRES DE L’ONU SUBISSENT DIVERSES MENACES, VIOLENCES OU INSULTES, DECLARE KOFI ANNAN A L’OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE SOLIDARITE


Vous trouverez ci-après l’allocution du Secrétaire général à l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec les fonctionnaires détenus ou portés disparus, le 25 mars :


Il y a 18 ans aujourd’hui, des hommes armés ont enlevé, à Beyrouth, notre collègue Alec Collett, qui était détaché à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). On est toujours sans nouvelles de lui. D’autres fonctionnaires des Nations Unies sont détenus ou portés disparus, parfois depuis pas moins de 20 ans. Et chaque jour, dans le monde, des fonctionnaires de l’ONU ou certains de nos collègues des organisations humanitaires, de la presse ou d’autres entités subissent diverses menaces, violences ou insultes, indépendamment des conditions de vie déjà difficiles qui règnent dans les zones de conflit et les régions frappées par des catastrophes.


Les bureaux des Nations Unies ont de leur côté reçu des menaces d’attentat à la bombe, ou des menaces de contamination chimique ou biologique – qui ne sont souvent que de mauvaises plaisanteries, mais qui se traduisent par de graves perturbations du fonctionnement des bureaux et plongent le personnel concerné dans une vive anxiété.


La Journée internationale de solidarité avec les fonctionnaires détenus ou portés disparus a pour objet de faire prendre conscience de la dangerosité de l’environnement dans lequel certains d’entre nous doivent travailler, et de ce que l’on peut faire pour améliorer la sûreté et la sécurité de l’ensemble du personnel des Nations Unies.


La sécurité du personnel est une responsabilité légale. J’engage les États Membres qui ne l’ont pas encore fait à signer et ratifier la Convention de 1994 sur la sécurité du personnel des Nations Unies et du personnel associé. Le Comité spécial de l’Assemblée générale sur l’étendue de la protection juridique offerte par la Convention se réunit cette semaine; je l’exhorte à reconnaître l’urgence de son travail. Il est particulièrement fâcheux que les poursuites engagées pour crimes contre le personnel des Nations Unies soient si rares; certainement, une justice rapide serait réellement dissuasive et aiderait à venir à bout d’une telle impunité.


La sécurité du personnel est également une responsabilité administrative à laquelle j’attache la plus haute importance. Le Bureau du Coordonnateur des Nations Unies pour les questions de sécurité s’emploie à améliorer la formation et la gestion en matière de sécurité.


Aujourd’hui, le syndicat du personnel des Nations Unies et son Comité de la sécurité et de l’indépendance de la fonction publique internationale nous donnent l’occasion de montrer que cette question nous tient à coeur. Ils ont conçu et produit un insigne qui symbolise le souvenir que nous avons d’amis et de collègues perdus et la volonté qui nous unit de poursuivre notre mission mondiale de paix et de développement. En portant cet insigne, j’espère que le personnel aidera à susciter une prise de conscience mondiale d’une question absolument vitale pour le succès de notre action.


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