LE CONSEIL DE SECURITE CONDAMNE AVEC FORCE LES ATTENTATS COMMIS A ISTANBUL LES 15 ET 20 NOVEMBRE

20 novembre 2003
CS/2589

LE CONSEIL DE SECURITE CONDAMNE AVEC FORCE LES ATTENTATS COMMIS A ISTANBUL LES 15 ET 20 NOVEMBRE

20/11/2003
Communiqué de presseCS/2589

Conseil de sécurité

4867e séance – après-midi

LE CONSEIL DE SECURITE CONDAMNE AVEC FORCE LES ATTENTATS

COMMIS A ISTANBUL LES 15 ET 20 NOVEMBRE

Le Conseil de sécurité a, cet après-midi, condamné avec la plus grande vigueur les attentats à la bombe commis à Istanbul (Turquie) les 15 et 20 novembre 2003, qui ont fait de nombreux morts et blessés, ainsi que les autres actes de terrorisme perpétrés dans différents pays, et considère que ces actes, comme tout acte de terrorisme, constituent une menace à la paix et à la sécurité.  Dans la résolution 1516 (2003) adoptée à l’unanimité, le Conseil a exprimé en outre sa profonde émotion et a adressé ses condoléances aux peuples et aux Gouvernements de la Turquie et du Royaume-Uni ainsi qu’aux victimes des attentats terroristes et à leurs familles. 

Dans cette même résolution, le Conseil a exhorté tous les Etats à collaborer à l’action menée pour trouver et traduire en justice les auteurs, les organisateurs et les commanditaires de ces attentats.  Le Conseil s’est également déclaré plus déterminé que jamais à combattre toutes les formes de terrorisme, conformément aux responsabilités que lui confère la Charte des Nations Unies. 

Pour le Représentant permanent de la Turquie, M. Pamir les récents attentats qui ont eu lieu à Istanbul ont ouvert de nouvelles blessures.  Le terrorisme est un moyen d’oppression qui menace la vie même, la civilisation et les valeurs communes, a-t-il souligné.  En tant que nation victime depuis des décennies par le fléau du terrorisme, la Turquie avait demandé une action et une coopération internationale dans la lutte contre ce phénomène, a-t-il poursuivi, regrettant que l’on n’ait pas compris plus tôt qu’il ne fallait pas distinguer entre les motivations, et les «causes» du terrorisme.  Tout comme il n’existe pas de «bons terroristes» il n’existe pas de «victimes de seconde classe», et par conséquent tous les terroristes doivent être traités de la même manière, de même que les victimes, a déclaré M. Pamir.  Une approche sélective serait s’engager sur une mauvaise pente, selon M. Pamir, qui a indiqué que le terrorisme finissait toujours par se retourner contre ceux qui l’ont alimenté et soutenu.

MENACES A LA PAIX ET A LA SECURITE INTERNATIONALES RESULTANT D’ACTES TERRORISTES

Projet de résolution S/2003/1106

Le Conseil de sécurité,

Réaffirmant les buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies et ses résolutions sur la question, en particulier sa résolution 1373 (2001) du 28 septembre 2001,

Réaffirmant la nécessité de combattre par tous les moyens, conformément à la Charte des Nations Unies, les menaces contre la paix et la sécurité internationales résultant d’actes de terrorisme,

1.Condamne avec la plus grande vigueur les attentats à la bombe commis à Istanbul (Turquie) les 15 et 20 novembre 2003, qui ont fait de nombreux morts et blessés, ainsi que les autres actes de terrorisme commis dans différents pays, et considère que ces actes, comme tout acte de terrorisme, constituent une menace contre la paix et la sécurité;

2.Exprime sa profonde émotion et adresse ses condoléances aux peuples et aux gouvernements de la Turquie et du Royaume-Uni ainsi qu’aux victimes des attentats terroristes et à leur famille;

3.Exhorte tous les États à collaborer, comme la résolution 1373 (2001) leur en fait l’obligation, à l’action menée pour trouver et traduire en justice les auteurs, les organisateurs et les commanditaires de ces attentats terroristes;

4.Se déclare plus déterminé que jamais à combattre toutes les formes de terrorisme conformément aux responsabilités que lui confère la Charte des Nations Unies.

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