LES MEMBRES DU CONSEIL DE SECURITE PRETS A MAINTENIR UNE PRESENCE DES NATIONS UNIES AU TIMOR-LESTE APRES LE RETRAIT DE LA MISSION EN MAI 2004

15 octobre 2003
CS/2569

LES MEMBRES DU CONSEIL DE SECURITE PRETS A MAINTENIR UNE PRESENCE DES NATIONS UNIES AU TIMOR-LESTE APRES LE RETRAIT DE LA MISSION EN MAI 2004

15/10/2003
Communiqué de presseCS/2569

Conseil de sécurité

4843e séance – matin

LES MEMBRES DU CONSEIL DE SECURITE PRETS A MAINTENIR UNE PRESENCE DES NATIONS UNIES AU TIMOR-LESTE APRES LE RETRAIT DE LA MISSION EN MAI 2004

Alors que la Mission d’appui des Nations Unies (MANUTO) s’apprête à quitter le territoire du Timor-Leste le 20 mai 2004, le Représentant spécial du Secrétaire général a ce matin demandé instamment à la communauté internationale de rester engagée dans le développement de cette jeune nation.  Informant les 15 membres du Conseil des progrès «remarquables» réalisés sur la voie de l’édification d’une nation démocratique, Kamalesh Sharma a dressé un bilan positif de l’action de la MANUTO en 17 mois, que ce soit en matière de formation de la police ou du renforcement de l’état de droit.  Il a toutefois précisé que la police nationale et la Force de défense nationale ne seraient pas en mesure de répondre aux défis majeurs après le retrait de la MANUTO.  Sur un plan administratif, M. Sharma a averti que la viabilité des institutions publiques devait être consolidée.  Il a également attiré l’attention du Conseil sur la persistance de carences au sein du système juridique.

Conscients que les besoins du Timor-Leste ne seront pas satisfaits avant la fin du mandat de la MANUTO, les membres du Conseil ainsi que d’autres délégations ont réaffirmé leur détermination à consolider les acquis obtenus par la jeune nation.  Certaines délégations comme celle de l’Espagne ou de la France ont ainsi évoqué la possibilité de déployer une mission distincte des Nations Unies, de taille réduite.  Cette assistance, a précisé la représentante de la France, devrait avoir pour objectif de développer les capacités timoraises, notamment dans les secteurs de la justice et de la police.  Tout en appuyant la présence des Nations Unies au Timor-Leste après le 20 mai 2004, le représentant du Portugal a pour sa part mis l’accent sur les retards pris en matière de développement socioéconomique.  Il a demandé aux institutions financières internationales et aux donateurs bilatéraux de participer d’avantage au Plan de développement national du Timor-Leste.

De son côté, le représentant du Timor-Leste a détaillé les avancées enregistrées dans son pays, mais également ses insuffisances.  C’est ainsi que la majorité des infrastructures médicales ont été remises en état, mais le pays manque encore de personnel médical qualifié.  Malgré les efforts de reconstruction qui ont permis de réhabiliter 700 écoles sur les 900 que compte le pays, 25% des enfants ne sont toujours pas scolarisés.  Bientôt, nous lancerons des négociations avec l’Australie sur la délimitation des frontières maritimes ce qui nous permettra de tirer des revenus issus des forages en mer de gaz et de pétrole, a annoncé le représentant.  Il est clair toutefois qu’à son avis, le Timor-Leste ne sera pas autonome d’ici la fin de la mission.

Outre les délégations déjà citées, les représentants des pays suivants ont pris la parole: Chine, Bulgarie, Pakistan, Allemagne, Angola, Guinée, Fédération de Russie, Chili, Royaume-Uni, République arabe syrienne, Cameroun, Mexique, Etats-Unis, Philippines, Australie, Italie, Singapour, Japon, Inde, Malaisie et Nouvelle-Zélande.

LA SITUATION AU TIMOR-LESTE

Rapport du Secrétaire général sur la Mission d’appui des Nations Unies au Timor oriental (S/2003/944)

Le présent rapport du Secrétaire général rend compte des activités de la Mission d’appui des Nations Unies au Timor oriental (MANUTO) depuis son dernier rapport daté du 21 avril 2003.  Il décrit d’une manière générale les progrès qui pourraient être accomplis d’ici à la fin de la période du mandat de la Mission, et identifie les domaines où des besoins subsisteront probablement.

Au titre des progrès accomplis, le rapport souligne que depuis mai 2002, date de l’accès à l’indépendance, les institutions politiques du Timor-Leste ont continué à évoluer, tout comme ses relations avec d’autres pays de la région, en particulier l’Indonésie.  Les bases du fonctionnement de la fonction publique et de la force de police ont été posées et la situation en matière de sécurité s’est améliorée.  Dès progrès importants ont également été réalisés dans la promotion du développement social et économique du pays.

Pour ce qui est de la contribution de la MANUTO au cours de la période considérée, le rapport cite notamment l’appui qu’elle a fourni à l’administration publique; son assistance aux enquêtes dans les cas de crimes graves; son appui en faveur de la sécurité intérieure et extérieure et de l’intégrité territoriale; et l’aide qu’elle a apportée au niveau de la sécurisation et du contrôle des frontières.  Le système des Nations Unies appuie, pour sa part, le développement social et économique du Timor-Leste, à travers des projets entrepris grâce au Fonds d’affectation spéciale pour le Timor-Leste, administré par la Banque mondiale, qui vise surtout à reconstruire les équipements et à améliorer les services dans des domaines tels que les communications, la santé et l’agriculture.

Toutefois, précise le Secrétaire général, des tâches cruciales doivent encore être accomplies et, dans un certain nombre de domaines, les besoins ne seront pas satisfaits après la fin du mandat de la MANUTO.  Il recommande que les dirigeants du Timor-Leste continuent à encourager le respect de l’état de droit, à informer la société civile, et à promouvoir le dialogue et les débats politiques, tout en appuyant pleinement les principales institutions démocratiques –une fonction publique apolitique, une presse libre, et un pouvoir judiciaire indépendant.

Le Secrétaire général souligne en outre qu’il est indispensable de maintenir l’assistance internationale en fournissant des orientations et des conseils en matière d’administration civile, de justice et de police, ainsi que pour la formation dans le domaine des droits de l’homme.  Il affirme qu’il est probable que la capacité du nouveau pays d’assurer la sécurité dans la zone frontalière ne sera pas parvenue à un niveau optimal, et que processus de traitement des crimes graves ne sera pas achevé.

Dans ce contexte, le Secrétaire général engage la communauté internationale à évaluer les progrès réalisés, à réitérer sa détermination de faire autant de progrès que possible au cours des derniers mois de la MANUTO, et à commencer à examiner les meilleurs moyens de satisfaire les besoins du pays après le retrait de la Mission.  Le Secrétariat envisage de faire des suggestions supplémentaires concernant les besoins essentiels du pays dans un rapport qui sera publier au début de 2004, conclut le rapport.

Déclarations

M. KAMALESH SHARMA, Représentant spécial du Secrétaire général pour le Timor-Leste, a dressé le bilan de la situation alors que la Mission d’appui des Nations Unies (MANUTO) s’apprête à achever son mandat le 20 mai 2004.  En 17 mois, a estimé le représentant, les avancées et les gains enregistrés par la Mission ont été remarquables compte tenu du peu de moyens dont elle dispose.  L’Etat du Timor devra cependant faire l’objet d’une constante attention de la part de la communauté internationale, car même si aucune atteinte à la sécurité n’a eu lieu au cours des six derniers mois, des allégations font encore état de groupes armés dans les zones rurales.  La préservation de la confiance constituera une importante base de travail et de réflexion dans le cadre de l’évaluation des besoins en terme de sécurité et de stabilité sur le long terme.

Le représentant a fait état des progrès réalisés dans le cadre de la formation du personnel de la police.  La police nationale assure désormais l’ordre public dans 12 districts sur 13.  Des efforts ont également été déployés pour renforcer ses unités spéciales.  Sur le long terme cependant, la communauté internationale devra rester impliquée pour la formation professionnelle des forces de l’ordre.  M. Sharma a expliqué qu’en effet, la police nationale pourrait ne pas être en mesure de répondre à des défis majeurs s’ils survenaient après le retrait de la MANUTO.  Le maintien des normes professionnelles de la police est également une source de préoccupation compte tenu des incidents survenus impliquant un usage disproportionné de la force.  Des actions concrètes sont envisagées pour garantir le respect des droits de l’homme par les forces de police.

Le transfert des responsabilités en matière de défense au Gouvernement du Timor-Leste interviendra le 20 mai 2004.  Cette force de défense qui dépend à l’heure actuelle de l’aide bilatérale, ne devrait pas être opérationnelle avant 2005-2006.  Alors que les efforts de la MANUTO sont progressivement réduits, c’est aux Unités de patrouille stationnées aux frontières du Timor-Leste qu’il appartient d’assurer de plus en plus les responsabilités aux frontières.  D’ailleurs, à partir de la fin du mois, tous les points de jonction seront contrôlés par ces Unités de patrouille.  Le Service de déploiement rapide du Timor-Leste devrait être responsable à l’avenir d’arrêter les groupes criminels armés.  Toutefois, ni les Unités de patrouille, ni le Service de déploiement rapide ne seront en mesure de faire face seuls aux défis sécuritaires qui se posent après le départ de la MANUTO.  Ils continueront d’avoir besoin de conseils.

Le représentant a abordé la question de l’état des relations entre le Timor-Leste et l’Indonésie dont l’évolution positive constitue un acquis important.  Les relations entre ces deux pays ont continué d’évoluer positivement.  Les deux parties coopèrent sur la question des frontières, la question des réfugiés et le paiement des retraites aux anciens fonctionnaires indonésiens.  Le rapatriement de la majorité des réfugiés a constitué un exemple remarquable de coopération entre les deux pays.

Sur un plan administratif, la MANUTO continue de fournir la structure administrative de base aux 18 ministères du Gouvernement du Timor-Leste même si des obstacles se sont dressés en raison d’un certain vide juridique et de l’absence de connaissances de base.  Les fonctionnaires du Timor-Leste auront encore besoin de programmes de formation avec l’aide des donateurs bilatéraux et de la communauté internationale.  Sans cela, la viabilité des institutions publiques sera en danger.

Dans le domaine judiciaire, la communauté internationale devra continuer de fournir une aide compte tenu de l’importance que revêt la primauté du droit dans l’édification de l’Etat du Timor-Leste.  Il est important que le judiciaire constitue un pilier de l’Etat du Timor-Leste.  Les déficiences du système juridique, a ajouté le représentant, ont des conséquences négatives sur le fonctionnement de la police.  Le représentant a précisé qu’il reste encore 850 affaires de meurtre qui n’ont pas été résolues.  75% de ces cas impliquent des personnes ne dépendant pas de la juridiction de Dili, car elles résident hors du territoire du Timor-Leste. 

Le représentant a par ailleurs fait état de diverses mesures juridiques adoptées soit dans le domaine économique ou dans le secteur agraire de nature à permettre la création d’une classe moyenne au Timor-Leste.  Il a également fait état des efforts déployés par la MANUTO pour promouvoir une culture des droits de l’homme et a estimé que la Mission devrait maintenir une unité des droits de l’homme, notamment dans la perspective de créer ultérieurement une institution relative aux droits de l’homme.  Au cours des sept mois à venir qui précèdent la fin du mandat de la MANUTO, nous continuerons à remplir notre mandat tout en étant conscients des besoins qui subsistent.  Les acquis obtenus doivent être préservés par le biais de mécanismes de soutien sur la base d’un financement prévisible et c’est au Conseil de sécurité qu’il appartiendra de le faire, en tenant compte de toutes les caractéristiques de la situation au Timor-Leste après le mois de mai 2004.

M. WANG GUANGYA (Chine) a estimé que ces six derniers mois, la situation sécuritaire dans le pays s’était améliorée et la situation d’ensemble est encourageante.  Après avoir rendu hommage à la mémoire de Sergio Vieira de Mello pour sa contribution importante, le représentant a expliqué que l’édification des institutions publiques, le renforcement de la police et des forces nationales exigent encore l’aide de la communauté internationale pour que ce pays puisse assumer une autonomie totale.  Nous appuyons les propositions du Secrétaire général figurant dans son dernier rapport et encourageons la communauté internationale à envisager des arrangements de transition.  L’aide internationale fournie au Timor-Leste est sur le déclin.  Nous  appelons la communauté des donateurs à maintenir leur niveau d’aide.  Nous avons toujours appuyé le peuple du Timor-Leste et sommes attachés au développement de liens politiques et économiques, a-t-il dit.

Se ralliant pleinement à la déclaration faite par l’Italie au nom de l’Union européenne, M. STEFAN TAFROV (Bulgarie), a salué les efforts du Gouvernement timorais visant à édifier un Etat de droit, basé sur les principes de démocratie et du respect des droits de l’homme.  A ce titre, les initiatives de «gouvernance ouverte» et du programme de «présidence ouverte» lancées par le Président Gusmão constituent un engagement clair à l’égard du processus d’édification d’un réseau responsable et représentatif pour gouverner le pays, a-t-il ajouté.  Dans ce contexte, la Bulgarie se félicite également de la reprise du travail de la Cour d’appel.  L’ONU doit trouver les meilleurs moyens de soutenir le Timor-Leste après l’expiration du mandat de la MANUTO, car malgré ses efforts louables et ceux des organes locaux, le Gouvernement timorais continue à faire face à des problèmes et des défis sérieux, a souligné le représentant de la Bulgarie.  Dans ce cadre, il appuie la politique du Timor-Leste visant à développer les relations avec ses pays voisins, notamment l’Indonésie.

M. MUNIR AKRAM (Pakistan) a salué les progrès considérables réalisés par la MANUTO mais a estimé qu’il restait à l’avenir de nombreux défis à résoudre, même après la fin de son mandat.  A ce moment-là, a-t-il précisé, une action de l’ONU sur place devrait prendre une forme différente.  Saluant l’initiative du Président Gusmão en matière de réconciliation nationale, le représentant a également estimé que de bonnes relations entre l’Indonésie et le Timor-Leste étaient de la plus haute importance et a insisté sur la nécessité du renforcement de la coopération régionale.  Par ailleurs, il a jugé fondamental la consolidation des structures économiques et a appelé la communauté internationale à continuer de soutenir le relèvement économique de ce pays après la fin de la Mission des Nations Unies.  Enfin, se félicitant du succès que constituait la stabilité actuelle de ce nouveau pays, M. Akram a souligné que d’autres pays dans le monde, notamment le Cachemire, devaient aussi faire valoir leur droit à l’autodétermination.

Mme ANA MARIA MENENDEZ (Espagne) a estimé que les progrès réalisés au cours des 10 premiers mois d’existence de la nouvelle nation du Timor-Leste étaient remarquables même si des progrès devaient être encore obtenus avec le concours de la communauté internationale.  Elle a estimé par ailleurs que l’ONU devrait maintenir une mission de taille réduite avec un mandat clair, lui permettant de consolider les acquis.  Cette mission pourrait comprendre des observateurs et des conseillers, a-t-elle estimé, affirmant que les implications financières d’une telle présence seraient réduites.  Le maintien des progrès dans les relations avec l’Indonésie sont également très encourageants, a-t-elle indiqué, notamment pour ce qui est de l’achèvement de la délimitation des frontières terrestres et le rapatriement des réfugiés volontaire.  L’Indonésie a fait un pas en avant important en traduisant en justice les auteurs de crimes graves devant un tribunal spécial même si nous sommes déçus des procès en première instance, a déclaré Mme Menenedez, invitant les autorités à veiller au respect des instances de recours.  Par ailleurs, la reprise des activités de la Cour d’appel après plus d’une année de paralysie est également un développement positif, a-t-elle conclut.

Mme EMMANUELLE D’ACHON (France) a estimé que l’action des Nations Unies, renforcée depuis mai 2003, avait permis d’avancer considérablement vers l’autonomie du pays et sa pleine insertion dans la communauté internationale.  Rappelant que le rôle de la MANUTO se concentrerait de plus en plus sur la consolidation de la paix et le développement des capacités du pays d’ici à la fin de son mandat, la représentante française a appelé les Timorais de l’Est à également faire preuve d’une volonté active pour mettre pleinement en œuvre leur autonomie.  Toutefois, elle s’est dite convaincue de la nécessité que soit maintenue une forme de soutien international après la fin de la mission de la MANUTO, en mai 2004, estimant que cette présence ultérieure de l’ONU devait être distincte de la MANUTO.  Cette assistance, a-t-elle poursuivi, devra avoir pour objectif de développer les capacités timoraises, notamment dans les secteurs de la justice et de la police, et devrait revêtir la forme d’une action coordonnée des différentes agences des Nations Unies –Banque mondiale et PNUD notamment.

M. GUNTER PLEUGER (Allemagne) s’est lui aussi félicité des progrès réalisés au Timor-Leste, notamment pour ce qui est de la question importante de la délimitation de la frontière commune entre le Timor-Leste et l’Indonésie.  L’établissement de relations de bon voisinage est une condition essentielle au futur du Timor-Leste, a-t-il dit.  Nous souscrivons par ailleurs aux recommandations du Secrétaire général visant à accorder la priorité au règlement des crimes les plus graves et à la consolidation d’une administration civile efficace et d’institutions judiciaires qui constituent la base de l’édification de la paix, du développement économique et social, a poursuivi le délégué allemand.  Le représentant s’est également déclaré convaincu que la communauté internationale devra continuer à fournir un appui constant à cette jeune nation après le départ de la MANUTO.  Il est donc temps d’envisager les meilleurs moyens d’accompagner le Timor-Leste dans son évolution, a-t-il déclaré, affirmant qu’il attendait avec impatience de prendre connaissance des recommandations du Secrétaire général dans ce domaine.

M. ISMAEL ABRAAO GASPAR MARTINS (Angola) s’est félicité des progrès importants réalisés au Timor-Leste, affirmant qu’ils prouvaient la volonté de la population à soutenir la paix et la stabilité de leur pays.  A cet égard, il a salué le fait que les institutions politiques se renforcent et s’élargissent au niveau local, que les institutions judiciaires se consolident et que la sécurité soit soutenue par une police nationale efficace, dont le rôle s’élargit progressivement.  A ce titre, il a jugé essentiel la création progressive d’une force de police ouverte, où le recrutement est fondé sur le mérite.  Néanmoins, il a estimé qu’il restait beaucoup à faire, notamment pour le développement des forces armées timoraises après le départ de la MANUTO, et en ce qui concerne la grave situation économique, accentuée par la sécheresse qui prévaut actuellement dans le pays.  Il a jugé que le PAM et le PNUD avaient un rôle essentiel à jouer dans ce domaine.. Le représentant s’est par ailleurs félicité d’un certain nombre de réformes entreprises dans le secteur économique, et notamment de la mise en place d’un programme de formation professionnelle, afin de soutenir le redressement du pays.  Enfin, il a jugé important que l’ONU et la communauté internationale continuent à soutenir les efforts entrepris par cette jeune nation pour se renforcer, même après la fin du mandat de la MANUTO en 2004.

M. ALPHA IBRAHIMA SOW (Guinée) s’est réjouit de l’évolution politique favorable au Timor-Leste, notamment celle fondée sur la proximité appelée «Présidence ouverte» et «dialogue national sur la gouvernance locale» initiés par le Président Gusmão.  Sur le Plan du Programme I relatif à la stabilité, à la démocratie et à la justice, le représentant a notamment apprécié l’appui à l’administration publique, notamment par le recrutement et la formation des fonctionnaires, dans la perspective du transfert des compétences.  Notant que la question des ressources était indispensable à la réalisation des objectifs de la MANUTO, le représentant a exhorté les donateurs à honorer leurs engagements en vue d’éviter le retard dans le déploiement des conseillers.  Enfin, M. Sow s’est déclaré préoccupé par les difficultés qui entravent l’exécution des programmes socioéconomiques du Timor-Leste et, signalant la réduction du produit intérieur brut d’au moins 3% en 2002-2003, il a demandé au Représentant spécial du Secrétaire général au Timor-Leste des explications complémentaires sur l’appui des institutions, organismes et agences spécialisées du système des Nations Unies aux politiques économique et sociale du nouveau pays.

M. ALEXANDER KONUZIN (Fédération de Russie) a salué la stabilisation progressive du pays ainsi que les réformes du nouveau Gouvernement appuyées par la Mission des Nations Unies, mais a estimé cependant que les institutions actuelles étaient encore très fragiles.  Le représentant a également salué le rétablissement de bonnes relations avec l’Indonésie, le renforcement de la police nationale ainsi que l’élargissement de la zone de responsabilité de la police et de l’armée, se félicitant de voir qu’elle avait lieu conformément au calendrier et sans complication.  Sur le plan économique, le représentant de la Fédération de Russie a estimé que les donateurs devaient renforcer leur appui aux réformes.  Il a également salué un certain nombre d’avancées dans de nombreux domaines, notamment en ce qui concerne la réconciliation nationale, le travail fourni aux anciens combattants et le renforcement de la sécurité de la frontière.  Enfin, il a estimé que les succès remportés au Timor-Leste devaient permettre au Conseil de sécurité de tirer des enseignements qu’il pourrait appliquer dans d’autres régions du monde.

M. CRISTIAN MAQUIEIRA (Chili) a souscrit à la vision du Secrétaire général et a salué le rôle clef joué par la MANUTO au Timor-Leste.  Il a souligné que les programmes de formation organisés par la MANUTO constituaient un aspect essentiel de l’administration civile.  En revanche, dans le domaine des droits de l’homme, il a affirmé que le processus de la mise en place d’un système judiciaire ne seraient pas achevé en 2004 et qu’une aide supplémentaire serait nécessaire.  Une véritable stabilité doit forcément passer par le développement économique du pays, a estimé le représentant, affirmant qu’il sera essentiel d’obtenir l’engagement de la communauté internationale dans divers domaines après le départ de la Mission.

M. ADAM THOMSON (Royaume-Uni) a salué le renforcement de l’administration publique et de la force de police ces derniers mois au Timor-Leste.  Il a estimé que l’assistance internationale serait essentielle après la fin du mandat de la MANUTO pour consolider la paix et a fait valoir que l’engagement international devrait à cet égard être déterminé, clair et défini.  Par ailleurs, il a estimé que les efforts devaient être renforcés pour aider la MANUTO à progresser dans les sept prochains mois qui lui restent, notamment en ce qui concerne la délimitation des frontières.  A ce titre, il s’est déclaré préoccupé par le retard pris dans ce domaine, ainsi que dans le secteur judiciaire, qui montrait encore des lacunes et insuffisances.  Le représentant a notamment fait observer que les crimes graves devaient être rapidement jugés.  Enfin, en ce qui concerne le renforcement des forces de police du pays, il a déclaré que son pays ainsi que l’Australie travaillaient étroitement pour soutenir l’établissement d’une police efficace et solide.

M. MILAD ATIEH (République arabe syrienne) s’est dit satisfait de l’évolution politique au Timor-Leste, notamment en ce qui concerne le développement des relations politiques avec les autres Etats de la région sur les questions d’intérêt commun, comme la démarcation de la frontière et le retour des réfugiés.  Nous estimons cependant que la communauté internationale doit continuer à fournir une aide au Timor-Leste pour son développement socioéconomique, a-t-il conclu. 

M. IYA TIDJANI (Cameroun) s’est interrogé sur ce qui se passerait après 2004, date du départ fixé de la MANUTO, notamment dans le domaine de la mise en place d’une armée capable d’assumer ses responsabilités sur l’ensemble du territoire.  Ici comme ailleurs, l’appui de la communauté internationale est incontournable si l’on veut accélérer le processus d’appropriation dans le domaine sécuritaire, a ajouté le représentant.  Le Timor-Leste dispose de capacités économiques réelles et les dispositions prises avec l’Australie dans le secteur des hydrocarbures incitent à un réel optimisme à moyen terme, a-t-il indiqué.  Malheureusement, a regretté M. Tidjani, les besoins de financement du pays ne peuvent être couverts sans les soutiens extérieurs.  C’est pourquoi, en attendant le «printemps» pétrolier timorais, la communauté internationale se doit d’accorder un appui soutenu au Gouvernement et à l’économie timorais, a-t-il conclu. 

M. CARLOS PUJALTE (Mexique) a souligné l’importance du principe de l’autodétermination des peuples et s’est félicité des progrès réalisés au Timor-Leste dans ce domaine.  Cette réussite prouve que l’on peut obtenir beaucoup avec une aide internationale déterminée, a-t-il poursuivi.  M. Pujalte, a salué l’initiative de présidence ouverte lancée par M. Gusmão, estimant qu’elle permettait de faire participer le peuple au processus démocratique, ainsi que les avancées des relations entre le Timor-Leste et l’Indonésie.  Soulignant que la MANUTO avait pu bénéficier de la souplesse nécessaire pour mener sa mission de manière efficace, le représentant mexicain a invité à l’ONU à en tirer les enseignements nécessaires pour l’élaboration d’autres missions de ce type.  Déplorant par ailleurs le retard pris dans le processus de réformes en matière judiciaire et sécuritaire, le représentant s’est prononcé en faveur de la formation du personnel en matière de droits de l’homme.  Il a également jugé essentiel qu’une coordination appropriée et efficace se développe entre le système des Nations Unies et le Gouvernement du Timor-Leste en ce qui concerne la sécurité frontalière.  Enfin, il a appelé les institutions financières internationales à soutenir le processus de réformes en cours dans le pays.

M. JAMES CUNNINGHAM (Etats-Unis) a demandé aux donateurs de continuer à fournir une aide au Timor-Leste.  Il a également demandé au Gouvernement de ce pays de jouer son rôle en matière du respect de la primauté du droit.  Le représentant a par ailleurs souscrit à la proposition contenue dans le rapport du Secrétaire général du 6 octobre visant à étudier les moyens de renforcer les acquis de la MANUTO.  Nous sommes disposés à participer à ce débat et convenons que la communauté internationale doit rester engagée sur le terrain, notamment pour ce qui est du maintien de la sécurité dans le pays, a conclu le représentant.

M. JOSE LUIS GUTERRES (Timor-Leste) a fait valoir que la présence des forces de maintien de la paix, des forces internationales ainsi que la consolidation des institutions et du processus démocratique avaient permis de maintenir la stabilité et la démocratie du pays.  En ce qui concerne la participation du peuple au processus démocratique, il a rappelé que son gouvernement avait lancé un programme qui comprend des visites dans les villages, au cours desquelles on fournit des explications à la population sur le plan national de développement et les défis qui attendent le pays.  Passant en revue les progrès réalisés dans plusieurs secteurs, le représentant a souligné l’adoption d’un programme national de couverture de santé.  Il a cependant indiqué que le paludisme et la tuberculose continuaient à se répandre et que le Timor-Leste avait un grand besoin de médecins, d’infirmières et d’ambulances notamment. 

En matière d’éducation, il a souligné que 700 des 900 écoles détruites avaient été reconstruites, mais que 25% des enfants n’avaient toujours pas accès à l’éducation.  Par ailleurs, le représentant a affirmé que des négociations étaient en cours avec l’Australie pour la délimitation des frontières maritimes, soulignant que le revenu des ressources pétrolières présentes dans ces zones représentait un enjeu essentiel pour le Timor-Leste et sa population.  Sur la situation des réfugiés, il a déploré qu’en dépit des efforts des autorités de son pays, près de 26 000 personnes étaient encore dans les camps de réfugiés.  Enfin, le représentant a souligné que le pays ne pourrait subvenir à ses propres besoins dans tous les domaines d’ici la fin du mandat de la MANUTO.

M. GONÇALO SANTA CLARA GOMES (Portugal) a reconnu les progrès importants réalisés par le Timor-Leste grâce en partie à l’aide des Nations Unies dans les domaines de la fonction publique et des forces de police sur le terrain qui assument de plus en plus de responsabilités. Un autre développement positif a été l’établissement de relations de bon voisinage avec l’Indonésie, notamment en ce qui concerne la délimitation de leurs frontières communes.  Le délégué a souligné toutefois qu’il restait de nombreux progrès à réaliser, ce qui exige l’aide de la communauté internationale notamment en matière de formation de la police et de la gestion des frontières qui sont encore poreuses.  Sur le plan administratif, il faudra également remédier au manque personnel qualifié, a estimé le représentant, qui a noté avec préoccupation le peu de progrès sur la voie du développement socioéconomique du Timor-Leste.  Nous estimons que les institutions financières internationales et les donateurs bilatéraux devront accorder un soutien plus vigoureux au Plan de développement et promouvoir davantage les investissements comme moyen pour créer des emplois.  Le Portugal estime donc nécessaire de maintenir une présence des Nations Unies à l’avenir qui soit dotée d’un mandat clair du Conseil de sécurité, a conclu le représentant de ce pays.

M. LAURO L. BAJA JR. (Philippines) a déclaré que, cinq mois après avoir célébré le premier anniversaire de l’indépendance du Timor-Leste, la satisfaction pouvait être de mise car, avec l’aide des Nations Unies, la guerre et la famine feront bientôt parti du passé.  Saluant les progrès réalisés dans le cadre du renforcement des lois et du dialogue politique, le représentant des Philippines a toutefois souligné les défis auxquels demeurait confronté ce pays, dont 75% de l’infrastructure a été détruite et reste à reconstruire.  En outre, l’accès à l’eau potable, à l’électricité, à l’éducation  et à l’emploi demeurent des enjeux considérables dans un pays où 40% de la population vit avec moins de 55 cents par jour, a-t-il ajouté.  Toutefois, sur le plan économique, le représentant des Philippines a salué l’espoir né de la conclusion du Traité, signé en mars dernier, entre le Timor-Leste et l’Australie.  Pour faire face aux défis, le Timor-Leste devra continuer à requérir l’aide de la communauté internationale, a-t-il conclu.

M. JOHN DAUTH (Australie) a souligné que les progrès réalisés au Timor-Leste étaient bien réels mais restaient fragiles.  A cet égard, il a estimé que plusieurs domaines nécessitaient d’être renforcées, notamment celui de la sécurité, des institutions démocratiques et de l’apport de travail au peuple timorais.  Il est donc important que le Conseil de sécurité accorde toute son attention à cette question dans les prochains mois et s’assure que la communauté internationale offre toujours son soutien aux efforts déployés par ce pays, a-t-il poursuivi.  Le représentant de l’Australie a également estimé, à l’image du Secrétaire général, que le pays ne pourrait subvenir à ses besoins dans un certain nombre de domaines avant la fin du mandat de la MANUTO et que l’on aurait besoin d’une mission, plus modeste, des Nations Unies dont l’objectif serait de garantir la sécurité après la MANUTO.  A cet égard, il a fait valoir que son pays avait présenté un modèle de mission en ce sens au Conseil de sécurité, qui consisterait en un appui aux forces timoraises pour jeter les fondements de la prospérité et la sécurité internationale.  Cette mission serait petite, concrète et se concentrerait sur la sécurité, a-t-il précisé; elle comprendrait des officiers de liaison militaire dans des districts frontaliers, un groupe international de police d’intervention pour soutenir les autorités en cas de situation d’urgence, des observateurs de la police en lien avec la police timoraise, un noyau de conseillés internationaux auprès du Gouvernement timorais, ainsi que des experts juridiques internationaux pour achever les procès des crimes contre l’humanité, a-t-il expliqué.  Le coût de cette mission serait relativement faible, a-t-il fait valoir, estimant qu’il ne représenterait qu’un dixième du coût de l’actuelle mission dans sa dernière année.

M. ALDO MANTOVANI (Italie), au nom de l’Union européenne et des pays associés, a salué les efforts du Gouvernement timorais pour édifier les institutions politiques fragiles du Timor-Leste.  L’Union européenne se félicite également de la consolidation des relations entre le Timor-Leste et l’Indonésie et attend avec impatience l’achèvement de l’accord sur le tracé de la frontière suite à la réunion de la Commission ministérielle bilatérale qui s’est tenue à Dili début septembre, a-t-il précisé.  Le représentant a également formulé l’espoir que la coopération se poursuivrait sur la base du même esprit amical pour régler de nombreuses questions comme le retour des réfugiés ou la conclusion d’autres accords de coopération entre les deux pays.  A cet égard, l’Union européenne est convaincue que la poursuite judiciaire des responsables de crimes contre l’humanité contribuerait  à la réconciliation, a-t-il dit.  M. Mantovani a par ailleurs constaté avec satisfaction que les opérations de la MANUTO étaient réalisées conformément aux calendriers établis en vue d’une réduction progressive de la taille de la Mission par le transfert progressif des responsabilités aux autorités locales.  La communauté internationale doit néanmoins continuer de suivre la situation et les développements sur le terrain, en particulier dans les domaines de l’administration publique, de la justice et de la police, a-t-il dit, en souhaitant qu’une réflexion ait lieu au sein de Conseil de sécurité sur le bilan de la mission et les besoins du pays après le retrait de la MANUTO. 

M. KISHORE MAHBUBANI (Singapour) a exprimé que le Conseil de sécurité continuerait d’étudier les tâches à accomplir au Timor-Leste.  Le progrès est réel mais fragile, a-t-il poursuivi, invitant le Conseil à réfléchir à la stratégie de sortie de la MANUTO, qui devra être fondée sur l’évaluation approfondie des besoins fondamentaux du pays et sur la nécessité de trouver des moyens fiables d’assurer les investissements considérables dont le pays a besoin.  En outre, il a souligné que toute présence post-MANUTO devrait inclure des officiers de liaison militaires aux frontières, des observateurs de police, un appui armé destiné à répondre à des situations d’urgence ainsi que des experts internationaux dans les domaines sécuritaires.  Cette proposition n’est pas démesurée, a-t-il estimé.  Enfin, le représentant a appuyé l’invitation du représentant du Timor-Leste au Conseil de sécurité pour qu’il se rende sur place en mission d’évaluation.

M. KOICHI KARAGUCHI (Japon) a affirmé que son pays se félicitait des progrès accomplis sur les plans de l’administration, de la lutte contre la criminalité, de la sécurité interne ainsi que de l’évolution des relations entre Timor-Leste et l’Indonésie.  Il s’est également réjoui de la bonne gestion du budget par la Missiond'appui des Nations unies au Timororiental (MANUTO).  Le représentant a par ailleurs affirmé que le Gouvernement de son pays s’engageait à poursuivre son aide à la MANUTO dans la perspective de consolider les progrès réalisés, et cela jusqu’à la fin du mandat de la Mission.  Il a également formulé l’espoir de recevoir des propositions spécifiques du Secrétaire général pour la période suivant le mandat de la MANUTO.  La consolidation de la paix demeure un défi de taille que la communauté internationale se doit de relever, a-t-il ajouté.  «Il importe au plus haut point que les Nations Unies et la communauté internationale s’assurent que les progrès essentiels qui ont été accomplis sur les plans de la paix, de la primauté du droit, du respect des droits de l’homme et du développement soient préservés et renforcés» a-t-il précisé.  Le Japon a l’intention de maintenir l’aide d’environ 60 millions de dollars qu’il s’est engagé à fournir à ce pays au cours des trois années suivant son indépendance, a-t-il conclu.  

M. A. GOPINATHAN (Inde) a exprimé sa satisfaction face aux progrès enregistrés par la MANUTO et le Gouvernement timorais depuis l’indépendance du pays dans les domaines économique et politique.  L’Inde se félicite en particulier de la réduction progressive du contingent militaire de la MANUTO, phénomène qui est allé de pair avec le développement de forces armées timoraises.  Il s’est également félicité du calme relatif qui existe sur le plan interne et qui a permis de remettre le contrôle de 12 districts à la police nationale du Timor-Leste.  Les progrès réalisés pour préparer le pays à assumer le contrôle de l’administration civile ont également été salués par le représentant qui a aussi souligné les progrès concernant le prélèvement des recettes engendrées par l’exploitation de la mer du Timor ainsi que la consolidation des relations avec l’Indonésie.  Cependant, de l’avis du représentant, le processus d’édification de la nation est-timoraise était une œuvre de longue haleine qui requiert l’assistance de la communauté internationale.  A cet égard, il a prié le Secrétaire général de faire connaître ses recommandations en la matière. 

M. RASTAM MOHD ISA (Malaisie) s’est félicité des réformes engagées par les autorités timoraises, notamment de l’initiative de la «présidence ouverte» de M. Gusmao et s’est dit convaincu que les lacunes en matière de sécurité, de justice et de police pourraient être comblées en temps voulu pour peu que la communauté internationale s’y applique.  En revanche, il s’est inquiété de ce que 25% de la population carcérale était détenue en vertu de mandats expirés et a souligné par le manque d’efficacité de la police en ce qui concerne les actes d’enlèvement et de terrorisme notamment.  Estimant que la police nationale avait encore besoin d’un soutien international, le représentant a salué les propositions de l’ambassadeur d’Australie de créer une mission plus modeste succéderait la suite de la MANUTO.  Par ailleurs, il a jugé essentiel le rôle de la Banque mondiale et du PNUD dans le développement du secteur économique du pays et s’est dit convaincu que le pays se redresserait économiquement s’il bénéficie de stabilité politique de réformes.  Faisant valoir la participation active de son pays aux forces de la MANUTO, qui fournit une aide dans les secteurs de la police et des pompiers notamment, le représentant a souligné que son pays, voisin du Timor-Leste, souhaitait renforcer ses relations et sa coopération avec ce dernier.  Il est clair que la communauté internationale doit aujourd’hui faire le bilan de ce qui reste à faire après le retrait de la MANUTO, a conclu le représentant.

M. DON MACKAY (Nouvelle-Zélande) a estimé que les Nations Unies peuvent être fières de leur contribution à la durabilité à long terme du Timor-Leste.  Il a également appuyé le calendrier de réduction de la taille de la MANUTO sur la base des informations actuelles, mais ne s’est pas dit favorable à un retrait total des Nations Unies en mai 2004.  C’est pourquoi, il a appuyé l’intention du Secrétaire général de revenir à ces questions au début de l’année prochaine.  Selon le représentant, une forme de présence transitoire des Nations Unies était essentielle.  Il a en outre souligné que des progrès restaient à accomplir dans certains domaines fragiles, tels que la police, la justice et les droits de l’homme, mais s’est dit encouragé par les progrès réalisés dans la conclusion d’accords politiques entre l’Indonésie et le Timor-Leste concernant le tracé de leur frontière commune. 

Saluant le travail de son équipe dans le pays et rendant un hommage appuyé à l’action de M. Viera de Mello, M. SHARMA a remercié les délégations de leurs remarques et observations sur les progrès réalisés par la MANUTO et leur a affirmé qu’il répondrait à toutes les questions et interrogations soulevées.

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