POUR KOFI ANNAN, LE SOMMET DE JOHANNESBURG ET L’ANNEE INTERNATIONALE DE L’EAU DOUCE OFFRENT L’OCCASION DE DEFINIR DES STRATEGIES EN MATIERE D’ACCES AUX RESSOURCES EN EAU

1 mars 2002
SG/SM/8139

POUR KOFI ANNAN, LE SOMMET DE JOHANNESBURG ET L’ANNEE INTERNATIONALE DE L’EAU DOUCE OFFRENT L’OCCASION DE DEFINIR DES STRATEGIES EN MATIERE D’ACCES AUX RESSOURCES EN EAU

01/03/2002
Communiqué de presseSG/SM/8139

                                                            OBV/262

POUR KOFI ANNAN, LE SOMMET DE JOHANNESBURG ET L’ANNEE INTERNATIONALE DE L’EAU DOUCE OFFRENT L’OCCASION DE DEFINIR DES STRATEGIES EN MATIERE D’ACCES AUX RESSOURCES EN EAU

On trouvera ci-après le message du Secrétaire général, M. Kofi Annan, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau célébrée le 22 mars :

Le thème qui a été choisi pour célébrer la Journée mondiale de l’eau cette année : « L’eau pour le développement », témoigne de l’importance fondamentale de l’eau pour la vie sur la Terre et pour la préservation de l’environnement.

Selon les estimations, 1,1 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, 2,5 milliards de personnes ne disposent pas d’installations sanitaires convenables et plus de cinq millions de personnes meurent chaque année de maladies transmises par l’eau, soit 10 fois plus que le nombre moyen de personnes qui périssent dans les guerres tous les ans. On considère trop souvent que l’eau est un bien gratuit, disponible en quantités illimitées. Pourtant, même lorsque des réserves existent en quantité suffisante, voire en abondance, les risques de pollution de l’eau sont de plus en plus nombreux et les besoins en eau ne cessent d’augmenter. Il est probable que, d’ici à 2025, deux tiers de la population mondiale vivront dans des pays qui seront exposés à des pénuries d’eau plus ou moins graves. La concurrence féroce que se livrent les pays pour les ressources en eau fait craindre que cet enjeu renferme les germes de conflits violents.

Cela étant, la question de l’eau dans le monde ne devrait pas être uniquement une source de tensions; elle peut également servir à encourager la coopération. Deux tiers des grands fleuves sont internationaux. Plus de 300 fleuves traversent des frontières nationales. De plus en plus, les pays qui ont acquis des compétences en matière de gestion des bassins hydrographiques et des plaines inondables ou qui ont l’expérience de systèmes d’irrigation efficaces mettent leurs connaissances et leurs techniques à la disposition d’autres pays. Les scientifiques de divers pays et disciplines conjuguent leurs efforts en vue d’évaluer le problème et dans l’espoir de susciter une « révolution bleue » qui s’impose dans le domaine de la production agricole. Les organismes des Nations Unies ont, de leur côté, lancé un large ensemble de projets opérationnels et sont en outre en train d’élaborer la première édition du Rapport sur la mise en valeur des ressources en eau dans le monde.

À la fin de cette année, des chefs d’État et de gouvernement, des organisations non gouvernementales, des représentants du secteur privé et de nombreux autres participants se réuniront à Johannesburg, à l’occasion du Sommet mondial pour le développement durable. Par ailleurs, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé l’année 2003 « Année internationale de l’eau douce ». Il incombe à chacun d’entre nous de saisir ces occasions en vue d’arrêter une stratégie claire à suivre pour atteindre les objectifs de développement concernant l’accès aux ressources en eau, qui ont été énoncés dans la Déclaration du Millénaire. Nous pouvons, si nous travaillons ensemble, garantir à tous un approvisionnement durable en eau à l’avenir.

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