LE DEBAT SUR LE PROGRAMME ET LE DOCUMENT FINAL DU SOMMET MONDIAL SOULIGNE L'IMPORTANCE ET LA COMPLEXITE DU "PROCESSUS DE JOHANNESBURG"

4 février 2002
ENV/DEV/616

LE DEBAT SUR LE PROGRAMME ET LE DOCUMENT FINAL DU SOMMET MONDIAL SOULIGNE L'IMPORTANCE ET LA COMPLEXITE DU "PROCESSUS DE JOHANNESBURG"

04/02/2002
Communiqué de presseENV/DEV/616

Commission du développement durable

constituée en Comité préparatoire du Sommet

mondial pour le développement durable

LE DEBAT SUR LE PROGRAMME ET LE DOCUMENT FINAL DU SOMMET MONDIAL SOULIGNE L'IMPORTANCE ET LA COMPLEXITE DU "PROCESSUS DE JOHANNESBURG"

La Commission du développement durable, constituée en Comité préparatoire du Sommet mondial pour le développement durable de Johannesburg, a entendu cet après-midi les observations des délégations sur les propositions d'action contenues dans le document de travail établi sur la base des discussions qui ont eu lieu la semaine dernière dans le cadre des débats multipartites qui ont réuni les Etats Membres et les grands groupes organisés de la société civile, des milieux d'affaires et de la communauté scientifique.  Basées sur la réaffirmation des engagements et des principes de Rio, les observations des délégations avaient pour objectif de faciliter la préparation d'un projet de document de référence que le Président devra présenter comme base de négociations des prochaines sessions du Comité préparatoire.

Les délégations ont fait des commentaires sur les paragraphes du document qui traitent de la mondialisation en tant que moteur du développement, de l'éradication de la pauvreté, du développement durable et des moyens d'existence des populations, des changements à apporter aux modes actuels de consommation et de production, la promotion de la santé par le développement durable, l'énergie et les transports ainsi que la protection de l'atmosphère, la conservation et la gestion des ressources naturelles comme base du développement, la gestion de l'eau douce, du développement des petits Etats insulaires en développement et la gestion des océans et de leurs ressources sont également examinés dans le document.  La seconde partie du document examiné concerne les moyens de mise en oeuvre du développement durable, à savoir son financement, les transferts de technologie, le renforcement des capacités et l'éducation et le renforcement des capacités.  Elle traite aussi des initiatives qui devraient être lancées en faveur du développement durable de l'Afrique et pour la lutte contre la désertification, et elle propose des mesures de renforcement de la gouvernance pour un développement durable aux niveaux national, régional et international.

La représentante des Etats-Unis a déclaré que la Déclaration de Doha était un engagement en faveur du commerce et du développement et que le Sommet de Johannesburg devrait, au lieu d'ouvrir de nouvelles discussions sur le commerce, renforcer les termes de cette Déclaration qui représente un bon outil de travail pour les négociations qui pourront être engagées en matière commerciale.  Le

Secrétaire général de l'ONU a dit avec justesse que les pauvres ne sont pas pauvres à cause de la mondialisation, mais plutôt à cause de l'insuffisance de mondialisation, a fait remarquer la représentante, en souhaitant que Johannesburg ne soit pas le prétexte du lancement d'un nouveau cadre multilatéral de

politique de développement international.  Les Etats-Unis ne pourront donc appuyer aucun nouvel accord-cadre multilatéral concernant le fonctionnement des entreprises privées, les organismes spécialisés et leurs mandats et programmes existant leur apparaissant suffisamment adaptés pour promouvoir le développement.  Les Etats-Unis estiment que les entreprises et le secteur privé ont un rôle à jouer, selon des règles déjà énoncées par l'OCDE.

La représentante du Chili, s'exprimant au nom du Groupe des 77 et de la Chine, a jugé que dans les propositions relatives aux mesures à prendre pour faire en sorte que la mondialisation bénéfice au développement durable, l'accent n'est pas suffisamment mis sur la question des transferts de technologie.  Elle a ajouté que la question de la suppression des subventions ne devrait pas être mentionnée dans les propositions concernant les textiles, mais à celles relatives à l'agriculture, où elles doivent être supprimées.  S'agissant de la prise en considération des termes de la réunion de l'OMC de Doha, elle a estimé que ce passage devrait implicitement faire référence à la Déclaration ministérielle de Doha.  D'autre part, le Groupe des 77 et la Chine ne soutiennent pas le rôle que l'on veut accorder à l'OMC dans la mise en oeuvre du développement durable, a dit la représentante.

L'Union européenne est pour le renforcement des actions et de la gouvernance au niveau national, a dit le représentant de l'Espagne, en estimant que de nouvelles approches touchant à la diversification des capacités d'exportation des pays en développement et à l'amélioration de la concurrence s'imposent.  Il appartient aux gouvernements de s'assurer que les restructurations qu'opèrent les entreprises dans le cadre de la mondialisation s'accompagnent d'un redéploiement de services sociaux nationaux.  L'assistance technique aux politiques nationales de développement et l'amélioration de l'accès aux marchés sont des domaines dans lesquels l'Union européenne a déjà pris des engagements lors de la Conférence sur les pays les moins avancés à Bruxelles.  L'Union européenne tient à inclure au Sommet de Johannesburg la question d'une bonne gouvernance écologique internationale dans le cadre du développement durable, a précisé le représentant.  Après ces remarques de l'Espagne, la représentante de la Chine a émis des réserves sur certains paragraphes du document, dont celui relatif à "l'accès garanti à l'information", et a souhaité que tout ce qui trait au commerce fasse l'objet de débats sans restrictions, Doha n'étant que le début d'un processus qui doit confirmer le droit d'accès équitable aux marchés mondiaux de tous les pays.

La prochaine réunion du Comité préparatoire sera annoncée dans le Journal.

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