UNE FORCE INTERNATIONALE DOIT ETRE DEPLOYEE POUR PROTEGER LES CIVILS PALESTINIENS, DEMANDE LA CONFERENCE DE LA SOCIETE CIVILE

AG/PAL/818
24 septembre 2002

UNE FORCE INTERNATIONALE DOIT ETRE DEPLOYEE POUR PROTEGER LES CIVILS PALESTINIENS, DEMANDE LA CONFERENCE DE LA SOCIETE CIVILE

24/09/02
Communiqué de presse
AG/PAL/818


Conférence internationale des Nations Unies de la

société civile en solidarité avec le peuple palestinien

4ème séance – après midi


UNE FORCE INTERNATIONALE DOIT ETRE DEPLOYEE POUR PROTEGER LES

PALESTINIENS, DEMANDE LA CONFERENCE DE LA SOCIETE CIVILE


Selon les ONG, une attaque des Etats-Unis contre

l’Iraq aurait des conséquences désastreuses pour les Palestiniens


“Faire en sorte que le Conseil de sécurité de l’ONU et/ou l’Assemblée générale autorisent le déploiement d’une force d’interposition et de protection dans les territoires palestiniens occupés”, tel est le point principal du plan d’action et de la déclaration adoptés cet après-midi par la Conférence internationale de la société civile à l’appui du peuple palestinien.  Une telle force, disposant d’un mandat bien défini et assortie d’une date-butoir pour la fin de l’occupation, épargnerait de nouvelles victimes et des destructions supplémentaires du fait des forces d’occupation militaires israéliennes.  La Conférence, qui terminait ses travaux appelle la société civile à faire pression sur les Gouvernements et les Parlements et exhorte les Nations Unies à faire le nécessaire pour autoriser le déploiement de cette force, qui constituerait le premier pas vers la fin à l’occupation et la mise en œuvre des résolutions pertinentes de l’ONU en faveur de l’établissement d’une paix juste et totale au Moyen-Orient.  La Conférence souhaite également la pleine application de l’article 14 de la résolution 687 du Conseil de sécurité qui demande l’établissement d’une zone libre d’armes de destruction massive au Moyen-Orient.


Dans la déclaration également adoptée aujourd’hui, les ONG mettent en garde contre les conséquences désastreuses qu’aurait une guerre des Etats-Unis contre l’Iraq.  Plus particulièrement, les ONG craignent que la guerre soit utilisée pour masquer le transfert des Palestiniens de leur terre natale, opération qui serait en fait du “nettoyage ethnique”. 


Dans son plan d’action, la Conférence s’engage à tout mettre en oeuvre pour informer l’opinion publique: sur les réalités de la vie des Palestiniens sous l’occupation; sur les violations quotidiennes des droits de l’homme dont sont victimes les Palestiniens; sur les actions qui peuvent être entreprises en faveur du respect du droit international.  Ces actions comprennent les boycotts, le retrait des investissements, la suspension de l’aide et des relations commerciales, jusqu’à ce qu’un terme soit mis à l’occupation.


Les six experts qui s’étaient exprimés en cours de séance avaient unanimement déploré l’impuissance des Nations Unies et l’incapacité du Conseil de sécurité à faire appliquer ses résolutions, alors même que le droit international reconnaît explicitement la légitimité juridique des revendications palestiniennes.  Ils ont tous souligné que face à cette impasse, la société civile a un rôle à jouer; elle peut faire évoluer les représentations, diffuser des informations sur la réalité de l’occupation, et demander aux autorités politiques d’amener les Nations Unies à assumer ses responsabilités.  Plusieurs experts ont évoqué l’idée de sanctions que la communauté internationale devrait imposer à Israël.  Le Président du Comité européen de coordination des ONG pour la Palestine a proposé que l’on suspende l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël et prôné la réactivation d’un tribunal des peuples où l’on puisse identifier l’ensemble des violations dont sont victimes les Palestiniens.  Un autre a demandé que le statut d’Etat Membre de l’Organisation soit retiré à Israël.


Evoquant la résolution du Conseil de sécurité 1435 adoptée dans la nuit, grâce au vote affirmatif de 14 membres du Conseil, M. Nasser Al-Kidwa, Observateur permanent de la Palestine, s’est félicité de ce que ce texte, présenté par les pays européens, comprenne des éléments significatifs et a demandé aux ONG d’exercer les pressions nécessaires pour que la résolution soit appliquée.  Satisfait que la Conférence se soit tenue dans une conjoncture aussi cruciale, M. Papa Louis Fall, Président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, a indiqué dans son discours de clôture que les obstacles qui se trouvent sur la route qui conduit à la fin de l’occupation ne pourront pas être levés sans le concours de l’ensemble des groupes constituant la communauté internationale.

Déclarations


Mme TERRY GREENBLATT, Directrice de l’organisation Bat Shalom de Jérusalem, a expliqué que son mouvement a été créé en 1994 pour défendre la création d’un État palestinien et exiger le retrait des forces israéliennes des territoires palestiniens.  Elle a expliqué que son mouvement a lancé une campagne de sensibilisation sur les droits et les devoirs des deux nations, israélienne et palestinienne, dans la perspective de coexistence de deux États.  L’absence d’efforts de la part de la communauté internationale à contraindre Israël à se soumettre à ses obligations encourage la poursuite de l’occupation et retarde la conclusion d’une paix durable.  Elle a rappelé que son organisation avait saisi l’an dernier le Conseil de sécurité afin d’exiger le déploiement d’une force de protection internationale, demande faite également devant les femmes du Congrès américain, du Parlement européen et transmise aux membres du Quartet.  Le Quartet doit aborder les problèmes de sécurité des deux parties et mettre fin à l’occupation israélienne et à la violation flagrante des droits des Palestiniens.  Mme Greenblatt a prôné le déploiement d’une présence pacifiste dans la région sous protection internationale afin de contraindre Israël à se soumettre aux dispositions de la quatrième Convention de Genève et à respecter le droit international.  Elle a déploré le manque d’informations provenant des territoires palestiniens occupés et l’hermétisme entre les deux communautés et elle a expliqué que Bat Shalom s’emploie à faire communiquer les femmes israéliennes et palestiniennes pour restaurer la confiance.  Les 35 ans d’occupation et les attentats-suicide, le racisme à l’égard du peuple palestinien et la rancœur à l’égard d’Israël ont érodé les perspectives de paix, a-t-elle dit.  Elle a plaidé pour une sensibilisation en profondeur et une éducation à la tolérance qui permette de transformer les réactions d’hostilité actuelles en manifestations pacifiques contre l’occupation.  Elle a expliqué que Bat Shalom encourage des initiatives de boycott au quotidien des produits israéliens provenant des territoires palestiniens afin de lutter efficacement contre l’occupation.  Demain en Israël, Bat Shalom va ériger comme chaque année la tente de la paix, mais nous sommes menacés par les mouvements d’extrême droite, a déploré Mme Greenblatt car à leurs yeux, il y a peu de place pour les voix divergentes en Israël en ce moment. 


Mme PHYLLIS BENNIS, Chargée de recherche à l’Institut d’études politiques de Washington, a invité les Nations Unies à s’intégrer pleinement dans la recherche d’une solution qui vise à mettre un terme à l’occupation.  Elle a estimé que le droit international et le respect des droits de l’homme doivent être au cœur des campagnes de sensibilisation sur les droits des Palestiniens et sur la lutte pour la création d’un État palestinien.  Nous travaillons tous pour appuyer le droit international et le faire appliquer et nous demandons aux États de faire respecter la légalité internationale, a-t-elle dit.  Notre cadre d’action peut consister à faire appliquer le droit international et c’est là que les Nations Unies peuvent jouer un rôle clé a ajouté Mme Bennis.  Il faut que nous fassions en sorte d’avoir une place dans les délibérations des Nations Unies pour faire entendre nos voix et cet effort va bien au-delà des droits des Palestiniens.  Il nous faut maintenir la pression sur les Nations Unies pour les contraindre d’assumer leurs


responsabilités, a-t-elle ajouté, même si la tâche est rendue complexe par la puissance des États-Unis.  Les Nations Unies doivent pouvoir statuer sur l’occupation israélienne, a-t-elle expliqué, appuyant la proposition faite ce matin consistant à demander à l’Assemblée générale de saisir la Cour internationale de justice sur la légalité de l’occupation.  Mme Bennis a ensuite suggéré que la société civile mette à l’index la communauté internationale sur ses manquements dans le soutien qu’elle est en obligation d’apporter aux Palestiniens.  Elle a estimé que la création de la Cour pénale internationale est une opportunité de traduire en justice les criminels de guerre, comme Ariel Sharon, et a demandé à la société civile de faire pression sur les pouvoirs publics à cette fin.


M. PIERRE GALAND, Président du Comité européen de coordination des ONG pour la question de Palestine, Bruxelles, a souligné les avancées réalisées au cours de ces deux jours de travaux qui ont pris une tournure positive.  Il a ajouté que la complexité de la question palestinienne suppose un sens des responsabilités et une obligation collective de rendre les gouvernements européens et arabes responsables de la recherche d’une solution au conflit du Moyen-Orient.  Il a estimé que la coexistence et les échanges sont rendus possible grâce au fait que des ressortissants originaires du Maghreb ont pu s’associer aux missions européennes dans le Moyen-Orient et constituent des ponts générationnels vers une Méditerranée pacifiée.  L’historicité de la lutte pour la libération, de l’Algérie à l’Afrique du Sud, nous oblige à accorder la même importance à la question palestinienne qui a pris la même dimension ces dernières années, a dit M. Galand.  Depuis 1995, et la signature de l’Accord de Barcelone, 27 pays du pourtour méditerranéen sont engagés dans la consolidation de la paix, mais cet accord est violé par Israël, a-t-il dit, et la première étape devrait être de suspendre l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël.  M. Galand a souligné la nécessité de reconnaître le droit à la résistance d’un peuple face à la spoliation de ses droits et a fait valoir que la reconnaissance de ce droit fonde le droit des Palestiniens à exister, à se défendre, et à faire reconnaître leurs droits fondamentaux.  Il a ensuite mis en avant la discrimination qui a été légalisée par le système judiciaire israélien tout comme le principe de non égalité qui est manifeste entre Israël et les Palestiniens, avant de souligner que cette réalité constitue un recul pour l’ensemble des peuples.  Le droit à l’égalité a été bafoué à Durban lorsque la Conférence contre le racisme a refusé d’assimiler l’attitude israélienne à une forme de racisme, a ajouté M. Galand, avant de considérer que l’attitude colonialiste israélienne constitue un recul par rapport aux luttes menées dans les décennies passées contre la colonisation et laisse augurer de nouveaux reculs par rapport à l’antisémitisme, ou à l’apartheid. 


L’attitude israélienne constitue un recul de la construction de l’état de droit en raison de l’unilatéralisme et de la suprématie militaire a-t-il ajouté.  Il a regretté ensuite que le discours du Président du Comité ait négligé de mentionner l’effort fait par les peuples d’Afrique dans la lutte contre l’occupation israélienne.  Un million de Marocains sont descendus dans les rues de Rabat contre l’occupation israélienne et les Sud-africains ont organisé la Conférence de Durban, a-t-il fait observer, avant de saluer l’engagement des parlementaires français et belges qui ont réussi à faire voter une résolution par le Parlement européen demandant la suspension des accords d’association avec Israël.  Un véritable mouvement a été lancé à travers l’Europe, un mouvement de solidarité internationale avec le peuple palestinien afin de soutenir sur place les combattants de la liberté et de la paix et de témoigner à leur retour de la réalité afin d’inverser le phénomène de propagande israélien.  Mr. Galand a lancé


un appel à la société civile afin qu’elle s’investisse en faveur des 10 à 12000 prisonniers palestiniens qui croupissent dans les geôles israéliennes et a proposé le lancement d’une campagne urgente avant le 4 octobre, date de la reprise du procès de Marwan Barghouti, pour pouvoir dépêcher des avocats et des observateurs à son procès.  A ce sujet, M. Galand a protesté contre le fait que ce prisonnier politique ne soit même pas considéré comme un prisonnier de droit commun mais comme un terroriste.  Il a prôné la réactivation d’un tribunal des peuples où l’on puisse identifier l’ensemble des violations dont sont victimes les Palestiniens, annonçant qu’il a déjà obtenu l’accord des Fondations Rossel et Danièle Mitterrand.  Ce tribunal associer des Prix Nobel de la paix comme Desmond Tutu, a–t-il précisé, avant de recommander la mobilisation d’organisations de la société civile régionales.


M. JUAN CARRETERO IBAÑEZ, Secrétaire général de l’Organisation de solidarité des peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine (OSPAAAL), La Havane, a regretté que les organisations internationales restent sans voix face à l’attitude barbare des forces d’occupation israéliennes du fait de la protection et de la complicité des Etats-Unis dont jouit le gouvernement fasciste d’Israël.  Sous le prétexte de garantir sa “sécurité nationale”, Israël justifie toutes sortes de violations des droits de l’homme pendant que la majorité des membres permanents du Conseil de sécurité reste silencieuse.  Dans ce contexte, le rôle de la société civile pour faire la vérité sur les faits est crucial.  M. Ibañez a fait observer que le peuple palestinien a un droit à la résistance et a rejeté le qualificatif de “terroriste” dont les médias affublent les patriotes palestiniens.  Il a regretté qu’Israël puisse se permettre de refuser toute collaboration avec les Nations Unies, ce qui fragilise la crédibilité du Conseil de sécurité et celle de l’Organisation.  L’envoi d’une force internationale afin de faire respecter un véritable cessez-le-feu est un premier pas vers la paix; des sanctions doivent ensuite être prises contre Israël, comme la suspension de la qualité d’Etat Membre aux Nations Unies, et les criminels de guerre tels qu’Ariel Sharon doivent être jugés et punis.


M. JOHN REMPEL, Président du groupe d’ONG concernant Israël et la Palestine, Représentant du Comité central mennonite auprès de l’ONU, New York, a regretté que les Nations Unies aient été marginalisées dans la prise de décisions relatives au processus de paix au Moyen-Orient et que le Conseil de sécurité n’ait pas su faire preuve d’assez de volonté politique pour mettre en œuvre ses résolutions.  L’Assemblée générale a été incapable d’amener Israël à respecter les Conventions de Genève et les résolutions du Conseil de sécurité.  Israël en a conclu que sa survie dépend entièrement de l’alliance politique et militaire exclusive avec les Etats-Unis.  Récemment, le refus des parties d’agir sur la base des résolutions 1397, 1402 et 1403 a encore infligé une sévère défaite aux tentatives du Conseil de sécurité de reprendre l’initiative.  M. Rempel a regretté que la Conférence n’ait pas eu le loisir de se pencher sur la résolution 1435 votée dans la nuit du 23 septembre ni d’en discuter avec des membres du Conseil de sécurité.  Aujourd’hui, il existe une perception largement partagée et fausse qui veut que le conflit oppose des parties de force égale qui se disputent des terres.  Or ce n’est pas le cas; nous faisons appel aux ONG pour qu’elles changent les perceptions populaires du conflit et condamnons sans appel la politique de séparation unilatérale d’Israël qui impose le bouclage de la Cisjordanie et de Gaza et étrangle, économiquement et spirituellement, le peuple palestinien.


Mme NADIA HIJAB, Co-présidente du Comité de direction de US Campaign to End the Israeli Occupation, New York, a souligné le besoin d’émergence d’un mouvement mondial qui donne un poids aux résolutions des Nations Unies s’appliquant à la situation de Palestine.  Elle a insisté sur le respect de la règle du droit et a fait part de quelques idées pour mettre fin à l’occupation israélienne.  Tout d’abord, a-t-elle indiqué, les droits de l’homme sont basés sur les principes et les valeurs d’égalité et la campagne qui sera prochainement lancée pour la libération du peuple palestinien et le respect de leurs droits fondamentaux doit associer tous les groupes communautaires sans distinction.  Notre objectif est également de faire évoluer la politique des États-Unis concernant Israël, notamment dans le domaine de la coopération militaire et dans l’utilisation du droit de veto au Conseil de sécurité des Nations Unies.  Elle a prôné une campagne d’éducation pour la mobilisation de l’opinion publique afin de faire en sorte que les individus aient une meilleure connaissance de la réalité de la situation sur place.  Il faut les aider à comprendre le lien entre le droit international et les préoccupations et aspirations nationales des Palestiniens.  Il faut également clarifier et souligner le lien entre le terrorisme palestinien et la situation qui prévaut dans les territoires occupés.  Elle a expliqué enfin que son organisation prône une action directe pour empêcher les sociétés américaines de fournir des armes à Israël afin que ce pays cesse ses exactions et ses violations massives des droits des Palestiniens.


Débat


Les intervenants de la société civile se sont félicités de la force du réseau international d’ONG.  Rappelant que le Forum international des cultures aura lieu à Barcelone en 2004, ils ont plaidé en faveur d’une participation massive des Palestiniens.  Un intervenant du Sri Lanka, dont le pays vient de mettre fin à 20 ans de conflit, a indiqué que rien ne remplaçait le dialogue et qu’il faut absolument ramener les parties à la table des négociations.


La représentativité de la société civile, composée essentiellement de classes moyennes partageant des valeurs occidentales, a été questionnée.  Dans ce cadre, les “attaques-suicide” sont condamnées alors que, selon un intervenant, il peut s’agit d’actes de résistance et de légitime défense.  Le même intervenant a regretté que le Secrétaire général parle à ce sujet “d’actes répugnants” alors qu’il n’emploie jamais ce terme pour qualifier la politique d’Ariel Sharon.  Ne tuons donc pas ces jeunes une seconde fois en les jugeant sans appel et en les appelant des criminels de guerre, a-t-il demandé.


Un militant palestinien a condamné la politique américaine du deux poids, deux mesures qui justifie les représailles israéliennes comme un acte de défense civile et ne contribuera pas à accélérer une solution négociée et durable.  Les États-Unis doivent approuver une résolution du Conseil condamnant Israël, a-t-il dit.  Un représentant de la communauté juive orthodoxe, appuyant le peuple palestinien, a expliqué qu’en 1947, avant la création de l’État sioniste, le grand rabbin avait écrit aux Nations Unies pour que soient préservés les droits des 60000 juifs de Palestine qui vivaient en harmonie avec la population arabe et qui ne souhaitaient pas être intégrés à Israël.  Il est fallacieux de considérer que le sionisme est un mouvement qui représente une religion plusieurs fois millénaire, a-t-il dit, et le sionisme ne peut être considéré comme représentant


les intérêts du peuple juif car personne n’a respecté les aspirations des juifs autochtones.  Il est tragique de penser que les Juifs et les Arabes ne peuvent pas vivre en paix alors que, avant le développement de l’idéologie sioniste dans les années 1920, ils vivaient ensemble.  Il faut bien distinguer deux éléments, le judaïsme et le sionisme, a souligné le représentant avant de considérer que Juifs et Arabes peuvent coexister s’il n’y a pas discrimination.  D’après les lois juives, les Juifs ne peuvent avoir un État, alors pourquoi soumettre un peuple à l’oppression alors que ces pratiques sont contraires aux enseignements de Dieu a estimé le représentant de la communauté juive orthodoxe.  Israël est un État illégitime et discriminatoire car le territoire appartient aux Palestiniens et nous souhaitons, en tant que juifs autochtones, le démantèlement de l’État israélien et la mise en place de fonds de compensation et de dédommagement pour les populations autochtones.


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