LE CONSEIL DE SECURITE SE FELICITE DE LA PRISE EN COMPTE DE LA QUESTION DU SIDA DANS LES ZONES DE CONFLIT PAR LA DECLARATION ADOPTEE LORS DE LA SESSION EXTRAORDINAIRE

28 juin 2001
CS/2158

LE CONSEIL DE SECURITE SE FELICITE DE LA PRISE EN COMPTE DE LA QUESTION DU SIDA DANS LES ZONES DE CONFLIT PAR LA DECLARATION ADOPTEE LORS DE LA SESSION EXTRAORDINAIRE

28/06/2001
Communiqué de presse
CS/2158


Conseil de sécurité

4339e séance – matin


LE CONSEIL DE SECURITE SE FELICITE DE LA PRISE EN COMPTE DE LA QUESTION DU SIDA DANS LES ZONES

DE CONFLIT PAR LA DECLARATION ADOPTEE LORS DE LA SESSION EXTRAORDINAIRE


Le Conseil de sécurité se félicite, dans une déclaration prononcée ce matin par son Président, M. Anwarul Chowdhury (Bangladesh), au nom des autres membres du Conseil de sécurité, de la tenue de la vingt-sixième session extraordinaire de l'Assemblée générale sur le VIH/sida et préconise l'adoption de nouvelles mesures pour faire face au problème du VIH/sida.


Le Conseil se félicite également de ce que la déclaration adoptée aborde la question du VIH/sida dans les régions touchées par les conflits et les catastrophes et contienne un certain nombre de mesures pratiques aux niveaux national et international qui devront être mis en oeuvre dans un délai précis afin de réduire l'incidence des conflits et des catastrophes sur la propagation du VIH/sida.  Il  rappelle également le débat public qu'il a tenu le 19 janvier 2001 pour faire le point des progrès accomplis depuis l'adoption de sa résolution 1308 (2000).  Il se félicite du renforcement de la coopération à cet égard entre le Département des opérations de maintien de la paix et l'ONUSIDA dans le cadre du Mémorandum d'accord qu'ils ont signé en janvier 2001.  Il accueille avec satisfaction l'adoption de mesures pratiques telles que les missions d'évaluation communes des Nations Unies qu'on envisage d'envoyer dans les principales opérations de maintien de la paix et l'établissement d'une carte de sensibilisation au VIH/sida qui sera distribuée à tous les participants aux opérations de maintien de la paix après avoir été mise à l'essai à la Mission des Nations Unies en Sierra Leone (MINUSIL).


Le Conseil encourage à poursuivre les efforts en ce qui concerne la formation appropriée du personnel de maintien de la paix, les séances d’initiation avant le déploiement, une coopération internationale accrue entre les Etats Membres intéressés dans des domaines tels que la prévention, les services de conseil et de test volontaires et confidentiels de dépistage, le traitement du personnel ainsi que l’échange de bonnes pratiques et les politiques nationales à cet égard.  Il exprime son intention de contribuer à la réalisation des objectifs énoncés dans la déclaration issue de la vingt-sixième session extraordinaire de l’Assemblée générale dans le cadre notamment du suivi de la résolution 1308 (2000).


LA RESPONSABILITE DU MAINTIEN DE LA PAIX ET DE LA SECURITE INTERNATIONALES INCOMBANT AU CONSEIL DE SECURITE : LE VIH/SIDA ET LES OPERATIONS INTERNATIONALES DE MAINTIEN DE LA PAIX


Texte de la déclaration du Président du Conseil de sécurité


Le Conseil de sécurité se félicite de la tenue de la vingt-sixième session extraordinaire de l’Assemblée générale sur le VIH/sida et préconise l’adoption de nouvelles mesures pour faire face au problème du VIH/sida.


Le Conseil de sécurité rappelle sa résolution 1308 (2000) du 17 juillet 2000 dans laquelle, rappelant sa responsabilité principale pour le maintien de la paix et de la sécurité internationales et soulignant le rôle important de l’Assemblée générale et du Conseil économique et social dans la lutte contre le VIH/sida, il constate que la pandémie de VIH/sida est exacerbée par la violence et l’instabilité et souligne que la pandémie de VIH/sida, si elle n’est pas enrayée, peut mettre en danger la stabilité et la sécurité.


Le Conseil de sécurité se félicite que la déclaration qui sera adoptée à la vingt-sixième session extraordinaire de l’Assemblée générale aborde la question du VIH/sida dans les régions touchées par les conflits et les catastrophes et contient un certain nombre de mesures pratiques aux niveaux national et international qui devront être mises en oeuvre dans un délai précis afin de réduire l’incidence des conflits et des catastrophes sur la propagation du VIH/sida, y compris la sensibilisation et la formation du personnel employé par les organismes des Nations Unies et d’autres organisations, la formulation de stratégies nationales pour enrayer la propagation du VIH dans les forces armées nationales, comme il a été demandé, et l’intégration de la sensibilisation au problème du VIH/sida et de la formation dans les directives établies à l’intention du personnel participant aux opérations internationales de maintien de la paix.


Le Conseil de sécurité rappelle également le débat public qu’il a tenu le 19 janvier 2001 pour faire le point des progrès accomplis depuis l’adoption de la résolution 1308 (2000). Le Conseil reste encouragé par les progrès accomplis dans l’application de la résolution et se félicite du renforcement de la coopération à cet égard entre le Département des opérations de maintien de la paix et l’ONUSIDA dans le cadre du Mémorandum d’accord qu’ils ont signé en janvier 2001. Par ailleurs, le Conseil accueille avec satisfaction l’adoption de mesures pratiques telles que les missions d’évaluation communes des Nations Unies qu’on envisage d’envoyer dans les principales opérations de maintien de la paix et l’établissement d’une carte de sensibilisation au VIH/sida qui sera distribuée à tous les participants aux opérations de maintien de la paix après avoir été mise à l’essai à la Mission des Nations Unies en Sierra Leone (MINUSIL). Le Conseil se félicite également du fait que le cadre de coopération signé en mai de cette année entre l’ONUSIDA et UNIFEM exprime l’intention des deux organisations de coopérer pour donner suite à sa résolution 1308 (2000) ainsi qu’à sa résolution 1325 (2000) sur les femmes, la paix et la sécurité.


      Le Conseil de sécurité reconnaît que d’autres efforts s’imposent pour réduire l’incidence des conflits et des catastrophes sur la propagation du VIH/sida et pour renforcer la capacité des membres du personnel de maintien de la paix de devenir des adeptes de la sensibilisation au problème du VIH et des agents de la prévention de la transmission du virus. Le Conseil encourage à poursuivre les efforts en ce qui concerne la formation appropriée du personnel de maintien de la paix, les séances d’initiation avant le déploiement, une coopération internationale accrue entre les États Membres intéressés dans des domaines tels que la prévention, les services de conseil et de test volontaires et confidentiels de dépistage, le traitement du personnel, ainsi que l’échange de bonnes pratiques et les politiques nationales à cet égard. Le Conseil encourage l’ONUSIDA et le Département des opérations de maintien de la paix à poursuivre la mise en oeuvre de la résolution 1308 (2000), notamment en examinant d’autres initiatives qui pourraient être prises pour renforcer la coopération, telles que la désignation de conseillers en matière de VIH/sida pour les opérations de maintien de la paix et la révision, s’il y a lieu, des codes de conduite
pertinents.

Le Conseil de sécurité exprime son intention de contribuer à la réalisation des objectifs énoncés dans la déclaration issue de la vingt-sixième session extraordinaire de l’Assemblée générale, dans le cadre de ses travaux, notamment du suivi de la résolution 1308 (2000).


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