LE FONDS MONDIAL VIH/SIDA ET SANTE OPERATIONNEL D'ICI A LA FIN DE L'ANNEE

5 juin 2001
AIDS/17

LE FONDS MONDIAL VIH/SIDA ET SANTE OPERATIONNEL D'ICI A LA FIN DE L'ANNEE

05/06/2001
Communiqué de presseAIDS/17

                                                            SAG/92

LE FONDS MONDIAL VIH/SIDA ET SANTE OPERATIONNEL D'ICI A LA FIN DE L'ANNEE

Genève, 4 juin 2001 (Organisation mondiale de la santé) -- Quelque 200 représentants de plus de 50 pays, organisations multilatérales et non gouvernementales, fondations privées et autres parties prenantes se sont réunis, du 3 au 4 juin, lors d'une consultation internationale sur le projet de Fonds mondial VIH/sida et santé.  Ils ont recommandé que des mesures soient prises d'ici à la fin de l'année 2001. 

Les participants se sont entendus sur le fait que l'action de ce fonds international devrait être axée sur la lutte contre le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose, ainsi que sur l'importance de s'appuyer sur les plans et programmes existants qui fonctionnent déjà de manière efficace.  Ils se sont en outre mis d'accord sur la nécessité d’adopter une approche intégrale de ces trois maladies dans plusieurs régions. 

Les participants des pays en développement étaient issus des organes directeurs du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).  Ils ont formulé plusieurs propositions précises aux futurs bailleurs de fonds.  Ils ont insisté sur le fait que les ressources fournies devraient répondre à des propositions claires émanant de pays et refléter une compréhension claire de la manière dont elles peuvent renforcer les activités existantes. 

Les participants ont également souhaité que les fonds soient alloués et dépensés dans la transparence, afin que ceux qui les utiliseront puissent expliquer leur utilité et que l'accent soit placé sur la prévention de la maladie ainsi que son traitement.  Ils ont requis que le Fonds devienne opérationnel le plus rapidement possible. 

Les consultations se poursuivront afin que les travaux préparatoires détaillés puissent progresser.  Les consultations devraient rassembler un ensemble de parties prenantes comprenant les pays en développement, les bailleurs de fonds, les organisations non gouvernementales, les entités privées, les fondations privées et les institutions des Nations Unies. 

Clôturant la réunion, M. Crispus Kiyonga, Ministre de la santé de l'Ouganda, a déclaré : "Nous lançons un appel pour une augmentation significative des ressources nécessaires pour lutter contre la maladie.  Nous devons évaluer les ressources en fonction du problème à résoudre et trouver les moyens de les obtenir et de les utiliser aussi rapidement que possible."

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Ces deux dernières années, les Chefs d'Etat des pays en développement ont tenté de susciter une augmentation importante du financement international pour leur permettre de mieux faire face au VIH/sida, au paludisme et à la tuberculose.  Ils ont, par la même occasion, reconnu la nécessité d'augmenter leurs propres investissements pour contrôler ces maladies.  L'année dernière, les pays du G8, présidés par le Gouvernement du Japon, ont accepté de soutenir un nouveau partenariat international pour une action efficace dans les pays les plus pauvres du monde. 

En avril dernier, le Secrétaire général a lancé un appel à l'action sur le VIH/sida et a proposé - à l'occasion de sa réunion avec les Chefs d'Etat africains au Sommet de l'OUA sur le sida et les autres maladies infectieuses à Abuja, au Nigéria - la création d'un fonds mondial pour le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme.  Les Etats-Unis et la France ont déjà pris des engagements financiers fermes, et d'autres pays ont indiqué leur intention de suivre l'exemple.  Le Secrétaire général a l'intention de continuer à travailler avec toutes les parties concernées dans le but de créer le Fonds. 

En ouvrant les Consultations de Genève, le Docteur Peter Piot, Directeur exécutif du Programme conjoint des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), a indiqué que, sur la base d'études conduites par les Nations Unies et des équipes de recherche, et pour répondre efficacement au sida dans les pays à revenu faible ou modéré, il faudrait y consacrer entre sept à dix milliards par an, dont la moitié dans les pays de l'Afrique subsaharienne.  La meilleure estimation des dépenses actuelles consacrées au sida dans les pays en développement s'élève à

1,8 milliard. 

Des études similaires montrent que le manque de ressources pour financer la lutte contre la tuberculose et le paludisme s'élève à 2 milliards par an.

Dans ses remarques liminaires, le Docteur Gro Harlem Brundtland, Directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a souligné l'importance de mobiliser de nouvelles ressources pour la santé et le développement international, en particulier en provenance du secteur privé et des fondations.  Elle a insisté pour que le Fonds réponde aux différents contextes nationaux, soit axé sur des résultats et récompense les bons résultats.  Elle a ajouté que le Fonds, une fois opérationnel, devra être en mesure de débourser rapidement et efficacement.

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