LA VICTOIRE SUR L'APARTHEID NE NOUS AUTORISE PAS À RELÂCHER NOS EFFORTS DANS LA LUTTE CONTRE LA DISCRIMINATION RACIALE, DÉCLARE LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL

30 mars 1998
SG/SM/6495

LA VICTOIRE SUR L'APARTHEID NE NOUS AUTORISE PAS À RELÂCHER NOS EFFORTS DANS LA LUTTE CONTRE LA DISCRIMINATION RACIALE, DÉCLARE LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL

30 mars 1998

Communiqué de PresseSG/SM/6495 OBV/39

LA VICTOIRE SUR L'APARTHEID NE NOUS AUTORISE PAS À RELÂCHER NOS EFFORTS DANS LA LUTTE CONTRE LA DISCRIMINATION RACIALE, DÉCLARE LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL

19980330 Le Secrétaire général insiste, dans son message, sur le rôle que doivent jouer les gouvernements dans l'instauration de sociétés fondées sur l'égalité et la tolérance

On trouvera ci-après le texte de l'allocution prononcée par le Secrétaire général à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale, le 21 mars.

Certains des événements survenus ces dernières années sont source d'optimisme, d'autres commandent la vigilance. D'un côté, nous avons vu s'effondrer l'apartheid en Afrique du Sud, ce qui représente une victoire du principe de l'universalité des droits de l'homme sur un système ignoble qui consacrait la domination d'une race. De l'autre, nous avons assisté à des campagnes de "nettoyage ethnique" et à des génocides où des individus étaient chassés ou massacrés en raison de leur race, de leur appartenance à une ethnie ou de leur religion.

Nous avons constaté que, lorsque les sociétés doivent faire face à des difficultés économiques et aux problèmes liés à la modernisation, les minorités raciales et les immigrés sont bien trop souvent la cible du mécontentement. La leçon à en tirer est claire : la victoire sur l'apartheid ne nous autorise pas à relâcher nos efforts. Au contraire, nous nous devons de poursuivre notre action.

La volonté d'éliminer la discrimination raciale est à la base même de la création de l'Organisation des Nations Unies. Cette année, alors que nous célébrons le cinquantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, nous donnons un nouveau souffle au principe selon lequel, quelles que soient leur race, leur couleur ou leur origine, tous les hommes jouissent des droits et des libertés énoncés dans la Déclaration. Nous nous employons à traduire dans les faits le thème du cinquantième anniversaire, "Tous les droits de l'homme : nos droits à tous".

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Cette responsabilité incombe principalement aux gouvernements. C'est avant tout par la législation, l'éducation et l'adoption de politiques adaptées qu'ils peuvent empêcher la discrimination raciale, en corriger les effets et bâtir des sociétés fondées sur l'égalité et la tolérance.

Ils peuvent aussi aider l'Organisation des Nations Unies. Certains gouvernements n'ont pas encore ratifié la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, qui est le principal instrument juridique de l'ONU pour la lutte contre la discrimination raciale. Plus grave encore, seuls 25 États ont souscrit à l'article 14 de la Convention, qui donne aux particuliers le droit de présenter des pétitions au Comité pour l'élimination de la discrimination raciale.

Alors que nous célébrons cette journée internationale, je voudrais appeler votre attention sur un autre anniversaire, celui de la mort de Martin Luther King, décédé il y a aura 30 ans le mois prochain. Rendons-lui hommage, ainsi qu'à tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour bâtir un monde sans discrimination. Donnons tout son sens à cette année commémorative. Oeuvrons pour l'avènement des droits de l'homme.

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