SESSION EXTRAORDINAIRE DE L'ASSEMBLEE GENERALE CONSACREE À UN EXAMEN ET UNE EVALUATION D'ENSEMBLE DE LA MISE EN OEUVRE D'ACTION 21, NEW YORK, 23-27 JUIN 1997

20 janvier 1997
ENV/DEV/401

SESSION EXTRAORDINAIRE DE L'ASSEMBLEE GENERALE CONSACREE À UN EXAMEN ET UNE EVALUATION D'ENSEMBLE DE LA MISE EN OEUVRE D'ACTION 21, NEW YORK, 23-27 JUIN 1997

20 janvier 1997

Communiqué de PresseENV/DEV/401

SESSION EXTRAORDINAIRE DE L'ASSEMBLEE GENERALE CONSACREE À UN EXAMEN ET UNE EVALUATION D'ENSEMBLE DE LA MISE EN OEUVRE D'ACTION 21, NEW YORK, 23-27 JUIN 1997

19970120 Selon un rapport des Nations Unies, l'approvisionnement mondial en eau est en péril

Une étude complémentaire indique que le développement durable enregistre des retards.

Les ressources mondiales en eau douce, déjà menacées par les niveaux accrus de pollution, s'amenuisent tellement dans certaines régions du monde que si cette tendance se confirme, les deux-tiers de l'humanité devront avoir à faire face, dans les trente prochaines années, à des problèmes modérés ou graves d'approvisionnement en eau. C'est ce qui ressort d'un rapport des Nations Unies qui doit paraître sous le titre : "Evaluation complète des ressources mondiales en eau douce". Il a été préparé par un comité directeur composé de représentants de toutes les organisations de l'ONU impliquées dans les questions relatives à l'eau et une organisation soutenue par le Gouvernement suédois, l'Institut de l'environnement de Stockholm.

Le rapport apporte les preuves que le monde fait face à une série alarmante de problèmes de quantité et de qualité de l'eau, aux niveaux local et régional. Il attribue ces problèmes à une attention insuffisante aux problèmes de l'eau, à un gaspillage des ressources et à une gestion inappropriée. Le rapport met en garde contre cette situation qui ne représente pas seulement un danger pour la santé des populations et le développement à grande échelle mais aussi pour les écosystèmes marins et terrestres, principaux fondements de la vie sur terre. Le rapport invite donc les Gouvernements à accorder la plus haute priorité aux questions des ressources en eau, arguant que la précarité de ces ressources, qui compromet l'expansion de la production agricole, apparaît au moment où augmente la demande alimentaire en raison de l'accroissement constante de la population.

En conséquence, les efforts en la matière doivent être combinés aux efforts déployés à l'échelle international pour assurer la sécurité alimentaire mondiale. Les niveaux actuels de pénurie d'eau et de pollution, indique le rapport, peuvent représenter un danger pour l'approvisionnement alimentaire mondial et conduire à une stagnation économique dans plusieurs parties du monde. S'il reconnaît que certains pays, en particulier dans le

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monde développé, sont parvenus à réduire de manière remarquable leur utilisation d'eau pour l'irrigation, l'industrie ou les municipalités, le rapport constate toutefois que ces résultats encourageants n'ont pas inversé la tendance générale qui indique une pénurie d'eau et une baisse générale de la qualité de l'eau.

Ce rapport fait partie d'une série d'études des Nations Unies préparée par la Commission du développement durable à l'occasion de son cinquième examen des progrès réalisés dans le développement durable depuis 1992, année du Sommet de la Terre (la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement). Les rapports ont pour objet de fournir aux dirigeants politiques les données les plus récentes ainsi que des recommandations sur la manière de répondre à la situation.

Les résultats de ce rapport sont étayés par une étude complémentaire des Nations Unies concernant les tendances critiques dans le changement mondial et le développement durable qui passe en revue les questions clés depuis 1972, année de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement humain. Soulignant que d'ici à l'an 2025, il faudra satisfaire les besoins en eau de 5 milliards d'individus supplémentaires, le rapport met en exergue les liens étroits entre la croissance économique, le développement humain et la bonne gestion des ressources naturelles en même temps qu'il identifie les domaines dans lesquels le développement socio-économique semble le plus menacé par la dégradation de l'environnement. Selon le rapport, les tendances sont telles que les perspectives du développement durable ne sont pas encourageantes. L'impact des acquis se voit amoindri par la précarité accrue en matière d'approvisionnement en eau douce, par la perte des forêts et des terres arables et l'augmentation de la pauvreté. Le rapport recommande aux gouvernements de définir des politiques fondées sur trois éléments clés qui sont l'investissement accru dans les populations, la promotion de technologies propres et efficaces grâce à des mesures d'incitation économiques et régulatrices et la réforme des prix pour éliminer les modèles de consommation destructifs.

Les deux rapports ont été préparés pour la cinquième session de la Commission du développement durable qui se tiendra du 7 au 25 avril 1997. Ils seront présentés par la suite à la session extraordinaire de l'Assemblée générale qui doit se tenir du 23 au 27 juin, pour évaluer les progrès accomplis depuis le Sommet de la terre. La Commission a été créée pour assurer le suivi d'Action 21 et des autres accords approuvés à la réunion de 1992 tenue à Rio de Janeiro au Brésil.

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