LE COMITE DE L’INFORMATION ETUDIE AVEC DES RESPONSABLES DE L’ONU LES CONSEQUENCES DES PROPOSITIONS DE REFORME DU DPI

1 May 2003
PI/1477

LE COMITE DE L’INFORMATION ETUDIE AVEC DES RESPONSABLES DE L’ONU LES CONSEQUENCES DES PROPOSITIONS DE REFORME DU DPI

01/05/2003
Communiqué de pressePI/1477

Comité de l’information

6e séance – matin

LE COMITE DE L’INFORMATION ETUDIE AVEC DES RESPONSABLES DE L’ONU LES CONSEQUENCES DES PROPOSITIONS DE REFORME DU DPI

Après son débat général de trois jours qui s’est terminé hier, le Comité de l’information s’est livré, ce matin, à un examen approfondi des rapports du Secrétaire général dont il est saisi pour cette vingt-cinquième session qui doit s’achever le 9 mai prochain.  Le rapport du Secrétaire général sur la réorientation des activités d’information de l’ONU ayant été présenté lundi dernier par le Secrétaire général adjoint à la communication et à l’information et chef du Département de l’information (DPI), le Comité a examiné les cinq rapports restants.  Chacun de ces derniers a fait l’objet d’un échange de vue avec les responsables des Divisions concernées. 

La réunion a commencé par l’examen du rapport sur les aspects du budget-programme du Département de l’information pour l’exercice biennal 2004-2005 relatif au programme.  Après l’intervention liminaire du Secrétaire général adjoint à la communication et à l’information, M. Shashi Tharoor, le Comité a entendu la présentation du Directeur de la division de la planification des programmes et du budget du Département de la gestion, M. Warren Sach.  Ce dernier a été invité à donner des précisions sur l’adéquation entre la nouvelle mission du Département de l’information et sa nouvelle structure, d’une part, et le programme proposé pour le budget-programme du Département, d’autre part.

L’examen du rapport portant sur la modernisation et la gestion intégrée des bibliothèques de l’Organisation des Nations Unies, qui a été présenté par le Directeur de la Division de l’action du DPI, M. Raymond Sommereyns, a suscité plusieurs questions, notamment sur les modalités de la gestion centralisée des bibliothèques de l’ONU que devrait assumer la Bibliothèque Dag Hammarskjöld.  L’échange de vues a porté, en particulier, sur le concept de collaboration entre bibliothèques que semble privilégier le Département de l’information au détriment d’une véritable gestion centralisée.  De nombreuses questions ont également porté sur les implications financières de la modernisation du système des bibliothèques.

Pour sa part, le Directeur de la Division de l’information et des médias du DPI, M. Salim Lone, a présenté le rapport relatif à la mise en œuvre du projet pilote sur l’exploitation de la capacité de radiodiffusion internationale des Nations Unies.  Une nouvelle fois, les délégations se sont félicitées des succès enregistrés dans ce domaine en axant leurs questions sur la possibilité de renforcer et d’élargir les programmes. 

Le rapport relatif aux Activités du Groupe des Nations Unies pour les communications en 2002 a été présenté par la Directrice de la Division de la communication stratégique, Mme Thérèse Gastaut.

Très attendu et très commenté, le rapport relatif à l’Examen de la structure et du fonctionnement des centres d’information des Nations Unies a été présenté par la Directrice de la Division d’audit interne du Bureau des services de contrôle interne (BSCI), Mme Esther Stern.  Les nombreuses questions adressées à cette dernière et à la Directrice de la Division de la communication stratégique, ont porté sur les échéanciers et les modalités du processus de régionalisation, ses conséquences sur l’efficacité des centres et sur la capacité technique et linguistique des pôles régionaux à défendre dans les pays concernés la voix et l’image des Nations Unies.  Des questions ont aussi été posées sur les conditions liées à l’implantation des centres d’information.

Le Comité de l’information commémorera demain, vendredi 2 mai 2003, la Journée mondiale de la liberté de la presse, en présence du Secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan.

PRESENTATION DES RAPPORTS DONT EST SAISI LE COMITE

Rapport du Secrétaire général sur les aspects du budget-programme du Département de l’information pour l’exercice biennal 2004-2005 relatifs au programme (A/AC.198/2003/3)

Le présent rapport traite des aspects du projet de budget-programme du Département de l’information pour 2004-2005 qui touchent au programme.  Il offre une vue d’ensemble, décrit la direction exécutive et la gestion, et présente les quatre sous-programmes: services de communication stratégique, services d’information, services de bibliothèque et services de diffusion. 

En présentant ce rapport, le Secrétaire général à la communication et à l’information, M. SHASHI THAROOR, a indiqué que les aspects programmatiques transposent la réorientation des activités d’information du Département de l’information en terme budgétaire.  La résolution 52/220 de l’Assemblée générale, a-t-il rappelé, exige du Comité qu’il se prononce sur la question.  M. Tharoor a donc espéré que le dialogue de ce matin aiderait à fournir des réponses aux questions soulevées et que l’on parviendrait à un projet de résolution positif.  A son tour, le Directeur de la Division de la planification des programmes et du budget du Département de la gestion, M. WARREN SACH, a indiqué qu’en mettant au point les propositions pour cet exercice biennal, il a fallu prendre en considération toutes les initiatives liées à la réforme du Département de l’information mais aussi des autres Départements qui ont subi des processus analogues.  Il s’agissait, a-t-il précisé, d’assurer une cohésion entre les Comités techniques qui régissent les Départements et ce qui est présenté dans le budget-programme.  Le document contient donc les objectifs de chaque sous-programme, ainsi que les indicateurs de succès et les mesures de résultats. 

Faisant des observations, la représentante de l’Argentine a d’abord regretté que le rapport ne mentionne nulle part, dans la mission du Département, la nécessité de la mise en place d’une stratégie globale de partenariat pour le développement, conformément aux objectifs de développement de la Déclaration du Millénaire.  En ce qui concerne le processus de régionalisation des centres d’information, elle a estimé que les initiatives présentées dans le rapport vont au-delà de la résolution pertinente de l’Assemblée générale qui s’était contentée de prendre note de la proposition du Secrétaire général.  La représentante a aussi dit voir un problème dans la partie concernant les indicateurs de succès qui ne mentionne nullement le matériel d’informations.  Comment entend-on évaluer la réaction des Etats Membres et celle des médias, a-t-elle demandé en s’interrogeant aussi sur le coût éventuel d’un sondage.  Quant à la possibilité de réaffecter les ressources libérées par la régionalisation des centres d’information, la représentante a demandé des compléments de précision, en particulier sur la répartition prévue entre les centres des pays en développement et la consolidation du multilinguisme sur le Site Web.  Elle a jugé, en outre, que plutôt que de parler de stratégie de communication, le Département ferait mieux de se limiter à la publication de matériels d’information conformément au mandat conféré par l’Assemblée générale.

Répondant à ces remarques, le Directeur de la Division de la planification des programmes et du budget a assuré qu’il serait possible d’apporter des modifications au libellé du mandat du Département.  Quant à la répartition des ressources libérées par la création des pôles régionaux, il a reconnu que tant que le processus de régionalisation n’est pas achevé, il ne serait pas possible d’être plus précis.  En la matière, le concept clef est d’utiliser au mieux les ressources libérées, conformément, a-t-il rappelé, à l’appel de l’Assemblée générale.  

Rapport du Secrétaire général sur la modernisation et la gestion intégrée des bibliothèques de l’Organisation des Nations Unies (A/AC.198/2003/5)

Le Comité directeur pour la modernisation et la gestion intégrée des bibliothèques de l’Organisation des Nations Unies a été créé en janvier 2003 afin d’améliorer les services de bibliothèque.  Dirigé par le Département de l’information et doté d’une structure de gestion et de prise de décisions fondée sur la concertation, le Comité s’emploiera à favoriser l’interdépendance des bibliothèques et les initiatives visant à mettre en place à l’ONU un réseau de bibliothèques dynamiques pleinement fonctionnel et capable de créer des synergies. 

Le Comité directeur s’efforcera également de tirer parti des ressources humaines, financières et techniques et des ressources en matière d’information des bibliothèques de l’ONU, et de combiner les fonctions de bibliothèques classiques avec les technologies de pointe.  La gestion coordonnée devrait permettre de réaliser des économies et des gains d’efficacité, ainsi que d’optimiser les services, permettant à l’Organisation de toucher un plus large public.

L’une des priorités du Comité sera de promouvoir des projets, dont il assurera l’exécution rapide, qui permettent aux utilisateurs du monde entier d’avoir accès, par voie électronique, à un fonds mondial de ressources intellectuelles géré de façon parfaitement intégrée et coordonnée.

M. RAYMOND SOMMEREYNS, Directeur de la Division de l’action du DPI a rappelé, dans ses remarques liminaires, que l’Assemblée générale avait demandé au Secrétaire général de procéder à un examen approfondi des services de bibliothèque des Nations Unies, et a indiqué que cet examen avait eu lieu au cours de l’année 2002.  Il est ressorti de cette enquête qu’il y avait une nécessité urgente de remédier à l’absence de gestion intégrée et de moderniser les services fournis.  A la lumière de cette enquête, le Secrétaire général a fait un certain nombre de recommandations, et, en vue de pouvoir y donner suite, un Comité directeur pour la modernisation et la gestion des bibliothèques de l’ONU a été créé en janvier 2003.  Le Comité est chargé d’arrêter et d’appliquer des stratégies visant à doter l’ONU de services de bibliothèques plus modernes, plus efficaces et plus accessibles, et de mettre en place des bibliothèques dynamiques, pleinement fonctionnelles et capable de créer des synergies.  Le Comité directeur a mis en place un certain nombre de sous-comités, a poursuivi M. Sommereyns, en citant notamment les sous-comités chargés des collections d’archives de la documentation, de l’ONU, dont le but est de garantir qu’il y ait au moins une collection complète sur microfilm des archives des Nations Unies; du contrôle bibliographique de la documentation chargé de définir des normes pour l’indexation de tous les documents et supports des bibliothèques des Nations Unies; un service de référence coordonné, chargé de mettre en place un service de référence mondial, et virtuel pour les chercheurs; la mise à jour des bases de données; des pages Web et les nouvelles technologies, dont le but est de mettre en place un portail unique multilingue pour accéder aux ressources bibliothécaires de l’ONU; des ventes et des relations publiques; des programmes d’assistance technique aux bibliothèques dépositaires.  Les principaux problèmes à traiter au niveau des sous-comités sont d’ordre administratif et fonctionnel, a expliqué M. Sommereyns, ajoutant que la prochaine réunion du Comité directeur aura lieu du 16 au 18 juin 2003 au Siège des Nations Unies. 

Revenant au rapport initial du Secrétaire général, le représentant des Etats-Unis a demandé pourquoi le Secrétaire général y recommande que la bibliothèque Dag Hammarskjöld assume un rôle moteur dans la réorganisation des bibliothèques des Nations Unies.  Il a également souhaité avoir des éclaircissements sur l’utilité du Thésaurus et sur les mesures concrètes pour permettre à toutes les entités de participer au projet UNCAT et au portail des Nations Unies.

Le représentant du Canada, tout en se félicitant de la mise en place du Comité directeur, a souhaité avoir plus d’informations sur le rôle que devait assumer la bibliothèque Dag Hammarskjöld.  Aux vues de l’orientation et de la direction prise par le Secrétaire général dans son rapport sur la réforme, il s’est demandé pourquoi les aspects relatifs à la réforme des bibliothèques ne fixent pas d’objectifs en matière d’intégration des bibliothèques.  Il y a, selon lui, un décalage entre la présentation du budget du DPI et les objectifs fixés en matière de réorganisation des bibliothèques.

Répondant aux interventions, le Directeur de la Division de l’action a expliqué que la façon retenue pour mettre en oeuvre les recommandations du Secrétaire général, à savoir le Comité directeur, se fondait sur une approche collaborative associant tous les responsables des bibliothèques des Nations Unies.  Il a indiqué que cette idée avait été favorablement accueillie par les responsables concernés.  Il a également précisé que, dans l’approche actuelle, la Bibliothèque Dag Hammarskjöld avait uniquement un rôle de conseil et de relation directe avec le DPI, et n’assumait pas un rôle moteur.  Il a en outre renvoyé la question relative au Thésaurus à la responsable des bibliothèques des Nations Unies.  Quant à la rationalisation des catalogues et du portail des Nations Unies, il a assuré les délégations que cette question était d’ores et déjà discutée dans les différents sous-comités dont les objectifs sont précisément de préconiser des mesures pour rationaliser l’ensemble des activités des bibliothèques.  Pour ce qui est des aspects budgétaires relatifs au Comité directeur, il a indiqué qu’une référence y a été faite dans le budget-programme 2004-2005 au niveau de chacune des bibliothèques.

Le représentant du Canada a demandé pourquoi les implications financières de la modernisation des bibliothèques ne figuraient pas dans les résultats escomptés.  Soulignant qu’en matière de gestion des conférences l’Assemblée générale avait adopté la notion de gestion mondiale, il a proposé que cette approche soit reprise au niveau des bibliothèques.

Le Secrétaire général adjoint est intervenu à son tour en expliquant qu’à l’heure actuelle la priorité était d’éviter toute résistance des bibliothèques du système et de trouver une approche satisfaisante pour tous pour  pouvoir amorcer la modernisation de leurs services.  C’est la raison pour laquelle la Bibliothèque Dag Hammarskjöld n’est pas censé d’assumer un rôle de leadership, a-t-il assuré les délégations.  Il a toutefois estimé qu’il serait possible de réaliser une véritable synergie entre les différentes bibliothèques, ajoutant que s’il s’avère que la gestion des bibliothèques peut être améliorée par le biais du Comité directeur, le DPI n’hésitera pas à le faire.  M. Tharoor a à nouveau insisté sur le fait que les délégations devaient garder à l’esprit qu’il s’agit d’un processus qui, par définition, est dynamique.

Reprenant la parole, le représentant des Etats-Unis a insisté sur le fait qu’il existe une interprétation différente sur le rôle attribué à la bibliothèque Dag Hammarskjöld dans la mesure où le rapport du Secrétaire général lui confère spécifiquement une mission d’orientation aux travaux, alors que le rapport du Comité directeur se limite à lui donner un rôle de collaboration. 

Le Secrétaire général adjoint a indiqué que cette question ne pouvait trouver de réponse au niveau du DPI, réitérant néanmoins que le mécanisme actuel vise à faire activement participer tous les responsables des bibliothèques au processus de réforme.

      Reprenant la parole, le représentant des Etats-Unis a toutefois déclaré que, dans la mesure où le Comité doit approuver le rapport du Secrétaire général, il serait important de savoir de quoi on parle concrètement et ce qu’on entend par les termes qui y sont employés.  M. Tharoor a répondu en faisant valoir qu’à la suite de la publication de ce rapport il y avait eu un débat au cours duquel certaines délégations avaient fait part de leur mécontentement devant la perspective d’attribuer à la bibliothèque Dag Hammarskjöld un rôle de direction.  Ce point de vue a été pris en considération, a expliqué M. Tharoor

Rapport du Secrétaire général relatif au projet pilote sur l’exploitation de la capacité de radiodiffusion internationale des Nations Unies (A/AC.198/2003/4)

      Dans ce rapport qui porte sur l’enquête effectuée sur le nombre estimatif d’auditeurs des programmes de la Radio des Nations Unies, le Secrétaire général présente les résultats de l’enquête; sa méthodologie; une ventilation des résultats par langue et région; une estimation de l’audimat réel; et les moyens d’augmenter cet audimat.  Cette enquête, à laquelle ont participé 180 stations de radio partenaires, évalue à 133 millions le nombre des personnes qui écoutent la Radio des Nations Unies au moins une fois par semaine.  Le Secrétaire général explique pourquoi, si l’étude avait porté sur la totalité des stations partenaires, des diffuseurs sur ondes courtes, du réseau à satellites et des stations affiliées, l’audience aurait augmenté de plusieurs millions de personnes.  Le Secrétaire général en conclut qu’au vu de sa portée universelle et de son rendement, la radio demeure, pour les Nations Unies, le moyen de communication le mieux adapté, particulièrement aux pays en développement.

En présentant ce rapport, le Directeur de la Division de l’information et des médias du DPI, M. SALIM LONE, a remercié les délégations pour les encouragements apportés à la Radio des Nations Unies.  Ce projet pilote, a-t-il dit, n’a été rendu possible que grâce à l’appui du Comité dont les membres ont invité leurs radios nationales à accorder du temps d’antenne aux émissions des Nations Unies.  Devant la concurrence, la tâche de la Division est de veiller à la qualité de ces programmes et des moyens de transmission, a indiqué M. Lone en attirant l’attention sur la vétusté de l’équipement de la Radio des Nations Unies.  Il a tout de même souligné que, comme l’atteste son audience, la Radio des Nations Unies est capable de faire entendre la voix des Nations Unies dans les coins les plus reculés de la planète. 

Au titre des observations, la représentante de l’Argentine a voulu savoir si le Département songeait à augmenter les ressources humaines de l’Unité espagnole de la Radio.  A son tour, le représentant du Portugal a souhaité connaître la différence de statut entre le bulletin en portugais et les autres bulletins diffusés dans les langues officielles des Nations Unies. Répondant à ces questions, le Directeur de la Division de l’information et des médias a indiqué que l’affectation des ressources ne dépendait  pas de l’audience.  Chaque unité linguistique, a-t-il précisé, est composée de quatre fonctionnaires de l’information et cela ne risque pas de changer.  En revanche, à mesure que l’on introduira les nouvelles technologies de communications utilisables par une grande partie des radio-diffuseurs, le nombre d’auditeurs ne pourra qu’augmenter.  Quant à la question du Portugal, le Directeur de la Division a indiqué que la seule différence de statut tient au fait que le portugais n’est pas une langue officielle des Nations Unies.  Il ne s’agit pas, a-t-il dit, de donner l’impression que la Radio des Nations Unies est en mesure de produire des programmes dans n’importe quelle langue.

Répondant sur le portail ONU et le site Web, il a indiqué qu’il fallait voir si la capacité fournie par Google permettrait à la Division d’assumer d’autres bases de données.  Il a annoncé, à cet égard, qu’un projet pilote serait lancé sur la question durant le second trimestre de l’année, en collaboration avec des partenaires comme la Banque mondiale. 

Rapport du Secrétaire général sur les activités du Groupe des Nations Unies pour les communications en 2002 (A/AC.198/2003/6)

Le Groupe des Nations Unies pour les communications, qui remplace le Comité commun de l’information, a été créé en janvier 2002 à l’initiative du Secrétaire général adjoint à la communication et à l’information, responsable du Département de l’information, dans le but de disposer d’un mécanisme souple et pragmatique dans les domaines de l’information et de la communication.  Le Groupe, qui a tenu sa première session annuelle à Rome les 27 et 28 juin 2002, a constitué plusieurs groupes thématiques chargés de coordonner la mise en œuvre des stratégies de communication du système des Nations Unies et d’organiser des réunions hebdomadaires au Siège de l’ONU.  Le Groupe pour les communications, qui s’est transformé en une plate-forme commune d’information et de communication pour le système des Nations Unies, a recentré son attention sur la substance de ces activités, tout en renforçant l’harmonisation des programmes et des politiques. 

Le rapport indique également qu’en évoluant vers une plate-forme d’information et de communication souple et pragmatique, le Groupe des Nations Unies pour les communications est parvenu à mettre l’accent sur la substance et à gagner en efficacité sur le plan de l’harmonisation des politiques et de la coopération entre les programmes dans les domaines intéressant l’ensemble du système.  Cette formule a permis aux spécialistes de la communication du système de coordonner leurs messages, échanger des idées, mettre en commun leurs expériences et évaluer leurs performances.  Elle a également contribué à atteindre un objectif très important, à savoir que le système des Nations Unies s’exprime «d’une seule voix».

En présentant ce rapport, la Directrice de la Division de la communication stratégique et Secrétaire du Groupe des Nations Unies pour les communications, Mme THERESE GASTAUT, a indiqué que le Groupe avait prouvé sa vitalité et son utilité dans son année et demie d’existence.  Le Groupe, a-t-elle indiqué, organise une session annuelle, des réunions hebdomadaires et des groupes de travail.  Son Secrétariat est placé à la Division de la communication stratégique.  Le Groupe comprend un Web site pour un échange continu et permanent d’informations.  Les objectifs du Groupe sont clairs, a dit Mme Gastaut, précisant qu’il s’agit de faire en sorte que le système des Nations Unies parle d’une seule voix par le biais de voix multiples et d’éclairages différents.  Le but ultime est de renforcer l’image des Nations Unies comme acteur vital pour la construction d’un monde meilleur et dont la priorité est d’améliorer de façon tangible la vie quotidienne des gens ordinaires dans le monde.  Cette année, la présidence du Groupe est assurée par le Directeur de l’information du PNUD et cette rotation prouve que le Groupe est bien au service du système des Nations Unies, et pas seulement du Secrétariat.  Le Groupe aborde toutes les questions d’actualité, mais aussi les grandes manifestations organisées par les Nations Unies.  Cette année, des groupes de travail ont été créés pour l’Année internationale de l’eau douce et le Sommet mondial sur la société de l’information.  Le Groupe a aussi créé un Comité en vue d’orchestrer la participation commune à l’Exposition mondiale de 2005 au Japon.  En effet, le système des Nations Unies sera présent à Aichi dans le cadre d’un pavillon commun élaboré sous la direction de l’UNESCO. Mme Gastaut a précisé par ailleurs que le Secrétaire général adjoint dirigeait une équipe spéciale interorganisations chargée de veiller à ce que le système adopte une attitude coordonnée, cohérente et stratégique pour l’information sur la situation en Iraq.

Rapport du Bureau des services de contrôle interne (BSCI) sur l’examen de la structure et du fonctionnement des centres d’information des Nations Unies (A/57/747)

      Aux termes d’une enquête qui concernait, en 2002, 65 centres d’information dont 62 opérationnels, cinq services d’information et huit bureaux des Nations Unies, le BSCI fait 15 recommandations au Département de l’information. 

Le BSCI recommande, entre autres, la réalisation d’une analyse approfondie du mandat des centres d’information et la révision de leurs objectifs et de leurs stratégies en vue de les mettre à jour, selon les besoins d’information de la région et l’évolution de la situation dans les différentes régions et dans le monde.  Il recommande aussi au Département d’examiner les possibilités de réduire les activités respectives des centres d’information et d’autres organismes des Nations Unies qui feraient double emploi dans un pays ou une région.  Selon lui, le Département doit, en outre, définir une politique et publier des directives à l’intention des chefs des centres concernant la facturation des services rendus à d’autres entités des Nations Unies et le partage des dépenses avec ces entités.

Le Département doit encore exiger de tous les centres d’information qu’ils établissent et présentent aux fins d’examen et d’approbation un plan annuel énonçant les activités qu’ils projettent réaliser au cours de l’année suivante, conformément à leurs mandats, buts et objectifs.  Le BSCI recommande aussi la définition de critères de résultats afin d’évaluer les activités de chaque centre en tenant compte de leurs mandats, buts et objectifs, et d’élaborer un programme de visites de fonctionnaires de l’information dans les centres d’information.

Pour le BSCI, le Département doit faire une proposition à l’Assemblée générale afin que le maintien des centres d’information soit subordonné à la fourniture, par les Etats Membres concernés, de locaux gratuits ou à une participation de ceux-ci aux frais de location et d’entretien.  Il doit aussi déterminer s’il est nécessaire que les chefs de centre occupent un poste de classe D-1.  Le BSCI recommande que le Département détermine les besoins optimums de chaque centre en matière de personnel, en tenant compte de la situation politique, économique et sociale du pays hôte, du plan d’action du centre en question et de la coordination de ses activités avec celles d’autres entités des Nations Unies installées dans le pays ou dans la région.  A ce propos, le BSCI recommande que le Département demande au Bureau de la gestion des ressources humaines la création d’une classe supplémentaire pour le poste de fonctionnaire national de l’information.

Le rapport d’audit final ayant été présenté au Département le 14 octobre 2002, le BSCI rend compte, après chaque recommandation, des efforts entrepris par le Département pour leur mise en œuvre.

Présentant ce rapport, la Directrice de la Division de l’audit du Bureau des services de contrôle interne (BSCI), Mme ESTHER STERN, a indiqué que son audit avait illustré l’urgence à revoir le concept de centre d’information sur le plan de son utilité et de sa raison d’être.  Il s’agit d’évaluer dans quelle mesure les centres d’information sont adaptés aux besoins et aux capacités des pays.  Le rapport appelle à un recentrage sur les centres des pays en développement où le public a moins accès à l’Internet et aux bibliothèques.  L’application des recommandations permettra d’assurer un équilibre entre les différentes activités d’information menées dans chaque centre.  Mme Stern a d’ailleurs exprimé sa satisfaction que le Département de l’information ait accepté toutes ses 15 recommandations. 

A son tour, le Secrétaire général à la communication et à l’information a souligné que son Département avait coopéré étroitement avec l’audit du BSCI. Pour le Département, le travail du Bureau a été perçu comme une partie de l’étude d’ensemble des activités d’information.  En conséquence, le Département a pris immédiatement note des conclusions de l’audit et a souscrit à ses recommandations qui ont d’ailleurs été envoyées à tous les centres.  Le Département a déjà pris des mesures pour appliquer ces recommandations.  Ainsi, les centres d’information font déjà partie des services de la communication stratégique et par conséquent, sont intégrés à la stratégie de communication de l’Organisation.  Les Centres d’information relèvent désormais de la Division de la communication stratégique et, la majorité des centres ont envoyé des plans de travail annuels.  Avec l’accent mis sur l’évaluation des performances, un travail est fait sur l’élaboration de nouveaux critères d’évaluation des résultats.  Il s’agit en fait d’optimiser les investissements et leurs rendements, a conclu M. Tharoor. 

Au titre des questions, le représentant du Portugal a regretté l’insuffisance d’éléments permettant aux Etats membres d’appréhender comme il se doit la réforme qui est menée actuellement. A son tour, le représentant du Mexique a voulu savoir dans quelle mesure les plans de travail demandés aux centres d’information tiendraient compte des besoins des pays concernés.  L’élaboration des plans se fera-t-elle en collaboration avec les gouvernements des pays et la société civile, s’est-t-elle demandé.  En outre, concernant l’appui que peuvent fournir aux centres les Etats membres, elle a émis des réserves quant à la subordination de l’implantation des centres à la fourniture de locaux gratuits.  Quant à l’évaluation du travail des centres, si la représentante a reconnu la pertinence des statistiques quantitatives, elle a jugé important de disposer de données qualitatives. Elle a aussi souhaité que les centres d’information mènent un sondage sur l’image de l’ONU dans leur lieu d’opération.

Dans son intervention la représentante de l’Inde s’est demandée quel serait le type de système mis en place lorsque la régionalisation aura été établie.  Pour sa part le représentant des Etats-Unis a demandé comment s’effectuerait le redéploiement des ressources entre les différents centres.  S’inquiétant aussi de l’impact de la régionalisation, en particulier sur les pays lusophones d’Afrique, la représentante du Brésil a demandé comment le Département entendait répondre aux besoins de ces pays alors même qu’il envisage la fermeture du Centre de Lisbonne.  Le Département tiendra-t-il compte des exigences linguistiques surtout en Afrique, s’est demandé, à son tour, le représentant du Sénégal.  Pour la représentante de l’Argentine, la question est de savoir si l’audit a pris en compte des indicateurs de coût et du travail accompli par les centres.  

Répondant à cette série de questions, la Directrice de la Division de l’audit a rappelé que sa recommandation concernant la régionalisation des centres avait été présentée comme une simple option.  Il s’agissait surtout de remettre en question le système des centres.  Quant aux conditions proposées à l’implantation des centres, elle a expliqué que cela est tributaire des limites budgétaires.  Pour ce qui est de la défense de l’image de l’ONU, elle s’est dite frappée par l’image anachronique projetée par certains centres, tout en admettant qu’il n’avait pas été possible d’établir objectivement si la présentation de l’image de l’ONU avait pu se faire de façon optimale.   

La Directrice de la Division de la communication stratégique, répondant aux questions relatives aux directives et critères de régionalisation, a d’abord rappelé que le Secrétariat les soumettait à la demande du Comité de l’information lui-même et a affirmé avoir noté la recommandation d’inclure l’intention d’un gouvernement d’être le pays hôte d’un centre et celle de la traduire en termes de soutien financier.  S’agissant du 5ème critère, elle a convenu que les considérations linguistiques étaient tout aussi importantes que l’état de coopération et d’intégration à l’intérieur d’une région.  La Division attendait donc que le Comité s’exprime au sujet de ces critères, a-t-elle ajouté

Abordant les questions posées sur la politique des centres d’information, Mme Gastaut a insisté sur les deux aspects de leur travail, à savoir la diffusion des messages et les moyens à leur disposition pour les promouvoir.  Sur le premier point, a-t-elle indiqué, l’effort vise à définir au mieux les messages que les Centres sont appelés à diffuser au niveau local.  Tout en parlant avec  différentes voix, il s’agit de transmettre un seul message.  Cette approche, a-t-elle dit, a très bien réussi pour l’Iraq ; le centre concerné étant informé quotidiennement du message du jour des Nations Unies.  Quant aux moyens mis au service des centres, le problème est plus difficile car le manque de ressources est réel.  C’est la raison pour laquelle, a rappelé Mme Gastaut, le Secrétaire général a proposé le processus de régionalisation qui vise à concentrer de plus gros moyens dans un nombre plus limité d’emplacements choisis stratégiquement dans le monde.

Sur le processus de régionalisation, Mme Gastaut a rappelé la recommandation du Secrétaire général que cette opération soit menée à bien en trois ans.  La fermeture d’un centre, a-t-elle assuré, s’accompagnera simultanément du renforcement du pôle régional. Pour le moment, on examine la possibilité, dans les pays en développement, d’avoir dans les bureaux du PNUD du personnel local qui pourrait assumer les activités d’information.   Là aussi, Mme Gastaut a dit attendre les suggestions et recommandations du Comité. 

Le représentant du Canada s’est demandé comment les pays qui ne sont pas desservis par des centres d’information des Nations Unies (CINU) pouvaient tout de même bénéficier des services d’information de l’ONU.  Il a également suggéré que ces pays soient associés au processus de prise de décision sur l’avenir de ces centres.  Quant à la question des ressources excessives allouées aux centres des pays en développement, le délégué du Canada a souligné que c’étaient précisément ces pays qui avaient le plus besoin des services de ces centres pour pouvoir bénéficier pleinement des efforts de promotion de l’action de l’ONU.

S’adressant ensuite à Mme Gastaut, il a déclaré que malgré le soutien apporté par sa délégation à la proposition de régionaliser les Centres, il tenait à disposer d’informations supplémentaires sur la question de l’allocation des ressources ainsi dégagées vers les centres qui en ont le plus besoin, alors même qu’il n’y a pas encore de précédent dans ce domaine.

Pour sa part, le représentant du Costa Rica a demandé à savoir comment le BSCI est arrivé à ses recommandations, alors même qu’il reconnaît n’avoir pas pu disposer de données statistiques pour pouvoir évaluer les activités des Centres.  Il a également demandé à Mme Gastaut quels étaient les critères pour définir la pertinence de ces Centres.

En réponse à ces questions, la Directrice de la Division de l’audit a expliqué que le BSCI avait essayé de définir des indicateurs clairs et précis de l’action des Centres au plan local et national, malgré un manque de directives dans ce domaine. Le BSCI a réalisé que l’image du centre se limitait souvent à l’image du directeur du centre, lui-même, ce qui n’est pas un critère de mesure approprié, a-t-elle précisé.  C’est pourquoi il a fallu d’abord définir les objectifs pour les traduire ensuite sur le plan local.  A terme, a-t-elle ajouté, le BSCI souhaiterait pouvoir parvenir à un système de critères d’évaluation de ces centres.  Mme Stern a par ailleurs noté que comme seuls 64 pays accueillaient un centre d’information, souvent appelé à couvrir d’autres pays, la couverture géographique de ces centres n’était souvent pas très satisfaisante.  C’est d’ailleurs ce qui a amené le BSCI à proposer la régionalisation des Centres comme une alternative intéressante, a-t-elle conlu.

Le représentant du Sénégal, revenant au rapport sur le Groupe pour les communications en 2002, a demandé si le DPI n’envisageait pas à terme la mise en place d’un Groupe chargé du suivi des besoins spécifiques de l’Afrique et de la promotion du NEPAD.

Répondant à la question sur la nature, le mandat et la dimension d’un pôle régional de l’information, la Directrice de la Division de la communication stratégique a assuré les délégations que le Département avait soigneusement étudié cette question dans le cas d’un pôle pour l’Europe occidentale.  L’approche du Département se veut néanmoins souple car il n’existe pas un modèle unique, comme l’ont souligné de nombreuses délégations qui ont demandé à ce qu’on procède au cas par cas, a-t-elle dit.  Quant à l’impact des programmes des Centres, Mme Gastaut a expliqué que le Département examinait à présent cette question, dans le cadre des efforts en vue d’améliorer l’évaluation du travail du Département.  Elle a ajouté que le Département tentait actuellement de définir des critères permettant de mesurer de manière objective l’impact des Centres sur le terrain.  Pour ce qui est de la politique commune du système des Nations Unies pour la promotion du NEPAD, Mme Gastaut a assuré les délégations que cette question ferait l’objet d’un examen du Groupe des Nations Unies pour la communication, notamment dans le cadre des préparatifs du TICAD III.

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