LA REORIENTATION DES ACTIVITES D’INFORMATION N’EST PAS UN EXERCICE DE COUPES BUDGETAIRES, AFFIRME LE CHEF PAR INTERIM DU DEPARTEMENT DE L'INFORMATION

24 April 2002
PI1413

LA REORIENTATION DES ACTIVITES D’INFORMATION N’EST PAS UN EXERCICE DE COUPES BUDGETAIRES, AFFIRME LE CHEF PAR INTERIM DU DEPARTEMENT DE L'INFORMATION

24/04/02
Communiqué de pressePI1413

Comité de l’information                                     PI/1413

24e session – 4e séance – matin                              24 avril 2002

LA REORIENTATION DES ACTIVITES D’INFORMATION N’EST PAS UN EXERCICE DE COUPES BUDGETAIRES, AFFIRME LE CHEF PAR INTERIM DU DEPARTEMENT DE L'INFORMATION

Un Département transformé est essentiel

à la mise en œuvre de la Déclaration du Millénaire

Achevant, ce matin, son débat général au cours duquel de nombreuses questions ont été posées sur la réorientation des activités d'information de l'ONU telle que proposée dans le rapport pertinent du Secrétaire général*, le Comité de l'information a entendu les réponses apportées par le Chef par intérim du Département de l'information, M. Shashi Tharoor. 

Ce faisant, M. Tharoor s’est félicité de l’adhésion des membres du Comité à la nouvelle mission de son Département qui est de “ gérer et de coordonner le niveau communicationnel des activités de l'Organisation et de ses composantes, et à transmettre ce contenu de manière stratégique, notamment par des voies intermédiaires appropriées, afin d’obtenir le plus large impact possible auprès du public”.  A cet égard, il a dit avoir pris note de la volonté exprimée par certains intervenants pour que le Département de l'information continue de traiter les délégations comme l’un des publics.

M. Shashi Tharoor a également expliqué que la nouvelle dénomination du Département, à savoir Département de la communication et des relations extérieures, qui met l’accent sur la communication, a été proposée pour illustrer une démarche plus moderne.  La référence aux relations extérieures vise, a-t-il indiqué, à souligner le rôle du Département de l'information auprès des ONG, des institutions d’enseignement et des partenaires extérieurs en vue de toucher le public le plus large possible.  Cette référence illustre aussi le rôle accru des ONG dans la sensibilisation du public à la Déclaration du Millénaire.  Il a précisé que la proposition est faite dans un esprit constructif et reste ouverte au débat.  En conclusion, il a, une nouvelle fois, souligné que la réorientation des activités d'information de l'ONU n’est en aucun cas un exercice de coupes budgétaires, car il n’a aucune raison de sacrifier des activités qui ont obtenu tout le soutien des Etats Membres.  Dans ce contexte, il a déclaré qu’il attendait avec intérêt les résultats des négociations du Comité pour faire ses recommandations au Secrétaire général, qui dès cet été, doit prendre les décisions et mesures qui s’imposent. 

Dans sa réponse, le Chef par intérim du Département de l'information a évoqué les questions de l’évaluation de l'impact des programmes du Département; des services rendus aux délégations dont les communiqués de presse; de la collaboration entre le Département et celui du Département des opérations de maintien de la paix; des programmes spéciaux d'information; de la Radio et de télévision des Nations Unies, des Centres d’informations; de la parité

linguistique sur les sites Web de l’ONU; du Centre des nouvelles sur le site Web et du service du courrier électronique; des publications dont la Chronique des Nations Unies; et de la Bibliothèque Dag Hammarskjold.  M. Tharoor a précisé que sa réponse sera distribuée, cet après-midi, aux délégations.

Sont intervenues au cours du débat les délégations suivantes : Azerbaïdjan, République populaire et démocratique de Corée, Monaco, Guyana, Bénin, Yémen, Indonésie, Kazakhstan, République-Unie de Tanzanie et Ghana.

Le Comite de l’information reprendra ses travaux cet après midi à 15 heures pour examiner le point 6 de son ordre du jour, à savoir l’examen des cinq rapports qui lui sont soumis et qui portent sur les activités d’information relatives à l’Année des Nations Unies pour le dialogue entre les civilisations (2001), l’intégration des centres d’informations des Nations Unies à des bureaux extérieurs du PNUD, le renforcement du rôle du Département de l'information dans les opérations de maintien de la paix, la mise à jour et l’enrichissement multilingues des sites Web de l’Organisation, et enfin les travaux du Comité commun de l’information des Nations Unies en 2001. 

Débat général

M. YASHAR ALIYEV (Azerbaïdjan) s’est félicité du rapport du Secrétaire général qui constitue une bonne base pour permettre au Comité de l’information de se prononcer sur les activités d’information.  Il a salué l’initiative du Chef par intérim du Département de l'information, d’entamer ce processus de réorientation pour que le Département puisse améliorer son efficacité notamment en vue de combler le fossé entre les pays développés et ceux en développement en matière d’information et de communication.  Il a souligné que de meilleures communications constituent la pierre angulaire de la réforme des Nations Unies dans le domaine de l’information.  L’Organisation doit s’affirmer comme un centre d’échanges, a-t-il ajouté.  Dans ce contexte, le multilinguisme est un facteur important d’une bonne diffusion de l’information et le Département doit répartir les ressources plus équitablement entre les différentes langues, notamment à destination du site Web des Nations Unies.

Le représentant a invité le Département à vérifier scrupuleusement les informations qu’il publie et à n’utiliser que des sources fiables.  Il a fait part de son appréciation des efforts entrepris par le Département en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement(PNUD) qui permettront de mieux diffuser les informations dans toutes les parties du monde, conformément aux priorités définies par l’Assemblée générale au début du deuxième mandat du Secrétaire général. 

M. KIM CHANG GUK (République populaire démocratique de Corée) a dénoncé le fait que les infrastructures modernes de l’information et des communications demeurent aux mains des pays développés qui les utilisent pour véhiculer leurs idées, leur culture et des informations biaisées conformément à leurs propres intérêts.  Par conséquent, la voix juste des pays en développement, qui constituent la majorité absolue de la population mondiale, n’est pas suffisamment entendue.  Le représentant a souhaité que les activités d’information ne soient pas abusivement utilisées comme moyen d’empiéter sur la souveraineté des Etats et de s’ingérer dans leurs affaires intérieures.

Les activités mondiales d’information doivent s’écarter de la politique de deux poids deux mesures par laquelle une mesure prise par un pays est décrite comme une disposition de prévention des crimes alors que la même mesure prise par un autre pays est présentée comme une atteinte aux droits de l’homme.  Il faut également mettre fin à l’utilisation des médias pour tenter de créer le chaos et le désordre et encourager des forces antigouvernementales dans un pays.  L’établissement d’un nouvel ordre de l’information juste doit être l’objectif principal des activités d’information à travers le monde. 

Venant à la question du fossé numérique, il a jugé important que les Nations Unies fournissent aux pays en développement plus de possibilités de participer aux activités d’information et de communication, au niveau international.  Dans le même temps, les pays en développement doivent déployer des efforts dont le succès dépend de l’assistance internationale qui doit se matérialiser par le transfert des technologies, la formation des experts et l’investissement financier.  Le représentant a aussi voulu le renforcement des activités des Nations Unies dans le domaine de l’information et des communications.  Ce qui est important, a-t-il

souligné, c’est d’assurer l’impartialité et l’objectivité dans les activités d’information des Nations Unies.  A cet égard, il s’est félicité des efforts du Département de l’information dans la formation des journalistes des pays en développement.

M. JACQUES BOISSON (Monaco) a rappelé que la mondialisation de l’économie a entraîné un essor sans précédent dans tous les domaines et notamment dans celui des technologies de l’information.  Toutefois, il a regretté  le fait que les fruits de cette révolution de l’information ne sont pas équitablement répartis à travers l’ensemble des continents et des États Membres de l’ONU, situation qui contribue à marginaliser les moins favorisés.  Il a salué les nombreux services très appréciés que rend le Département de l'information, aussi bien les services de documentation fournis par la Bibliothèque Dag Hammarskjöld, les cours de formation et l’organisation de visites guidées et de manifestations spéciales.  En ce qui concerne les communiqués de presse, il a rappelé que pour une petite délégation comme la sienne, ces communiqués, en anglais et en français, sont des outils de travail indispensables car ils permettent d’être en permanence au courant des travaux de l’Organisation dans tous les domaines nombreux et variés qu’elle couvre.  Leur suppression ou leur réduction seraient inacceptables, a-t-il ajouté. 

Par ailleurs, il a déclaré que le mandat confié en 1946 au Département de l'information, à savoir favoriser dans toute la mesure du possible une meilleure connaissance de l’oeuvre et des buts des Nations Unies, n’est pas incompatible avec la réflexion engagée en vue de préciser et adapter ses priorités, et notamment de répondre à celles fixées par le Sommet du Millénaire.  A titre d’illustration, il a souligné l’excellent travail réalisé par le Département de l'information lors des deux dernières conférences internationales qui se sont tenues à Madrid et à Monterrey.  Pour que le rôle et l’action des Nations Unies demeurent connues et reconnues, a-t-il conclu, sa voix doit rester forte, multipolaire et convaincante, et il appartient au Comité de l’information d’y veiller. 

Mme KOREEN SIMON (Guyana) a souligné que les Nations Unies, fortes de plus de 180 Etats Membres, doivent mettre tout en oeuvre pour préserver l’image d’une organisation qui diffuse librement des informations équilibrées et fiables visant à renforcer la paix et la tolérance.  Pour la représentante, les sites Web et les centres d’information doivent présenter une image des Nations Unies qui reflète véritablement ses activités.  Un portail unique des sites devrait offrir une uniformité des contenus qui caractérise tout site Web d’une organisation importante touchant le plus grand nombre. 

La représentante a aussi souligné la nécessité d’une coordination plus étroite dans le domaine de l’information au sein du système des Nations Unies et du Secrétariat.  Le Département de l’information doit veiller à communiquer son message de manière à ce qu’il soit compris par tous.  A cette fin, il est nécessaire que le Département participe aux processus de planification et de prise de décisions des principaux départements et bureaux.  Mettant l’accent sur l’importance des nouvelles technologies, la représentante a fait part de sa crainte que les coupes budgétaires dans le budget-programme 2002-2003 concernant l’amélioration des équipements n’affectent la capacité des Nations Unies à diffuser l’information. 

Venant à la question du fossé numérique, la représentante a estimé que l’Equipe spéciale des technologies de l’information et des communications pourrait jouer un rôle en la matière.  Les réunions à venir consacrées aux technologies de l’information et des communications devraient fournir l’occasion d’explorer les moyens de combler ce fossé numérique et fournir aux Nations Unies l’élan nécessaire pour entreprendre ses activités dans le domaine de l’information.  Dans le même ordre d’idées, elle a attiré l’attention sur le fait que le site du Centre d’information de Port of Spain, qui sert la région des Caraïbes, n’est pas encore opérationnel.

M. JOEL WASSI ADECHI (Bénin) a déclaré que l’information et la communication occupent une position centrale, non seulement pour la perception par l’opinion publique mondiale des activités menées par les Nations Unies et de leur portée, mais également pour l’efficience de l’action de l’Organisation au plan interne.  Abordant la réorientation des activités du Département de l'information, il s’est félicité de cette démarche qui vise à le rendre plus efficace et plus performant.  Il a reconnu que des améliorations ont été enregistrées depuis l’an dernier en matière de diffusion électronique des informations.  Il a également salué la qualité du programme de radio des Nations Unies et a encouragé la poursuite des programmes de formation des journalistes. 

Le représentant a exprimé sa surprise et son étonnement face aux propositions visant à supprimer certaines activités du Département de l'information.  A cet égard, il a rappelé que dans sa résolution 56/64B du 24 décembre 2001 se rapportant à cette question, l’Assemblée générale avait souligné que le processus de réorientation devait avoir pour effet de maintenir et améliorer les activités qui présentent un intérêt particulier pour les pays en développement et ceux ayant des besoins spéciaux.  C’est pourquoi, il a souligné que l’examen du rapport du Secrétaire général ne doit pas viser à diminuer les activités du Département de l'information ou d’en limiter les financements.  Nous devons éviter le piège qui consiste à privilégier l’angle financier dans le cadre de l’examen des questions qui nous préoccupent, a-t-il encore ajouté, mais privilégier la recherche de l’efficacité dans la mise en oeuvre de ce programme de réorientation.  Le représentant a formé le voeu que la réorientation prenne en compte les disparités entre les différentes régions du monde, entre les pays développés et ceux en développement.  En ce qui concerne tout particulièrement les communiqués de presse quotidiens, il a insisté sur la nécessité de les maintenir dans leur forme actuelle étant donné qu’ils constituent des instruments de travail à caractère éminemment utile.  Le Département de l'information reste un outil précieux pour les Nations Unies, a-t-il dit, et toute action visant à améliorer sa rentabilité et son efficacité générales ne peut qu’être saluée et appuyée. 

M. ABDUL-DAYEN M.S. MUBAREZ (Yémen) a estimé que les évènements du 11 septembre ont montré la nécessité de promouvoir une véritable culture de la paix.  Il a jugé malheureux que certains médias nient la mission d’information qui leur revient et continuent de “battre les tambours de la haine” et de propager la théorie du choc des civilisations.  C’est dans ce contexte, a poursuivi le représentant, que le Gouvernement israélien, prétendant être le seul Etat démocratique du Moyen-Orient, a pu se livrer à une campagne visant à empêcher la diffusion d’informations objectives sur les massacres perpétrés contre le peuple palestinien.  Toutefois, le représentant s’est félicité que le Département de

l’information ait continué de travailler à l’Année internationale des Nations Unies pour le dialogue entre les civilisations.  Pour lui, le Département devrait collaborer, en la matière, avec les organisations régionales dont la Ligue des Etats arabes.

Commentant le rapport du Secrétaire général sur la réorientation des activités d’information de l’ONU, le représentant a estimé que les raisons invoquées ne sauraient justifier le non-accomplissement de certaines tâches.  Il a évoqué, dans ce cadre, la question de la parité linguistique sur le site Web des Nations Unies en se prononçant pour la première option offerte.  Il a aussi souligné la nécessité de publier simultanément dans les six langues officielles de l’Organisation tout document et toute publication officielle.

M. TATANG B. RAZAK (Indonésie) a déclaré que l’environnement international a été transformé par des bouleversements sans précédent survenus dans le domaine de la communication et de l’information.  Il a souligné les possibilités qu’offrent ces nouveaux outils, en regrettant que la plus grande partie de la population mondiale demeure en marge de ces progrès.  La moitié de la population mondiale vit à au moins 5 km du téléphone le plus proche, a-t-il précisé, à titre d’illustration.  Il a salué la mise en place de la section de la technologie de l’information du réseau interinstitutions dans le domaine de la santé, comme des initiatives intéressantes pour combler le fossé numérique entre les pays développés et ceux en développement.  A cet égard, il a déclaré que le nouvel ordre mondial en matière de communication et d’information est un élément important pour aider les pays en développement à réaliser leurs aspirations et à assurer la libre circulation de l’information.

Par ailleurs, le représentant a souligné que les centres d’information des Nations Unies jouent un rôle particulièrement important dans les pays en développement, là où la majorité de la population n’a pas accès aux moyens de communication et d’information modernes.  Les crédits qui sont attribués à ces centres doivent tenir compte de leur situation géographique et de leurs besoins spécifiques, a-t-il ajouté.  Le représentant a aussi fait part de sa satisfaction au sujet de l’émission radiophonique de l’ONU qui est diffusée auprès de 210 millions d’Indonésiens, en indonésien bahasa, insistant sur le fait que la radio est un support de communication très efficace entre les différents peuples du monde.  En conclusion, il a formé le voeu que cet exercice de réorientation n’empêche pas le Département de l'information de répondre aux priorités fixées par le Sommet du Millénaire, dans l’espoir d’aboutir à une société de l’information et de la communication qui puisse offrir des opportunités et débouchés pour tous. 

Mme MADINA B. JARBUSSYNOVA (Kazakhstan) a espéré que la réorientation des activités d’information des Nations Unies dans le domaine de l’information et des communications contribuera à combler le fossé en la matière entre les pays en développés et les pays en développement.  Elle a jugé important que le Département réorganise la structure de gestion des sites Web des Nations Unies pour que tous ces sites se développent de manière équilibrée.  Elle a donc mis en garde contre toute disparité dans le personnel affecté à chacun des six sites et s’est prononcée pour la deuxième option.  Jugeant également important d’assurer un équilibre entre les technologies et les moyens traditionnels de communication, la représentante a défendu le projet sur la mise en place d’une radio permanente des Nations Unies dans les six langues officielles de l’ONU.

La représentante s’est prononcée pour le maintien des communiqués de presse en souhaitant que la réorientation des activités du Département de l’information n’affecte pas le niveau actuel de ces services.  Elle a conclu en souhaitant que le Département de l’information coordonne ses efforts pour sensibiliser davantage le public aux conséquences de la catastrophe de la région de Semipalatinsk.  Elle a souhaité que la résolution qui sera adoptée à la fin de cette session contienne un paragraphe sur ce problème.

M. ABIHUDI BARUTI (République-Unie de Tanzanie) a souligné l’importance des nouvelles technologies de l’information dans les pays en développement pour leur permettre d’atteindre les objectifs fixés par le Sommet du Millénaire.  A cet égard, il a déclaré qu’il ne peut y avoir d’éducation sans information.  Il a formé le voeu que soient menées des initiatives continuelles pour tenir compte des besoins des usagers.  Cela passe par une coopération entre les gouvernements, le secteur privé et la communauté internationale, a-t-il conclu. 

M. YAW ODEI OSEI (Ghana) a rappelé le nouveau nom qu’il est proposé de donner au Département de l'information dont la mission sera de gérer et coordonner le niveau communicationnel des activités de l'ONU et de ses composantes, et à transmettre ce contenu de manière stratégique, notamment par des voies intermédiaires appropriées afin d’obtenir le plus large impact possible auprès du public.  A cet égard, il a rappelé que la plupart des peuples du monde n’ont pas accès aux nouveaux moyens de communication, d’où la nécessité de parler des moyens que doit utiliser le Département de l'information pour toucher un plus grand nombre de personnes dans le souci de répondre aux ambitions des Nations Unies.  Dans ce contexte, il a cité en exemple le caractère très utile du travail fait par les centres d’information pour les populations les plus défavorisées.  Le représentant a donc demandé que les activités des centres dans les pays en développement soient encore améliorées et développées.

Répondant aux questions posées par les délégations au cours du débat général, le Chef par intérim du Département de l’information, M. SHASHI THAROOR, a relevé avec satisfaction que ces dernières se sont félicitées de s’est dit encouragé par l’appui exprimé par les délégations aux activités du Département.  Dans le sdéclairations, les délégations ont donné une bonne idée de leur point de vue sur la réorientation du Département.  Les remarques ont été interessantes et profondes. 

De nombreuses déle´gations se sont félicitées du l’accent placé désormais sur l’évaluation des programmes comme outil important pour renforcer l’impact des activités du Département.  Il a exprimé son intention de renforcer et de développer cette capacité dans les mois à venir.  Il s’est également dit encouragé d’entendre les délégations convenir qu’un Département transformé est essentiel pour la mise en oeuvre de la Déclaration du millénaire.  Dans ce contexte, il a dit avoir noté avec plaisir que la plupart des délégations ont accueilli avec satisfaction la proposition relative à la nouvelle définition de la mission du Département qui met l’accent sur la diffusion de l’information au plus large public possible dans le monde.  Il a aussi noté l’appel demandant que le Département continue de traiter les délégations comme l’un des publics.

Venant à la question du fossé numérique, soulevée par toutes les délégations, M. Tharoor a indiqué que le Département examine les moyens de participer plus activement aux préparatifs du Sommet mondial sur les technologies de l’information.  Pour ce qui est des activités de plaidoyer, il a indiqué que le Département de l’information et celui des opérations de maintien de la paix ont approuvé un partage de responsabilités.  Ainsi le Département de l’information a maintenant la responsabilité première dans 12 domaines; 8 domaines étant laissés au Département des opérations de maintien de la paix.  Les deux Départements ont la même responsabilité dans un seul domaine, celui de la couverture médiatique des opérations de maintien de la paix.  Il a rappelé que c’est le DPKO qui a demandé d’être doté d’une unité technique liée à l’information.  Or c’est le CCQAB qui a préféré, en la matière, renforcer la section paix et sécurité du Département de l’information en le dotant de deux nouveaux postes.   Le Département de l’information a ainsi pu consacrer des effectifs à l’appui des services d’information sur le terrain mais sans ressources supplémentaires, sa capacité restera limitée.

Pour ce qui de la mise en oeuvre du Rapport Brahimi, a encore indiqué le Chef par intérim du Département de l’information, le Département  travaille en étroite collaboration avec le Département des opérations de maintien de la paix comme le montrent les initiatives au Timor oriental ou concernant la décision de la Commission de la délimitation des frontières entre l’Ethiopie et l’Erythrée.

Evoquant les programmes d’information spéciaux comme ceux relatifs à la Palestine, il a assuré que le Département accorde une grande priorité à cette question.  Il a ainsi annoncé l’organisation, le mois prochain, d’un séminaire à Copenhague pour contribuer au dialogue constructif sans lequel une paix durable ne peut être établie au Moyen-Orient.  Sur la Radio des Nations Unies, il a indiqué que le Département fera en sorte que suffisamment de ressources lui soit allouées.

Concernant les centres d’informations, il a précisé que le chiffre de 35% du budget du Département comprend non seulement les budgets de ces Centres mais aussi ceux des bureaux d’information de l’ONU à Genève, à Vienne et à Nairobi.  Répondant aux assertions selon lesquelles 120 pays n’auraient pas de Centres d’information, il a précisé que les services du Département desservent en fait 153 pays et que, par ailleurs, du matériel est distribué à tous les bureaux sur le terrain, y compris ceux des opérations de maintien de la paix.  Dans ce cadre, il a mis l’accent sur le travail important de traduction qu’effectuent certains Centres.  Il a aussi dit son intention de revoir la distribution des postes dans les Centres, dans le contexte de l’examen qui doit avoir lieu.  A ce propos, il a convenu de la nécessité de nommer un assistant en matière d’information à Kingston pour servir d’agent de liaison dans la région des Caraïbes.  Sur la possibilité de réaffecter les ressources des Centres installés dans les pays aux coûts de location élevés, le Chef par intérim du Département a dit son intention d’étudier cette option en prévenant qu’il faudra du temps pour mettre en oeuvre les décisions en la matière compte tenu des contrats de bail.  Il a d’ailleurs remercié les délégations qui ont appuyé l’idée du Secrétaire général sur la fourniture de locaux gratuits ou à des coûts réduits.  Il a aussi dit son intention d’envisager la création de réseaux de centres régionaux.

S’agissant de la parité linguistique sur les sites Web de l’ONU, M. Tharoor a commenté la proposition de certains pays consistant à utiliser une assistance extérieure pour la traduction des documents des sites.  S’il a qualifié de valable cette proposition, il a néanmoins appelé à la prudence en précisant que la traduction des 900 pages en espagnol par l’Université de Salamanque a été rendue possible par la décision du Gouvernement espagnol d’offrir gratuitement les services d’un consultant.  Sans une assistance de ce genre, il sera difficile de prendre d’autres arrangements compte tenu de la nécessité d’avoir des effectifs pour mettre à jouer les informations sur le site.  Pour arriver à la parité, a poursuivi M. Tharoor, il faut examiner plus avant l’option 1 du rapport du Secrétaire général qui exigerait des ressources supplémentaires.  Pour l’heure au

sein du Département et du Secrétariat, aucune disposition n’a jamais été prise pour permettre la traduction des contenus des sites dans toutes les langues officielles de l’ONU.  Toujours à propos des sites Web, il a annoncé que le site de Port of Spain devrait être opérationnel dans un avenir proche. 

Venant aux moyens traditionnels de communication, il a rappelé que la dépendance du Département à l’égard des radiodiffuseurs qui ont leur propre politique.  Partant, le format final échappe au contrôle de l’ONU.  Prenant note des appels des Etats Membres en faveur du maintien et du renforcement des communiqués de presse, il a indiqué qu’il s’agit d’une question de ressources pour laquelle le Département demande les directives au Comité.  Pour ce qui est du renforcement du Centre des nouvelles des Nations Unies sur le site Web et le courrier électronique des nouvelles, ces initiatives sont destinées aux médias et pas au grand public.  Les médias dans les pays en développement utilisant le courrier électronique, le Département est en train de créer des centres des nouvelles dans toutes les langues qui seront lancés au courant de l’année.

Revenant sur la question de la Radio des Nations Unies, il a convenu de la nécessité d’améliorer son contenu dans les six langues et pour ce qui de l’impact des émissions, il fait part de la demande que le Département a adressée aux stations partenaires pour collecter des renseignements sur la réaction des auditeurs.  Dans ce cadre, il a rappelé que le service Caraïbes produit une émission hebdomadaire de récapitulation des informations et souligné son intention d’appuyer cette émission.  Pour ce qui est des émissions en créole, il a annoncé qu’une émission est produite en français et en créole toutes les semaines.  S’agissant des émissions en russe, il a indiqué qu’au cours des années, la radio a produit 18 émissions sur la catastrophe  de Tchernobyl et 23 sur le VIH/sida.  Commentant la proposition de l’Espagne, au nom de l’Union européenne, sur l’étude de faisabilité sur un réseau par satellite des Nations Unies, il a jugé difficile de réaliser une telle proposition mais s’est dit satisfait que l’idée vienne d’une instance à même d’aider à surmonter l es difficultés budgétaires. 

Répondant aux commentaires relatifs à la Chronique des Nations Unies selon lesquels cette revue contiendrait des informations qui peuvent être trouvées ailleurs, il a rappelé que la Chronique contient également des articles écrits par des personnalités éminentes.  Il a toutefois fait part de son intention d’examiner le rapport entre le coût, le nombre d’abonnés, l’audience et l’impact des publications .  A propos de la Bibliothèque Dag Hammarskjöld et de la parité linguistique, le Chef par intérim du Département a  affirmé que malgré les coûts, la Bibliothèque met tout en oeuvre pour assurer l’ équi libre linguis tique dans ses achats .  Il a aussi rappelé qu’à ce jour, tous les services de la Bibliothèque sont en train d’être rationalisés; les services techniques étant désormais  entièrement automatisés et effectués en ligne.

Pour ce qui est de la nouvelle dénomination du Département, il a indiqué que la proposition en la matière qui met l’accent sur la communication témoigne d’une démarche plusmoderne .  Il a rappelé, dans ce cadre, que la même proposition avait été faite en 1997, proposition dans laquelle la référence aux relations extérieures souligne le rôle du Département auprès des ONG, des institutions d’enseigne ment et des partenaires extérieurs en vue de toucher le public le plus large possible et correspond au rôle accru des ONG dans la sensibilisation du

public à la Déclaration du millénaire .  M. Tharoor a précisé que la proposition a été faite dans un esprit constructif et reste ouverte au débat.  Il a conclu en souligné que la réorientation des activités d’information de l’ONU n’est pas un exercice de coupes budgétaires mais vise à lancer la réflexion sur la manière dont le Département peut s’acquitter au mieux de ses fonctions.  Il a dit son intention d’utiliser les résultats des négociations du Comité pour faire des recommandations au Secrétaire général qui est le seul habilité à prendre les décisions finales.

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