DES CHOIX ET DES DECISIONS DIFFICILES DEVRONT ETRE FAITS POUR DONNER PLUS D’IMPACT AUX ACTIVITES DU DEPARTEMENT DE L’INFORMATION

22 April 2002
PI1410

DES CHOIX ET DES DECISIONS DIFFICILES DEVRONT ETRE FAITS POUR DONNER PLUS D’IMPACT AUX ACTIVITES DU DEPARTEMENT DE L’INFORMATION

22/04/02
Communiqué de pressePI1410

Comité de l’information                                     PI/1410

24e session – 1ère séance                                     22 avril 2002

matin

DES CHOIX ET DES DECISIONS DIFFICILES DEVRONT ETRE FAITS POUR DONNER PLUS D’IMPACT AUX ACTIVITES DU DEPARTEMENT DE L’INFORMATION

Le Comité de l’information entame

sa vingt-quatrième session qui devrait s’achever le 2 mai

Pour assurer aux programmes du Département de l’information une plus grande efficacité et allouer au mieux les ressources, des décisions et des choix difficiles devront être faits mais il s’agit de la meilleure manière de s’assurer que l’ONU dispose d’un Département de l’information qui soit véritablement la voix de référence dans la diffusion d’informations sur son travail.  C’est en substance ce qu’a déclaré, ce matin, le Chef par intérim du Département de l’information venu solliciter l’avis et les conseils du Comité de l’information sur l’orientation stratégique que le Département de l’information envisage de prendre, compte tenu des conclusions préliminaires d’une étude d’ensemble des activités du Département de l’information dont les résultats finaux seront connus au mois de mai 2002.  Ces conclusions et les grandes questions qui se posent pour le Département sont contenues dans le rapport du Secrétaire général sur la réorientation des activités d’information de l’ONU que présentait, ce matin,

M. Shashi Tharoor.

Ouvrant, en effet, ce matin, sa vingt-quatrième session dont les travaux comprendront, le 2 mai, la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le Comité de l’information entend ainsi poursuivre sa réflexion sur la partie de la réforme de l’ONU qui lui est dévolue à savoir les activités d’information de l’Organisation.  Lancé dès le début du second mandat du Secrétaire général, le processus de réforme de l’Organisation est arrivé à sa deuxième phase dans laquelle s’inscrit l’étude d’ensemble.

Comme l’a indiqué le Chef par intérim du Département de l’information, l´étude a révélé les faiblesses du Département qui sont liées au manque de clarté de sa mission; à la fragmentation de ses activités; à une capacité limitée à comprendre l’impact de ses programmes; et à une structure organisationnelle qui n’indique pas clairement les responsabilités respectives.  Devant ce diagnostic, M. Tharoor a sollicité l’avis du Comité quant à la nouvelle mission du Département qui serait de “de gérer et de coordonner le contenu communicationnel des activités de l’Organisation et de ses composantes, et à transmettre ce contenu de manière stratégique, notamment par des voies intermédiaires appropriées afin d’obtenir le plus large impact possible auprès du public”. 

Dans ce contexte,  M. Tharoor a mis l’accent sur la question des audiences et des groupes cibles du Département et des Centres d’information des Nations Unies ainsi que sur celle de l’évaluation de la performance des programmes et des activités du Département.  S’agissant des audiences cibles, elles doivent, selon lui, être davantage les “intermédiaires externes”, les médias et la société civile.  Pour ce qui est de l’évaluation de l’impact des programmes, il s’est proposé de mener un programme annuel d’étude d’impact afin d’identifier les programmes qui doivent être maintenus, élargis ou supprimés. 

A l’instar du Président du Comité, M. Milos Alcalay du Venezuela, les délégations ont souligné qu’une organisation publique ne pouvait être forte sans une politique de communication efficace.  Abondant dans le sens du Chef par intérim du Département, elles ont mis en garde contre le risque de voir ces débats influencés et guidés par des considérations d’ordre strictement budgétaire, au détriment d’une véritable discussion de fond sur les programmes et les objectifs.  Le budget doit suivre les projets et surtout pas le contraire, a insisté

M. Alcalay.  Pour le Président du Comité, l’objectif n’est pas que le Département fasse moins, mais qu’il fasse mieux.

Les représentants des pays suivants ont pris la parole : Venezuela, au nom du Groupe des 77 et de la Chine, Algérie, Egypte, Iran, Inde et Espagne, au nom de l’Union européenne et des pays associés.

Le Comité poursuivra son débat général demain à 10 heures.

Déclarations

Le Président du Comité de l’information, M. MILOS ALCALAY (Venezuela), a déclaré que le Comité de l’information avait à assumer une tâche primordiale à l’aube du XXIe siècle et était prêt dans ce cadre à fixer les nouvelles orientations du Département de l’information.  Car aucune organisation publique, a-t-il ajouté, ne peut être forte et efficace sans une politique de communication.  Il a rappelé que la mission d’un solide Département de l’information avait été définie dès 1946 par les pères fondateurs des Nations Unies.  A l’ère de la communication universelle, instantanée et interactive, l’information est devenue le lien obligé de l’humanité, c’est pourquoi elle doit être aujourd’hui transparente et continue.  Il a également souligné les dangers de la désinformation, notamment dans les situations de conflit.  Dans ce contexte, il a insisté sur la nécessité d’assurer et de promouvoir le partage par tous les peuples des mêmes valeurs fondamentales, telles que la liberté et l’égalité et la tolérance, proclamées dans la Déclaration du Millénaire.  A ce titre, le Département de l’information doit être le vecteur de diffusion de ces valeurs.  La réussite des objectifs du Millénaire, a-t-il insisté, passe par la prise de conscience de tous de leur bienfait, et pour ce faire, le Département de l’information est une articulation privilégiée. 

Le Président du Comité a poursuivi en rappelant le fossé qui existe entre pays développés et ceux en développement en matière de technologies de l’information et de communication, ceci notamment pour stimuler la croissance économique des plus défavorisés.  A cet égard, il s’est félicité de l’idée de convoquer un Sommet mondial de la société de l’information, notant que le Comité doit définir le rôle que doit jouer le Département dans cette démarche. 

Le Bureau du Comité a estimé que le débat porterait en priorité sur les nouvelles options de programmation du Département de l’information pour mieux informer le public sur les activités et les principes de l’Organisation des Nations Unies.  Il a mis en garde contre le risque de voir ces débats influencés et guidés par des considérations d’ordre strictement budgétaire, au détriment d’une véritable discussion de fond sur les programmes et les objectifs.  Le Budget doit suivre les projets, a-t-il dit, et surtout pas le contraire.  Dans le même ordre d’idées, il a ajouté que l’objectif n’est pas que le Département fasse moins, mais fasse mieux, et cela passe par une  nouvelle définition de la politique et des activités de l’Organisation en matière de communication tournée vers l’avenir. 

M. SHASHI THAROOR, Chef par intérim du Département de l’information, a souligné qu’au cours des années, le travail des Nations Unies dans le domaine de l’information a souvent fait l’objet d’un examen minutieux de la part des Etats Membres lesquels ont toujours eu des points de vue divergents.  La vision critique du Département de l’information a atteint son paroxysme en décembre dernier avec l’examen du budget programme pour l’exercice biennal 2002-2003.  Dans la résolution pertinente, l’Assemblée générale a demandé au Secrétaire général de mener une étude d’ensemble de la gestion et des activités du Département.  Ainsi, a indiqué le Chef par intérim du Département, le rapport du Secrétaire général sur la réorientation des activités des Nations Unies dans le domaine de l’information et des communications fait état de la vision du Secrétaire général sur les orientations qu’un “Département de l’information transformé” prendra.

M. Tharoor a ainsi rappelé que l’étude d’ensemble du Département fait partie d’une deuxième série de réforme lancée par le Secrétaire général au début de son second mandat.  Ses résultats seront reflétés dans le rapport d’ensemble que le Secrétaire général présentera à la cinquantième-septième session de l’Assemblée générale à la fin de cette année, et dans lequel il proposera des améliorations institutionnelles, programmatiques et administratives.  Indiquant que le Secrétaire général lui a confié la charge de définir les grands axes et les procédures nécessaires à la conduite de l’étude d’ensemble du Département, le Chef par intérim a tenu à donner au Comité les assurances qu’en travaillant à la réforme, il n’a été à aucun moment motivé par des considérations d’ordre budgétaire. 

La réforme, a-t-il ajouté, n’a pas été conçue comme un exercice de coupes budgétaires mais vise une plus grande efficacité et un plus grand impact.  Ce qui est essentiel, c’est que le Département démontre sa capacité à s’adapter à un monde en mutation, fasse preuve de la volonté d’apprendre et de changer, et déploie des efforts réels afin d’utiliser ses ressources pour obtenir les meilleurs résultats possibles.  Le rapport du Secrétaire général, qui représente une première étape de l’étude d’ensemble, fait part de certaines conclusions et il revient maintenant aux Etats Membres du Comité de donner leur avis sur ces questions et de dire ce qu’ils attendent du Département.

Poursuivant, M. Shashi Tharoor a fait part des faiblesses du Département révélées par l’étude.  Ces dernières touchent le manque de clarté de la mission du Département; la fragmentation des activités qui ont un lien imprécis avec une stratégie globale cohérente; une capacité limitée à comprendre si les programmes et les activités répondent aux besoins des “clients” et une structure organisationnelle qui n’indique pas clairement qui fait quoi au sein du Département et comment ses membres travaillent ensemble.  Le but du rapport est de souligner les questions principales et les conclusions qui ont été tirées jusqu’ici et, de définir les nouvelles orientations et les domaines d’activités cibles du Département.  Le rôle de ce dernier est d’atteindre les peuples de toutes les régions de monde et de promouvoir un appui en faveur des travaux de l’Organisation.

Le défi, a estimé M. Shashi Tharoor, est de savoir comment organiser le Département pour qu’il travaille de la manière la plus efficace.  Si nous travaillons ensemble, a-t-il dit au Comité, nous trouverons les moyens de donner aux Nations Unies “la voix” que le monde doit être en mesure d’entendre.  Dans le même temps, la voix risque d’être étouffée par la multitude des mandats.  Le Département sollicite donc l’avis du Comité pour qu’il puisse concentrer ses énergies sur les mandats les plus essentiels.

M. Tharoor a donc appelé le Comité à appuyer la nouvelle mission du Département qui est “de gérer et de coordonner le contenu communicationnel des activités de l’Organisation et de ses composantes, et de transmettre ce contenu de manière stratégique, notamment par des voies intermédiaires appropriées afin d’obtenir le plus large impact possible auprès du public”.  Si elle n’est pas poétique, a-t-il convenu, cette mission s’articule autour du postulat selon lequel le contenu que le Département doit communiquer est généré par le travail de fond de l’Organisation et pas par le Département lui-même.  Dans le contexte de cette mission, le Département aura à conceptualiser et à élaborer une stratégie pour “vendre” les priorités de l’Organisation en utilisant des intermédiaires tels que les médias aussi souvent que possible.

Le Chef par intérim du Département a poursuivi en précisant que la nouvelle mission du Département a inspiré la première phase de la réforme et que le Département est en train d’évaluer ses activités et ses méthodes de travail en fonction de ce nouveau paradigme.  Dans le cadre de cette analyse, des options politiques sont présentées pour lesquelles les directives du Comité seront les bienvenues.  M. Tharoor a donc relevé trois questions parmi les plus importantes à savoir les audiences et les groupes cibles du Département; le travail des centres d’information des Nations Unies, et l’évaluation de la performance des programmes et des activités du Département.

S’agissant des audiences cibles, il a souligné la nécessité pour le Département de les identifier au mieux.  Pour lui, les cibles prioritaires doivent davantage être les “intermédiaires externes”, les médias et la société civile par le biais desquels l’on cherche à toucher le public à travers le monde.  Le rapport, a-t-il ajouté, sollicite l’avis du Comité sur le rôle qui devrait être celui du Département quant aux activités destinées aux autres “clients” notamment les délégations.

Afin d’affecter les ressources au mieux et de parvenir à une plus grande efficacité dans la mise en oeuvre des programmes, des décisions et des choix difficiles doivent être faits, a-t-il encore souligné en expliquant que certaines activités devront peut-être être supprimées ou réduites considérablement et que parallèlement, certaines activités pourraient être transférées ailleurs dans le Secrétariat.  Au sein du Département lui-même, la consolidation de certaines fonctions peut se révéler nécessaire.

Concernant les centres d’information des Nations Unies qui, a-t-il rappelé, représentent environ 35% du budget du Département, M. Tharoor a indiqué que les activités de ces centres s’effectuent désormais dans un environnement en mutation en raison de la disponibilité immédiate et presque universelle de l’information assurée par les médias électroniques.  Lorsque l’audience cible est constituée par les mass médias ou les grandes institutions de la société civile, on peut sans crainte utiliser l’Internet comme un moyen de communication et de diffusion dans pratiquement chaque pays du monde.  Pour M. Shashi Tharoor, il serait nécessaire d’analyser les coûts et les bénéfices de ces centres en relation avec les besoins de leur audience locale.  La création d’un réseau de centres régionaux mérite de retenir l’attention.  Il faudra aussi, a-t-il ajouté, examiner la question des dépenses élevées de location dans les pays développés étant donné que l’on cherche à utiliser et à tirer le maximum des ressources limitées.

Enfin sur le suivi des résultats, il a fait part de son intention de placer davantage l’accent sur l’évaluation de l’impact des activités du Département.  Ceci, a-t-il souligné, est particulièrement important au regard de la nouvelle culture de l’Organisation qui veut que le budget se fonde sur les résultats et l’évaluation des programmes.  Le Département s’est ainsi proposé, a indiqué

M. Tharoor, de mener un programme annuel d’étude d’impact afin d’identifier les programmes qui doivent être maintenus, élargis ou supprimés.  Cela permettra d’évaluer plus précisément le retour sur l’investissement et de mettre en lumière les activités à fort impact et à faibles coûts dans la conduite des tâches.  Dans l’avenir, cette nouvelle approche offrira au Secrétariat et aux Etats Membres un instrument leur permettant de faire des choix éclairés sur les services d’information fournis par le Département.

Avec les changements en cours, nous nous trouverons devant un Département très différent et apte à travailler de manière stratégique, comme un véhicule efficace pour communiquer le travail de l’ONU.  Le travail du Département sera ainsi plus clair et son intégration dans les autres parties du Secrétariat plus efficace.  Le repositionnement du Département, a encore prévenu le Chef par intérim, ne se fera pas sans transition douloureuse et une certaine dose de réapprentissage.  Toutefois pour lui, il s’agit là de la meilleure manière de s’assurer que les Nations Unies disposent de mécanismes de communication les plus efficaces et que le Département devienne la voix de référence dans la communication du travail de l’ONU au public mondial.

Le Département réformé et plus précisément transformé, pourra ainsi mener une opération plus forte, plus rapide, plus efficace et plus conforme aux besoins des Nations Unies et des Etats Membres.  Et avec votre appui, a conclu M. Tharoor en s’adressant au Comité, nous pourrons peut-être une fois pour toutes mettre fin aux critiques incessantes à l’égard du Département et lui permettre d’être à la hauteur des attentes que les délégations, et le public, ont par rapport au travail important d’information et de communication.

Débat général

M. DOMINGO BLANCO (Venezuela), au nom du Groupe des 77 et la Chine, a félicité M. Shashi Tharoor et son équipe pour leurs efforts visant à introduire des réformes au sein du Département de l’information.  Il a fait siennes les attentes exprimées lors de la Conférence internationale sur le financement du développement de Monterrey sur la nécessité de créer les conditions qui permettront aux pays en développement de  profiter des avantages des technologies de l’information et de la communication.  C’est pourquoi il a salué la décision de convoquer des réunions plénières de l’Assemblée générale pour traiter la question de l’information sous l’angle du développement dans le contexte de la mondialisation.  Dans le même ordre d’idées, il s’est félicité de la prochaine tenue en 2003 et 2005 du Sommet mondial sur la société de l’information. Le représentant a insisté sur l’importance des investissements dans différents secteurs et de la coopération pour réduire le fossé numérique entre pays développés et pays en développement.  Il a souhaité que s’instaure un dialogue constructif entre tous les pays pour que les plus faibles puissent s’adapter aux réalités du monde et obtenir l’aide nécessaire pour se faire en matière de technologies de communication.  Il a fait part de sa satisfaction du fait qu’un débat ait pu être instauré sur la réorientation des activités du Département, dans l’intérêt de tous.  Par ailleurs, il a souhaité que l’Organisation continue à utiliser les moyens traditionnels de l’information, comme la radio et la télévision des Nations Unies.  En conclusion, il a souhaité soutenir avec la plus grande souplesse toutes les activités qui peuvent aider à atteindre les objectifs ambitieux que l’Organisation et son Département de l’information se sont fixés.

M. MOURAD BENMEHIDI (Algérie) a souligné que toute étude devrait aller au-delà de l’esprit de comptable et porter sur l’efficacité de façon à mieux tenir compte des mandats pertinents de l’Organisation.  Dans ce contexte, il s’est félicité des progrès enregistrés par le site Web des Nations Unies en réitérant son appel en vue d’atteindre l’objectif consistant à afficher sur les sites toute la documentation existant dans les six langues officielles de l’ONU.  Cette demande, il l’a également formulée pour ce qui est des publications de l’ONU en

encourageant la centralisation de la production de ces publications au sein du Département de l’information.  De la même manière, il a souhaité que la documentation et les références en langue arabe au niveau de la Bibliothèque puissent être enrichies, multipliées et renforcées.

En matière de presse, il a dit avoir noté avec surprise l’économie que compte réaliser le secrétariat au détriment des programmes de formation des journalistes.  A cet égard, il a formulé le voeu qu’une attention particulière soit accordée, en matière de formation, aux journalistes en provenance de l’Afrique, car le continent accuse des décennies de retard dans le domaine de l’information en général et du journalisme en particulier.  Venant à la question des centres d’informations des Nations Unies, il s’est dit d’avis que le Département devrait déployer des efforts pour développer ces structures, leur allouer suffisamment de ressources financières et matérielles, les pourvoir en personnels compétents et qualifiés pour répondre avec efficacité aux besoins et aux tâches qui leur sont assignées.  Il a recommandé que les pays hôtes soient consultés dans la gestion même de ces centres et considéré que l’idée de proposer la création de centres d’informations régionaux est prématurée et incomplète.

M. WALID A HAGGAG (Egypte) a souligné que l’examen des rapports ne doit pas viser à diminuer les activités du Département ou à en limiter les financements.  Car le maintien d’un Département de l’information fort, a-t-il ajouté, est une priorité dans le souci de l’efficacité de l’Organisation.  Nous devons nous abstenir d’examiner ces  questions sous l’angle uniquement financier, a-t-il encore ajouté, et il faut que nous acceptions la nécessité de mettre en oeuvre ce programme de réorientation dans un souci d’efficacité.  Il a notamment salué le programme de radio et appuyé l’opération des communiqués de presse sur lesquels compte la grande majorité des délégations. 

Il a appelé à mettre en oeuvre le paragraphe 57 de la résolution 56/64 qui vise la pleine parité linguistique sur le site Internet, et qui demande au Secrétaire général d’accorder les moyens nécessaires pour ce faire.  En ce qui concerne les centres d’information des Nations Unies, il s’est félicité de la proposition du Secrétaire général d’examiner leur viabilité dans les pays industrialisés.  En conclusion, il a réaffirmé l’importance de la mise en oeuvre de toutes les activités d’information du programme spécial pour la Palestine, tel qu’approuvé par l’Assemblée générale, ceci jusqu’à une pleine solution des problèmes et dans le souci de sensibiliser l’opinion publique au droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement d’un Etat indépendant.

M. MOHAMMAD HASAN FADAIFARD (Iran) a donné sa vision du Département de l’information qui, selon lui, est la voix de l’ONU.  Dans ce contexte, il a estimé que sa mission principale doit être de fournir au public et en temps voulu l’information sur les tâches et les responsabilités de l’ONU et sur son rôle dans le monde d’aujourd’hui, et ce pour renforcer le soutien international en faveur des activités de l’ONU et de promouvoir la coopération internationale.  Il a jugé important de souligner que tout examen des activités du Département doit viser le renforcement de son rôle et non pas de le diminuer graduellement.  Il a convenu que certaines activités de ce Département ne sont pas conformes à sa mission fondamentale d’òu le bien fondé de l’étude d’ensemble. 

S’agissant des centres d’information des Nations Unies, le représentant a souhaité que leur rôle soit renforcé dans les pays en développement et que dans les pays développés où les coûts de la vie sont très élevés, ils soient supprimés.  Le représentant a appuyé la poursuite des programmes de formation pour les journalistes des pays en développement ainsi que le développement et le maintien du site Web des Nations Unies.  A cet égard, il a jugé important de préserver l’équilibre entre l’électronique et les moyens traditionnels de communication.  Dans le cadre de l’étude d’ensemble, le représentant a souhaité que le Département organise davantage de consultations avec les Etats membres en particulier ceux des pays en développement.

M. A. GOPINATHAN (Inde) s’est associé à la déclaration du Groupe des 77 avant de saluer le développement d’une culture de la communication au sein des Nations Unies.  Il a regretté l’écart grandissant en matière de nouvelles technologies de l’information et de la communication entre les pays développés et ceux en développement.  Dans ce contexte, il a formé le voeu que l’Organisation mette en oeuvre les moyens nécessaires pour combler ce fossé.  Il a salué l’outil de communication très important que constitue le site Web, tout en appelant à continuer le recours aux moyens traditionnels, comme la radio, la télévision et les communiqués, en ciblant les personnes et populations que l’on souhaite toucher.  En ce qui concerne tout particulièrement les communiqués de presse quotidiens, il a déclaré qu’ils sont d’une très grande utilité et doivent être maintenus dans leur forme actuelle.  Le niveau actuel du service fourni aux Etats Membres ne doit en aucun cas être réduit, a-t-il encore ajouté. 

Par ailleurs, il a appelé le Département de l’information à se consacrer avec priorité aux questions de développement durable, de la pauvreté et autres problèmes  sociaux, tout en rationalisant les activités pour obtenir des produits à la hauteur des attentes de ceux qui reçoivent l’information.  En ce qui concerne les activités de cartographie, il a proposé qu’elles soient financées par le Conseil de sécurité ou par le Département de maintien de la paix.  Les publications constituent des outils de référence sur les activités de l’Organisation des Nations Unies, qu’il s’agisse de l’Annuaire des Nations Unies, de Afrique relance ou de la Chronique des Nations Unies, a-t-il aussi souligné.  Pour ce qui concerne les événements extraordinaires, il est difficile d’imaginer que le Département cesse de les couvrir, a-t-il encore déclaré.  L’espace utilisé pour des expositions doit continuer à être utilisé, car ce type d’activités favorise le rapprochement des pays en développement et des pays développés.  Il a noté avec appréciation le rôle joué par les Centres d’information des Nations Unies et a proposé que les gouvernements hôtes fournissent gratuitement des locaux adéquats pour les accueillir.   

M. AGUSTIN GALAN MACHIO (Espagne), au nom de l’Union européenne et des pays associés, a consacré une grande partie de sa déclaration à la liberté des journalistes, à la veille de la Journée mondiale de la liberté de la presse, et au fossé numérique en faisant part des efforts de l’Union européenne pour le combler.  Se félicitant des efforts déployés par le Département de l’information en Afghanistan, au Sierra Leone ou au Timor oriental, le représentant a demandé des précisions sur le degré de coopération et de coordination entre le Département de l’information et le Département du maintien de la paix.  Souscrivant pleinement au processus de réforme du Département, il a souhaité que la culture de l’information et de la communication soit une donnée réelle à tous les niveaux et dans tous les Départements de l’ONU.

S’agissant des sites Web des Nations Unies, le représentant a encouragé l’utilisation des six langues officielles des Nations Unies.  Concluant sur le secteur audiovisuel des Nations Unies, il a attiré l’attention du Comité sur la coopération entre le Département de l’information et l’Union européenne qui assure la transmission de tous les programmes de télévision des Nations Unies via satellite.  Il a souhaité que la télévision et la radio des Nations Unies tirent davantage parti des infrastructures technologiques.  Il a jugé, à cet égard, utile de demander au Secrétaire général de mener une étude de faisabilité sur la création d’un réseau de télévision de l’ONU par satellite.

Documentation

Rapport du Secrétaire général sur la réorientation des activités des Nations Unies dans le domaine de l'information et de la communication (A/AC.198/2002/2)

      Ce rapport est présenté conformément à la résolution 56/253 de l'Assemblée générale qui priait le Secrétaire général de procéder à une étude d'ensemble de la gestion et du fonctionnement du Département de l'information, compte tenu du plan à moyen terme pour la période 2002-2005.  En fait, cette étude, dont les grands axes ont été définis par le Chef par intérim du Département, a été effectuée pro bono par un bureau d'experts-conseils en gestion qui, ayant commencé son travail en janvier 2002, devrait le terminer en mai 2002.

Le rapport est donc un aperçu préliminaire des grandes questions ressortant de l'étude et des conclusions qui en ont été tirées ainsi que de l'orientation stratégique que le Département envisage de prendre.  Outre l'introduction et les conclusions, le rapport contient 4 chapitres consacrés à la réorientation de l'étude d'ensemble; aux questions abordées et aux conclusions; au renforcement du rôle du Département de l'information; et au chemin à parcourir.

Parmi les principaux problèmes du Département, l'étude a identifié l'ambiguïté de sa mission et le caractère mal défini du public-cible.  Ce manque de clarté, est-il indiqué, tient surtout au fait que le Département s'est vu confier par l'Assemblée générale plus de 120 mandats qui peuvent être extrêmement généraux, plus précis mais utopiques, dans la pratique, ou encore si spécifiques qu'ils reviennent à microgérer.  La prolifération des mandats a fini par contribuer à la fragmentation des activités du Département.

Partant, le Secrétaire général juge indispensable de définir une mission pour le Département qui fonctionne encore sous un mandat élaboré en 1946.  Il préconise le remplacement d'un mandat visant " à favoriser une compréhension basée sur des informations suffisantes de l'oeuvre et des buts des Nations Unies" par une mission consistant à "gérer et à coordonner le contenu communicationnel des activités de l'ONU et de ses composantes, et à transmettre ce contenu de manière stratégique, notamment par des voies intermédiaires appropriées, afin d'obtenir le plus large impact possible auprès du public".  Il propose aussi que le nom du Département soit transformé en Département de la communication et des relations extérieures.

Afin de renforcer l'impact de cette action, le Secrétaire général préconise l'élaboration de messages mieux ciblés et la réduction de la fragmentation des activités; l'identification des groupes civils et l'attraction d'un nouveau public; le classement par priorité des nombreuses activités; l'identification des programmes activités à améliorer ou à éliminer; et la mise en place d'une structure permettant au Département d'atteindre ces objectifs.

A cet égard, le Secrétaire général pointe du doigt certains services fournis aux Etats membres qui dépassent la simple fonction de l'information du public en tant que telle.  Dans cette catégorie, il met certaines activités de la Bibliothèque Dag Hammarskjöld; la Section de cartographie; les principales publications de l'ONU; et la production des communiquées de presse.  Le Secrétaire général estime ainsi que si le coût du Service des communiqués de presse devait être justifié uniquement par son utilisation par la presse, il y aurait des raisons plausibles de demander son élimination ou au moins une réduction considérable de sa production. 

Pour le Secrétaire général, la question est de savoir si ces services rendus aux délégations compromettent l'impact que le Département peut avoir dans sa mission de base ou s’il constitue un élément essentiel de cette mission.  La première hypothèse suppose, souligne le Secrétaire général, qu'il y aurait des raisons de mettre fin à certaines de ces activités et d'en transférer à d'autres départements du Secrétariat.

Justement en matière de coordination des efforts d'information entre les différents départements, le Secrétaire général préconise que le Département se structure pour assurer une liaison plus directe avec les capacités d'information de ces autres Départements.  Il prône donc l'association du Département aux processus décisionnels de ces départements et la mise au point par le Département de nouveaux mécanismes afin d'établir des relations de travail plus étroites avec les départements clients pour la planification et le lancement de campagnes de communication thématiques.

Dénonçant aussi les chevauchements et une certaine confusion, le Secrétaire général met le doigt sur les relations entre le Département de l'information et le Bureau du porte-parole et entre le Département et le Bureau des relations extérieures.  Le Secrétaire général pose la question de savoir si la production des publications "phares" doit être une fin en soi quel que soit son coût.  Par exemple, distribué gratuitement, l'Annuaire des Nations Unies revient à 435 dollars par exemplaire.  Les difficultés financières ou de fonctionnement sont soulevées par le Secrétaire général en ce qui concerne les activités relatives à la technologie de l'information, la Bibliothèque Dag Hammarskjöld, la promotion des conférences de l'ONU, les manifestations spéciales ou encore les visites guidées.

Concernant les Centres d'information de l'ONU, le Secrétaire général appelle à un examen détaillé des ressources qui leur sont consacrées ainsi qu’aux bureaux extérieurs et qui représentent 35% du budget du Département de l'information.  Pour l'usage le plus efficace des ressources modiques allouées à ces centres, le Secrétaire général suggère la création de centres régionaux ou la suppression des centres se trouvant dans les pays, souvent développés, où les dépenses de fonctionnement sont prohibitives.  Dans le cas de ces pays, il s'agirait de confier progressivement aux Associations pour les Nations Unies les fonctions exercées actuellement par les centres.

Rapport (A/AC.198/2002/3) du Secrétaire général sur l'Année des Nations Unies pour le dialogue entre les civilisations (2001)

Le présent rapport décrit les activités exécutées par le Département de l'information pour promouvoir l'Année et faire connaître les conclusions du Groupe de personnalités éminentes nommées par le Secrétaire général à cette occasion. 

Au terme  du rapport, le Département de l'information a estimé que la célébration de l'Année était l'occasion d'insister sur le rôle du dialogue pour éliminer les menaces contre la paix et renforcer l'interaction entre les civilisations. 

Au titre des activités sont citées des messages diffusés par le biais du site Web mais aussi dans les centres d'information des Nations Unies ou encore dans le bulletin d'information du Service de liaison  de l'ONU avec les organisations non gouvernementales.  Le rapport fait également référence à des messages d'intérêt public de 60 secondes diffusés à des réseaux de télévision dans le monde entier, un dossier de presse bilingue destiné au débat de la 56ème Assemblée générale, des manifestations médiatiques organisées au Siège des Nations Unies et enfin, plus de 200 activités à l'appui de l'Année, qui ont été organisées par le réseau des centres d'information des Nations Unies. 

En conclusion, le rapport cite que la célébration de l'Année des Nations Unies pour le dialogue entre les civilisations et la parution de la publication du Groupe de personnes éminentes intitulée "Crossing the Divide" ont fourni au Département de l'information une base pour poursuivre le dialogue entre divers groupes de la société à tous les niveaux, local, national et international.  Par la promotion continue du dialogue dans le monde entier, le Département de l'information espère contribuer à la création d'une paix durable entre civilisations, cultures et groupes. 

Rapport (A/AC.198/2002/4) du Secrétaire général sur l'Intégration des centres d'information des Nations Unies à des bureaux extérieurs du Programme des Nations Unies pour le développement : prise en compte des idées exprimées par les gouvernements hôtes. 

Afin de rendre plus efficaces encore les activités d'information, le Département de l'information a continué à donner suite aux idées exprimées par les États Membres qui accueillent sur leur territoire des centres d'information des Nations Unies intégrés à des bureaux extérieurs du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).  Aucun projet d'intégration de quelque autre centre d'information des Nations Unies n'est actuellement à l'étude.  Un tel projet, s'il se présentait, serait examiné conjointement par le Département, le PNUD et le gouvernement hôte concerné et serait ensuite soumis au Comité de l'information pour examen.  Il convient de noter que le Département et le PNUD, forts des relations de travail qui les unissent depuis 20 ans, s'efforcent sans désemparer d'utiliser au mieux les ressources limitées dont ils disposent pour améliorer la diffusion des programmes d'information et présenter au monde une image plus homogène des Nations Unies. 

Il convient de noter que le programme d'intégration des centres d'information des Nations Unies à des bureaux extérieurs du PNUD lancé en 1992 reposait sur la coopération que le Département  entretenait avec le PNUD dans ce domaine depuis les années 1980 et qu'un accord avait officiellement été scellé en 1990.  Un groupe de travail conjoint créé en 2001 par le Chef par intérim du Département et l'Administrateur du PNUD devait, entre autres tâches essentielles, revoir et actualiser les termes de cet accord, ce à quoi il se consacre actuellement. 

Actuellement, précise le rapport, 17 centres d'information des Nations Unies sont intégrés à des bureaux extérieurs du PNUD : Alger, Ankara, Antananarivo, Asunción, Bucarest, Colombo, Kaboul, de Managua, Katmandou, Kinshasa, La Paz, Lomé, Managua, Maseru, Monrovia, Panama, San Salvador et Yangon.  (Ces dernières années les centres de Managua, Kaboul et San Salvador ont interrompu leur activité). 

Rapport du Secrétaire général sur le rôle du Département de l'information dans les opérations de paix des Nations Unies (A/AC.198/2002/5)

      Dans ce rapport de 4 paragraphes sur le soutien à la planification et à l'appui opérationnel aux missions de maintien de la paix; la collaboration avec les antennes d'information des missions de paix; la coordination interdépartements; et le renforcement du rôle du Département dans le domaine de l'appui aux opérations de paix, le Secrétaire général indique que depuis le milieu des années 90, l'appui du Département aux missions de paix a sensiblement augmenté.  Ces activités, indique-t-il, ont conduit à une mise à contribution des ressources en personnel proche de la limite et à des retards dans les publications, la mise à jour du site Web et d'autres activités de promotion. 

En outre, la place accrue accordée à l'information du public sur les missions tant politiques que de maintien de la paix ont fait qu'il est devenu quasiment impossible au Département d'apporter le soutien approprié à la totalité des missions.  En conséquence, la priorité a été accordée à celles nécessitant une assistance immédiate.  Le Secrétaire général poursuit et indique que le Département a également continué à apporter un soutien à la planification et à un appui opérationnel.  Il cite plusieurs exemples et dit notamment que le Département a collaboré avec le Département des opérations de maintien de la paix aux premières étapes de la conception de stations de radio pour la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) et, plus récemment, au réexamen du Mémorandum d'accord conclu entre les Nations Unies et la Fondation Hirondelle pour la mise en oeuvre de ce projet.

Dans ces conclusions, le Secrétaire général souligne que l'on ne saurait trop insister sur la nécessité de doter le Département de ressources suffisantes pour lui permettre de contribuer plus efficacement aux efforts entrepris pour planifier et soutenir les opérations importantes et complexes.

Rapport du Secrétaire général sur la poursuite du développement, de la mise à jour et de l'enrichissement multilingues du site Web de l'ONU (A/AC.198/2002/6)

      A ce jour, indique le Secrétaire général, le site Web de l'ONU enregistre en moyenne plus de 5 millions de visites par jour en provenance de plus de 165 pays.  Avec près de 600 000 pages consultées par jour en 2001, le site a battu un nouveau record puisqu'il a enregistré 1 milliard 120 millions de visites en 2001, contre 11 millions en 1996 et 488 millions en 2000.  Il précise que la fréquentation des sites Web dans les langues autres que l'anglais a progressé lentement mais sûrement.

Unique en son genre, comme l'Organisation qu'il représente, dit le Secrétaire général, le site Web de l'ONU se heurte à des obstacles particuliers pour atteindre l'objectif de la parité linguistique.  Le site qui lui ressemble le plus en importance et en étendue est peut-être celui de l'Union européenne, présenté dans 11 langues.  Son contenu n'est pas disponible dans toutes les langues et varie sensiblement entre celles-ci.

Le Secrétaire général précise ainsi que les questions et les observations adressées aux responsables des différentes sections du site Web montrent que la demande de documents dans les langues autres que l'anglais est faible.  Il présente néanmoins deux propositions pour le multilinguisme consistant soit à la transposition du contenu du site Web anglais dans les autres langues officielles soit au développement indépendant de chaque version du site Web en fonction des ressources des départements et services d'origine.. 

Concernant la première option que le Secrétaire général décrit comme "extrêmement coûteuse" il faudrait que les services d'origine fassent traduire dans toutes les langues officielles tous les documents et bases de données du site Web.  Chaque service devrait dont estimer les ressources nécessaires à la traduction et à la mise en forme des différents éléments du site dont il est l'auteur.  Une variante, poursuit le Secrétaire général, consisterait à fixer une date à partir de laquelle tous les arrangements nécessaires pour assurer la parité entreraient en vigueur.  Il sera entendu que sur les différents sites Web, seuls les nouveaux documents seraient accessibles dans toutes les langues officielles.  Une autre variante consisterait à renoncer à traduire certains documents comme le Recueil des Traités qui occupe plus de 700 000 pages sur la version anglaise du site.

La deuxième option est plus économique dans le sens où les produits d'information continueraient à être ajoutés progressivement dans chaque version du site.  Tous les éléments en cours de production, dans quelque langue que ce soit, seraient mis en forme et diffusés sur le site.  Pour ce faire, les services d'origine pourraient échelonner la publication des produits d'information afin d'assurer des apports réguliers dans chacune des langues officielles. Ils fixeraient le nombre des informations à publier dans chacune des langues, en fonction des ressources disponibles.  Compte tenu des ressources destinées à la traduction allouées aux services d'origine, il sera impossible, souligne le Secrétaire général, d'assurer la parité totale entre les langues officielles sur le site Web avant un certain temps.

Rapport (A/AC.198/2002/7) du Secrétaire général sur les activités du Comité commun de l'information des Nations Unies en 2001

A l'occasion de sa session de juillet 2001, le Comité commun de l'information, organe subsidiaire du Comité administratif de coordination (CAC), s'est penché sur des questions relatives au développement des communications Web, sur les stratégies de communication à adopter en prévision du Sommet mondial pour le développement durable et pour les campagnes de lutte contre la pauvreté et de sensibilisation au virus de l'immunodéficience humaine/syndrome d'immunodéficience acquise.  En octobre 2001, le CAC, qui s'appelle maintenant le Conseil de coordination des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies, a décidé d'éliminer les organes subsidiaires permanents pour les remplacer par des arrangements de fond souples et ponctuels.  Dès janvier 2002, un nouveau mécanisme informel et flexible, le Groupe des Nations Unies pour les communications, assure la coordination interinstitutions dans le domaine de l'information et de la communication.  

Ce rapport fait, par ailleurs, référence au développement des communications Web et aux stratégies de communication pour le Sommet mondial pour le développement durable de 2002

Le rapport souligne également qu'afin de développer et coordonner l'application de stratégies de communication commune sur des questions prioritaires, souvent dans le cadre des préparatifs des grandes conférences ou d'autres réunions, le Groupe des Nations Unies pour la communication formera des équipes spéciales auxquelles participeront les organismes actifs dans les domaines concernés.  Ces équipes constitueront autant de mécanismes souples qui se réuniront en fonction des besoins et seront assujetties à des clauses d'extinction, une fois atteints les objectifs prévus. 

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For information media. Not an official record.