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UN Population Division, Department of Economic and Social Affairs,
with support from the UN Population Fund (UNFPA)

94-09-06: Statement of WHO, Mr. Hiroshi Nakajima FR

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Information Network(POPIN) of the United Nations Population Division in

collaboration with the United Nations Development Programme

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 AS WRITTEN







          CONFERENCE INTERNATIONALE SUR

       LA POPULATION ET LE DEVELOPPEMENT



           Declaration du



      Docteur Hiroshi Nakajima



            Directeur general



    Organisation mondiale de la Sante



    Le Caire, 5-13 septembre 1994











                                        ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE



DECLARATION DU DR HIROSHI NAKAJIMA







             Monsieur le President,  Excellences,  Mesdames, Messieurs,



 Aujourd'hui, au Caire, en cette veille du vingt-et-unieme siecle, c'est

l'avenir qui nous occupe et qui doit etre notre responsabilite a tous.

Au moment d'aborder le theme "population et developpement", nous voulons

souligner que parler "population", ce n'est pas seulement parler chiffres.

C'est parler d'etres humains. Les taux de fecondite, de natalite, de

morbidite et de mortalite ne se reduisent pas a des statistiques. Ils nous

disent l'histoire d'etres humains bien reels. Ils racontent la vie et la

mort, les relations personnelles d'hommes et de femmes, leurs joies et

leurs souffrances. Nous voulons aussi rappeler que le developpement, s'il

inclut la croissance economique, va bien au-dela. Il y a developpement

quand il y a croissance et epanouissement du bien-etre de tous les individus

au sein d'une societe. Et il y aura developpement durable quand ce processus

se verifiera dans toutes les societes sur notre terre. Parler "population

et developpement", c'est parler d'equite, de justice sociale et de respect.



  Il ne peut y avoir d'avenir dans la peur et la mefiance. Nous batirons

l'avenir en acceptant notre interdependance, en apprenant a vivre et a

travailler ensemble, dans le respect, le partage et la responsabilite

mutuelle. Nous devons nous departir d'une vision alarmiste qui percoit

les changements demographiques comme si les etres humains, les autres, ne

pouvaient etre pour nous qu'une menace. Les etres humains representent une

chance et une ressource pour l'avenir, si la possibilite leur est donnee

d'accomplir leur potentiel. Le monde a besoin de tous les peuples, et

notamment de ceux qui jusqu'a present n'ont eu aucune ou peu de part au

developpement, pour qu'ils viennent rallier et stimuler ce processus qui

porte en lui la croissance economique en meme temps que la sante,

l'education et la democratie.



  Aujourd'hui, au Caire, nous sommes reunis pour chercher a ameliorer et

elargir les perspectives de developpement pour tous. Qu'il n'y ait aucun

malentendu. C'est la pauvrete que nous devons combattre, non pas les pauvres!



  La sante est au coeur du developpement. Parce que l'energie et la

creativite des hommes sont le moteur du developpement, il ne peut y avoir

de croissance sociale et economique durable sans une population active et

en bonne sante. Pour tous les individus la sante est partie integrante de

la qualite de la vie. Dans toutes les societes, a tout moment de leur

evolution, la sante est a la fois un facteur et un indicateur essentiels

de la qualite du developpement atteint.



  La population mondiale connait aujourd'hui d'importants changements, en

nombre mais aussi, et davantage peut-etre, en ce qui concerne la

repartition par groupes d'age et par zones geographiques, les modes de

vie des gens et leur participation a la vie publique. Le vieillissement,

I'urbanisation et les migrations sont des faits demographiques massifs qui

posent des defis considerables, bientot communs a toutes nos societes.

Les maladies chroniques non transmissibles, comme le cancer, les maladies

cardio-vasculaires et le diabete, qui ont aussi un lien avec les modes de

vie, le vieillissement et l'environnement, sont en augmentation partout.



  Si de nets progres ont ete faits dans la lutte contre la maladie et dans

la prevention, le monde est confronte au retour en force de maladies telles

que la tuberculose, la diphterie, le paludisme et le cholera. La pandemie

du VIH-SIDA, ce fleau nouveau qui affecte aujourd'hui tous les pays, met

en danger la population mondiale tout entiere et le developpement. Pour

faire face aux besoins de sante nouveaux, accrus et d'une complexite

croissante chez leurs populations, tous les pays doivent preparer une

revitalisation en profondeur de leurs systemes de sante. Et ils doivent

le faire maintenant. Un premier pas serait, dans les politiques et les

financements publics, de donner a la sante la place primordiale qui lui

revient dans le developpement des personnes et de la societe.



  En l'an 2050, date a laquelle nous comptons arriver a une stabilisation

de la population mondiale, c'est le "vieillissement" qui sera devenu le

fait demographique majeur pour toutes les societes. Mais aujourd'hui,

la croissance demographique, quand elle est acceleree et incontrolee,

continue d'etre un obstacle serieux au developpement. Dans certains pays,

elle met en cause l'amelioration, voire le maintien, des acquis

economiques et sociaux.



  Face a ces circonstances, les politiques qui ont le plus de chances de

reussir dans la duree sont celles qui coincident avec les besoins et les

attentes des individus, tant pour eux-memes et leurs relations personnelles

que pour la qualite de vie qu'ils souhaitent donner a leurs enfants. En

d'autres termes, il faut que les politiques en matiere de population soient

faites, acceptees, voulues et mises en pratique par les gens eux-memes.

Ces politiques doivent etre a plusieurs dimensions. Elles doivent viser

a reduire la pauvrete en stimulant la croissance economique, en generant

des emplois et en developpant les infrastructures economiques et sociales.

Elles doivent aussi s'attacher a donner aux femmes prise sur leur vie et

a ameliorer leur statut.



        D'abord et avant tout, les femmes doivent pouvoir jouir d'un

niveau de sante et de bien-etre qui leur permette de s'epanouir dans leur

vie. Les femmes doivent pouvoir avoir un acces facile a des soins de

sante surs et qui leur conviennent, qui soient de qualite et d'un cout

abordable. Cela doit comprendre l'acces aux services de sante genesique.

Deuxiemement, les femmes doivent pouvoir elargir leurs perspectives

d'avenir personnel grace a de meilleures chances face a l'education et a

l'emploi. Et, troisiemement, le statut personnel, economique et social

des femmes doit etre garanti et promu par la loi.



Le point de vue de l'OMS a toujours ete que les personnes et les couples

devraient avoir acces, de facon libre et responsable, a la planification

familiale. Cela fait vingt-cinq ans que l'OMS fait oeuvre de pionnier,

ouvrant des voies a la recherche fondamentale et operationnelle sur des

methodes contraceptives sures et efficaces, destinees aussi bien aux

hommes qu'aux femmes. Avec ses Etats Membres, partout dans le monde, l'OMS

a pu mener des programmes de cooperation technique dans le domaine de

la sante genesique, a la recherche de solutions pratiques qui soient

acceptables pour tous. Pour l'Organisation mondiale de la Sante, la

coercition n'est pas acceptable. Et le secret medical doit toujours etre

respecte. La coercition et la violation du secret medical vont a

l'encontre de la deontologie medicale et des droits de l'homme. Elles

sont contraires a l'interet de la societe et des individus, car elles

sapent la relation de confiance indispensable entre les personnes et

les professionnels de la sante.



  La position de l'OMS est que, dans le cadre de la sante genesique,

les femmes doivent pouvoir recevoir, en toute surete, en toute efficacite

et en toute humanite, les soins necessaires qui sont moralement et

professionnellement dus a tout etre humain. L'OMS appuie les efforts

realises par ses Etats Membres pour prevenir les grossesses non desirees

et diminuer les avortements en assurant l'acces a des services de

planification familiale surs, efficaces, d'un cout abordable, adaptes aux

milieux culturels et egalement acceptables pour les individus et les

couples. L'OMS reaffirme que l'avortement ne peut pas etre promu comme

methode contraceptive.



  Les querelles ideologiques ne peuvent deboucher que sur la confrontation

et l'amertume. Surtout, elles ne servent a rien quand il s'agit de

soulager les souffrances bien concretes de ceux et celles qui ont besoin

d'aide. Le veritable dilemme pour notre Conference, c'est de trouver les

moyens de prevenir et d'alleger les souffrances qui pourraient etre

evitees. Que pouvons-nous faire pour assurer a toutes les personnes,

familles et communautes, les conditions d'un choix reel pour la sante et

le bien-etre ? La verite est que, pour la plupart des gens, il n'y a tout

simplement pas de choix. Ils ont aussi peu le choix quant au moment, a

l'espacement et au nombre de leurs enfants, qu'ils ont d'influence sur

leurs chances propres de survie et de qualite de vie ou sur celles de

leurs enfants.



  Dans le monde entier, les gens meurent, et en particulier les femmes

et les enfants, par manque de soins, par absence de personnel qualifie,

par manque d'equipement, et parce que l'eau est souillee. Parce qu'il

n'y a pas de medicaments, pas de sels de rehydratation orale, pas de

sang pour les transfusions et pas d'antibiotiques. Ils meurent parce que

le dispensaire le plus proche est a des kilometres et qu'il n'y a pas

de transport public, parce que la famille n'a pas l'argent qu'il faudrait,

et aussi parce qu'ils ne savent pas. Ils n'ont aucun choix. Et c'est

aux gouvernements qu'incombe, pour une large part, la responsabilite de

leur assurer la possibilite d'exercer des choix dans leur vie.



  Aujourd'hui, dans le monde, la moitie seulement des femmes qui

accouchent ont quelqu'un aupres d'elles qui peut les aider en cas de

difficulte. Un demi-million de femmes au moins meurent chaque annee du

fait de complications liees a la grossesse ou a l'accouchement. On estime

qu'environ 13% de ces femmes meurent a cause d'avortements pratiques dans

des conditions dangereuses, dans une tentative desesperee d'interrompre

une grossesse non desiree. D'autres femmes meurent parce qu'elles ont eu

trop d'enfants, a des intervalles trop rapproches, parce qu'elles sont

trop faibles, anemiees, trop jeunes, ou bien trop agees. Chaque annee,

12,9 millions d'enfants meurent avant d'atteindre l'age de cinq ans et

4,3 millions d'entre eux, soit un sur trois, meurent dans le mois qui

suit la naissance. Et, pour chaque mere ou nourrisson qui meurt pendant

cette periode critique, bien plus nombreux sont ceux qui survivent avec

des sequelles physiques et mentales.



  Chaque jour de chaque annee, 1 400 femmes dans la fleur de l'age et

12 000 nourrissons meurent par manque de soins pendant la grossesse ou

a la naissance. Voila la veritable nature et l'ampleur de la souffrance

qui est le lot de millions d'etres humains. Et c'est cela que nous devons

garder a l'esprit si nous voulons leur rendre justice. Pour des millions

de femmes, d'enfants, et d'hommes aussi, il n'y aura de veritable liberte

de choix que lorsque celle-ci s'appliquera a toutes les circonstances de

leur vie et lorsqu'ils poseront eux-memes leurs differentes options.

Et nous ne pourrons parler de droits reels pour eux que lorsqu'ils auront

acces a davantage qu'une survie precaire, c'est-a-dire quand ils auront

droit a la qualite de la vie.



  Il y aurait une douloureuse ironie a ce que nos efforts pour emanciper

les femmes soient ramenes a un debat sur l'avortement et a ce que, une

fois de plus, le role et le bien-etre des femmes se trouvent reduits a

un aspect et a un moment seulement de leur vie et de leur sante

reproductive, quelle qu'en soit l'importance par ailleurs.



    Pour le developpement et le bien-etre des femmes et de la population

mondiale, il est tout aussi important que la technologie moderne ne soit

pas utilisee de facon selective pour eliminer les filles par identification

prenatale. Il est aussi important que, chez les nourrissons, les filles

soient allaitees au sein aussi longtemps que les garcons et que, ensuite,

les fillettes recoivent la meme qualite de soins et de nourriture que les

garcons. Il est essentiel que les filles soient scolarisees comme les

garcons et que les memes perspectives d'education leur soient ouvertes.

Il est egalement important de corriger le biais qui, a ce jour, persiste

au detriment des femmes dans la recherche medicale et epidemiologique.

Quand les besoins de sante et les reactions biologiques specifiques des

femmes aux differentes etapes de leur vie seront mieux elucides, une

prevention et des soins plus appropries pourront etre mis en place. Cela

contribuera a reduire la morbidite et la mortalite chez les femmes et

augmentera leurs chances de vivre une vie pleine et de connaitre une

vieillesse sans handicap.



  La mort d'un etre humain est toujours une tragedie, mais la mort d'une

mere en particulier est un desastre pour les chances de survie et pour la

qualite de vie de tous les autres membres de la famille. Les morts

maternelles sont un desastre pour le developpement de toute communaute.

Avec ses partenaires des Nations Unies, l'OMS est totalement engagee dans

la prevention des handicaps et des morts maternelles. L'OMS s'est fixe

pour but de reduire les taux de mortalite et de morbidite maternelles et

infantiles de facon significative d'ici la fin du siecle. Atteindre ces

objectifs n'exige pas une technologie de pointe. Cela demande un

financement relativement modeste mais soutenu dans le temps. Cela demande

aussi une strategie compacte et coherente, visant a promouvoir une

maternite sans risque tout en servant les besoins des nourrissons, des

jeunes enfants et des femmes.



  Sous la forme du dossier "Compact Mere-Bebe", l'OMS a mis au point cette

strategie qui est desormais a la disposition des pays, pour les aider a

integrer les soins aux meres et aux enfants. Le "Compact Mere-Bebe" est

un outil pratique, qui a pour objet d'intensifier la prevention,

d'identifier et de traiter les problemes de sante, de faire le compte

des moyens humains et materiels disponibles et necessaires. Il propose

des conseils pour ameliorer les competences, l'equipement, les soins et

la recherche, le suivi et l'evaluation, et met l'accent sur l'organisation

au niveau local de services axes sur la famille.



  Sous le concept de "la sante de la famille", l'OMS a renforce et elargi ses

activites de sante maternelle et infantile. L'OMS est convaincue que

c'est dans le milieu familial que les questions de sante peuvent etre

abordees de la facon la plus efficace, en favorisant l'information,

l'education et la participation -c'est-a-dire la prise en mains par les

familles elles-memes de leur propre sante. L'experience montre que cette

pratique de la sante de la famille est bien recue et appreciee par toutes

les collectivites quand elle est soutenue par les personnels et les services

de sante publique. La sante de la famille permet d'utiliser au mieux des

ressources limitees et, ce qui n'est pas a negliger, elle donne de bons

resultats.



  C'est dans la famille que les problemes de sante sont identifies ou

ignores. C'est dans la famille que les individus recoivent ou non des

soins simples et vitaux. C'est dans la famille que la sante est mise en

valeur ou en danger, a travers des modes de vie partages, par la qualite

des aliments et de l'hygiene, par la violence ou le respect, par

l'attention ou la negligence, physique et affective.



  Alors que la prevention est notre seule arme efficace contre le

VIH-SIDA, il est capital que nous puissions eduquer les familles et les

jeunes sur les facteurs de risque et sur les comportements sexuels a

moindre risque et responsables.  L'adolescence est un temps de maturation

et de changement, d'experimentation et de prise de risques. Toutes les

societes, toutes les cultures et les religions peuvent faire place a une

education sexuelle pour leurs jeunes qui soit a la fois exacte et

sensible. L'education pour la sante peut etre d'autant plus efficace

quand elle est donnee dans la famille ou a l'ecole, a un age ou les

enfants apprennent la solidarite et la responsabilite.



  L'OMS juge essentiel d'ouvrir aux hommes un acces plus large a

l'information sur la sante et de les mobiliser pour la sante de la

famille. Ils pourront ainsi mieux comprendre et partager les

responsabilites pour la planification familiale, pour la prevention

des maladies sexuellement transmissibles et du VIH-SIDA, pour les soins

aux plus jeunes. Ils favoriseront et protegeront d'autant mieux la

securite et le bien-etre physiques et psychologiques de leur famille.



  Le defi est pour nous d'assurer sur le terrain les soins de sante

integres qui repondent aux besoins des gens. Nous devons assurer non

seulement une presence mais aussi la qualite des soins. Pour arriver

a ces objectifs, l'OMS preconise et a lance de nouveaux partenariats

pour la sante, avec tous les secteurs de la societe, tous les pays, et

toutes les institutions interessees.



  La sante ne peut se fragmenter. La sante genesique est partie integrante

et essentielle de la sante en general. Les besoins en sante genesique ne

se limitent pas aux femmes en age de procreer mais sont une composante

importante de la sante d'ensemble des nourrissons et des jeunes enfants,

des personnes agees et des hommes.  Les services de sante genesique

comprennent le controle de la fecondite et de la sterilite, la prevention

et le traitement des cancers et des infections des organes de reproduction,

la prevention, le depistage et le traitement du VIH-SIDA et des maladies

sexuellement transmissibles, ainsi que la sante maternelle et la maternite

sans risque. Ils doivent faire partie de tous les services de soins de

sante primaires. Les soins de sante genesique doivent etre fournis tout

au long de la vie de chaque individu et doivent satisfaire aux normes

ethiques et techniques les plus rigoureuses possibles.



  Les soins de sante genesique sont determinants pour la sante et le

bien-etre des familles et des futures generations. Avec un meilleur depart

dans la vie, ces futures generations seront mieux a meme de contribuer

de facon active et productive a la vie de la societe et des collectivites

qui sont les leurs. Alors que nous nous efforcons de donner aux gens une

chance de vivre une vie plus pleine, plus longue, et une meilleure sante,

ecoutons les paroles de l'humaniste Vaclav Havel qui nous rappelle

que "a la base, ce qui donne la mesure du niveau general de decence, c'est

la facon dont une societe traite ses enfants, ses malades, ses vieux, et

ceux qui sont les plus faibles. En d'autres termes, la facon dont elle

veille sur les siens." En derniere instance, notre societe et chacun

d'entre nous serons juges sur la facon dont nous aurons pris soin de nos

peuples, de tous nos peuples.



  Parler population, ce n'est pas seulement parler chiffres, et le

developpement va bien au-dela de la croissance economique. Parler

"population et developpement", c'est parler d'equite, de justice sociale

et de respect, fondement ethique de la Sante pour Tous, qui reste au

coeur meme de la mission de l'OMS et de son action de sante internationale.




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