ALLOCUTION DE

SON EXCELLENCE MIGUEL DOS ANJOS DA CUNHA LISBOA TROVOA-DA

PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DE SÂO TOME ET

PRINCIPE

A L'OCCASION DU SOMMOET DU.MILLENAIRE

 

New York, le 7 septembre 2000

 

 



Madame la Présidente,

Monsieur le Président,

Monsieur le Secrétaire Général,

Illustres Chefs de dEtat e de Gouvernement

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

 

C'est pour moi un grand honneur et insigne privilège de prendre part a ce très important sommet du Millénaire qui réunit un aussi expressif nombre de plus hauts et remarquables dirigeants de notre Planète.

 

La tenue de ce Sommet a lieu à un moment opportun, où la communauté internationale se heurte à des sérieux défits découlant des asymétries accentués dans les miyeaux de développement des Etats Membres.       

 

S'il est vrai que l'évolution scientifique et technologique survenue au cours des siècles ont permis la réalisation de progrès spectaculaires dans le domaine matériel, il n'en demeure pas moins vrai que cette même évolution n'a pas entraîne d'amélioration substantielle dans la nature profonde de l’homme, dominée par l'égoisme qui continue d'être le moteur de toutes ses actions dans la défense des intérêts personnels, de groupes ou d'Etats.

 

Il en résulte, le cadre sombre et déplorable de gaves fractures qui est l'image de l'humanité dans ce début du 21ème Siècle.

Fractures entre citoyen, à l'intérieur d'un même pays, fractures entre nations dans leurs rapports internationaux, dominées par une situation d'injustice criante dont les conséquences sont entre autres, l’aggravation de la pauvreté chez les plus démunis, la récurrente et insoluble question du fardeau de la dette extérieure, la maladie, la famine, l'ignorance, le, chômage, les violations des droits de l’homme et de l'enfant, l’aggravation de la violence et de la délinquance, la guerre et toutes les horreurs qui en découlent, bref, la tragédie humaine devenue normale et banale dans le quotidien d'une grande partie de l'Humanité et ceci devant l'indifférence ou la sensibilité peu agissante d'une autre partie de cette même Humanité.


 

 

Les maux semblent être dument diagnostiqués et les causes identifiées. Les moyens matériels, techniques, financiers et humains pour en faire face existent.

 

Dans notre humble perspective, ce qui fait défaut c'est la volonté politique ferme et déterminée de toute la communauté internationale pour agir en synergie dans le but de juguler une situation dégradante qui, étant humiliante pour ce qui en subissent les conséquences, finissent par être indigne pour ce qui tout en ayant les moyens, peu ou rien contribuent pour son éradication.

 

Il est évident qu'une attitude plus agissante ne peut résulter que de la conviction profonde de l'appartenance de tous à une même entité, l'Etre Humain, ainsi que la conscience de l'identité et de la communion de destins qui l'unit.

 

Cette conviction et cette conscience seules pourraient soutenir de façon positive, dynamique et durable les liens de solidarité inter active susceptible d'assurer la réussite de ces grands et nobles desseins, à savoir, la liberté, le progrès, la justice et la paix pour tous.

 

Excellences,

 

Bien que les Etats détiennent dans ce domaine des responsabilités inaliénables. Nous sommes persuadés que l'ONU y a un rôle important à jouer.


                                                                                                                                                      .

 

Il nous semble, toutefois. nécessaire que notre organisation, créée il y a plus d'un demi-siècle, connaissent quelques restructurations, surtout, dans le sens d'un rééquilibre susceptible de lui rendre en fait une physionomie plus adéquate aux mutations géo-politique survenues depuis sa naissance.

 

D'autre part, nous croyons aussi que sa vocation universelle ne devrait pas être contrariée par des considérations qui font en sorte que des pays ayants plusieurs millions d'habitants, reconnus indépendants par des Etats Membres de l'ONU, avec lesquels ils maintiennent des relations de souveraineté, soient maintenu à l'écart de notre organisation alors qu’ils participent de façon solidaire et active par le biais de la coopération internationale aux efforts de développement d'autres peuples.

 

Je parle concrètement de la République de Chine Taiwan.

 

Nous sommes pour la libre participation des peuples et des Etats qui les représentent dans la scène internationale tout comme nous défendons la participation libre et démocratique des citoyens dans la vie nationale sans discrimination in exclusions.

 

Madame et Monsieur le Co-Présidents,

 

La guerre est un des fléaux qui causent plus de dommages à l’Afrique empêchant le développement économique et Social de ses populations.

 

Il y a des pays africains, autrement endettés dont les populations survivent en conditions d'extrême misère et qui se trouvent en guerre permanente depuis des décennies. Ces mêmes Etats utilisent dans leurs combats des armes modernes et sophistiqués dont ils ne sont pas les producteurs.

 

Au nom de I'impérative éthique minimum qui ne doit jamais être absent dans la politique intérieure ni dans la politique internationale, il est urgent d'entreprendre des actions en vue d'un control effective de la production vente et circulation de toute catégorie d'armement de guerre, ceci pour empêcher que les belligérants allouent d'importantes ressources financières pour son acquisition au détriment des programmes de reconstruction nationale et de développement.

 

Nous nous félicitons de l'élargissement progressif des espaces de libertés et de démocratie dans le monde, en dépit de la persistance de certains foyers de résistance à ces principes et valeurs.

 

Nous savons par expérience que sans développement la démocratie demeure très fragile.

 

Pour cela, nous participons à ce sommet, convaincus qu'il débouchera à des conclusions dont la mise en place pourra accélérer la croissance économique, le recul de la pauvreté et le renforcement de la démocratie dans les pays en développement.

 

Il ne nous reste qu' augurer que le sentiment de solidarité puisse s'intensifier entre les Etats et les Peuples et qui l'esprit d’equité et de justice soient dorénavant présent dans le rapport entre les Nations.

 

C'est ainsi que celles les plus fragiles pourront nourrir l"espoir de ne plus continuer d'être marginalisées et vouée au sacrifice de l’immolation dans l’autel de la mondialisation de l'économie et de la globalisation universelle.

 

Je vous remercie de votre attention.