ALLOCUTION DE
SON EXCELLENCE MIGUEL DOS ANJOS DA CUNHA LISBOA TROVOA-DA
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DE SÂO TOME ET
PRINCIPE
A L'OCCASION DU SOMMOET DU.MILLENAIRE
Madame
la Présidente,
Monsieur
le Président,
Monsieur
le Secrétaire Général,
Illustres
Chefs de dEtat e de Gouvernement
Excellences,
Mesdames
et Messieurs,
C'est pour moi un grand
honneur et insigne privilège de prendre part a ce très important sommet du
Millénaire qui réunit un aussi expressif nombre de plus hauts et remarquables
dirigeants de notre Planète.
La
tenue de ce Sommet a lieu à un moment opportun, où
la communauté internationale se heurte à des sérieux défits découlant des asymétries
accentués dans les miyeaux de développement des Etats Membres.
S'il
est vrai que l'évolution scientifique et technologique survenue au cours des
siècles ont permis la réalisation de progrès spectaculaires dans le domaine
matériel, il n'en demeure pas moins vrai que cette même évolution n'a pas
entraîne d'amélioration substantielle dans la nature profonde de l’homme,
dominée par l'égoisme qui continue d'être le moteur de toutes ses actions dans
la défense des intérêts personnels, de groupes ou d'Etats.
Il en résulte, le
cadre sombre et déplorable de gaves fractures qui est l'image de l'humanité dans
ce début du 21ème Siècle.
Fractures entre citoyen, à l'intérieur
d'un même pays, fractures entre nations dans leurs rapports internationaux,
dominées par une situation d'injustice criante dont les conséquences sont entre
autres, l’aggravation de la pauvreté chez les plus démunis, la récurrente et insoluble
question du fardeau de la dette extérieure, la maladie, la famine, l'ignorance,
le, chômage, les violations des droits de l’homme et de l'enfant, l’aggravation
de la violence et de la délinquance, la guerre et toutes les horreurs qui en
découlent, bref, la tragédie humaine devenue normale et banale dans le
quotidien d'une grande partie de l'Humanité et ceci devant l'indifférence ou la
sensibilité peu agissante d'une autre partie de cette même Humanité.
Les maux
semblent être dument diagnostiqués et les causes identifiées. Les moyens
matériels, techniques, financiers et humains pour en faire face existent.
Dans notre
humble perspective, ce qui fait défaut c'est la volonté politique ferme et
déterminée de toute la communauté internationale pour agir en synergie dans le
but de juguler une situation dégradante qui, étant humiliante pour ce qui en
subissent les conséquences, finissent par être indigne pour ce qui tout en
ayant les moyens, peu ou rien contribuent pour son éradication.
Il est évident
qu'une attitude plus agissante ne peut résulter que de la conviction profonde
de l'appartenance de tous à une même entité, l'Etre Humain, ainsi que la
conscience de l'identité et de la communion de destins qui l'unit.
Cette
conviction et cette conscience seules pourraient soutenir de façon positive,
dynamique et durable les liens de solidarité inter active susceptible d'assurer
la réussite de ces grands et nobles desseins, à savoir, la liberté, le progrès,
la justice et la paix pour tous.
Excellences,
Bien que les
Etats détiennent dans ce domaine des responsabilités inaliénables. Nous sommes
persuadés que l'ONU y a un rôle important à jouer.
.
Il nous semble,
toutefois. nécessaire que notre organisation, créée il y a plus d'un demi-siècle,
connaissent quelques restructurations, surtout, dans le sens d'un rééquilibre
susceptible de lui rendre en fait une physionomie plus adéquate aux mutations
géo-politique survenues depuis sa naissance.
D'autre part,
nous croyons aussi que sa vocation universelle ne devrait pas être contrariée
par des considérations qui font en sorte que des pays ayants plusieurs millions
d'habitants, reconnus indépendants par des Etats Membres de l'ONU, avec
lesquels ils maintiennent des relations de souveraineté, soient maintenu à
l'écart de notre organisation alors qu’ils participent de façon solidaire et
active par le biais de la coopération internationale aux efforts de
développement d'autres peuples.
Je parle concrètement de la République de Chine Taiwan.
Nous sommes
pour la libre participation des peuples et des Etats qui les représentent dans
la scène internationale tout comme nous défendons la participation libre et
démocratique des citoyens dans la vie nationale sans discrimination in
exclusions.
Madame et Monsieur le Co-Présidents,
La guerre est
un des fléaux qui causent plus de dommages à l’Afrique empêchant le
développement économique et Social de ses populations.
Il y a des pays
africains, autrement endettés dont les populations survivent en conditions
d'extrême misère et qui se trouvent en guerre permanente depuis des décennies. Ces
mêmes Etats utilisent dans leurs combats des armes modernes et sophistiqués
dont ils ne sont pas les producteurs.
Au nom de I'impérative éthique minimum qui ne doit jamais être absent dans la politique intérieure ni dans la politique internationale, il est urgent d'entreprendre des actions en vue d'un control effective de la production vente et circulation de toute catégorie d'armement de guerre, ceci pour empêcher que les belligérants allouent d'importantes ressources financières pour son acquisition au détriment des programmes de reconstruction nationale et de développement.
Nous nous
félicitons de l'élargissement progressif des espaces de libertés et de
démocratie dans le monde, en dépit de la persistance de certains foyers de
résistance à ces principes et valeurs.
Nous savons par
expérience que sans développement la démocratie demeure très fragile.
Pour cela, nous
participons à ce sommet, convaincus qu'il débouchera à des conclusions dont la
mise en place pourra accélérer la croissance économique, le recul de la
pauvreté et le renforcement de la démocratie dans les pays en développement.
Il ne nous
reste qu' augurer que le sentiment de solidarité puisse s'intensifier entre les
Etats et les Peuples et qui l'esprit d’equité et de justice soient dorénavant
présent dans le rapport entre les Nations.
C'est ainsi que
celles les plus fragiles pourront nourrir l"espoir de ne plus continuer
d'être marginalisées et vouée au sacrifice de l’immolation dans l’autel de la
mondialisation de l'économie et de la globalisation universelle.
Je vous remercie de votre attention.