Côte d'Ivoire
CINQUANTE-CINQUIEME
SESSION DE L’ASSEMBLEE GENERALE DE L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES
Monsieur le
Président,
Monsieur le Président, en premier lieu, je voudrais saluer ici, l’excellente
idée de faire co-présider cet important Sommet du Millénaire par les
représentants de deux pays amis de la Côte d'Ivoire, la Namibie et la Finlande,
qui jouent un rôle déterminant dans le combat pour
l'application et le respect des principes fondamentaux des Nations Unies.
J’aimerais les assurer qu'ils trouveront auprès de la délégation de la Côte
d'Ivoire une entière disponibilité.
Je saisis cette occasion pour féliciter également le Secrétaire Général des Nations Unies, pour son rapport pertinent qui nous permettra de mener une réflexion féconde visant à rendre notre Organisation plus apte a répondre aux attentes des peuples.
Monsieur le Président,
En me désignant pour le représenter à ce Sommet du millénaire, le Président de
la République de Cote d'Ivoire, le Général Robert GUEI m'a charge de dire à cette tribune combien il regrettait de ne pouvoir être personnellement présent en ces lieux, étant retenu par la préparation des échéances électorales.
Je voudrais donc, en cette circonstance solennelle renouveler ici, au nom
du Gouvernement et du peuple ivoiriens, l’attachement de la Côte d'Ivoire aux
principes universels de la Charte des Nations Unies et sa volonté de contribuer
à leur renforcement.
Monsieur le Président.
Nous sommes témoins d'une accélération extraordinaire de I’évolution du
monde. Les peuples réclament désormais davantage de bien-être, de bonheur
et surtout de liberté.
Cette exigence ne se limite pas à une partie du monde, elle n'est pas non plus l'expression d'une seule culture.
Elle est un appel à plus de progrès social et à l’instauration de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.
C'est dans cet
esprit que les pays en développement en général, et ceux d'Afrique en particulier voudraient voir ce Sommet prendre des engagements résolus en faveur de
l’éradication de la pauvreté, du droit au développement et de l’épanouissement de la personne humaine.
C'est pourquoi nous nous réjouissons de la place accordée a la situation en
Afrique dans le rapport du Secrétaire Général. Nous espérons sincèrement que
l'appel lance en faveur du continent africain trouvera un écho favorable auprès
de la Communauté internationale
Mon pays est de ceux qui restent persuadés que la plupart des problèmes des
pays en développement proviennent de la pauvreté et la misère.
En
effet, dans des domaines aussi importants que l'agriculture, l’éducation, la
santé et la formation, ces pays rencontrent des obstacles préjudiciables à leur
développement.
A ceci s’ajoutent
les difficultés de maîtriser l'exploitation et la gestion de leurs immenses
ressources naturelles parce que ne possédant pas les techniques et technologies
appropriées et surtout du fait de leur faible poids dans la prise des décisions
au niveau de la finance et du commerce international.
Comment donc expliquer
que des pays dotés de potentialités de tous ordres croupissent dans la misère
et l'ignorance, alors que des Etats dépourvus de ces mêmes ressources vivent
dans un excès d'abondance!
Nous pensons
qu'une gestion juste et équitable des affaires du monde, sous-tendue par une
solidarité dynamique et agissante, contribuerait à réduire le fossé entre pays
riches et pays pauvres.
En ce début du
troisième millénaire, l'Organisation des Nations Unies devra s’élever du stade
de froide institution de type administratif a celui d'un centre de morale et de
justice, où toutes les nations du monde se sentent chez elles, développant la
conscience commune d'être, pour ainsi dire, "une famille des
nations".
Oui, l'ONU du
2lème siècle a le devoir historique de favoriser cet élan qualitatif de
solidarité agissante. non seulement par sa fonction de centre efficace, mais
encore par la promotion des valeurs, des attitudes et des initiatives concrètes
de solidarité qui soient capables d'élever les rapports entre les nations.
Notre
Organisation commune devra donc susciter et encourager la volonté politique
afin que les idées contenues dans le rapport du Secrétaire Général soient
rapidement mises en oeuvre sur le terrain.
Mais pour que
l'Organisation des Nations Unies soit réellement efficace.
il faut qu'elle soit dotée des
moyens à la mesure des nombreux défis qui l’assiègent.
Monsieur le Président,
Voilà Monsieur
le Président le modèle de Nations Unies qu'il faut réaffirmer et s'employer a
réaliser, au besoin avec les adaptations nécessaires, pour tenir compte des
changements intervenus depuis la création de notre Organisation notamment
l'accès de tant de nouveaux peuples à l'expérience de la liberté, mus par leur
aspiration légitime à « être » et à « compter » davantage
sur la scène internationale.
En nous engageant dans cette voie, nous serons à même de surmonter les
problèmes qui nous assaillent actuellement, qu’il s'agisse du respect des buts
et principes énoncés dans la Charte, de la reforme du Conseil de Sécurité, de
la globalisation, des opérations de paix, de la bonne gouvernance, de la dette,
de l'environnement, de la promotion de la Femme, des droits de l’homme, de la
pandémie du SIDA, pour ne citer que ceux- là.
L’heure d'une
expérience nouvelle a sonne, qui nous invite à garantir l'avenir des femmes et
des hommes du 21ème siècle.
Avant
de clore mon propos je voudrais saisir cette occasion pour rappeler qu’à la suite
du changement intervenu le 24 décembre 1999, la Côte d'Ivoire s’est dotée d'une
nouvelle Constitution qui s’inspire largement des valeurs et principes
fondamentaux de la charte. Cette nouvelle, nous en sommes convaincus, permettra
une avancée considérable de la démocratie dans mon pays. Les élections générales
qui vont bientôt se tenir consacreront le retour au régime civil et à la normalité
démocratique.
C'est
le lieu de remercier très sincèrement les pays amis et l’Organisation des
Nations Unies de même que ses institutions et agences spécialisées pour l’aide
appréciable apportée à la réalisation du Processus électoral en Côte d’Ivoire.
Je vous
remercie