Guatemala

SOMMET DU MILLENAIRE

CINQUANTE -  CINQUIEME SESSION DE L'ASSAMBLEE GENERALE

DES NATIONS UNIES

 

ALLOCUTION DE

SON EXCELLENCE ALFONSO PORTILL0 CABRERA

PRESIDENT DE IA REPUBLIQUE DU GUATEMALA 

NEW YORK, LE 6 SEPTEMBRE 2000

 Permanent Mission of Guatemala to the United Nations -57 Park Ave. New York, NY. 10016

Tel. (212) 679-4760  Fax. (212) 695-8741

E-mail: guatemala@un.int


Messieurs les coprésidents,

Monsieur le Secrétaire général,

Distingués délégués:

 C'est avec plaisir et une vive émotion que je participe à cet historique Sommet du millénaire, dont l'importance n'est pas due qu'au fait de réunir plus de 150 Chefs d'Etat et de gouvernement; elle provient aussi de ce nous sommes venus ici pour traiter des affaires qui auront un impact sur la vie quotidienne des habitants de la planète.

 Pour commencer, je voudrais accentuer le lien et l'identité profonds qui existent entre le Guatémala et les Nations Unies.

 Le Guatémala a plus qu'assez de raisons d'être représenté à cet historique sommet.

  Nous sommes un des 51 membres fondateurs de I'Organisation, raison pour laquelle nous prenons part à ses activités depuis le début.

 Nous souscrivons sans réserves aux objectifs, principes et valeurs de la Charte.

  Nour croyons fermement au multilateralisme, et considérons que les Nations Unies en constituent 1'expression la plus élevée.

  Nous avons beneficié directement des activités de l'Organisation dans divers domaines, particulièrement en ce qui concerne la construction et la consolidation de la paix, à la suite d'un conflit interne qui a duré quatre décennies.

  Nous participons activement aux instances intergouvernementales des Nations Unies et avons joué un rôle important dans ses organes.

  Avant tout, nous pensons que les Nations Unies auront à remplir une fonction de plus en plus significative dans un monde de plus en plus transnationalisé. Pour ce faire, l'Organisation aura s'adapter aux besoins du vingt-et-unième siècle.

 En quoi consistera cette adaptation? A notre avis, le rapport "Nous les peuples", élaboré par le Secrétaire général peut servir de base à nos débats et offre d'importantes pistes.

  C'est à juste titre, par exemple, qu'une distinction conceptuelle y est tracée entre le monde international de 1'après-guere et le monde globalisé, déjà creé et en pleine évolution.

  Comme le signale le Secrétaire général, la transition d'une situation à I'autre requiert que l'on renforce les Etats, afin qu'ils puissent faire face à leur double responsabilité : chacun d'eux face ses propres ressortissants et, collectivement, devant l'intêret commun dans la planète.

  C'est, dans une large mesure, an sein des Nations Unies qu'il faudra faire face à cette derniere responsabilite.

  Sans doute cela obligera notre Organisation a affronter des défis. Cela aura lieu au niveau des priorités à fixer; de I'adaptation de ses organes aux réalités du monde contemporain; du style de travail de ses instances internationales et de son Secrétariat; et du degré de disposition des pays membres à pourvoir l'Organisation des moyens dont elle a besoin pour atteindre ses objectifs.

 Je voudrais m'arrêter un moment sur la question des priorités. Je pense, à nouveau, que le Secrétaire général a eu raison de nous présenter son triptyque "vivre à l'abri du besoin", "un monde libéré de la peur" et "un avenir viable".

  La différence est notre force, non notre faiblesse. La différence entre les nations est la richesse et 1'espoir d'un avenir meilleur pour notre planète. En tant que pays qui a vecu la guerre nous souhaitons que tous les différends, ou qu'ils soient nés, soient résolus de manière pacifique et démocratique.

 Voilà, Messieurs les Coprésidents, une ébauche de notre vision du rôle des Nations Unies au cours du vingt-et-unième siècle. Pendant le débat central de I'Assemblée générale qui commencera la semaine prochaine nous développerons d'avantage cette vision, en la reliant aux efforts que nous déployons an plan intérieur. Je propose que nous affrontions le nouveau millenaire avec des Wes, non avec des croyances. Comme I'a dit la philosophe espagnole Maria Zambrano: "Quand on pense on va vers I'avenir. Toute We va vers I'avenir et le prépare, tandis que les croyances, qui sont un produit du passé, nous accueillent dans leur giron retardataire lorsque que I'avenir s'assombrit."

 Merci beaucoup.

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