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Press Release
· Communiqué de presse
(Exclusively for the use of the media. Not an official document)
CC/PIO/235-F
La Haye, 13 août 1997
AFFAIRE
TADIC: LE CONSEIL DE LA DEFENSE FAIT APPEL DU JUGEMENT PORTANT CONDAMNATION
DU 14 JUILLET 1997
Le
Conseil de la Défense de l'accusé Dusko TADIC a déposé, samedi 9 août 1997,
un acte d'appel contre le jugement portant condamnation prononcé par la Chambre
de première instance le 14 juillet 1997.
Motifs
de l'appel
Le
Conseil de la Défense invoque des erreurs de droit invalidant la décision et
des erreurs de fait entraînant un déni de justice. Selon la Défense, la Chambre
de première instance a commis les erreurs suivantes:
1.
La Chambre n'a pas suffisamment pris en considération "l'importance
relativement minime" (traduction non officielle) de l'accusé par rapport
à la campagne menée dans la région de Prijedor;
2.
Etant donné que "la sanction doit correspondre au coupable et pas seulement
au crime" (traduction non officielle), la Chambre n'a pas assez tenu
compte de la personnalité de l'accusé, de son "avenir ruiné"
aussi bien en Republika Srpska que dans tout autre pays, de son "inévitable
isolement" (traduction non officielle) en purgeant sa peine dans un
pays étranger, et de sa situation familiale;
3.
La Chambre ne pouvait prononcer une peine de 20 ans d'emprisonnement dans la
mesure où, en droit yougoslave, c'est la plus longue peine imposable, exception
faite de la peine de mort;
4.
La Chambre a fait une erreur de principe en fixant la période minimale d'incarcération
à 10 ans;
5.
La Chambre a fait une erreur de principe en ne prenant pas pleinement en compte
la période de détention provisoire de l'accusé en Allemagne.
Conclusion
La
Défense invite la Chambre d'appel à "annuler ou réviser le jugement
rendu par la Chambre de première instance" (traduction non officielle),
conformément à l'article 25(2) du Statut.
La
Défense affirme également que l'acte d'appel est "sans préjudice des
arguments de l'accusé Dusko Tadic présentés dans l'acte d'appel contre le verdict"
du 7 mai 1997, et "se réserve le droit de présenter des motifs
supplémentaires dans le mémoire d'appel définitif" (traduction non
officielle). sion des Services Electroniques du Tribunal.
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