Dario KORDIC,
né le
14 décembre 1960 à Busovaca,
République de Bosnie-Herzégovine
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Reddition volontaire : 6 octobre
1997
Transféré au TPIY :
6 octobre 1997
Comparution initiale : 8 octobre
1997, a plaidé «non-coupable»
de tous les chefs d’accusation
Jugement : 26 février 2001,
peine de 25 ans d’emprisonnement
Arrêt : 17 décembre
2004, condamné à 25 ans d’emprisonnement
En attente de transfert
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Mario CERKEZ,
né le 27 mars 1959 dans le village de Rijeka, municipalité
de Vitez, République de Bosnie-Herzégovine
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Reddition volontaire : 6 octobre
1997
Transféré au TPIY :
6 octobre 1997
Comparution initiale : 8 octobre
1997, a plaidé «non-coupable»
de tous les chefs d’accusation
Jugement : 26 février 2001,
peine de 15 ans d’emprisonnement
Arrêt : 17 décembre
2004, condamné à 6 ans d’emprisonnement
Libération le 3 décembre 2004
Peine exécutée
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Dario Kordic et Mario Cerkez figuraient dans l’acte
d’accusation avec Ivan Santic, Pero Skopljak, Tihomir
Blaskic et Zlatko Aleksovski (voir fiches d’information
relatives aux affaires Blaskic
et Aleksovski).
L’Acte d’accusation («Vallée
de Lasva»)

Dans l’acte d’accusation initial, confirmé
le 10 novembre 1995, quatre co-accusés étaient
poursuivis aux côtés de Dario Kordic et Mario
Cerkez. Les chefs d’accusation à l’encontre
de Ivan Santic et Pero Skopljak ont été retirés
le 19 décembre 1997. Le procès de Tihomir Blaskic
s’est déroulé séparément
(voir l’affaire Blaskic (IT-95-14)), et Zlatko Aleksovski
a été transféré en Finlande pour
purger sa peine le 22 septembre 2000 (voir l’affaire
Aleksovski (IT-95-14/1)).
Les faits reprochés
Dans l’acte d’accusation modifié, confirmé le
30 septembre 1998, il est allégué qu’entre novembre
1991 et mars 1994 l’Union démocratique croate (le «HDZ»)
était l’un des principaux partis politiques de Croatie. Parmi
les buts avoués du HDZ figuraient l’établissement
du droit de faire sécession de «la Nation croate entière
dans le cadre de ses frontières historiques et naturelles».
L’Union démocratique croate de Bosnie-Herzégovine
(le «HDZ-BiH») était l’un des principaux parties
politiques des Croates de Bosnie en Bosnie-Herzégovine, et parmi
les buts avoués du HDZ-BiH figuraient l’affirmation du droit
des Croates à disposer d’eux-mêmes et de faire sécession.
La Communauté croate de Herceg-Bosna/ République croate
de Herceg-Bosna (la «HZ H-B/HR H-B») a proclamé son
existence en novembre 1991, se définissant comme un ensemble séparé
ou distinct sur le territoire de Bosnie-Herzégovine. Le Conseil
de défense croate (le «HVO») était l’organe
exécutif, administratif et militaire suprême de la HZ H-B/
HR H-B.
Selon l’acte d’accusation, le HVO et divers organes politiques,
municipaux ou administratifs du HDZ, HDZ-BiH et de la HZ H-B/HR H-B, ainsi
que leurs forces armées, leur police, leurs unités paramilitaires
ou spéciales, auraient causé, planifié, préparé,
encouragé, soutenu, dirigé ou participé à
une campagne de persécutions et de nettoyage ethnique. Ils auraient
aussi commis des violations graves du droit humanitaire à l’encontre
des Musulmans de Bosnie résidant dans la municipalité de
Zenica, Bosnie-Herzégovine.
D’après l’acte d’accusation, Dario Kordic aurait
été un membre actif du HDZ-BiH et aurait occupé des
postes de pouvoir, de responsabilités et d’influence de plus
en plus élevés au sein de la direction croate de Bosnie.
Il faisait partie des hauts dirigeants politiques et militaires du HDZ-BiH
(Président), de la HZ H-B, de la HR H-B (Vice-président
des deux), et du HVO. Il est allégué que Dario Kordic aurait
mené les attaques contre les Musulmans civils de Bosnie dans la
Vallée de Lasva entre novembre 1991 et mars 1994.
Il est allégué que Mario Cerkez aurait été
Commandant de la Brigade HVO de Vitez. Les accusations à l’encontre
de Cerkez concernent des crimes commis entre avril 1992 et septembre 1993.
Les chefs d’accusation
Dans l’Acte d’accusation, Dario Kordic
et Mario Cerkez sont poursuivis sur le fondement de leur responsabilité
pénale individuelle (Article 7 1) du Statut du Tribunal)
et de leur responsabilité pénale de supérieur
hiérarchique (Article 7 3)) pour:
Infractions graves aux Conventions de Genève de 1949
(Article 2 – homicide intentionnel; fait de causer intentionnellement
de grandes souffrances ou de porter des atteintes graves à
l’intégrité physique ou à la santé;
traitements inhumains; détention illégale de
civils; prise de civils en otages; destruction de biens à
grande échelle),
Violations
des lois ou coutumes de la guerre (Article 3 – attaque
illicite de civils; attaque illicite d’objectifs civils;
meurtre; atteintes portées à la vie et à
l’intégrité corporelle; traitements cruels;
prises d’otages; destruction sans motif non justifiée
par des nécessités militaires; pillage de biens
publics ou privés; destruction ou endommagement délibéré
d’édifices consacrés à la religion
ou à l’enseignement), et
Crimes
contre l’humanité (Article 5 – persécutions
pour des raisons politiques, raciales et religieuses; assassinat;
actes inhumains; emprisonnement).
Le procès

Le procès conjoint de Dario Kordic et Mario Cerkez a débuté
le 12 avril 1999. Les réquisitoires et plaidoiries ont eu lieu les
14 et 15 décembre 2000.
Jours de procès : 240
Témoins :
A charge: 122
Chambre de première instance: 2
Kordic: 62
Cerkez: 55
Pièces à conviction :
Procureur: 2721
Chambre de première instance: 1
Kordic et Cerkez: 1643
Chambre de première instance III :
Juge Richard May (Président), Royaume-uni
Juge Mohamed Bennouna, Maroc
Juge Patrick Robinson, Jamaïque
Bureau du Procureur:
M. Geoffrey Nice
M. Patrick Lopez-Terres
M. Kenneth Scott
Mme. Susan Somers
M. Fabricio Guariglia
Conseils de la Défense:
Pour Dario Kordic (procuration):
Mitko Naumovski, Turner T. Smith, Jr.
Stephen M. Sayers, Robert Stein,
Christopher G. Browning
Pour Mario Cerkez:
Bozidar Kovacic
Goran Mikulicic
Requêtes aux fins d’acquittement
Le 17 mars 2000, Kordic et Cerkez ont déposé des requêtes
aux fins d’acquittement, refusées par la Chambre de première
instance le 6 avril 2000.
Pendant les déclarations liminaires du 30 mars 2000, l’Accusation
a concédé qu’elle n’avait pas fourni des preuves
relatives à certains endroits mentionnés dans les chefs
d’accusation 43 et 44 de l’acte d’accusation (destruction
d’édifices consacrés à la religion ou à
l’enseignement), et a accepté de le modifier. Ces endroits
sont:
Chef 43
: Divjak et Stupni Do
Chef 44
: Divjak
Dans sa décision du 6 avril 2000, la Chambre de première
instance a considéré qu’il n’y avait pas de
preuves, ou de preuves insuffisantes, pour les chefs d’accusation
39 et 42 (pillage de biens publics ou privés), pour les endroits
suivants:
Chef 39
: Merdani, Putis, Ocenici, Kazagici, Behrici, Gromiljak, Visnjica,
Nadioci, Pirici, Gacice et,
Chef 42
: Nadioci et Pirici.
Jugement

Le 26 février 2001, la Chambre de première instance
a prononcé son Jugement, déclarant les Accusés
coupable comme suitsuit (Voir Supplément Judiciaire
n° spécial Arrêts et Jugements 2001 et Communiqué
de presse n° 567) :
Dario Kordic: sur le fondement de sa responsabilité pénale
individuelle (Article 7 1)), pour:
Infractions
graves aux Conventions de Genève (Article 2 - homicide intentionnel;
traitements inhumains; détention illégale de civils);
Violations des
lois ou coutumes de la guerre (Article 3 - attaque illicite de civils;
attaque illicite d’objectifs civils; destruction sans motif non
justifiée par des nécessités militaires; pillage
de biens publics ou privés; destruction ou endommagement délibéré
d’édifices consacrés à la religion ou à
l’enseignement);
Crimes contre
l’humanité (Article 5 – persécutions pour
des raisons politiques, raciales et religieuses; assassinat; actes inhumains;
emprisonnement).
Peine : 25 ans d’emprisonnement
Mario Cerkez: sur le fondement de sa responsabilité pénale
individuelle (Article 7 1)), pour:
Crimes contre
l’humanité (Article 5 - persécutions pour des raisons
politiques, raciales et religieuses);
et, sur le fondement de sa responsabilité pénale individuelle
(Article 7 1)) et de sa responsabilité pénale de supérieur
hiérarchique (Article 7 3)), pour:
Infractions
graves aux Conventions de Genève (Article 2 - homicide intentionnel;
traitements inhumains; détention illégale de civils; prise
de civils en otages);
Violations des
lois ou coutumes de la guerre (Article 3 - attaque illicite de civils;
attaque illicite d’objectifs civils; destruction sans motif non
justifiée par des nécessités militaires; pillage
de biens publics ou privés; destruction ou endommagement délibéré
d’édifices consacrés à la religion ou à
l’enseignement);
Crimes contre
l’humanité (Article 5 - assassinat; actes inhumains; emprisonnement).
Peine : 15 ans d’emprisonnement
L’appel

Kordic et Cerkez ont interjeté appel le 12 mars 2001.
Le Procureur a interjeté appel le 13 mars 2001.
Le 17 décembre 2004, la Chambre d’appel a affirmé
la peine de 25 ans d’emprisonnement pour Dario Kordic.
La Chambre d’appel a imposé une nouvelle peine
de six ans d’emprisonnement pour Mario Cerkez. Mario
Cerkez a été libéré le 3 décembre
2004. Dario Kordic est en attente de transfert (voir Communiqué
de presse Nº 926).
Chambre d’appel :
Juge Wolfgang Schomburg (Président), Allemagne
Juge Fausto Pocar, Italie
Juge Florence Mumba, Zambie
Juge Mehmet Güney, Turquie
Juge Inés Mónica Weinberg De Roca, Argentine
Bureau du Procureur :
Norman Farrell
Helen Brady
Conseils de la Défense :
Pour Dario Kordic (procuration) :
Mitko Naumovski
Stephen M. Sayers
Pour Mario Cerkez
Bozidar Kovacic
Goran Mikulic
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