Ranko CESIC,
né en 1964 à Drvar, en Bosnie Herzegovine
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Arrêté par les autorités
Serbes : 27 juin 1997
Transféré au TPIY :
17 juin 2002
Comparution initiale: 20 juin
2002, a plaidé «non-coupable»
de tous les chefs d’accusation
8 octobre 2003 : a plaidé coupable
de tous les chefs d’accusation du troisième
acte d’accusation modifié
Jugement portant condamnation :
11 mars 2004, condamné à 18 ans
d’emprisonnement
En attente de transfert
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Goran
JELISIC
Voir Affaire IT-95-10 |
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L’acte d’accusation ("Brcko")

Les faits reprochés
Le deuxième acte d'accusation modifié, confirmé le
19 octobre 1998, accusait également Goran Jelisic qui a été condamné
à 40 ans d'emprisonnement le 14 décembre 1999. Cette peine a été confirmée
par la Chambre d'appel le 5 Juillet 2001 (voir l'affaire Jelisic IT-95-10
en anglais).
Dans le troisième Acte d’accusation, déposé
selon les termes de la décision de la chambre de première
instance du 22 novembre 2002, il est allégué qu’à
partir du 30 avril 1992 environ, des forces serbes auraient lancé
une offensive visant à prendre le contrôle de Brcko,
ville et municipalité de la République de Bosnie-Herzégovine,
en ex-Yougoslavie. Les forces serbes auraient expulsé les
habitants croates et musulmans de leurs maisons par la force et,
avec l'aide des autorités serbes locales, les auraient gardés
dans des centres de rassemblement dans lesquels nombre d’entre
eux auraient été tués, battus et auraient subi
toutes sortes d’autres mauvais traitements. Un grand nombre
de femmes, d'enfants et de vieillards auraient été
maintenus captifs dans le village voisin de Brezovo Polje. La plupart
des hommes en âge de porter les armes et quelques femmes auraient
été emmenés au camp de Luka.
Dans l’Acte d’accusation il est également allégué
qu’à compter du 7 mai 1992 environ et jusqu'au début
du mois de juillet 1992, des forces serbes auraient interné
des centaines d'hommes musulmans et croates, ainsi que quelques
femmes, au camp de Luka dans des conditions de vie inhumaines et
sous surveillance armée. Du 7 mai 1992 environ au 21 mai
1992 environ, les détenus de Luka auraient fait l’objet
de campagnes systématiques d’élimination. À
compter du 21 mai 1992 environ jusqu'à début juillet
1992, les détenus auraient été battus et, moins
fréquemment qu'auparavant, tués. Début juillet
1992, les détenus survivants du camp de Luka auraient été
transférés dans un autre camp de détention
à Batkovic. Selon l’Acte d’accusation, pendant
toute la durée de fonctionnement du camp de Luka, les autorités
serbes auraient tué des centaines de détenus musulmans
et croates. À toutes les époques concernées
dans le présent acte d'accusation, la République de
Bosnie-Herzégovine aurait été le théâtre
d'un conflit armé. A toutes les époques concernées,
Ranko Cesic aurait été tenu de se conformer aux lois
et coutumes de la guerre, et notamment aux Conventions de Genève
de 1949.
Dans l’Acte d’accusation il est allégué
qu’en mai et juin 1992, Cesic aurait agissait sous l'autorité
apparente de la police de Brcko.
Les chefs d’accusation
Ranko Cesic est poursuivi sur le fondement de sa responsabilité
pénale individuelle (Article 7 1) du Statut) pour:
Six chefs d’accusation
de violations des lois ou coutumes de la guerre (Article 3 du
Statut – meurtre et traitements humiliants et dégradants)
et,
Six chefs
d’accusation de crimes contre l’humanité (Article
5 du Statut – meurtre; viol incluant d’autres formes
de violences sexuelles).
Plaidoyer de culpabilité
Le 8 octobre 2003, Ranko Cesic a plaidé coupable des 12 chefs
d’accusation du troisième acte d’accusation amendé.
Jugement portant condamnation

Le 11 mars 2004, la Chambre de première instance
a condamné Ranko Cesic à 18 ans d’emprisonnement.
Ranko Cesic est en attente de transfert vers un Etat pour purger
sa peine.
Chambre de première instance I
:
Juge Alphons Orie (President), Pays-Bas
Juge Liu Daqun, Chine
Juge Amin El Mahdi, Egypte
Le Bureau du Procureur :
Mr. Mark B. Harmon
Le Conseil de la Défense :
Mr. Mihajlo Bakrac |