16 June 1998

STATEMENT BY H.E. MR. JULI MINOVES-TRIQUELL, DIRECTEUR DE CABINET OF THE MINISTER OF FOREIGN AFFAIRS OF THE PRINCIPALITY OF ANDORRA

Mr. President, Excellencies, Ladies and Gentlemen,

Allow me first of all to thank the Italian authorities for hosting this conference in the eternal city of Rome, cradle of a legal system that many countries still refer to after two thousand years. My congratulations also to you, Mr. President, for your deserved election as head of this conference, and a warm salute to the Legal Counsel of the United Nations, Mr. Hans Corell.
Andorra is a country blessed with the record of peace in the world: 720 years without a conflict. Andorra has a parliament since 1419 and a long tradition of democracy and respect for human rights. Andorra represents in Europe the ideals of liberty espoused by the ancients, that was achieved in a small community, tucked away among high peaks and deep valleys. Thus, Andorra, for centuries has served as a safe haven for refugees fleeing the ravages of war that have now and again devastated our continent. Since our admission to the United Nations in 1993, and our incorporation into the world scene, we have felt compelled by our heritage to side with principle rather than with expediency, to do more than simply occupy our seat at the General Assembly and, in small but firm steps, to try to make a difference. Sometimes the faintest voice of the smallest source might reach where others cannot, or dare not. In view of this, to participate in the establishment of an international criminal court is a call of principle to which we have committed ourselves fully, and I bring to you the wishes of success of the President of the Government, Marc Fomé, and of the Minister of Foreign Affairs, Albert Pintat, in the name of our people.

Mesdames et Messieurs,
Il faut veiller à ce que cet exercice s'achève, le moment venu, avec la création d'une cour dont le statut s'avérera fort et solide. Pour cela, plusieurs points doivent être tenus en compte. Tout d'abord, il faut trouver un équilibre entre la juridiction de la cour et la juridiction de l'état dans le jugement des crimes contemplés dans le statut. La Cour doit se doter des capacités pour intervenir, en complémentarité, lorsque les systèmes nationaux de justice deviennent inopérants. Aussi, l'action du procureur est essentielle. Celui-ci, ou celle-ci, doit être à même de faire avancer les causes que d'autres n'oseront toucher, avec certaines sauvegardes légitimes pour que ses agissements ne puissent jamais être aléatoires.

La cour doit encore pouvoir étendre son action sans entraves majeures qui la rendent superflue au moyen terme, et pour cela il faut que sa juridiction s'applique sur tous ceux qui en acceptent le statut.

Beaucoup nous reste à faire quant à la délimitation des crimes qui font l'objet de l'action de la cour. L'Andorre, pays à forte proportion de jeunes dans sa population, se préoccupe beaucoup des actions qui touchent très particulièrement les enfants et la jeunesse. Quand les enfants apprennent à tuer, leur âme est flétrie pour toujours. Quand les jeunes s'adonnent à la guerre, leur coeur finit desséché. Sachons donc protéger le futur.

Aussi, nous sommes conscients des difficultés qui pourront surgir lorsque cette conférence abordera la discussion de certains crimes les répercussions desquels sont à débat dans plusieurs sociétés. Il faudra aborder ces points avec bonne volonté.
La définition de la relation entre les Nations Unies et la Cour nous concerne tous, puisqu'elle aidera a donner force et légitimité aux travaux de cette haute instance juridique. Il convient de bien apprivoiser les compétences respectives de la Cour et du Conseil de Sécurité afin d'assurer l'indépendance de la cour en équilibre avec les prérogatives du conseil.

Mesdames et Messieurs,
Il est bien connu que mon pays s'est affirmé depuis longtemps, au sein des Nations Unies et ailleurs, comme contraire à la peine de mort. Il en sera de même au cours de cette conférence. La peine de mort est une sanction qui de plus en plus, aux portes du XXIème siècle, est rejetée par un nombre croissant d'états, et il serait tout au moins maladroit de l'inclure dans le statut de la cour.

Dans un autre ordre de choses, l'Andorre s'intéressera à ce que l'accès linguistique aux travaux de la cour soit équilibré.

Senor Presidente, Senoras y Senores,
Esta manana Andorra se incorporó, en el ámbito de esta conferencia, al grupo llamado de los estados afines, al considerar que sus objetivos generales en favor de una corte eficaz y fuerte correspondían a la aproximación andorrana.

Tan sólo en este siglo, han deambulado, por nuestras montanas de los Pirineos, miles de refugiados a los que Andorra dio cobijo y libertad. Salvos por nuestra pequenez y nuestro pacifismo de los conflictos que afligieron a nuestros vecinos, pudimos comprobar la barbarie que generan los guerras civiles, cómo en el caso espanol, o las guerras entre Estados, como la segunda guerra mundial. Pueda el establecimiento de la corte penal internacional contener y erradicar las ansias sangrientas que tan a menudo rebajan a la humanidad! No hayan más Camboyas , no hayan más Holocaustos, no hayan más Ruandas, ni más sufrimientos sin necesidad.
 

* *** *
Background Info | Info for Participants | Info for Media |
Daily Programme | Speeches/Statements |
Press Releases | Documents | Photo Gallery |
Audio Coverage | Main Page | UN Website | Feedback |