PEOPLE'S REPUBLIC OF CHINA
 
                                             MISSION TO THE UNITED NATIONS
 
                                             Statement by H.E. Mr. Tang Jiaxuan
                                                  Minister of Foreign Affairs
                                              of the People's Republic of China
                                       at the 55th  Session of the UN General Assembly
 

                                                     13 September 2000
 
 
 
Monsieur le President,
 
    Permettez-moi de vous féliciter chaleureusement pour votre brillante élection à la présidence de la 55e session de l'Assemblée générale
des Nations Unies. Je suis persuadé que grâce à votre sagesse ainsi qu'à votre expérience et avec le soutien et le concours des nombreux
Etats membres, cette session de l'Assemblée générale du Millénaire saura mener à bien tous ses travaux. Je voudrais également exprimer
mon admiration et ma reconnaissance à Monsieur Theo-Ben Gúrirab pour la contribution qu'il a apportée à la session précédente en sa qualité
de président.
 
        Monsieur le Président,
 
    Le Sommet du Millénaire de l'ONU, qui a polarise l'attention du monde entier, vient de se clôturer. La Déclaration du Millénaire adoptée au
cours du Sommet est un consensus parvenu entre les dirigeants des différents pays pour relever les grands défis devant l'humanité
d'aujourd'hui. Elle a non seulement fait un tour d'horizon et dressé le bilan de l'histoire des Nations Unies pendant les 55 ans écoulés, mais
également et surtout constitue un plan de travail pour les Nations Unies dans le 21e siècle, le troisième millénaire. Elle revêt une signification
importante pour orienter la société humaine dans ses efforts en vue de la paix, du développement et du progrès commun. Je voudrais
m'associer à l'appel lancé par le Secrétaire général Kofi Annan lors de la clôture du Sommet, nous invitant à travailler en commun pour traduire
le consensus dégagé du Sommet en actions concrètes en vue de l'avènement d'une ère nouvelle marquée par la paix et le progrès de
l'humanité.
 
    Impulser la démocratisation des relations internationales, maintenir la paix et la stabilité mondiales et promouvoir le développement et la
 prospérité à travers le monde en stricte conformité avec les buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, voilà la mission
 primordiale qui incombe à notre Organisation pour le prochain siècle. La Charte des Nations Unies reflète l'idéal des divers peuples, aspirant
 à l'égalité, à la justice et à la liberté. Si, durant les 55 ans écoulés, l'ONU a pu grandir, faisant passer le nombre des Etats Membres de 51 à
 189, et jouer un rôle irremplaçable dans les affaires mondiales, c'est précisément parce qu'elle s'est attachée aux buts et principes de sa
 Charte consistant à maintenir la paix, à approfondir l'amitié et à promouvoir la coopération de même qu'aux normes des relations
 internationales axées sur l'égalité en droits souverains et la non-ingérence mutuelle Bans les affaires intérieures. Son parcours pendant cette
 période a démontré avec éloquence l'efficacité des buts et principes de la Charte. Maintenant que nombre de problèmes d'ordre planétaire
 rendent nos intérêts davantage entrecroisés et que les sciences et technologies modernes facilitent plus notre communication et nos
 échanges, nous aeons besoin, plus que jamais, de relever conjointement les défis en procédant sur la base de l'égalité, du respect mutuel et
 des consultations démocratiques. Les buts et principes de la Charte, loin de tomber en désuétude, restent d'actualité et revêtent même une
 plus grande importance.

 
    La démocratisation des relations internationales exige que nous adhérions fermement au principe de l'égalité en droits souverains stipulé
dans la Charte. Les pays de partout, bien que différents quant à leur taille, leur richesse et leur puissance, sont membres égaux au sein de la
communauté internationale. Aucun d'entre eux ne doit faire l'objet de la discrimination, ses droits souverains étant inviolables. Les affaires
intérieures d'un pays doivent être gérées par son peuple ; les questions majeures du monde, réglées par l'ensemble des pays au moyen de
discussions ; et les défis d'ordre planétaire, relevés à l'aide des efforts coordonnés à l'échelle mondiale. I1 s'agit là d'un impératif de notre
époque, appelée à progresser, dune exigence de l'avènement d'un nouvel ordre politique international juste et équitable. C'est aussi la raison
d'être de l'ONU, la source de son dynamisme tout au long du nouveau siècle.
 
    La démocratisation des relations internationales doit aussi se concrétiser largement daps la réforme de l'ONU. Cette réforme vise à mieux
protéger les droits et intérêts fondamentaux de tous les Etats Membres, notamment à refléter réellement la volonté des pays en développement
représentant l'écrasante majorité des Etats Membres, et non à satisfaire seulement les demandes de quelques pays. Quant à celle de son
Conseil de Sécurité, elle a pour tâche primordiale d'accroître la représentation des pays en développement. La réforme implique de profondes
discussions entre tous les Etats Membres. L'établissement artificiel d'un calendrier en la matière et la mise en oeuvre arbitraire d'un plan
immature à cet égard vont à l'encontre du voeu de la plupart des Etats Membres. Les contributions à l'ONU et les frais de maintien de la paix
doivent être supportés conformément au principe de la capacité de paiement. Voilà l'entente générale de nombreux Etats Membres, en même
temps qu'un principe maintes fois réaffirmé dans les résolutions pertinentes de l'Assemblée générale de l'ONU. Il faut done s'y en tenir en toutes
circonstances. Toute modification du mode de répartition des contributions et frais susmentionnés nécessite un accord général à réaliser par
l'ensemble des Etats Membres à la suite d'amples consultations et en tenant dûment compte du degré de développement économique
spécifique des pays en développement. C'est ainsi qu'on peut assurer à l'ONU un fonctionnement normal et régulier.

 
    Réaliser le progrès commun de l'humanité, en allant, avec des approches actives, au devant de la mondialisation, c'est là une autre lourde
tâche que l'historique a assignée à l'ONU. Le 20e siècle aura été marqué à la fois par une prospérité sans précédent de l'économie mondiale
et une aggravation extrême des inégalités entre les riches et les pauvres. Les années 90 ont été témoins de l'évolution la plus rapide de la
mondialisation économique, accompagnée d'un élargissement continu de l'écart entre le Nord et le Sud. Selon les statistiques de la Banque
mondiale, les pays à faible revenu où vivent plus de la moitié des habitants du globe obtiennent seulement 6% de la totalité des revenus
mondiaux, tandis que les pays développés, avec à peine un sixième de la population mondiale, en disposent à 80%. Ce qui est
particulièrement préoccupant, c'est que les pays en développement sont tenus loin derrière les pays développés dans le domaine des hautes et
nouvelles technologies. A présent, la « nouvelle économie » nest qu'un « phénomène des pays riches », alors que la plupart des pays en
développement se trouvent encore dans la « pauvreté de l'information ». Si l'on laisse cet état de choses se perpétuer, nombre de pays en
développement se verront toujours privés des chances de prendre part aux progrès technico­scientifiques et de réaliser la croissance de leur
économie nationale, et la dualisation de la société mondiale s'accentuera encore davantage.
 
    Pour empêcher la misère d'annihiler les acquis du progrès de l'humanité et l'injustice sociale de miner la stabilité mondiale, l'ONU doit jouer
 le rôle qui est le sien daps la réduction de l'écart entre les riches et les pauvres et la promotion de la prospérité générale de la communauté
 internationale. Travailler à la mise en place d'un nouvel ordre économique international, caractérisé par la coopération sur un pied d'égalité et
 le développement commun, de façon à ce que tous les coins du monde puissent bénéficier de la mondialisation économique, tel est le devoir
 de l'ONU au prochain siècle, un devoir important auquel elle ne saurait se dérober.
 
L'ONU doit accorder une place prioritaire à la question du développement, s'efforcer de modifier l'actuelle situation de la domination par une
petite poignée de pays des affaires économiques internationales et garantir aux pays en développement le droit de participer, sur un píed
d'égalité, à la prise des décisions relatives à l'économie mondiale. L'élaboration et la révision des règles relatives à l' économie mondiale
doivent s' effectuer, en prenant en considération avant tout les besoins des pays en développement, de manière à favoriser le développement
de ces derniers et à diminuer les risques dans leur participation à la mondialisation. L'ONU doit, avec la mobilisation de toutes les ressources
disponibles, pousser la communauté internatiohale à réduire le « fossé numérique » et aider les pays en développement à saisir autant que
possible les opportunités qu'offrent les progrès scientifiqués et technologiques, illustrés notamment par la révolution de l'information. En outre,
elle a l'obligation de proposer de nouvelles normes internationales, propres à mettre les avancées technico-scientifiques vraiment au service
de l'humanité tout entière, au service de la noble cause de la paix et du développement sur 1e globe.
 

    Monsieur le Président,
 
    Face à une situation internationale marquée par des mutations aussi complexes que profondes, quel est le concept de sécurité à adopter -
 Voilà une question d'importance majeure qui se pose aujourd'hui à l'ONU et à tous ses Etats Membres.
 
Le maintien d'un équilibre stratégique planétaire constitue la base de la préservation de la sécurité mondiale, tandis que le Traité sur la
limitation des systèmes antimissiles balistiques de 197- (Traité ABM) est un élément fondamental de cet équilibre. Toute démarche tendant à
affaiblir l' intégrité et la validité du Traité produira un effet néfaste et persistant sur la paix et la sécurité internationales. Le projet de création d'un
« système national de défense antimissile », interdit par le Traité ABM, revient à rechercher une supériorité unilatérale en matière
militaro-stratégique. Il s'agit là d'une manifestation pure et simple de la logique de la guerre froide. La mise en oeuvre de ce projet ne fera
qu'entraîner de Lourdes conséquences compromettant gravement la sécurité des divers pays. L'adoption par la 54' session de l'Assemblée
générale des Nations Unies à une majorité écrasante dune résolution concernant « la préservation et le respect du Traité sur la limitation des
systèmes antimissiles balistiques » témoigne bien de la farouche détermination de la plupart des pays à défendre et à observer
scrupuleusement ledit Traité. Aux actes d'un certain pays visant à développer un système de défense antimissile et perturbant ainsi l'équilibre
stratégique mondial,
l' ONU se doit de continuer à prêter une haute attention ; et il lui faut prendre par conséquent les dispositions nécessaires pour stopper
l'évolution dangereuse de la situation.
 

    La sécurité est tant mutuelle que relative. Tout pays doit s'abstenir de renforcer sa propre sécurité aux dépens de celle d'autres. La tentative
de s'assurer unilatéralement une sécurité “absolue” n'aboutira pas ; au contraire, elle amènera une plus grave insécurité. Avec la multiplication
des contacts et échanges internationaux, les différents pays voient leurs intérêts s'identifier davantage et se trouvent confrontés à un nombre
croissant de défis communs. Seul le dialogue, mené sur un pied d'égalité, dans un esprit d'entente mutuelle et de concessions réciproques,
permet de réaliser la sécurité;  seule la coexistence pacifique dans un respect mutuel la garantit; et seul le développement commun à la faveur
dune coopération mutuellement avantageuse peut la consolider. Créer un nouveau concept de sécurité, axé sur l'égalité, la confiance mutuelle,
le bénéfice réciproque, la coopération et le règlement des litiges par le dialogue, pour remplacer celui, désuet, fondé sur des alliances militaires
et ayant comme moyens des armements accrus, voilà l'unique voie à suivre pour renforcer la sécurité universelle et sauvegarder les intérêts
essentiels de tous les pays.
 
    Ces dernières années, la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan et le Tadj ikistan, dans le cadre des « 5 Pays de Shanghai », ont
conclu, par voie de la coopération et de consultations menées sur un pied d'égalité, des accords sur le renforcement de la confiance dans le
domaine militaire et sur la réduction réciproque des forces armées Bans les régions frontalières. Cette façon d'agir a donné une inspiration utile
à la communauté internationale en quête d'un nouveau concept de sécurité.
 
    Nous nous réjouissons de constater que des changements favorables sont intervenus récemment dans la situation sur la péninsule
coréenne, avec la tenue réussie dune rencontre historique entre les dirigeants suprêmes de la République populaire démocratique de Corée
(RPDC) et de la République de Corée (RC), rencontre qui a abouti à des résultats positifs. Cet événement prouve une fois de plus que le
dialogue et les consultations entre les interlocuteurs se traitant d'égal à égal favorisent l'approfondissement de la confiance mutuelle et
l'amélioration des relations entre les parties concernées. Nous apprécions les efforts déployés par la RPDC et la RC pour promouvoir to paix,
la stabilité et le développement dans la région en général et sur la péninsule coréenne en particulier. Le récent sommet tripartite de Camp
David n'a pu déboucher sur un accord, ce que nous déplorons profondément. Pourtant, nous aeons la conviction que le processus de paix au
Moyen-Orient pourra progresser continuellement, pourvu que les parties concernées prennent comme base les résolutions pertinentes de
l'ONU, observent le principe de « la terre contre la paix » et poursuivent sans relâche leurs négociations sérieuses et patientes, dans un esprit
de confiance et de compréhension mutuelles, tout en appliquant strictement les accords déjà conclus entre elles.
 

    Au cours du 20e siècle, l'humanité a été durement éprouvée par les fléaux de la guerre et de l'agitation. Il est donc impératif de prévenir au
21e siècle l'éclatement de crises humanitaires de grande envergure et la répétition de tragédies du massacre de nombreux civils innocents.
L'ONU, qui assume la responsabilité principale du maintien de la paix mondiale, doit contribuer plus activement à arrêter les conflits et à
éliminer les hostilités. Dans le monde d'aujourd'hui, l'hégémonisme et la politique du plus fort sévissent toujours, tandis que les conflits locaux
engendrés par des différends territoriaux, des contradictions ethniques et des litiges religieux se succèdent sans cesse. Nous comprenons
parfaitement que certains pays et régions éprouvent le besoin de faire appel à l'ONU pour enrayer les conflits. Dans le même temps, nous
sommes pleinement conscients de la complexité des actions d'intervention internationales et des risques que comporte une intervention
inappropriée. A notre avis, les interventions de l'ONU doivent, non prolonger les conflits, mais s'attacher à en éliminer les sources; non
envenimer l'opposition et la haine entre les parties au conflit, mais concourir à leur réconciliation. Les grandes puissances et les blocs d'Etat
doivent respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale des pays concernés, en se gardant de s'immiscer dans les affaires intérieures de ces
derniers et de susciter de nouveaux conflits.
 
    Dans la nouvelle conjoncture présente, les opérations de maintien de la paix demeurent pour l'ONU un moyen important de remplir son
 mandat quant à la sauvegarde de la paix et de la sécurité internationales. I1 faut done préserver et accroître la responsabilité ainsi que la
 direction politique de son Conseil de Sécurité à l'égard de ces opérations en se conformant indéfectiblement aux buts et principes énoncés
 Bans la Chaste. Ces opérations doivent être conduites toujours dans un esprit réaliste et compte tenu des moyens disponibles, pour que les
 ressources limitées soient affectées là où le besoin se révèle le plus pressant.
 

     Monsieur le Président,
 
     De tous les biens du monde, la personne humaine est la plus précieuse. Promouvoir son épanouissement et protéger tous les droits qui lui
sont inhérents, c'est là une aspiration unanime de l'humanité tout entière. La Chine est le pays le plus peuplé du monde. Défendre
l'indépendance de l'Etat, préserver la dignité de la nation et garantir aux 1,3 milliards de Chinois le droit de vivre et de travailler en toute
quiétude, derprogresser sur tous les plans, voilà un devoir sacré que le gouvernement chinois garde constamment présent à l'esprit et qu'il
s'attache à remplir sans ménager aucun effort.
 
     L'amélioration des droits de l'homme est un processus sans fin. Il appartient à chaque peuple de juger de l'état des droits de l'homme
dans son pays et d'oeuvrer pour l'améliorer. L'homme vit toujours dans un milieu concret. Aussi les droits de l'homme se traduisent-ils
différemment selon le temps et les circonstances. Il convient d'adopter tel ou tel moyen concret de protection et de promotion de ces droits en
fonction des spécificités nationales et des besoins réels des différents pays. En fermant les yeux devant les différences en la matière et en
imposant, à propos des droits de l'homme, une panoplie de règles figées, il est absolument impossible de défendre effectivement les droits et
intérêts des peuples. Quant aux ingérences perpétrées à des fins politiques dans les affaires intérieures d'autrui sous prétexte de protection
des droits de l'homme, elles sont, pis encore, des actes de profanation et de trahison de la cause mondiale des droits de l'homme.
 
    Dans le domaine des droits de l'homme, l'ONU se doit d'encourager activement le dialogue et non la confrontation, les échanges et non
l'exclusión entre les différentes civilisations et les divers pays. Tel est d'ailleurs le courant principal qui va dans le sens du progrès des droits de
l'homme dans le monde. Les opérations d'aide humanitaire de l'ONU doivent veiller dune part, à prévenir et à arrêter les conflits en vue de
promouvoir et de sauvegarder les droits de l'homme, d'autre part, à réduire et à éradiquer la pauvreté pour mieux assurer l'épanouissement de
l'homme. I1 importe de travailler autant que possible en coordination et en coopération avec les gouvernements des pays concernés et de
s'interdire d'agir à sa guise en tenant à l'écart ces derniers. Il faut défendre effectivement les droits de l'homme en faveur de la grande majorité
des populations, et non provoquer des désastres humanitaires sur une échelle plus vaste encore. Seul le respect de ces principes permet à
l'ONU de jouer un rôle positif et utile dans la protection des droits de l'homme.

 
 
     Monsieur le Président,
 
     Il y a seulement quelques jours, le Président de la République populaire de Chine Jiang Zemin a, depuis cette auguste tribune, proclamé
au monde entier la détermination inébranlable du peuple chinois à faire de la Chine un pays réunifié, prospère, puissant et hautement
démocratique, et à contribuer à l'oeuvre de la paix et du développement dans le monde. Au cours des deux décennies qui ont suivi le lancement
de la politique de réforme et d'ouverture, la Chine a réalisé successivement les objectifs qu'elle s'est fixés pour la première et la deuxième
étapes de sa stratégie de modernisation. Avec l'arrivée du nouveau siècle, elle va, en accélérant l'édification nationale, inaugurer une nouvelle
phase de' son développement pour atteindre l'objectif de la troisième étape de cette stratégie. Après son entrée Bans l'OMC, la Chine s'ouvrira
beaucoup plus largement au monde extérieur. Elle honorera fidèlement ses engagements et, tout en exerçant ses droits, remplira sérieusement
les obligations qui en découleront. Quels que soient les difficultés, les risques et les défis dans sa marche en avant, elle saura surmonter tous
les obstacles et matérialiser son vaste programme de modernisation. La Chine, poursuivant invariablement sa politique extérieure
d'indépendance et de paix, intensifiera ses relations d'amitié avec les divers pays du monde sur la base des Cinq Principes de la Coexistence
pacifique. Le développement et la montée en puissance de la Chine profiteront non seulement au bonheur de plus d'un milliard de Chinois,
mais également au progrès et à la prospérité dans le monde entier.
 
     Résoudre définitivement le problème de Taiwan et réaliser la réunification totale de notre patrie, c'est là le voeu unanime de tous les
Chinois, y compris nos compatriotes de Taiwan. Le règlement de ce problème, fondé sur une application rigoureuse du principe dit «
réunification pacifique et un pays, deux systèmes », favorisera un développement social partagé des deux rives du détroit de Taiwan ainsi que
la bonne entente et l'union entre les compatriotes des deux côtés, en même temps qu'il contribuera à la paix et à la stabilité dans la région
Asie­Pacifique. Le gouvernement et le peuple chinois s'attachent bien plus que tout autre à la réalisation dune réunification pacifique, font
preuve de la plus grande sincérité et déploient toes leurs efforts daps ce sens. Nous aeons la certitude que grâce aux efforts conjugués de tous
les Chinois, y compris nos compatriotes de Taiwan, la réunification totale de la Chine deviendra réalité dans un avenir rapproché.
 

    Monsieur le Président,
 
    Nous tous aeons aujourd'hui une tâche aussi lourde que glorieuse à accomplir, celle de façonner l' avenir radieux du genre humain pour le
prochain siècle. Que nous avancions la main dans la main à la rencontre du nouveau millénaire et joignions nos efforts pour l'avènement d'un
monde plus prospère, avec plus de sécurité et plus de progrès !
 
        Je vous remercie.