NOTES POUR UNE ALLOCUTION
DE
L'HONORABLE LLOYD AXWORTHY
MINISTRE DES AFFAIRES
ÉTRANGÈRES
À LA 55e SESSION DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
DES NATIONS UNIES
NEW YORK, LE 14 SEPTEMBRE
2000
Permettez-moi de vous
féliciter de votre élection à la présidence de l'Assemblée générale. Votre
expérience et votre sagesse nous guideront certainement dans l'important
travail qui nous attend.
Ce
travail consiste à transformer immédiatement et résolument les grands espoirs
du Sommet du millénaire en one meilleure réalité pour les peoples au bénéfice
desquels les Nations Unies ont été fondées.
C'est
dire qu'il faut assumer la responsabilité de nos actions et de notre inaction.
C'est dire aussi que les gouvernements doivent être prêts à assumer leurs
responsabilités envers leurs citoyens.
La
semaine derrière, nos dirigeants ont lancé ici même un message d'espoir et de
détermination. Leurs paroles ont clairement signifié que nous avons tous besoin
des Nations Unies. L'ONU est la seule organisation qui incarne les valeurs
universelles, qui offre une tribune mondiale pour le règlement des problèmes
communs, qui monte au créneau dans toutes les régions du monde pour défendre
les gens.
Cependant,
un autre message est ressorti de ce sommet: il concerne la question de savoir
si les Nations Unies sort de leur temps, si nous, les États membres, intendants
de l'Organisation et gardiens de sa Charte, aeons la volonté politique de
soutenir le renouveau et la modernisation.
Lorsque
les lumières se sort éteintes vendredi soir dernier, ici à New York, d'autres
lumières se sort-elles allumées dans les autres parties du monde, dans nos
chancelleries, nos assemblées parlementaires et nos salles du Conseil, pour
éclairer le chemin à suivre? Nous demandons-nous tous, chacun à sa façon,
comment nous pouvons changer nos façons d'agir pour mieux aider l'ONU à gérer
le nouvel ordre du jour mondial?
Certes,
la mondialisation apporte des avantages et des possibilités sans précédent.
Mais elle est aussi porteuse de nouveaux risques pour les gens, dans tous nos
pays. Beaucoup de ces nouveaux risques transcendent les frontières, tandis que
les conflits les plus violents se livrent maintenant à l'intérieur des États.
Dans les deux cas, les simples citoyens en ressentent directement les effets.
Or,
aux Nations Unies, le débat reste déterminé - et trop souvent circonscrit - par
des notions rigides de souveraineté rationale et des conceptions étriquées de
l'intérêt national. L'action de l'ONU reste entravée par des structures
institutionnelles inflexibles qui sort de plus en plus repliées sur elles-mêmes,
poussées par leur propre intérêt plutôt que par l'intérêt de ceux et celles
qu'elles sort destinées à servir.
Le
Secrétaire général, avec un courage qui s'observe rarement dans la vie
publique, nous propose one vision de la voie à suivre. C'est one vision au
service des gens du monde et en phase avec eux - bier que cela puisse irriter
certains de leers gouvernements. Il noes a mis au défi de suivre la voie qu'il
noes indiquait, d'adopter one approche centrée sur les gens dans les relations
internationales, pour sortir (Organisation des coulisses du changement et la
propulser à l'avant-scène.
Le
projet nest pas nouveau pour le Canada. En fait, depuis cinq ans, la promotion
de la sécurité humaine est au centre de notre propre approche face à notre
monde en mutation. Il est encourageant de constater un changement d'attitude en
faveur dune conception plus réaliste de ce que signifie Ia sécurité dans ce
monde.
Nos
dirigeants ont souscrit à cette nouvelle vision dans leur déclaration du
Sommet. Cependant, si nous aeons vraiment convenu que la sécurité signifie plus
que la protection des frontières, c'est maintenant qu'il faut agir pour
traduire les bonnes intentions de la semaine dernière en action résolue. Cela
veut dire prendre la responsabilité d'adapter nos institutions, d'élargir la
participation à leur fonctionnement, et d'accroître leur transparence et leur
responsabilité, pour qu'elles aient un effet tangible sur la vie des gens.
Cela
veut aussi dire adopter un comportement mondial responsable, partager et
protéger l'espace common qui soutient la vie.
Monsieur le Président,
L'acte
responsable par excellence, c'est la poursuite vigoureuse du programme d'action
mondial pour le contrôle des armements et le désarmement. C'est notre
génération qui a construit les arsenaux nucléaires démodés en décomposition;
c'est nous qui avons produit les armes chimiques qui empoisonnent les gens; et
aujourd'hui nous fabriquons et distribuons encore des armes légères qui se
retrouvent partout - entre les mains des enfants, dans les arsenaux des
trafiquants de drogue et dans les garnisons des guérilleros.
Mais
nous avons aussi eu la prévoyance d'édifier un système d'obligations et de
principes internationaux qui limitent notre propre action. Il faut valider et
appliquer ces instruments. Et par-dessus tout, ne rien faire pour les
affaiblir.
Certes,
les gouvernements doivent être préts à défendre leurs citoyens. Une défense
responsable est un élément d'un gouvernement responsable. Or, il est certain
que la responsabilité de défendre nos citoyens ne commence pas par la mise au
point de nouveaux systèmes d'armement, mais par le démantèlement des vieux
systèmes; par la ratification du CTBT (Traité d'interdiction complète des
essais nucléaires); par l'adhésion à la Convention d'Ottawa, avec 104 autres
États; par l'application des normes internationales de non-prolifération et des
obligations de désarmement inscrites dans le Traité de non-prolifération; par
l'élaboration d'un waste plan d'action contre la prolifération des armes
légères et de Ia technologie antimissile.
Monsieur Ie Président,
L'action
collective des États en faveur de la sécurité à long terme de leurs citoyens
est nettement préférable. Mais Iorsque les États ne peuvent pas ou ne veulent
pas protéger leurs citoyens, l'ONU -et en particulier le Conseil de sécurité -
a spécialement la responsabilité d'agir.
Aujourd'hui,
la plupart des guerres se Iivrent à l'intérieur d'États en déroute.
Dans
ce contexte, c'est la victimisation des civils qui est le mobile, le moyen et
la manifestation du conflit. Pour que le Conseil s' acquitte de sa responsabilité
envers ces gens, il faut que leur protection soit au centre de ses travaux, non
à la périphérie.
C'est
le projet que le Canada a apporté au Conseil de sécurité. Cela n'a pas été
facile. Mais je tiens à reconnaître que le Conseil de sécurité se montre à la
hauteur des nouveaux défis. Ces derniers mois, il s'est penché de plus en plus
sur la protection des civils, prenant des mesures au sujet du sida, de la
protection physique, des enfants touchés par la guerre et de la réforme des
sanctions. Le Conseil a reconnu qu'il est essentiel de s'occuper de ces
questions pour monter des opérations de soutien de la paix efficaces, et a
consacré cette reconnaissance dans des résolutions récentes. Aujourd'hui, nous
vous en communiquons de nouveau les éléments sous la forme dune liste - une
liste de contrôle pour une action responsable.
Le
rapport Brahimi propose aussi un plan d' action. Il s' agit dune stratégie
complète visant à renforcer la capacité de l'ONU à aider les gens. Le Canada
appuie les constatations du groupe. Nous allons en être les plus ardents
avocats, et l'on peut compter sur nous pour travailler sans relâche à rallier
l'appui politique nécessaire pour appliquer à la fois l'esprit et la lettre de
ses recommandations.
Monsieur le Président,
Le
plus difficile et de loin, lorsqu'il s'agit de protéger les civils lors des
conflits armés, c'est de faire face aux situations où les abus sort les plus
graves : génocides, crimes de guerre, crimes contre l'humanité, violations
massives et systématiques des droits de la personne et du droit humanitaire,
d'où résultent des pertes de vies humaines en grand nombre et des souffrances
généralisées.
Nous
avons besoin dune nouvelle forme de dissuasion face à ces comportements. La
création dune Cour pénale internationale, qui rend l'impunité illégale et où
les individus doivent rendre compte directement de leurs actions, voilà cette
arme de dissuasion. Et pour les cas où son pouvoir dissuasif sera sans effet,
le Statut de la Cour pose les bases et les structures nécessaires pour une
action judiciaire concrète.
Le
Statut de la Cour nous offre une occasion inespérée de remédier à une des pires
déficiences du système international. Je conjure tous les gouvernements ici
présents qui ne font pas fait de signer le Statut de Rome d'ici décembre et de
le ratifier d'urgence, afin que les peuples du monde obtiennent enfin justice.
Monsieur le Président,
Vous
pouvez voir que le Canada cherche à mettre en place, systématiquement, les
éléments d'un nouveau type de système international, inspiré et guidé par la
Charte de l'ONU, mais aussi apte à faire face au côté occulte et interlope de
la mondialisation.
La prévention constitue le meilleur type
d'intervention. Cependant, lorsque les mesures de prévention échouent, lorsque
Ies efforts diplomatiques habituels et les sanctions ciblées ne donnent pas de
résultats, lorsque les enquêteurs font Ia lumière sur des faits horribles qui
dépassent l' entendement, il faut alors avoir recours à des mesures plus
vigoureuses.
La
question de l'intervention du Conseil de sécurité dans ces situations - y
compris, en dernière extrémité, le recours à la force militaire - présente de
multiples difficultés et controverses. Nombreux sont ceux qui l'occulteraient
complètement, la jugeant trop conflictuelle, trop difficile, trop préjudiciable
au statu quo. Rwanda, Cambodge, Srebrenica, Kosovo - il serait facile de prétendre
que les tragédies humanitaires qu'évoquent ces Iieux appartiennent au passé.
Facile
mais faux. Rien ne nous permet d'affirmer que des atrocités pareilles ne se
reproduiront pas. En fait, c'est le contraire qui est probable. La spirale
vertigineuse de la souffrance humaine ne peut pas toujours être freinée.
J'ai
constaté, à Ia lecture de l'éditorial du New York Times
de ce mardi, que d'aucuns voudraient
nous faire croire que la Charte des Nations Unies n'a été rédigée que pour
protéger les États et leurs intérêts - que l'ONU, en intervenant dans les
conflits civils, va trop loin. Je soutiens que, face à une souffrance humaine
flagrante, l'intervention est un pas dans la borne direction.
Rien
ne menace davantage l'avenir des Nations Unies que cette contradiction
apparente entre les principes et l'exercice du pouvoir, entre la sécurité des
populations et les intérêts des gouvernements, bref, entre l' intervention
humanitaire et la souveraineté.
Monsieur le Président,
L'automne
dernier, devant cette Assemblée, j'ai soutenu que la Charte de l'ONU avait été
écrite pour les peuples. Notre programme collectif nest pas celui des États-nations,
ni celui des ministres ou des diplomates. II est le programme des peuples. De
fait, la Charte commence par les mots « Nous, peuples des Nations Unies ». Ceux
qui seraient tentés d'invoquer Ia Charte pour justifier l'inaction n'ont qu'à
en lire le préambule pour s'en remémorer I'intention initiale.
Le
Secrétaire général Annan nous a invités à réfléchir sur ce que signifie être un
État souverain et responsable. Le Canada a réagi en créant une Commission
internationale indépendante de l'intervention et de la souveraineté des États,
qui a pour objet de contribuer à élargir les connaissances sur cette question
et à favoriser l'émergence d'un consensus politique mondial sur Ia voie à
suivre.
La
Commission sera dirigée par deux coprésidents - l'un provenant d'un pays en
développement, et l'autre, d'un pays développé - et fern appel à un vaste
éventail de représentants gouvernementaux et non gouvernementaux de toutes Ies
régions, placés sous la direction générale d'un conseil consultatif constitué
de ministres, d'anciens ministres ainsi que d'éminents intervenants des milieux
universitaire, humanitaire et juridique.
Elle
amorcera ses travaux durant cette année de l'Assemblée du millénaire et présentera
ses recommendations dans 12 mois.
Je
vous demande de participer à cette entreprise, si difficile qu'il puisse
paraître de concilier les concepts en question.
Difficile,
mais non pas impossible. Nous l'avons déjà fait dens le passé. Il y a 10 ans,
la Commission Brundtland, dens son rapport “ Notre avenir à tour “, est partie
de deux idées apparemment contradictoires - le développement économique et la
protection de l'environnement - et en a fait la synthèse: le développement
durable. Ce nouveau concept a changé fondamentalement la manière dont le monde
entier aborde ces questions. Encore aujourd'hui, notre pensée en porte la
marque.
Le
Canada espère que la nouvelle Commission pourra dissiper l'anxiété qui entoure
les questions de l'intervention et de la souveraineté en jetant un pont
semblable entre nos notions actuelles et, ce faisant, aidera à défmir la voie
que pourront suivre les gouvernements et l'ONU pour résoudre le dilemme
international le plus difficile du XXIe siècle.
Cependant,
il n'incombe plus seulement aux gouvernements d'agir. Le secteur privé doit
aussi assumer ses responsabilités envers les collectivités dont il dépend pour
ses affaires. Des opérations commerciales conformer à l'éthique, voilà la bonne
façon de faire des affaires. Les nombreuses entreprises qui oat adhéré au Pacte
mondial du Secrétaire général reconnaissent qu'il nest plus acceptable de
réaliser des bénéfices au détriment d'enfants exploités et victimes
d'agression, et provenant du traffic d'armes, du traffic de drogue ou des
diamants de la guerre.
Dans
une économie mondialisée, ce sont les peuples du monde qui, en défmitive, sont
les actionnaires. S'ils n'en retirent pas les bénéfices, personae n'en
retirera.
Pour
bâtir un avenir où la sécurité humaine sera universellement respectée et
protégée, nous devons travailler sur tour ces fronts et avec le concours de
tour les nouveaux acteurs.
Pendant
ce temps, nous pouvons prendre des mesures pour protéger les personnel les plus
vulnérables.
Monsieur le président,
Si
nous tenons véritablement à bâtir un monde qui valorise la sécurité humaine,
nous devons d'abord nous pencher sur les préoccupations et les mesures qui
concernent ses héritiers. C'est pourquoi il convient, en cette année propice
aux nouvelles résolutions, de veiller à ce que l'avenir de nos enfants occupe
une place prioritaire dens nos efforts - notamment à la faveur de la Session
extraordinaire des Nations Unies sur les enfants qui se tiendra l'année
prochaine.
Nul
doute que ce sont les situations de conflit qui menacent le plus la sécurité et
le bien-être des enfants. Les enfants ne devraient pas participer aux guerres.
Or, de nos jours, ils en
sont les principales victimes.
Il
y a quatre ans, Graça Machel a fait connaître la terrible situation des enfants
touchés par la guerre. Depuis, des mesures ont été prises pour atténuer leurs
souffrances, dont les plus notables sont la nomination d'Olara Otunnu au poste
de représentant spécial du Secrétaire général pour la protection des enfants en
période de conflit armé et, plus récemment, l'entente historique intervenue en
janvier en ce qui a trait au Protocole facultatif concernant fimplicafion
d'enfants dans les conflits armés.
Cette
semaine, avec le concours de Graça Machel en qualité de présidente honoraire,
le Canada organise la Conférence internationale sur les enfants touchés par la
guerre à Winnipeg. Cette rencontre, la première du genre, réunit les
représentants de 130 gouvernements, de 60 ONG (organisations non
gouvernementales), de groupes du sectew privé et d'organisations
internationales, de même que des jeunes gens de toutes les régions du monde. Je
me réjouis qu'un si grand nombre de ministres et de hauts responsables aient
décidé de se joindre à nous à Winnipeg et engage ceux qui n'y sont pas encore
représentés à y assister.
La
conférence vise deux objectifs : formuler un plan d'action mondial de grande
portée et susciter la volonté politique qui permettra de le mettre en oeuvre.
Nous espérons que ces efforts aideront les enfants traumatisés par la guerre et
que, en dernière analyse, ils contribueront à faire en sorte qu'ils ne
participent plus aux conflits et qu'ils n'en soient plus victimes.
Plus
tôt cette semaine, à Winnipeg, une jeune Ougandaise nommée Grace m'a parlé de
son expérience d'enfant-soldat. Son récit met en lumière la victimisation des
enfants et révèle une brutalité qui fait froid dans le dos. Sa conviction que
la communauté internationale pouvait les aider, elle et les autres enfants dans
sa situation, était particulièrement inspirante. Son plaidoyer pow que nous
l'aidions touche à l'essence même de la vocation de cette organisation et,
asswément, l'aider constitue l'une de nos responsabilités fondamentales.
Selon
moi, à la lumière du plaidoyer simple de cette jeune femme, nous n'avons
d'autre choix que d'être disposés à façonner des Nations Unies adaptées au XXIe
siècle, et de trouver les ressources pour le faire.
Compte
tenu des grandes difficultés qui se dressent devant nous, toute tentative pour
battre en retraite, pour ne pas-voir ce qui se prise dans le monde, pour se
soustraire à ses obligations internationales reviendrait à suivre un chemin
dangereux, qui nest ni pratique ni souhaitable.
Force
est d'admettre que nous aeons l'humanité en partage. Que les forces de l'histoire
nous unissent au sein dune destinée commune. Que la solution à nos problèmes
réside dans le renforcement - et non pas le ralentissement - de la cooperation internationale et dans les solutions à l'
échelle mondiale.
Dans le monde d'aujourd'hui,
la sécurité de l'État et la sécurité des personnes ne font qu'un. La nécessité
d'asswer cette sécurité est le préalable de la réussite d'autres initiatives importantes,
telle la promotion du développement économique, de l'aide au développement et du
commerce. Dans ce nouveau siècle, trop de personnes comme Grace doivent encore
subir les pires conditions qui avaient cours au siècle dernier - le fléau de la
guerre, les violations des droits de la personne, et trop peu de possibilités
pour le progrès social et l'amélioration du niveau de vie.
Quoi
qu'il en soit, l'espoir dont est porteuse la Charte des Nations Unies est
encore lourd de sens pour eux, voire pour nous tous. La réalisation des
aspirations qu' elle contient est notre objectif permanent et notre
responsabilité fondamentale. En prenant la sécurité humaine pour guide,
veillons à ce que les personnes soient au centre de nos préoccupations, et ce,
à l'heure où nous réaffirmons notre volonté d'appuyer les objectifs des Nations
Unies et d'améliorer l'avenir des personnes que nous sommes mandatés pour
représenter.
La
poursuite de cet objectif est une responsabilité que j'ai eu l'honneur de
partager avec beaucoup d'entre vous depuis cinq ans. Il s'agit là d'un but
auquel nous devons tous continuer de tendre - quel que soit notre poste ou
notre titre - pour que le système que nous avons bâti résiste au cynisme des
uns, qui n'offre aucune solution, et aux manoeuvres des autres qui, en
recherchant des avantages diplomatiques momentanés, empêchent les Nations Unies
de poursuivre leurs buts transcendants.
Ce
n'est qu'à cette condition que nous réussirons vraiment à tenir la promesse
contenue dans la Charte - être au service de la dignité des peuples et faire en
sorte que cette organisation travaille pour eux.
Je vous remercie.