NTETURUYE,
REPRESENTANT PERMANENT DE LA
REPUBLIQUE
DU BURUNDI AUPRES DES NATIONS UNIES
A NEW
YORK, LORS DE LA 55ème SESSION ORDINAIRE
DE
L'ASSEMBLEE
GENERALE DES NATIONS UNIES
A NEW YORK
(JEUDI 21 SEPTEMBRE 2000)
Monsieur le Président,
Au nom de
la délégation burundaise et en mon nom propre, je voudrais tout d'abord vous
présenter nos chaleureuses félicitations à l'occasion de votre brillante
élection pour la conduite des travaux de la présente Session de notre
Organisation que constituent les Nations Unies. Votre choix est un honneur et une
grande marque d'estime que la famille onusienne manifeste à vous-même et à
travers vous, votre pays, la Finlande qui, par ailleurs, entretient de bonnes
relations d' amitié et de coopération avec le BURUNDI.
Je tiens
ensuite à rendre un hommage mérité à votre prédécesseur, S.E. Mr Théo Ben-GURIRAB,
Ministre des Affaires Etrangères de la République de la Namibie qui a dirigé
avec une main de maître les travaux de la précédente Session de notre
Organisation. Nous avons particulièrement apprécié sa compétence, son esprit de
dévouement et son sens élevé du devoir bien accompli.
Permettez-moi
également de saluer l’action dynamique et novatrice de Mr Kofi Annan, Secrétaire
Général de notre Organisation, en faveur de la paix, de la sécurité et du
développement Bans le monde. Ma délégation apprécie hautement son rapport
"Nous les peuples : le rôle des Nations Unies au XXI ème Siècle" qui
fait une analyse pointilleuse et sans complaisance sur les grands défis de
l'heure et propose en méme temps la démarche à suivre pour les surmonter afin
de vivre dans un monde à l'abri du besoin et libéré de la pear et sur une
planète digne de nous.
Il me
plaît enfin de souhaiter l'agréable bienvenue à TUVALU en tant que nouveau
membre de notre Organisation et de le féliciter en même temps pour son choix
judicieux de rejoindre nos rangs en ce début du nouveau millénaire.
Monsieur le Président,
Ma
délégation appuie sans réserve et fait sienne la Déclaration du Sommet du
Millénaire adoptée par nos Chefs d'Etats et de Gouvernement le 8 Septembre 2000
et souhaite vivement que les recommandations pertinentes de la quasi totalité
des dirigeants de ce monde ne soient pas laissées lettre morte. L' ONU et
chaque pays en particulier doivent mettre en oeuvre des stratégies appropriées
pour les traduire dans des actions concrètes susceptibles d'améliorer le sort
de nos populations et de nos peuples, spécialement celui des plus démunis.
Monsieur le Président,
Au cours
des assises du Sommet du Millénaire qui se sont achevées en date du 8 Septembre
2000, le Ministre burundais des Relations Extérieures et de la Coopération qui
représentait le Chef de l'Etat await déclaré à cette même tribune, je cite :
" le peuple burundais est en train de tourner une page de son histoire. Un
Accord pour la paix et la réconciliation nationale a été signé le 28 Août à
Arusha devant le monde entier venu saluer l'événement. C'est un saut capital
daps un avenir qualitativement meilleur pour le peuple burundais". Plus
loin le Ministre disait cependant que, je cite "tout nest pas réglé pour
autant…, le plus grand défi reste celui de l'arrêt de la guerre sans lequel
l'application de l'Accord est impossible"fin de citation.
Monsieur le Président,
L' arrêt
de la guerre devait être négocié hier, le 20 Septembre, lors de la réunion
prévue à Nairobi entre le Gouvernement et la rébellion , en présence des Chefs
d'Etats de la région. Le Président de la République lui-même représentait le
Gouvernement; les Chefs d'Etat de la région étaient là. Les trois partis
politiques qui n'avaient pas signé l'Accord de paix le 28 Août dernier, étaient
également présents et l’ont signé, portant ainsi au chiffre maximal le nombre
des parties qui avaient négocié l'Accord.
Quant à la
rébellion, seul un mouvement, le FNL était représenté par son Chef. Le Chef de
l'autre mouvement, le CNDD-FDD le plus important, n'a pas fait le déplacement.
Les deux mouvements ont refusé de négocier quoi que ce soit, de rencontrer la
délégation du Gouvernement, se contentant de répéter leurs préalables et
d'arguer qu'ils doivent d'abord consulter leur base avant de s' engager.
Le rendez-vous
a été donc raté; l'espoir des Burundais de voir enfin les violences s'arrêter
est fauché; l'application de l'Accord de paix est compromise. Les signataires
de l'Accord de paix et de réconciliation négocié depuis deux ans se voient
accusés de "traîtres" et de "faux belligérants" et sont
sommés de reprendre les négoeiations, par cette même rébellion, dans ses
déclarations écrites et verbales.
Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,
La
rébellion, avant de dénoncer l'Accord de paix signé la 28 Août dernier, s'était
d'abord cachée derrière une série de préalables à la négociation du cessez-le
feu, dont les deux principaux sont les suivants
Le 1er
préalable était le démantèlement des camps de regroupement. Ce préalable est
sans objet depuis le 31 Juillet 2000. En effet, le Gouvernement .s'était engagé
à terminer le démantèlement desdits camps à cette date là, et il a tenu
promesse comme l’ont confirmé les Nations Unies, sur base des rapports établis
par ses agences opérant sur le terrain au Burundi. Le Facilitateur, S.E. Nelson
MANDELA lui-même s'est fait publiquement l'écho de cette confirmation lors de
la signature de l'Accord de paix le 28 Août dernier.
Le 2e préalable était relatif à la
libération des prisonniers politiques. Le Gouvernement a toujours nié
l'existence de prisonniers politiques; il vient d'ailleurs de saisir le
Secrétaire Général pour qu'il dépêche au BURUNDI une équipe d' experts en droit
pénal, afin d' enquêter en toute liberté sur l' existence ou non de
prisonniers politiques. De toute façon, l'Accord de paix contient des
dispositions relatives à cette question et le Gouvernement ne peut plus agir en
dehors de cet Accord, sous peine de mettre en péril tout Ie processus de paix.
Les Burundais ont eu l'occasion de l'expliquer en termes clairs au Facilitateur
lors de ses deux visites au BURUNDI pour lesquelles le Gouvernement et la population
le remercient vivement.
Monsieur le Président,
Les
Burundais souffrent énormément de la guerre; ils voudraient respirer enfin l’air
de la paix. Des embuscades meurtrières aveugles contre des passagers sur les
routes, des attaques contre des populations innocentes sur les collines, dans
les camps de déplacés, des vols de bétail, des destructions des maisons, de
récoltes, d'infrastructures sociales etc... Il faut que tout cela cesse pour qu'enfin
le pays retrouve la paix et la tranquillité.
Poser des
conditions pour arrêter ies violences relève de la cruauté et la Communauté
Internationale doit condamner cette attitude et ses auteurs.Face à cette
intransigeance de la rébellion, le Gouvernement du BURUNDI demande à la région
et à la Communauté Internationale d'appliquer les dispositions de l’article 2
de l'Accord de paix qui prévoit que si les groupes armés des parties non
signataires rejettent l'invitation faite dans l'Accord de suspendre Ies
hostilités et de s'engager dans des négociations pour le cessez-le-feu, les
garants de l'Accord, spécialement Ies Gouvernements des Etats voisins, Ies
Organisations Internationales prendront, je cite " les mesures nécessaires
pour interdire, démobiliser, désarmer et le cas échéant, arrêter, détenir et
rapatrier les membres de ces groupes armés et, en outre, prendre toutes les
mesures appropriées contre toute partie qui encourage et soutient de telles
activités", fin de citation.
En l'absence du cessez-le-feu en effet, non seulement des innocents
continuent de mourir, mais aussi les réfugiés et les déplacés ne peuvent pas
rentrer chez eux, la coopération en vue de la reconstruction ne peut pas
commencer, même Ies Institutions de transition si elles étaient raises en place
ne pourraient pas fonctionner. Pourquoi la Communauté Internationale devrait-elle
rester silencieuse lorsque deux mouvements armés tiennent en otage tout un
peuple qui avait placé tart d'espoir dans l'Accord de paix signé maintenant par
19 Parties sur 19, c. à. d la totalité des négociateurs?
Le
Gouvernement, quart à lui, va poursuivre l’action d' explication de l'Accord de
paix à la population afin qu'elle adhère à son contenu et à son programme. Il
continue également les consultations en vue de parvenir à des solutions de
compromis sur les réserves exprimées par certaines parties à l'endroit de
l'Accord. Et il est prêt à négocier et conclure le plus vite possible le cessez-le-feu.
Monsieur le Président,
Il serait
illusoire de croire que le Burundi paxviendra à la paix et à la sécurité sans
un environnement favorable daps la sous-région et sur le continent africain.
Malheureusement, rien ne permet encore d'espérer que la paix va bientôt se
matérialiser dans la région des Grands Lacs. Les Accords de Lusaka signés en
août 1999 nous jettent encore quelques mirages avant d'entrer réellement en
vigueur. Ils constituent pourtant un fondement important pour la résolution du
conflit en République Démocratique du Congo. Le Sommet qui a eu lieu encore une
fois à Lusaka du 14 au 15 août 2000 s'est, hélas, soldé par un échec alors
qu'il constituait une chance de plus d'asseoir Ies bases de paix. Cependant,
une occasion manquée ne doit pas nous décourager. Nous voulons exprimer ici
tout notre soutien au Président Frederick CHILUBA de la République de Zambie
pour les efforts inlassables qu'il déploie pour le bon aboutissement de la
question congolaise et l'encourageons à rester persévérant.
Quant à
moi, et contrairement aux allégations du Chef de la délégation de la République
Démocratique du Congo sur cette tribune le samedi 16 Septembre 2000, je
voudrais réaifirmer que le seal intérêt de mon pays, le Burundi, consiste à
maintenir la sécurité sur ses frontières et qu'il ne nourrit aucune ambition,
ni politique ni économique, vis-à-vis d'un quelconque pays voisin. En toute
réciprocité, nous souhaitons qu'il en soit de même de Ia part de nos pays
voisins, en particulier ceux qui abritent et assistent la rébellion burundaise
afin que cracun et la sous-région en général puissent se concentrer sur les
problèmes du développement. En tout état de cause, l'idéologie du génocide qui
mine toute la région des Grands Lacs et la multitude des rébellions armées qui
s'en font les champions ne seront vaincues que par les efforts concertés et
déterminés de tous les Etats de la région des Grands Lacs avec le soutien actif
de la communauté internationale.
Dans ce contexte , la Conférence sur la paix, la sécurité et le développement pour les pays des Grands Lacs envisagée déjà depuis quelques années ne pourra connaître un bon aboutissement que quand chaque pays de la région aura franchi une étape significative vers l'assainissement de la politique intérieure.
Monsieur le Président,
Au moment
où notre Organisation tenait le Sommet du Millénaire, elle a choisi une
occasion combien opportune pour s'interroger sur les grands défis qui
l'attendent pour le Siècle prochain à savoir:
- la paix, la sécurité et le
désarmement dune part
- le développement et
l'éradication de la pauvreté d'autre part.
Comme le résume si bien le Secrétaire-général dans son rapport, il s'agit de vivre à l'abri de la peur et à l'abri du besoin. Quoi que ces deux objectifs soient l'essence même de notre Organisation; force est de constater que nous sommes hélas loin du compte. Des guerres fratricides continuent de surgir ici et là et les feux prennent trop longtemps à s'éteindre. Des conflits éclatent sur les frontières de pays voisins et des communautés entières sont réduites à l'errance. Face à la multiplicité des conflits et à leur complexité, la communauté internationale n'enregistre souvent que des succès mitigés. A l'instar d'autres Chefs de délégations qui m'ont précédé, je suis enclin à me de demander pourquoi notre organisation ne fait pas mieux dans la résolution des conflits et dans le maintien de la paix.
Si notre
Organisation procédait à une introspection, nous trouverions probablement que
l'une des premières causes réside duns le fonctionnement mêrne des Nations
Unies. Le Conseil de Sécurité décide de tout et trop lentement.
Face à des urgences, on rencontre
trop de tergiversations dues à des calculs politiques souvent mal compris par
la communauté internationale.
Depuis cinquante ans, ce sont les
mêmes qui décident du sort de l'humanité en sauvegardant en toute priorité les
intérêts de certains Etats. Les peuples en quête de secours urgent gardent
ainsi l'impression d'être pris en otage ou laissés à eux-mêmes, car la
solidarité internationale tant espérée n'arrive pas.
Ma
délégation réitère donc le voeu de repenser le fonctionnement, la composition
et les attributions du Conseil de Sécurité pour sa redynamisation et sa
réadaptation aux mutations permanentes. La question de la représentation équitable
de toutes les régions du monde au Conseil de Sécurité et l'augmentation du
nornbre de ses membres aussi bien permanents que non permanents mérite toute
notre attention. Elle répond ainsi aux impératifs de démocratie et de
légitimité dans la prise de décisions au sein de cet organe important des
Nations Unies.
En effet,
seule cette réforme pourra redonner confiance à tons les Etats membres en restaurant
la force de la loi dans les affaires internationales car aujaurd'hui les
Nations faibles se voient quasiment confrontées à la loi de la force. Pour ce
faire, la mise en marche de la Cour Pénale International adoptée à Rome en 1998
servira d'outil essentiel pour lutter contre l'impunité.
Par
ailleurs, nous appuyons solidement l'application des précieuses recommandations
du rapport Brahimi émanant dune étude approfondie commandée par Mr Kofi Annan
sur les activités de l'ONU dans le domaine de la paix et de la sécurité. Nous
nous réjouissons des dispositions déjà prises par Mr le Secrétaire Général de
l'ONU pour les préparatifs d'un plan détaillé de mise en oeuvre de ces
recommendations.
Monsieur
le Président,
Alors que
les sanctions sont du seul ressort du Conseil de Sécurité, le BURUNDI a vécu
sons un régime de sanctions économiques imposées par des pays voisins depuis le
31 Juillet 1996 jusqu'en Janvier 1999 en violation de la Charte des Nations
Unies puisque ce n'est pas le Conseil de Sécurité qui en avait pris
l'initiative. Comme on l'a observé, ces sanctions se sont révélées à la fois
injustes et contreproductives. Les personnes qui en ont le plus souffert sont
des populations inno
çentes; des personnes agées, des, femmes et des enfants, à cause des effets
pervers de ces mêmes sanctions sur Ie plan social et économique.
Par conséquent,
le Conseil de Sécurité pourrait recourir à des sanctions ciblées dans des
situations suffisamment graves et exceptionnelles lorsque d'autres moyens de
pression ont échoué, afin d'éviter des abus préjudiciables à l' ensemble de la
population.
L'autre
aspect qui constitue un obstacle majeur à la paix mondiale est la prolifération
des armes légères, paradoxalement dans les pays pauvres. Seuls des efforts
conjugués de tous les Etats pourront venir à bout de ce phénomène, car les
industriels d'armement et les marchands des armes forment un réseau mondial
représentant de gros intérêts financiers. Tout programme de maintien de la paix
devrait comporter donc un volet prioritaire de contrôle de fourniture en armes
légères, étant donné que c'est de celles-ci que se servent la plupart des
mouvements clandestins pour semer la mort et la désolation par le terrorisme.
En outre,
la peur ne peut être dissipée dans le monde tant que persistera une certaine
compétition en matière de production d'armes de destruction massive. Notre
Organisation devra mettre tout en oeuvre pour aboutir à la dénucléarisation
totale et globale à moyen terme. Cette menace permanente qui pèse sur
l'humanité hypothèque tous les espoirs d'un monde de paix dont rêvaient les
pères fondateurs de l'Organisation mondiale.
Monsieur le Président,
Ceux qui
ont la responsabilité de gérer certains des pays les moins nantis du monde se
rendent compte au quotidien que faire régner la paix dans une communauté
affamée et démunie du minimum vital constitue une véritable gageure. Un
proverbe de notre langue nationale, le Kirundi, dit "Qui se couche
l'estomac vide se léve le coeur plein de haine". Il n’est un secret pour
personne que le monde regorge de richesses et de ressources de toute nature:
Mais il n'empêche que dans certaines parties du monde, des êtres humains
meurent de faim ou de malnutrition tandis que leurs semblables baignent dans
l'opulence dans d'autres parties du monde et même dans leurs propres pays et
dans les mêmes villes.
Cela
implique que la coopération véritable sera celle qui incite à accroître la
production et les revenus qui permettront à nos populations à se prendre en
charge en matière de santé, d'éducation, d'alimentation saine et d'habitat
décent.
En
consentant une aide plus importante en faveur des pays pauvres, les pays riches
oeuvrent non seulement pour un monde plus juste, mais aussi pour plus de
sécurité de leurs populations.
Monsieur le Président,
Le rapport
du Secrétaire Général prévu au point 49 b de l' ordre du jour de l'Assemblée du
Millénaire souligne notamment, et à juste titre, la gravité de la tragédie
provoquée par la pandémie du VIH/SIDA à travers le monde en focalisant une
attention particulière sur l'Afrique. Sur les 36 Millions de personnes
séropositives, plus de 23 Millions sont en Afrique subsaharienne. Daps cette
même région, poursuit le rapport, plus d'un enfant sur 10 est orphelin de mére
à cause du SIDA. En 2010, on fait des prévisions les plus pessimistes, à savoir
40 Millions d' orphelins. Le BURUNDI n' échappe pas non plus à cette épidémie
dangereuse qui y a fait son apparition au début des années 80 et continue à
faire des ravages aujourd'hui par milliers surtout au sein des populations les
plus actives et par conséquent les plus productives. Dans
l'entretemps, avec le concours de
l'OMS, de l'UNICEF et d'autres intervenants à qui nous tenons à exprimer nos
vifs remerciements ici, mon Gouvernement a lancé une politique vigoureuse de
prévention contre le VIH/SIDA. Un Fonds spécial a été créé pour la lutte contre
ce fléau qui risque de décimer des générations entières.
C'est pourquoi nous faisons nôtres les recommandations du Secrétaire Général de l'ONU pour la réduction du faux d'infection par le VIH notamment par Yintensification de l'accès à l'information, à l'éducation et aux services des spins de santé pour les personnes déjà atteintes. Mais noes recornmendons qu'en même temps l'industrie pharmaceutique puisse bénéficier de tout l'appui financier nécessaire pour la mise au point d'un vaccin efficace et abordable afro d'éradiquer ce mal de fin de Siècle.
Monsieur le Président,
Avant de
nous assurer d'avoir édifié un rnonde plus sûr et prospère, nous devons garder
en conscience qu'il nous incombe de léguer à nos enfants une planète équilibrée
sur le plan écologique. Hélas, force est de constater que les progrès
industriels censés générer la prospérité rendent de plus en plus le milieu
naturel insalubre. Il s'avère urgent de maîtriser la qualité de la production
industrielle et le phénomène démographique surtout en milieu urbain si l' on
veut sauvegarder la qualité de la vie des générations futures. Nous noun sommes
souvent comportés comme si la nature restait saine sans effort. Aujourd'hui la
désertification menace beaucoup de pays bier couverts de verdure. La sécheresse
a envahi des régions bier traversées de grands cours d'eau. Là où l'eau coule
encore en quantité suffisante , c'est à coup de millions de dollars qu'il faut
la reconditionner pour la rendre consommable par l'homme.
Ma
délégation voudrait amplifier l'appel que le Secrétaire Général a lancé à tous
les Etats membres à l'occasion du Sommet du Millénaire afin d'assurer le financement
de l'évaluation des ecosystèmes, avant qu'il ne soit trop tard. Il en
résulterait sans doute un programme clair et réaliste de protection de l'
environnement.
Monsieur le Président,
Malgré la
situation difficile dans laquelle il vit depuis quelques années, le BURUNDI en
étroite collaboration avec les autres pays membres ne cessera d'oeuvrer pour la
réussite des objectifs poursuivis par noire Organisation.
Notre
souhait est que l'ONU s'adapte aux défis actuels et à l'évolution des relations
internationales pour le bonheur de l'humanité toute entière.
Je vous remercie.