BELGIQUE

 

DISCOURS DU VICE-PREMIER MINISTRE ET MINISTRE DE AFFAIRES ETRANGERES DE LA BELGIQUE

S.E.M. LOUIS MICHEL

New York, le 13 septembre 2000

 

      



Monsieur le Président,

Monsieur le Secrétaire général,

Mesdames et Messieurs,

 

Je voudrais tout d'abord vous féliciter, Monsieur le Président, pour votre élection à cette cinquante cinquième session de l'Assemblée générale des Nations Unies. Je vous souhaite un plein succès dans cette tâche à la fois difficile et passionnante. Permettez‑moi d'associer à cet hommage le Secrétaire général des Nations Unies. Son rôle est crucial pour promouvoir la coopération internationale en faveur de la paix, de la sécurité, de la justice et du développement dans le monde.

 

Je m'associe pleinement à l'intervention à cette même tribune de mon collègue français, Hubert Védrine, faite au nom de l'Union européenne. Son intervention a couvert très largement les sujets de préoccupation européenne à l'égard des différentes régions du monde et des crises qui continuent de s'y dérouler. Comme mes collégues européens, je veux  m'associer aux encouragements de l'Union européenne apportés à Israël et aux Palestiniens pour qu'ils saisissent l'occasion historique qui leur est offerte de conclure un accord-cadre dans les prochaines semaines.

 

Monsieur le Président,

 

( l . Introduction)

 

Le siècle qui s'ouvre est une page sur laquelle tout reste à écrire: il tient à nous et à notre organisation d'apporter les réponses adéquates aux défis hérités du siècle passé. Les chefs d'Etat et de gouvernement réunis la semaine dernière à l'occasion du Sommet du Millénaire ont énoncé les objectifs qui devront mobiliser nos énergies pour les prochaines années. Je me limiterai ici à trois axes que j'estime prioritaires.



Premièrement, la paix mondiale. C'est la mission première du Conseil de sécurité. Il est donc indispensable de faire aboutir les réformes en cours pour donner au Conseil de sécurité une plus grande légitimité représentative. L'adaptation de cet organe à l'évolution du monde est la condition incontournable à sa capacité à répondre à ce que les sociétés attendent de notre Institution. La Belgique coordonne un groupe de 10 pays, de taille petite et moyenne. Nous recherchons une solution constructive de compromis. A propos de l'élargissement du Conseil de sécurité, l'octroi de 10 nouveaux sièges, cinq permanents et cinq non-permanents, avec une répartition géographique équitable, nous paraît une voie à explorer. Pour ce qui concerne le droit de veto, nous avons introduit un certain nombre de propositions concrètes et modérées, visant à une limitation volontaire et partielle du droit de veto. Une telle réforme, équilibrée et répondant aux attentes du plus grand nombre, peut et doit faire des pas déterminants dans les mois à venir.

 

Deuxièmement, l'éradication de la pauvreté et un développement durable. La mondialisation de l'économie doit aller de pair avec des créations d'emploi et le démarrage économique dans les régions les plus pauvres, de même qu'avec des normes sociales et écologiques à portée universelle. Personne ne peut plus nier que les grandes inégalités, les différences de développement, l'absence de bonne gouvernance et le non respect des droits de l'homme sont des facteurs d'instabilité tant au niveau des Etats eux-­mêmes que dans les relations internationales.

 

Troisièmement, la défense et la promotion de la démocratie et des droits de l'homme. Pour nous, ceci exige l'accès égal des hommes et des femmes dans la vie publique et aux responsabilités. Cela implique également le combat contre toutes les formes de racisme, d'intolérance, de discrimination et de xénophobie. Les violations graves des droits de la personne humaine, valeurs universelles, doivent pouvoir être sanctionnées en toutes circonstances.

 

Cela signifie aussi une recherche permanente des conditions et modalités qui fondent des valeurs humanistes communes. La démocratie - et nous devrions tous au moins être d'accord là-dessus - c'est beaucoup plus qu'un constat factuel d'un rapport de forces établi ou d'une majorité arithmétique.

 

C'est une éthique politique, ce sont des comportements électoraux loyaux.

 

 


C'est le respect et l'encouragement à des débats contradictoires transparents.

 

C'est un état d'esprit fondé sur une vision sinon une conception élevée et optimiste de l'homme.

 

Si je déclare ceci, c'est parce que, même chez nous, dans nos vieilles démocraties européennes, que l'on croit aguerries et à l'abri, réapparaît le spectre sordide du refus de la différence, de l'exclusion, et de préjugés de caractère xénophobe et diffamatoire.

 

Des partis européens exhaltent à nouveau ce qu’il y a de plus sordide et de plus barbare dans la nature humaine. Se taire ou se résigner, c’est banalise le phénoméne. Et banaliser, c’est consacrer la corruption de l’esprit.

 

Si je déclare ceci, c'est aussi parce qu'il faut bien constater que nos systèmes politiques, théoriquement bien construits pour s'en défendre, ne résistent malheureusement que trop rarement à la tentation dune banalisation que d'aucuns justifient cyniquement par les impératifs soi-disant supérieurs de la real-politique.

 

Il ne s'agit pas ici de prétendre à une quelconque supériorité morale, mais tout simplement de rappeler que l'Histoire règle toujours ses comptes quand on refuse d'en tirer les leçons.

 

Monsieur le Président,

 

(2. Le rapport Brahimi sur les opérations de paix, à la lumière de l'expérience belge, en particulier en Afrique et dans les Balkans)



          La Belgique a participé au cours de la décennie qui s'achève à de nombreuses opérations de maintien de la paix sous l'égide des Nations Unies, entre autres en Somalie, au Rwanda, dans les Balkans.

 

Fort de ces expériences, le Sénat belge a rédigé en décembre 1997 un rapport détaillé et a formulé des recommandations qui préfigurent en quelque sorte les recommandations du rapport Brahimi. Je citerai quelques aspects sur lesquels la convergence entre ces deux rapports est totale:

 

Premièrement, les forces des Nations Unies doivent être préparées à faire face à un «scénario du pire». Les Casques bleus doivent être équipés, entrainés et commandés en conséquence.

 

Deuxièmement, ces forces doivent disposer d'informations pertinentes, de la capacité d'analyser cette information en termes stratégiques et tactiques. Elles doivent done pouvoir compter sur une capacité de renseignement performante.

 

Troisièmement, les pays contributeurs de troupes doivent être associés étroitement à la préparation des mandats, ainsi qu'à la gestion des opérations.

 

Vous ne serez donc pas étonnés de m'entendre plaider pour que les recommandations formulées dans le rapport Brahimi bénéficient d'un large soutien de la part de tous les Etats membres. Je souhaite que tous les acteurs concernés, les Etats membres, le Conseil de Sécurité, le Secrétariat général, fassent preuve de détermination et de volonté d'adaptation à tous les niveaux et dans tous les organes de cette organisation. Je donne le plein appui du gouvernement belge à Mme Louise Fréchette, Vice‑Secrétaire générale, chargée de sa mise en oeuvre.

 

Je voudrais également attirer votre attention sur le fait que, dans notre esprit, les conclusions du rapport Brahimi ne pourront être dissociées d'autres discussions qui sont prévues au cours de cette 55ème session, notamment celle sur la révision des barèmes des contributions aux opérations de maintien de la paix. Ici aussi, les Etats membres devront avoir l'esprit ouvert afin de mettre au point un système équitable de répartition des charges financières qui soit adapté à la configuration mondiale actuelle.


 

Une autre question délicate se pose avec acuité à la lumière des expériences récentes. II s'agit du rôle propre des Nations Unies par rapport aux organisations régionales, voire par rapport aux initiatives de pays voisins d'une zone de conflit. Les leçons à tirer de la crise yougoslave ne sont pas les mêmes que celles que l'on peut tirer des crises récentes en Afrique notamment. Le but n'est pas ici de nier les mérites de l'approche régionale. La Belgique appuie au contraire la création de forces régionales d'action rapide au service du maintien de la paix, comme l'a souligné notre Premier ministre Guy Verhofstadt à cette même tribune il y a une semaine. II s'agit plutôt de souligner le fait que les mérites de l'approche régionale ne peuvent justifier que la communauté internationale se cantonne dans l'inaction ou dans une forme de diplomatie déclaratoire en renvoyant la solution des problèmes aux organisations ou aux groupements régionaux concernés, ou encore à des coalitions de circonstance. Le Conseil de sécurité, instance suprême en matière de paix et de sécutité, doit être à même de jouer son rôle, quitte bien sûr, à déléguer certaines responsabilités, là où les instances régionales sont le plus à même d'agir.

 

Une dernière remarque s'agissant de la diplomatie préventive et du maintien de la paix. L'arsenal dont disposent les Nations Unies ne se limite pas à l'envoi de troupes. D'autres moyens sont disponibles et ont d'ailleurs fait l'objet d'une utilisation répétée au cours des dernières années. Je veux parler des sanctions, particulièrement des sanctions économiques. Ces types de contraintes, conformes à la Charte dès lors qu'elles sont décidées légitimement par le Conseil de Sécurité, peuvent en effet produire les résultats recherchés quand elles font l'objet d'une utilisation bien ciblée et limitée dans le temps ou si elles s'inscrivent dans une perspective de durée réaliste. Mais on constate aussi à l'expérience que lorsqu'elles sont appliquées sans discrimination ou au service d’objectifs politiques exagérément ambitieux, leur efficacité tend à s'émousser après un certain temps, le résultat se situant, à la limite, à l'inverse de celui initialement recherché.Les sanctions constituen de plus en plus rarement un instrument utile. Trop souvent, elles ne préjudicient que les populations, sans atteindre les dirigeants qu’elles sont censées contraindre. Ceux‑ci comprennent souvent l'usage « boomerang » qu' elles peuvent en titer.

 

Monsieur le Président,

 

(3. Afrique centrale)

 

Je voudrais maintenant passer à un sujet qui me tient à coeur, l'Afrique centrale. Mon pays a, au cours de l' année écoulée, exprimé avec force son souci d' être présent et de contribuer à mobilrser la communauté internationale en appui au processus de paix engagé à Lusaka. Il est essentiel que toutes les parties congolaises s'engagent résolument et sans préalable Bans la vole du dialogue comme elles en étaient convenues à Lusaka. II est tout aussi essentiel que noire organisation, et ceux de ses membres qui ont les moyens de le faire, appuient le déploiement rapide dela MONUC, quitte à réexaminer notamment à la lumière du rapport Brahimi certaines conditions ou modalités de ce déploiement. Une chose est en tout cas certaine. I1 n'y aura pas de paix sans déploiement dune force de paix, mais il n'y aura pas de paix non plus, ni même de cessation durable des hostilités, sans dialogue infra‑congolais. Les deux questions sont évidemment liées. Mais pour sortir de l'impasse actuelle, il est essentiel de progresser là où c' est possible. I1 ne faut donc pas poser le problème en termes de préalable, de séquence ou de priorité. Quoiqu' il advienne, la responsabilité de la communauté internationale et du Conseil de sécurité reste engagée. Sans un sursaut politique des parties engagées dans le conflit et sans le soutien matériel requis de la part de la communauté internationale, le processus court à l' échec.



Au Burundi, où l'action des pays de la région et la facilitation remarquablement exercée par les anciens présidents Nyerere et Mandela sont en train d'aboutir à des résultats importants mais encore incomplets, il est temps aussi que notre organisation et les principaux donateurs se mobilisent pour consolider les acquis et pour lancer défmitivement le pays dans la voie de la paix et du développement. C' est dans cet esprit que la Belgique participera activement à la réunion organisée par la Commission européenne à Bruxelles le 15 septembre préparant une Conférence des Donateurs qui se tiendra prochainement à l' initiative de la France, à la demande de Nelson Mandela.



Monsieur le Président,

 

(4. les diamants de la guerre)

 

Les efforts déployés au service de la paix, aussi bien intentionnés soient-ils, comptent parfois pour peu de choses au regard des convoitises et des rivalités que suscite l'exploitation illégale des richesses locales. Les ressources ainsi dégagées contribuent à financer la guerre qui elle‑même devient une quête de profits. Le problème du commerce des diamants dans des zones de cohflit est au centre de cette question. Nous savons que les diamants de la guerre représentent seulement une petite partie du commerce international, mais ces gains illicites n'en contribuent pas moins à déséquilibrer le rapport de force, à encourager la logique de guerre et à répandre la corruption et l'anarchie. La Belgique participe

activement aux efforts déployés pour créer un système global de contrôle. Il est grand temps en effet que soit mis sur pied un règlement réaliste, efficace et s'imposant à tous pour réguler le commerce des diamants.



(5. Non prolifération et désarmement)

 

J' en viens à la non-prolifération et au désarmement. En avril dernier, lors de la Conférence d'examen du Traité de non prolifération des armes nucléaires, la Belgique est intervenue de manière vigoureuse pour exprimer son inquiétude face à un certain nombre de faits qui tendent à affaiblir voice à remettre en cause les bases mêmes du régime de non‑prolifération nucléaire négocié au cours des dernières décennies. Nous nous réjouissons certes des résultats de la Conférence et de la prise de conscience qu'elle a suscitée. Un climat favorable est ainsi créé pour la mise en oeuvre du programme d'action. Reste que plusieurs Etats refusent toujours d'adhérer au Traité de Non Prolifération et que de nombreux autres n'ont pas encore ratifié le Traité d'interdiction totale des essais nucléaires.

 


Nous avons suivi avec attention et une certaine préoccupation le débat aux Etats‑Unis sur la défense antimissile. La Belgique n'est pas fermée par principe à la notion de défense antimissile. Elle constate simplement que les perceptions politiques, l' analyse de la menace et les moyens d'y faire face varient grandement selon les régions. II n' existe pas de réponse unique ni universelle mais l' essentiel est de faire en sorte qu'un système antimissile quel qu'il soit contribue à la stabilité générale et à la consolidation de la confiance mutuelle. En d' autres mots, les décisions qui devront être prises devront l' être, non seulement sur base d'une analyse stratégique et technique, mais aussi sur une base consensuelle propre à garantir les grands équilibres politico­stratégiques. Nous nous réjouissons que l'administration américaine ait choisi de postposer sa décision sur le lancement d'un programme dont, au­delà des interrogations qu' il pose encore quant à sa faisabilité, aurait eu du fait de son caractère unilatéral un effet contraire à nos obj ectifs communs de désarmement. Nous espérons maintenant que cette décision sera un encouragement aux négociations d'un accord START III entre les Etats‑Unis et la Russie. Des progrès rapides vers une nouvelle réduction substantielle des armes nucléaires stratégiques devraient à leur tour ouvrir la voie à un déblocage des négociations relatives au Traité interdisant la production de matière fissile à la Conférence du Désarmement à Genève.

 

La Belgique, par ailleurs se félicite vivement de l'adhésion à ce jour de 138 états à la Convention d'interdiction des mines antipersonnel. Des efforts supplémentaires doivent toutefois étre fournis pour permettre sa mise en oeuvre et rassembler les fonds nécessaires pour que disparaisse à j amais cette arme particulièrement inhumaine.

 

Monsieur le Président,

 

(6. Démocratie et droits de l'homme)

 

J'ai consacré l' essentiel de mon intervention à la paix et à la sécurité internationale. Je voudrais revenir sur les deux autres thèmes que la Belgique considère comme prioritaires dans le programme d'action issu de notre sommet du millénaire et sans lesquels d'ailleurs nos efforts Bans le domaine de la sécurité resteraient sans lendemain. Il s'agit du respect des droits de l'homme et du développement à l' échelle mondiale.

 

La défense des droits de l'homme est un axe moteur de la politique étrangère de la Belgique. Noire participation à la Commission des droits de l'homme nous permettra d'amplifier davantage nos initiatives et noire action politique. Elle nous permettra aussi d'agir plus directement daps certains domaines auxquels nous sommes particulièrement attachés, comme la lutte contre le racisme et la xénophobie ou les droits de l' enfant.



La Belgique a notamment contribué très activement à l' élaboration d' un Protocole additionnel à la Convention des droits de l'enfant en vue de leur épargner le plus possible les souffrances et les conséquences découlant d'un conflit armé.

 

Sa signature, à l' occasion du Sommet du Millénaire, de même que la signature du Protocole sur l'exploitation sexuelle des enfants, constituent des signes concrets de notre volonté commune de renforcer la protection et les droits de l' enfant.

Je voudrais aussi réitérer ici le souhait de mon pays de voir défniitivement abolie la peine de mort partout dans le monde. Je plaiderai également pour que les pays qui ne sont pas à même de l' abolir immédiatement adoptent des moratoires à titre transitoire. On ne peut en aucun cas, décemment admettre qu' elle soft encore d' application aux mineurs au moment des fans, aux femmes enceintes et aux aliénés mentaux.


 

Nous suivons également de très près l'évolution du droit international et de la pratique visant à poursuivre et juger les auteurs de crimes contre l'humanité. Mon pays s'est doté de législations très avancées en la matière et espère voir celles‑ci jouer un rôle dissuasif et exemplaire pour les autres Etats. Nous venons aussi de ratifier le statut de la Cour pénale internationale et nous encourageons les autres Etats membres qui ne l' ont pas encore fait à souscrire à cet engagement important.


Monsieur le president,

 

(7. Les défis de la globalisation)

 

J'en viens maintenant à la globalisation et à ses difficultés. La globalisation répond à une evolution technologique qu' il serait vain de nier. Il ne s' agit pas de condamner en bloc une evolution devenue ineluctable mais d' en canaliser la dynamique dans le sens du progrès économique et social, plus généralement de l' épanouissement du plus grand nombre. Mais la mondialisation de l' économie et des échanges ne peut pas tout simplement déboucher sur la démission du niveau politique et de ses institutions. Or le risque est bien réel.

 

On assiste déjà à une certaine déresponsabilisation des gouvernements et des parlements face à l' ampleur des défis et à la quasi‑impossibilité de trouver une réponse utile au niveau national. En l'absence d'une autorité mondiale reconnue comme légitime mais aussi suffisamment efficace, la dynamique de la mondialisation risque de déboucher sur un vide politique. Il n'y aura pas de nouvel ordre économique mondial digne de ce nom sans nouvel ordre politique mondial dans lequel les institutions démocratiques nationales, représentatives et responsables au sens politique du terme, devront aussi jouer leur rôle. C' est un autre défi auquel notre organisation et ses Etats membres vont devoir répondre à l' aube de ce nouveau millénaire.

 

Le système des Nations Unies est au coeur de cette problématique dont les implications sont de plus en plus perceptibles. Les questions sont posées, les réponses sont encore à apporter mais on perçoit déjà que seul le système des Nations Unies, grâce à ses multiples champs d' action, est en mesure de faire rimer développement de l' économie mondiale et développement humain. Ici plus qu' ailleurs, nous prenons tous conscience que les êtres humains, d' où qu' ils viennent, partagent à un très haut degré les mêmes aspirations, les mêmes craintes, les mêmes besoins et les mêmes rêves. Cette conviction doit nous guider dans tout ce que nous entreprenons, ici et chez nous.

 


Je vous remercie, Monsieur le Président.