TOGO
 

Déclaration

de

S.E. Mme Irène Ashira ASSIH
Ministre des Affaires Sociales, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'Enfance

et

de Mademoiselle Mabel Fati HOUENOUWAWA
Présidente du Parlement Junior

 à la Session Extraordinaire de l'Assemblée Générale des Nations-Unies consacrée aux Enfants

New York,
le 10 mai 2002

Monsieur le Président,
Excellences,
Distingués Délégués,
Mesdames, Messieurs,
Chers Enfants du Monde entier,

Avant toute chose, permettez-moi de vous transmettre les salutations cordiales du Président de la République Togolaise, Son Excellence Gnassingbé Eyadéma, du
Gouvernement et du Peuple Togolais.

Monsieur le Président,

Je tiens également, au nom de la Délégation qui m'accompagne et en mon nom personnel, à vous témoigner notre satisfaction pour la manière fort remarquable avec laquelle vous conduisez les travaux de cette session.

Monsieur le Président,

Parce qu'elle constitue un jalon supplémentaire posé dans le prolongement des actions menées par la Communauté Internationale pour améliorer la condition des enfants à travers le monde, la présente session extraordinaire revêt une importance toute particulière pour le Gouvernement Togolais.

En effet, l'accroissement constant du nombre d'enfants victimes d'abus de toutes sortes dans de nombreux pays reflète l'effondrement des valeurs humaines et la dégradation des normes culturelles qui ont toujours préservé l'entité familiale et l'équilibre des sociétés.

De cette situation est née la nécessité d'établir de nouveaux mécanismes, de nous conformer scrupuleusement à ceux prévus au titre de la Convention des Nations Unies relative aux Droits de l'Enfant et de ses Protocoles additionnels, de respecter nos valeurs religieuses et culturelles sur lesquelles reposent le fondement de la famille.

Il nous incombe ainsi de poursuivre les efforts engagés en vue de protéger toutes les composantes de la famille, particulièrement les enfants qui sont les femmes et les hommes de demain, en leur garantissant droit et dignité.

Monsieur le Président,

Plus d'une décennie après l'adoption de la Convention relative aux Droits de l'Enfant et de la tenue du Sommet mondial pour les Enfants, il est heureux de constater que des progrès significatifs ont été accomplis pour ce qui est de la promotion des droits de l'enfant. Il n'en demeure pas moins que des défis importants restent à être relevés.

Au nombre de ces défis, figurent en bonne place la pandémie du VIH/sida, le phénomène des enfants soldats, le travail et le trafic des enfants et surtout la pauvreté que les dirigeants du monde se sont engagés, lors du Sommet du Millénaire, à réduire de moitié d'ici à 2015.

Monsieur le Président,

Dans un souci permanent d'améliorer les conditions de vie des enfants, mon pays a entrepris plusieurs actions.

Il convient de souligner, à cet égard, que le Togo a été le 19è pays à ratifier, le ler octobre 1990, la Convention relative aux Droits de l'Enfant.

Depuis lors, en dépit des difficultés auxquelles il se trouve confronté, le Gouvernement a pris des mesures spécifiques au niveau national en vue d'assurer la survie, la protection et le développement de l'enfant.

Dans cette optique et en vue d'assurer une application harmonieuse de la Convention, le Togo a notamment procédé à la création, au sein du Ministère des Affaires Sociales et de la Promotion de la Femme, d'un département spécifique chargé de la protection de l'enfance.

Un Comité National de Protection et de Promotion de l'Enfance ainsi qu'un Parlement des Enfants dont la Présidente, à mes côtés, s'adressera dans quelques instants à cette Auguste Assemblée, ont également été mis en place.

Par ailleurs, le Code de l'Enfant Togolais a été adapté à la Convention relative aux Droits de l'Enfant.

Toutes ces activités sont menées avec la participation des enfants eux-mêmes et avec la contribution des ONG nationales et internationales qui oeuvrent quotidiennement aux côtés du Gouvernement Togolais pour le bien-être des enfants.

Avant de conclure mon propos, Monsieur le Président, nous tenons, du haut de cette tribune, à féliciter chaleureusement l'UNICEF ainsi que les autres partenaires qui nous accompagnent dans la poursuite de nos efforts visant à promouvoir tous les droits de l'enfant, à combattre les fléaux que sont la pandémie du VIH/sida, les conflits armés et leurs conséquences, le travail et le trafic des enfants, l'exploitation des enfants comme soldats, en clair, à bâtir un monde digne des enfants.

Monsieur le Président,
Excellences,
Distingués Délégués,
Mesdames, Messieurs,
Chers Enfants du Monde entier,

Permettez-moi à présent de passer la parole à Fati Mabel HOUENOUWAWA, Présidente du Parlement Junior, pour vous faire entendre la voix des Enfants du Togo.



Mlle Fati Mabel Hoenouwawa Présidente du Parlement Junior

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,

C'est pour moi un grand honneur et un réel plaisir de prendre la parole au nom de tous les enfants togolais à cette session.
Malgré les efforts fournis par mon pays pour la protection et la promotion de l'enfance, les enfants continuent d'être victimes
- du trafic et du travail des enfants ;
- de la faiblesse de la scolarisation en particulier de la jeune fille ;
- de l'expansion du VIH/SIDA ;
- de la pauvreté et de la misère de nombreuses familles qui engendrent la délinquance juvénile.

Nous les enfants, nous souhaiterions que cette nouvelle alliance des partenaires engagées dans la défense et la protection des enfants puisse constituer un réel départ pour améliorer la situation des enfants au Togo et dans le monde, en construisant un monde de paix et de tolérance pour le meilleur devenir et leur épanouissement.

Monsieur le Président,

II y a un phénomène qui agit de façon pernicieuse sur le bien-être des enfants et auquel il faut accorder une attention aussi petite soit-elle. C'est celui des sanctions économiques décidées contre certains pays dont le mien. En raison de ces sanctions, les Etats sanctionnés ont du mal à créer des écoles, à construire des dispensaires, des hôpitaux, à acheter des médicaments etc. les victimes de tout cela sont les enfants, et particulièrement les enfants des pauvres. La discrimination contre laquelle se bat l'UNICEF se trouve donc aggravée par la communauté internationale elle-même qui décide de ces sanctions.

Monsieur le Président,

En vous remerciant de m'avoir donné l'occasion de m'exprimer à cette session, mon voeu est que, dans quelques années, il y ait moins d'enfants malheureux sur cette terre.

Je vous remercie.