GUINEE-BISSAU
 

Déclaration

par

S. E. Dr. Koumba Yald,
Président de la République de la Guinée-Bissau

à la Session Extraordinaire de l'Assemblée Générale des Nations-Unies consacrée aux Enfants

New York,
le 10 mai 2002

Son Excellence Monsieur Kofi Annan, Secrétaire Général des Nations Unies ,
Son Excellence monsieur le Président de la Session;
Chers Collègues, chefs d'Etat ici présents ;
Mesdames et Messieurs ;

Nous avons l'honneur, au nom de la Guinée-Bissau et de son peuple, parler devant cette magnifique Assemblée Spéciale des Nations Unies, des Enfants du Monde entier. Nous soulignerons, tout en particulier, la problématique ainsi que les défis concernant les enfants de mon pays, malgré que nous partageons les mêmes préoccupations que la majorité des pays membres des Nations Unies.

Le fait que le sujet « l'enfance et la jeunesse » justifient des sessions spéciales de l'Assemblée des Nation Unies n'est certainement pas exclu de la vérité universelle qui fait des enfants et les jeunes soient la raison des luttes qui déroulent, dans tous les Etats, vers le progrès et le bien-être social, d'une part, et d'autre part qu'ils soient la réserve motrice, intellectuelle et morale qui garanti un futur meilleur pour nos peuples.

A ce propos notre leader immortel Amilcar Cabral disait : « Les enfants sont les fleurs de notre lutte et la raison de notre combat ». Cet idée de Cabral représente pour les dirigeants politiques de la Guinée-Bissau un héritage indélébile qui constitue le fondement des caleus comme le dialogue, la tolérance, la non-violence et la réconciliation.

Mesdames et Messieurs,
La Guinée-Bissau est consciente de cela, raison pour laquelle son histoire était et sera toujours marquée par des politiques et des actions concrètes, tourn es vers la création des conditions favorables au développement équilibré, saine et progressiste des enfants, à tous les niveaux.

Dans ce sens les autorités compétentes ont ratifié pratiquement tous les instruments juridiques internationaux relatifs aux enfants, notamment la convention des Droits de L' Enfant, adoptée par l' Assemblée Générale des Nations Unies le 20 Novembre 1989, ayant pris dés le moment toutes les mesures institutionnelles et législatives pour son application.

La création de l' Institut de la Femme et de l' enfant est l' une des mesures politiques adoptées par les autorités, dans le but de donner une attention particulière aux enfants.

Les décisions importantes comme l'entrée en vigueur du décret qui officialise la scolarité obligatoire et gratuite dans l'enseignement de base permettant ainsi d'améliorer le niveau de la scolarisation de 41% en 1999 à 61% actuellement.

L'amélioration des indicateurs relatifs à l'assainissement à l'eau potable, à la nutrition des enfants, à la mortalité infantile, à éducation et à la santé enregistrés dans le Rapport de l'Enquête aux Indicateurs Multiples de la Guinée-Bissau (MICS-2000) est aujourd'hui accomplie grâce à un appui inestimable des organisations internationales, nos partenaires de développement notamment: l'UNICEF, RADA-BARNEN, VILLAGE DES ENFANTS S.O.S.-KDI et PLAN INTERNATIONAL

Mesdames et Messieurs,

Dû au fait le taux de mortalité infantile continue élevée, malgré le progrès que nous avons mentionné plus haut, ainsi que le fait de la malaria, la malnutrition et les autres maladies ainsi que les infections dhiarreiques et respiratores constituent des raisons de grande préoccupation, nous entendons que les efforts internes entrepris par les autorités ne sont pas suffisant.

II est fondamental la conjugaison pas seulement des idées mais surtout des moyens dans un partenariat de complémentarité global, de caractère international, pour que dans un cadre d'égalité et d'opportunité, permettant que le bien-être arrive à tous les coins du village global que nous défendons aujourd'hui.

Finalement, la lecture correcte de la globalisation et de la mondialisation ne doit jamais être celle que dans ses affirmations retire des solutions venant des effets externes de ce qui se passe dans les pays développés. Nous considérons que la globalisation et la mondialisation signifient la communion du bien et du mal qui pourront à chaque moment, caractériser chaque peuple, chaque pays, indépendamment due continent, du parallèle ou du méridien où il se trouve.
Donc, il n'y a pas d'individu qui ne lutte pas pour que le bien vainque le mal, alors il est sûr de conclure que le bien-être des peuples et notamment des enfants dépend d'un village vraiment global et prospère.

Mesdames et Messieurs,

Nous entendons que les valeurs comme la démocratie, la sauvegarde des droits fondamentaux de la personne humaine, la bonne gouvernance, etc, qui sont exigées comme baromètres des relations bilatérales et multilatérales entre, surtout, le Nord et le Sud, seront appliqués efficacement si la communauté internationale accepte de prendre les enfants de nos pays comme les principaux pôles d'investissements et de l'aide du peuple pour le peuple.

La Guinée-Bissau est convaincue que la poursuite de déploiement qui se vérifient aujourd'hui pour l'amélioration de la santé curative et prophylactique, de l'éducation et de l'enseignement, dans le combat à la pauvreté et dans la sédimentation et l'approfondissement de la démocratie, de la paix de l'estabilité et la sécurité, feront monter les indicateurs de développement humain, en abandonnant la 169 position que' elle occupe actuellement.

Nous avons fait, comme nous l'avons dit avant, des efforts, gigantesques, en s'appuyant toujours sur le soutien utile de nos partenaires bilatéraux et multilatéraux de développement, pour adopter et exécuter tous les programmes que nous avons pris l'engagement d'y faire, dans les différents accords et conventions internationales relatives aux enfants, ainsi que nos propres politiques, internes, par rapport à cet objectif.

Mais dû aux conditions économiques, financières et structurelles précaires dont nous souffrons, il nous manque des forces!

C'est, dans cette perspective, que nous lançons un appel à la communauté internationale dans le sens de mobiliser un soutien significatif en ressources financières et d'infrastructure, pour que nous puissions faire face aux préoccupations sociales et économiques, surtout dans le domaine du développement de nos enfants et de nos jeunes.

MERCI BEAUCOUP.