Déclaration
par
S.E. M. Leon Alfred Opimbat
Ministre de la santé, de la solidarité
et de l'action humanitaire
à la Session Extraordinaire de l'Assemblée Générale des Nations-Unies consacrée aux Enfants
New York,
le 10 mai 2002
Monsieur le Président,
Excellences,
Mesdames et Messieurs
Distingués Délégués,
L'avenir de l'enfant se trouve aujourd'hui à la croisée de notre conception du monde. La communauté internationale est interpellée pour défendre et promouvoir l'investissement le plus important : celui de l'enfant.
Voilà pourquoi la délégation congolaise conduite
par Mme Antoinette SASSOUNGUESSO, Epouse du Chef de l'Etat adresse ses
plus vives et chaleureuses félicitations aux Nations Unies ainsi
qu'à Monsieur le Secrétaire Général, Kofi Annan,
pour l'organisation réussie de cette concertation mondiale en faveur
de l'enfant.
Le document intitulé "Un monde digne des enfants", de haute
facture, procède à un recentrage des préoccupations
qui sont les nôtres, nous, parents et dirigeants à tous les
niveaux, vis à vis des enfants qui de tout temps constituent le
meilleur symbole de la vie de l'être humain. Il nous faut donc l'intérioriser.
Le débat sur les points de divergence, qui a existé tout
au long de l'examen de ce document, n'est certainement pas ce qui devrait
nous préoccuper le plus. Il nous faut au contraire nous mobiliser
pour une cohérence interne, régionale et internationale dans
la mise en oeuvre effective du nouveau plan d'action.
Monsieur le Président,
Les pays en développement et ceux d'Afrique notamment éprouvent des difficultés dans la réalisation des objectifs fixés tant dans le Plan d'Action de 1990 que dans la Déclaration du Sommet du millénaire de 2000 par manque de cohérence pour le développement.
Aussi, le développement d'un partenariat soutenu au niveau national, régional et international est une nécessité pour la réalisation des objectifs en faveur de la survie, de la protection et du développement de l'enfant.
Qu'il s'agisse des questions de paix et de sécurité, de développement, de santé, de lutte contre la pauvreté ou de protection de l'environnement, celle de l'avenir de l'enfant occupe à n'en point douter une place fondamentale.
C'est sans doute pourquoi, la communauté internationale s'est mobilisée en Amérique latine et aux Caraïbes, en Asie et au pacifique, en Europe et en Afrique bref à travers le monde entier pour examiner la question liée à l'avenir de l'enfant.
S'agissant de mon pays, le Congo Brazzaville, malgré un bilan mitigé des engagements pris en 1990 à causes des facteurs tant endogènes qu'exogènes, nous nous sommes investis dans la mise en place d'un mécanisme juridique en faveur des enfants.
Le Congo a ratifié et adhéré aux principaux instruments juridiques tant régionaux qu'internationaux relatifs à l'enfant.
Ainsi, bravant l'adversité d'un contexte austère, le Congo a su ajuster ses ambitions aux impératifs du temps présent.
Il est temps et urgent que les intégrations régionales se fassent - que les trafics illicites d'armes cessent car dans ce nombre croissant de conflits, les enfants sont le plus souvent les premiers à payer le prix de nos exactions - que les ressources nécessaires soient mobilisées pour faire face à la pandémie du VIH/SIDA et les maladies connexes dont la victime principale est, une fois encore, l'enfant.
Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,
Permettez-moi, de dire ici au nom de Son Excellence Monsieur Denis SASSOU-NGUESSO,
Président de la République, notre gratitude à tous
les partenaires bilatéraux et multilatéraux du Congo ainsi
qu'aux organisations non gouvernementales qui n'ont cessé d'apporter
leur assistance multiformes pour la réinsertion et la démobilisation
de plus de 25.000 ex-miliciens, le ramassage déjà opéré
d'environ 11. 250 armes et munitions - bref, pour la reconstruction du
Congo.
Comme nous pouvons nous en convaincre, l'avenir de l'enfant sera toujours
compromis si les Etats du monde entier collectivement ne réalisent
la tâche de l'émancipation l'enfant.
Faisons donc avec foi, dans la paix, tous ensemble, le choix d'un avenir digne des enfants et disons toujours en choeur : LES ENFANTS D'ABORD.
Je vous remercie.