Congo

ALLOCUTION

 DE

 SON EXCELLENCE MONSIEUR ILEKA ATOKI
REPRESENTANT PERMANENT CHEF DE DELEGATION DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

DEVANT LA 26EME SESSION EXTRAORDINAIRE DE L'ASSEMBLEE GENERALS DES NATIONS UNIES CONSACREE AU VIH/SIDA

NEW YORK, LE 27 JUIN 2001

Monsieur le Président,

Permettez-moi de joindre ma voix à cells des orateurs qui m'ont précédé pour vous présenter les félicitations de ma délégation pour l'efficacité avec laquelle vous conduisez les travaux de la 26ème Session Extraordinaire de l'Assemblée générale consacrée au VIH/SIDA.

Je voudrais également exprimer touts mon appréciation à Monsieur Kofi ANNAN, Secrétaire général des Nations Unies pour la qualité de son rapport sur le sujet sons examen. Je le remercie très sincèrement pour les efforts qu'il ne cesse de déployer afin de mobiliser la communauté internationals contre la pandémie du VIH/SIDA. Ma délégation l'encourage à conserver la problématique de la lutte contre le V1H/SIDA parmi ses priorités au cours d'un second mandat.

Qu'il me soit permis aussi de remercier l'ONUSIDA, ainsi que ses partenaires, pour le travail abattu pour la réalisation de cette session et de saluer tous ceux qui participant à la lutte contra le VIH/SIDA.

Mes remerciements s'adressent tout partlculièrement à nos deux Facilitateurs, les Ambassadeurs Penny WENSLEY de l'Australie, et, Ibra Deguene KA du Sénégal, qui ont permis, grâce à leur doigté de mener à bon port les travaux préparatoires.

Monsieur le Président,

La Charts des Nations-Unies énonce daps son préambule qu'il faut préserver les générations futures du fléau de la guerre. Cependant, norf seulement les guerres continuent de sévir dans plusieurs parties du monde, mais maintenant l'humanité est confrontée à un autre fléau plus redoutable encore, j'ai cité le VIH/SIDA.

Le VIH/SIDA a provoqué une épidémie mondiate beaucoup plus importante encore qua cells qui avait été prévue voila une décennie. L'ONUSIDA et l'OMS estiment qua le nombre des personnes vivant avec le VIH ou le SIDA à la fin de l'an 2000 est de 36,1 millions. Plus de 80% des personnes infectées vivant en Afrique, qui, devons nous le rappeler représente 10% de la population mondiale.

Le Secrétaire général affirms dans son rapport qua le VIH/SIDA est à l'origine d'une crise grave en matière de développement socio-économique en raison de son ampleur et de son incidence dévastatrice.

C'est pourquoi, les Nations-Unies, en application de la résolution 55/13 ont décidé d'organiser d'urgence une session extraordinaire consacrée au VIH/SIDA pour examiner le problème sur tous ses aspects afin d'y faire face, d'obtenirde la communauté internationals qu'elle s'engage à mieux coordonner son action et d'intensifier les efforts consentis aux niveaux national, régional et international en vue d'enrayer l'épidémie. II faut donc un engagement global pour faire régresser le mal.

Cette session extraordinaire marque un tournant décisif dans la lutte contre le VIH/SIDA car elle va pouvoir nous galvaniser, intensifier et accélérer faction intemationale et mobiliser les ressources nécessaires.

Monsieur le Président,

La République Démocratique du Congo a été l'un des premiers pays africains à reconnaître en 1983 la réalité du VIH/SIDA parmi les malades hospitalisés dans les principaux hopitaux du pays. Mon pays s'est ainsi ouvert à la coopération scientifique intemationale et a vu s'installer de grands chercheurs américains, belges et français qui, avec leurs homologues congolais, ont contribué à une meilleure connaissance de cette noúvelle épidémie.

Cette reconnaissance précoce, ainsi que les efforts de sensibilisation sont parmi les facteurs ayant contribué à ralentir la progression du VIH/SIDA dans la population de la République Démocratique du Congo.

Mais quelle est la situation actuelle de l'épidémie du VIH/SIDA dans mon pays?

La crise politique et socio-économique multiforme aggravée par les conflits armés a entraîné une inertie profonde du Programme National de Lutte contra le SIDA et les infections sexuellement transmissibles et ainsi une détérioration des indicateurs du VIH/SIDA qua voici:

- les taux de prévalence moyen du VIH/SIDA se situe à un peu plus de 5% avec de fortes disparités entre les milieux urbains et ruraux, ainsi qu'entre les Provinces. De 1998 à 2000, le taux de prévalence est passé de 4 à 20% à GOMA, Chef-lieu de la Province du NORD-KIVU. II a également doublé en deux ans à MATADI, Chef-lieu de la Province du BAS-CONGO, ainsi qu'à LUBUMBASHI, Capitale de la Province du KATANGA;

- à KINSHASA, le taux de prévalence est de 7% chez les femmes enceintes et atteint 38% chez les professionnelles du sexes

- on estime à 1.259.000 le nombre de personnes vivant avec le VIH/SIDA en l'an 2000 et le nombre d'enfants de moins de 15 ans ayant perdu leurs mères ou leurs deux parents suite au VIH/SIDA est d'environ 730.000 au mois de décembre 2000.

En réalité la situation du VIH/SIDA dans mon pays est beaucoup plus alarmante qua celle qua je viens de vous présenter. Elle va continuer à s'aggraver davantage avec l'état de guerre qui sévit dans le pays, les mouvements des personnes (réfugiés et déplacés internes), la pauvreté chronique de la population, l'insécurité alimentaire, les actes de viols perpétrés par les hommes en uniformes dans les territoires sous occupation.

La question de l'agression armée qua subit mon pays depuis août 1998 du fait de la coalition de trois de ses pays voisins, dolt continuer de recevoir ,une attention soutenue par la Communauté Internationale. Je voudrais attirer l'attention de la Communauté internationale sur le lourd tribut qua paient les femmes, les enfants et particulièrement les petites filles, victimes de viols systématiques, d'autant qua les évidences de l'utilisation de soldats séropositifs en tant qu'arme de guerre ne sont plus à démontrer. Cet état de chases à été dénoncé à plusieurs reprises.

Monsieur le Président,

En vue de faire face à la pandémie du VIH/SIDA, la République Démocratique du Congo a élaboré avec l'appui de ses partenaires multilatéraux, notamment le PNUD, l'OMS et l'ONUSIDA, une Politique Nationals de lutte contra le SIDA dont les principes directeurs sont la coordination, la décentralisation, l'intégration, le partenariet et la multisectorialité.

Mon pays a également adopté un Plan Stratégique National pour une réponse commune, efficace, élargie et durable à la pandémie du VIH/SIDA et a défini les principaux domaines d'intervention, dont l'accès aux médicaments essentials et aux antirétroviraux.

Mon Gouvernement souhaite, dans le cadre du partenariat international contra le VIH/SIDA, identifier et exploiter toutes les approches et permettre une meilleure prise en charge des malades.

La République Démocratique du Congo entend égâlement intensifier la coopération régionale et sous-régionale pour une réponse concertée et rapids à la pandémie du VIH/SIDA.

La lutte contra le VIH/SIDA dans le cadre de faction mondiale ne peut être menée sans ressources nouvelles, substantielles et soutenues. Nous aeons tous le devoir et l'obligation de mobiliser plus de ressources pour relever les défis.

Ma délégation est heureuse qua le sommet d'ABUJA sur le VIH/SIDA sur la tuberculose et autres maladies infectieuses au mois d'avril 2001 ait recammandé d'accroître sensiblement les crédits budgétaires à la santé publique. Ma délégation se félicite particulièrement de l'initiative du Secrétaire général de l'ONU tendant à mettre en'place en Fonds Mondial pour la lutte contra le VIH/SIDA. Notre souhait demeure qua ce Fands sera susceptible de soutenir entre autres les efforts qua l'Afrique déploie conjointement avec le secteur privé pour réduire sensiblement le coût des principaux médicaments.

Monsieur le Président,

A l'aube du nouveau millénaire, et 20 ans après la découverte de cette terrible maladie, il faudrait que tous ensemble, nous relevions le défis, en faisant appal à notre générosité et à notre courage pour qua la Déclaration d'engagement miss au point, au tours de consultations pas toujours faciles, et qui sera adoptée soit suivie par une miss en application vigoureuse de ces engagements dans la sincérité, la vérité et la transparence. Mon gouvernement y adhère sans réserve.

Je vous remercie pour votre attention.