Mauritania

Discours

 Du

 Minístère de la santé et des Affaires Sociales

devant l'Assemblée de l'Organisation des Nations Unies de la République Islamique de Mauritanie
Sur le VIH/SIDA
du 25 au 27 juin 2001

New York, le 27 juin 2001


 
 

Monsieur le Président

Excellence Messieurs les Chefs d'Etat et de Gouvernement

Monsieur le Secrétaire Général de l'Organisation des Nations Unies

Mesdames et Messieurs.

C'est un grand honneur pour moi de m'adresser à vous au nom du Président de la République Islamique de Mauritanie, Monsieur Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya.

La tenue de cette session spéciale des Nations Unies et la multiplication des grandes conférences et initiatives à l'échelle internationale et régionale, sont la preuve que l'Humanité est en train de prendre toute la mesure de l'immense défi que représente pour elle la pandémie du VIH/SIDA.

L'ampleur des souffratices causée par le virus en une vingtaine d'années et la rapidité déconcertante aver laquelle il s'est propagé sont suffisamment éloquentes pour justifier une mobilisation planétaire face à un ennemi qui ne connait pas de frontiéres.

Le continent afrïcain est de loin le plus touché par cette épidémie, daps la mesure où il compte plus des deux tiers des porteurs de virus daps le monde.

Mais nous ne voulons pas croire que notre continent est frappé par un sort. Seulement, la réalité est qu'il existe une corrélation, de plus en plus évidente, entre les conditions de propagation de la maladie et la situation socio-économique des populations.

Sous cet angle, la lutte contre l'épidémie du SIDA ne peut être envisagée efficacement que daps 1e cadre dune stratégie globale de lutte contre la pauvreté et le sous-développement elle requiert d'énormes moyens, aussi bien pour les besoins de la prévention que pour le traitement et le suivi des malades.

C'est pourquoi, la Mauritanie apprécie hautement la  proposition du Secrétaire Général de l'Organisation des Nations Unies, Mr. Kofi Annan, en vue de la création d'un fonds spécial pour la lutte contre le SIDA.

Notre pays est loin d'être épargné par cette pandémie. Au contraire, les statistïques de f Organisation Mondiale de la Sauté et de l' ONUSIDA estiment à 6000 le nombre de personnes atteintes du virus. La tendance serait malheureusement à la háusse et se trouve favorisée par fextrême mobilité de la population à fintérieur et à fextérieur des frontières.

Les autorïtés du pays sont conscientes de la. gravité du problème et se sont mobilisées en conséquence.

Une approche multisectorielle et décentralisée a été adoptée et s'est traduite par la raise sur pied dune cellule rationale de coordination du programne de lutte contre le SIDA, comprenant une dizaine de départements ministériels, des représentants de la. société civile et les services de sauté publique.

Des efforts soutenus out été orientés vers la sensibilisation et l'implication de tous les acteurs sociaux, y compris les parlementaires, les notables réligieux et les organisations de masses daps la dynamique de lutte contre le SIDA.

Notre objectif est de mettre en oeuvre un plan stratégique national, capable à la fois, d'analyser les efforts entrepris à l'échelle du pays et de s'articuler avec faction engagée sur le plan international.

Monsieur le Président Exellences Mesdames et Messieurs

Le niveau de ces assises et l'intensité des interventions sont révélateurs du degré d' engagement de la Communauté Internationale.

Nous aeons grand espoir que les décisions qui en sortiront seront à la hauteur du défi et des attentes de tous ceux qui sont confrontés à ce terrible mal.

Je vous remercie