Guinea

 ALLOCUTION

 DU

 PROFESSEUR
MAMADOU SALIOU DIALLO
 MINISTRE DE LA SANTE PUBLIQUE,REPRESENTANT DU CHEF DE L'ETAT
DE LA RÉPUBLIQUE DE GUINÉE

A LA  26ÈME SESSION EXTRA0RDINAIRE DE
 L'ASSEMBLEE GENERALS DES NATIONS
UNIES, CONSACREE AU VIH/SIDA.

New York, le 26 ruin 2001



Monsieur le President,

Excellences,
Mesdames et Messieurs les Chefs de Délégation,
Mesdames et Messieurs,

Dans la dédaration du Sommet du Millénaire, les dirigeants du monde entier se sont sofennellement engagés en faveur de la lutte contre la propagation du VIH/SIDA.

Ainsi, ils se sont fixés comme objectifs à atteindre d 'ici 2015 l' inversion de la tendance de la séroprévalence et des cas de maladie.

A ce titre, la Communauté Internationaie doït alder l'Afrique, le continent le plus affecté par le virus, à atteindre ces objectifs et apporter une assistance aux orphelins de la pandémie.

Son Excellence, Monsieur le Président de la République de Guinée, le Général Lansana CONTE, se félicíte de la tenue de cette Session Extraordinaire de l'Assemblée Générale, expression de notre volonté commune de l'atteinte de l'objectif assigné par le Sommet du Millénaire.

L'Afrique, aujourd'hui continent qui pale le plus lourd tribut à la pandémie du síède, a pris conscience du danger qui menace ses populations.

Nous ne citerons pour preuve que le Forum sur le Développement Africain d'Addis-Abéba en Décembre 2000, la réunion des experts internationaux à Windohek en Novembre 2000 et le Sommet de fOUA d'Abuja en Avril 2001.

Toutes ces occasions ont permis des réflexions profondes sur les stratégies de prévention et de prise en charge des cas de maladie parmi lesquelles, la mobilisation des collectivités et des autorités à tous les niveaux paraît à mon pays comme I'une des plus importantes.
 
Monsieur le Président,

Bien que les africains aient pris conscience de la responsabilité première qui leur incombe, les efforts de leurs dirigeants â tous les niveaux ont besoin d'être soutenus et coordonnés dans un cadre de parternariat réel tant par les collectivités nationales, régionales qumternationales.

A cet égard, ma délëgation apprécie hautement l'initiative de Monsieur le Secrétaire Général, initiative de création d'un foods international pour la lutte contre le SIDA et les autres maladies infectieuses, notamment, le paludisme, la tuberculose et les maladies parasitaires, sans oubiier la malnutrition, facteur d'aggravation de toutes ces maladies, et dont le faux ne fait qu'augmenter dans certaines régions en Afrique.

Elle se félicite des annonces de contribution déjà faites et en appelle à tour les acteurs concernés de la communauté internatíonale pour la poursuite de cette action humanitaire.

En considération de la situation de la pandémie en République de Guinée, le Gouvernement, sur instruction de Monsieur le Président de la République, a entrepris un vaste programme de réformes sociales et économiques.

Ces réformes visent entre autres:
- La réduction et la stabilisation de la seroprévalence ;
- La maîtrise de la prise en charge des cas de maladie ;
- La malitrise de lompact socio-économqiue de la pandémie.

A cet effet, le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) récemment adopté par le Gouvernement et approuvé par les partenaires au déveioppement comme une partie intégrante du document stratégique de réduction de la pauvreté, met un accent particulier sur le plan stratégique de lutte contre le VIH/SIDA, témoignant de notre volonté de lutter efficacement contre la pandémie.

Ainsi, 70% des ressources provenant de la réduction de la dette des pays pauvres très endettés (PPT'E) reviendront aux secteurs sociaux, notamment la santé, l'éducation et le développement rural.

Monsieur le Président,

La situation de la pandémie en Afrique est tells aujourd'hui que les efforts des Gouvemements et des populations risquent d'être vains si le continent ne bénéficie pas dune solidarité internationals exceptionnelle tant pour la prévention que pour la prise en charge des cas de maladie, grâce à l'acquisition des médicaments essentiels anti-rétroviraux à un coût accessible financièrement par les malades et les gouvemements.

En effet, Monsieur le Président, vous me permettrez de m interroger du haut de cette tribune comment des pays africains où près de 50% de la population vivent en dessous du seuil mimimun de pauvreté, peuvent-ils faire face à leurs besoins sanitaires avec les coûts actuels des médicaments essentiels, notament les anti-rétroviraux ?

Voilà la questïon fondamentale, Monsieur le Président, Excellences, Mesdames et Messieurs.

Je vous remercie.