INTERVENTION DE
Son Excellence El Hadj Omar BONGO
President de la Republique Gabonaise
a la Vingt-sixieme session extraordinaire de I'Assemblee generale des Nations Unies sur le VIH/SIDA
New York, le 25 Juin 2001
Monsieur le President,
Monsieur le Secretaire general,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Nous voici reunis une fois de plus pour parler du SIDA et rechercher
ensemble les strategies appropriees pour le combattre. En efet, cette maladie
qui, depuis vingt ans, progresse de fagon invraisemblable, touche de maniere
particuliere les pays en developpement et fait des ravages parmi leurs
populations.
Aussi, me dois-je de vous rendre un hommage tout particulier, Monsieur
le Secretaire general, pour votre implication personnelle et votre capacite
a mobilrser la Communaute Internationale.
La presente Session de I'Assemblee Generale de notre Organisation sur
le SIDA prouve non seulement votre efficacite a concretises les. decisions
des Etats membres, mars aussi que nous sommes sur la bonne voie.
Depuis I'apparition des premiers cas de SIDA, nous constatons que d'immenses
progres ont ete realises sur le plan de la recherche par les Brands laboratoires.
Les medicaments qui retardent I'evolution de la maladie sont la, mais
la victoire nest pas encore acquise pour autant.
Le traitement qui guerit, le vaccin qui previent, ne sont pas encore
trouves. Les laboratoires doivent donc poursuivre leurs recherches.
Sur le plan de I'acces au traitement, les pays en developpement ne
sont pas toujours en mesure d'acceder aux nouveaux traitements. Or I esprit
d'equite, de justice et d'humanite impose que les medicaments soient accessibles
a tous.
Dans cet esprit, si les pays en developpement ont un devoir d'adhesion
et d'implication, les pays riches - qui ne peuvent moins que les autres
trahir I'homme - ont un devoir d'humanite et de solidarite.
II y a necessite alors que le Fonds mondial, SIDA et Sante, Fonds de
solidarite qui sera alimente par les contributions des uns et des autres,
et je pense particulierement aux plus riches, soit pleinement et rapidement
operationnel. Ce Fonds va permettre ainsi aux pays en developpement de
se procurer les medicaments modernes et de poursuivre les strategies de
prevention.
Grace a ce Fonds et a sa gestion : financement de la recherche, acces
aux medicaments pour les pays en developpement, I'espoir renaitrait, surtout
I'espoir de trouver le veritable traitement qui fera disparaitre le SIDA
de la carte du monde.
La variole a disparu, la polio disparait, le SIDA dolt aussi disparaitre.
Dans un tel schema, I'Afrique - cela a ete demontre recemment au Sommet
d'Abuja - est prete a assumer sa part de partenariat en matiere de lutte
contre le SIDA.
En ce qui concerne le Gabon, au- dela des actions classiques de prevention,
nous avons cree un Fonds de solidarite pour la lutte contre le SIDA.
C'est donc le moment d'agir ensemble. C'est ['occasion de montrer aux
generations futures qu'a un moment donne, devant un tel fleau qui menace
I'humanite, le monde a su reagir solidairement. Ainsi, pour une fois dans
I'histoire, le mot solidarite aura pris tout son sens. Ensemble donc, dans
un partenariat engage et dynamique, faisons le choix de I'Homme.
Je vous remercie.