DECLARATION DE SON EXCELLENCE

MONSIEUR MANAMAT SALEH ANNADIF,

MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES,

CHEF DE LA DELEGA TION TCHADIENNE,

DEVANT LA CINQUANTE CINQUIEME

SESSION ORDINAIRE DE L'ASSEMBLEE

GENERALS DE L'ORGANISATION DES

NATIONS UNIES

 

NEW YORK, LE 18 SEPTEMBRE 2000

 

 


 

 

Monsieur le Président,

 

C'est à l'unanimité que notre Assemblée vous a élu pour conduire nos travaux.

 

Connaissant vos compétences professionnelles et vos qualités humaines, je me permets de vous féliciter et vous assurer du soutien et de la collaboration de la délégation tchadienne, pour vous aider dans l'accomplissement de cette tâche difficile mais combien exaltante.

 

Votre prédécesseur, le Ministre des Affaires Etrangères de la Namibie soeur, a mené avec tact et efficacité la mission que nous lui avons confiée à la 54éme Session. Qu'il reçoive ici nos félicitations les plus méritées.

 

Nos félicitations et nos encouragements s'adressent égaiement à notre frère, Monsieur KOFFI ANNAN, dont le dévouement pour la cause de la paix et le développement dans le monde représente un gage indéniable de succès et de réussite pour notre Organisation.


 

Monsieur le Président,

Honorables délégués,

Mesdames,

Messieurs,

 

L'année demière, à l'occasion d'une visite à New York, au siège du Programme des Nations Unies pour le Développement, le Président de la République du Tchad, S.E.M IDRISS DEBY, déclarait, je cite: " Un monde nouveau se construit sous nos yeux; des normes nouvelles s'établissent façonnant durablement les comportements des hommes et les relations entre les Etats. Les technologies nouvelles impulsent des progrès toujours plus grands aux sociétés qui les maîtrisent. Celles ferrnées au changement se marginalisent, incapables qu'elles sort d'inscrire leurs ambitions dans le nouveau contexte mondial. Cette perspective, effrayante, puisque synonyme de recul, se dessine pour bien des Etats en développement. Je refuse cette perspective pour mon pays. " Fin de citation.

 

Le Président de la République fait cas ici du monde en pleine mutation du fait de la mondialisation galopante et incontoumable, tantôt exaltée pour ses bienfaits, tantôt redoutée pour ses méfaits; alors qu'au Tchad les hommes et les femmes s'emploient à faire en sorte qu'ils en tirent les avantages et évitent les inconvénients pour ne pas être éjectés du train du progrès politique, économique , social et technologique.


 

En d'autres termes , face aux menaces que la mondialisation fait peser sur la stabilité, la sécurité et le développement des plus faibles, le Tchad se bat avec achamement pour occuper la place qui lui revient dans le concert des nations.

 

Oui! les tchadiens et les tchadiennes luttent avec courage et détermination pour sortir de l'obscurantisme, de la misère et de la domination. Les résultats de leur lutte quotidienne sont probants dans tous les différents domaines de la vie nationale au regard du chemin parcouru.

 

Au plan politique, l'expéfíence démocratique enclenchée depuis le 1er Décembre 1990 se développe et se consolide. Ainsi, le multipartisme politique fonctionne dans le respect de la différence, se fondant sur une démocratie consensuelle et participative.

 

Les différentes libertés fondamentales qui sous-tendent, animent et vivifient tout système politique démocratique, s'exercent pleinement. La liberté de ton de la presse privée, fustigeant à tout bout de champ l'action gouvemementale, ainsi que le foisonnement des associations de la société civile, notamment des droits de l'homme, de la jeunesse et de la femme témoignent de la volonté politique du Gouvemement tchadien de favoriser la culture démocratique.

 

A cet égard, une attention toute particulière est accordée au renforcement du rôle de la femme dans la vie publique, ainsi qu'aux droits et à la protection de l'enfant.

                                                                             

De même, sont parachevées les institutions judiciaires, garantes du système démocratique, avec la mise en place de la Cour Suprême, du Conseil Constitutionnel et du Conseil Supérieur de la Magistrature.

 

En outre, il me plaît de rappeler que les premières échéances électorales pluralistes se sont déroulées au Tchad dans une atmosphère de séreinité et dans la transparence, comme l'ont eu à reconnaître les observateurs internationaux.

 

Les prochaines échéances auxquelles nous comptons donner un cachet particulier auront lieu dans six mois. En tout état de cause, les autorités politiques tchadiennes mettent tout en oeuvre pour assurer leurs succès.

 

Je voudrais donc souligner, du haut de cette tribune, que l'ancrage du Tchad dans la démocratie pluraliste est irréversible. Car le peuple tchadien tout entier est profondément convaincu qu'elle est la seule voie, pour ne pas dire l'unique chance, lui permettant d'améliorer ses conditions de vie.

 

Les derrières rencontres de Syrte (en Libye) et les différentes déclarations des acteurs politiques tchadiens sont autant de signes encourageants pour cet ancrage que nous voulons définitif En tout cas, le Gouvemement se félicite de ces nouvelles dispositions, qui sont à inscrire dans la politique de la main tendue, prônée par son Excellence Monsieur IDRISS DEBY, Président de la République du Tchad.

 

Monsieur le President,

Honorables Délégués,

Mesdames,

Messieurs,

 

Après cette paix chèrement acquise et cet ancrage démocratique, le Gouvernement tchadien s'est engagé tout naturellement sur le front du développement économique et social avec l'appui des institutions internationales et les partenaires bilatéraux. Un veritable plan de lutte contre la pauvreté se met en place avec l'élaboration de la stratégie nationale de réduction de la pauvreté. Cette stratégie est d'ailleurs renforcée par la facilité de réduction de la pauvreté et la croissance, couvrant la période 2000-2002, dans le cadre des grands programmes sociaux et sectoriels prioritaires, retenus lors de la Table ronde sur le développement du Tchad, connue sous le nom de Genève I V.

 

C'est dans le cadre de cette lutte contre la pauvreté que se situe le combat qu'a mené le peuple tchadien pour l'aboutissement du projet d'exploitation et d'exportation de son pétrole. Ce succès est obtenu grace à la determination du Président de la République, Son Excellence Monsieur IDRISS DEBY , mais aussi grâce au soutien sans faille des institutions de Bretton Woods et des amis et autres partenaires du Tchad.

 

Qu'ils trouvent ici la gratitude et la reconnaissance du Gouvernement de la République du Tchad.



Monsieur le President,

Honorables Délégués,

Mesdames,

Messieurs,

                           

           Le Tchad ne conçoit pas, cependant, son développement moins encore sa sécurité et sa stabilité de façon isolée.

 

           Aussi s'emploie-t-il à apporter sa contribution à l'instauration d'un climat de paix et de prospérité en Afrique, notamment en Afrique Centrale.

 

           En effet, la sous-region d'Afrique Centrale, malgré ses potentialités immenses, apparaît comme la zone de­ turbulences par excellence, caractérisée par des conflits    

armés et des crises de toutes sortes.

                

            Certes, quelques foyers de tension se sont éteints. C'est le cas de la République Centrafricaine et de la République du Congo qui retrouvent peu à peu leur stabilité.

              

               Mais cette stabilité demeure fragile. La Communauté intemationale doit aider ces pays à consolider cette paix par des actions de reconstruction et d'assistance.

 

           Deux autres conflits persistent et menacent aussi dangereusement la sous - region .

 

C'est le cas en République Démocratique du Congo où lenon respect par les belligérants de l'accord de Lusaka a pour conséquence malheureuse d'exacerber les rivalités entreles forces étrangères en territoire congolais, compliquant davantage les données du conflit et retardant la mise en application effective de cet accord.

          

             Au regard des derniers développements en RDC , sèmant la désolation parrni la population civile, le Gouvernement tchadien estime que seule l'application des récentes résolutions du Conseil de sécurité, préconisant le retrait total des forces étrangères de la RDC, peut créer les conditions favorables à un retour définitif de la paix et de la sécurité dans le pays.

 

Quant au conflit angolais, il est devenu certes plus complexe de par sa durée, les ressources qui l'alimentent et surtout les complicités internationales dont bénéficie Monsieur Jonas SAVIMBI.

 

Mais nous devons soutenir les efforts du Gouvemement légitime et légal angolais et ceux de la Communauté internationale en vue de faire retrouver à ce peuple martyr la paix et la quiétude qu'il n'a jamais connues depuis son accession à l'indépendance.

 

Monsieur le President,

Honorables Délégués,

Mesdames, Messieurs,

 

Dans le cadre du Comité consultatif permanent des Nations Unies sur les questions de sécurité en Afrique Centrale, les Etats de cette sous-région ne sont pas restés inactifs. Ils s'attèlent à la recherche des voies et moyens en vue d'instaurer la paix et la quiétude à travers des mesures destinées à créer d'abord la confiance entre eux.



La première de ces mesures est la possibilité qu'offrent les rencontres périodiques du Comité. Elles constituent une opportunité de concertation politique au service de la diplomatie preventive. Que le Conseil de Sècurité trouve notre gratitude pour la mise en place de ce Comité.

 

D'autre part, des structures et des mécanismes au service de la paix et de la stabilité se mettent progressivement en place. On peut citer, entre autres, l'établissement d'un Mécanisme d'alerte rapide à Libreville et du Centre sous - régional des droits de l'homme et de la démocratie à Yaoundé, qui ne tarderont pas à démarrer, grâce aux bonnes dispositions des Gouvernements gabonais et camerounais et des Etats paftenaires amis qui ont accepté de soutenir financièrement et matériellement ces deux institutions.

 

La mise en oeuvre du Conseil de Paix et de Sécurité de l'Afrique Centrale (COPAX) est en bonne voie avec la signature, le 24 Février 2000 à Malabo, par les Chefs d'Etat et de Gouvernement, du Protocole relatif à ce Conseil et du Pacte d'assistance Mutuelle.

 

Au niveau de la sécurité, il est prévu l'Organisation d'un exercice militaire conjoint aux opérations de paix entre forces armées des pays membres dénommé «Biyongho 98». Les responsables militaires des pays concernés se concertent pour donner corps au projet.

 

Pour cet autre facteur d'instabilité qu'est la prolifération des armes légères et de petit calibre, les Etats membres ont tenu une conférence sous-régionale sur la question à N'djamena en Octobre 1999. Un certain nombre de mesures ont été préconisées.


 

On peut citer, entre autres, le projet armes contre développement, initié par le Canada et certains bailleurs de fonds, ayant pour objectif la mise en place de micro projets, en échange d'armes en faveur des détenteurs, couvrant pour le moment les regions frontalières entre le Cameroun, la RCA et le Tchad.

 

A ce sujet, une mission d'évaluation s'est rendue dans les pays concernés en juillet 2000. Le projet est à la phase de conception et on peut espérer sa concrétisation dans les meilleurs délais.

 

Je voudrais donc lancer un appel aux autres partenaires pour qu'ils se joignent au Canada afin d'étendre de tels projets à l'ensemble de la sous-région.

 

L'instabilité et l'insécurité qui sévissent en Afrique Centrale sont aussi les causes majeures des réfugiés, dont aucun Etat n'est épargné. La présence massive de ces réfugiés dans un pays est un facteur déstabilisant tant sur le plan de la sécurité que celui du développement.

 

Conscients des effets négatifs du phénomène, les Etats membres se sont penchés sur la question, au cours d'une conférence qui s'est tenue au mois d'Août dernier à Bujumbura. Les conclusions pertinentes de cette conférence méritent d'être appuyées.



Monsieur le Président,

Honorables Délégués,

Mesdames,

Messieurs,

 

La situation politique dans les autres sous - régions du continent africain nous préoccupe également. Certes, elle s'est nettement améliorée avec la consolidation des institutions démocratiques, la bonne gouvemance et le respect des droits fondamentaux des populations africaines. Cependant, quelques crises subsistent et doivent constituer la préoccupation de toute la Communauté intemationale.

 

Ainsi, au niveau de l'Afrique de l'Ouest, la Sierra - Leone ne connaît pas encore de paix, malgré les engagements pris par les parties en conflit. Le Tchad, pour sa part, apporte son soutien total à la CEDEAO et aux Nations Unies dans la recherche de la paix dans ce pays meurtri.

 

Comme il place sa confiance en la CEDEAO pour applanir le différend entre le Libéria et la Guinée.

 

S'agissant du conflit opposant l'Ethiopie et l'Erythrée, S. E le Président IDRISS DEBY s'en est personnellement préoccupé en sa qualité de Président en exercice de la Communauté des Etats Sahélo - Sahariens, en diligentant une mission de bons offices auprès des dirigeants des deux pays frères, en appui à la médiation de l'OUA.

 

Le Gouvemement tchadien se réjouit donc de voir enfin les deux parties arrivées à un accord de paix . II les encourage à respecter leurs engagements respectifs, afin de ramener une paix durable dans cette partie du continent africain.


 

Concernant la crise somalienne, le Tchad salue le sursaut national des populations somaliennes qui, à travers la récente conférence de réconciliation nationale, tenue à Arta à Djibouti, ont fait preuve de courage et d'imagination dans leur volonté de donner à leur pays des institutions républicaines. La Communauté internationale doit les aider et les encourager à parfaire cette initiative en vue de parvenir à une paix totale et juste.

 

La présence dans cette salle d'une délégation au nom de la République de Somalie, dont la chaise était vide depuis près d'une dizaine d'années, est un élément de fierté et de satisfaction pour les amis et les partenaires de ce peuple frère.

 

C'est le lieu de féliciter le Gouvernement djiboutien pour sa contribution et son dévouement à la cause de la paix dans la sous-région.

 

Quant à l'embargo contre la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire et Socialiste, nous pensons qu'il est temps de le lever totalement, parce qu'il ne se justifie plus et pénalise arbitrairement le peuple frère libyen et, au delà, toute la sous-region.

 

Monsieur le President,

Honorables Délégués,

Mesdames,

Messieurs,

 

Le Tchad ne perd pas de vue les situations de crises dans les autres régions du monde.


 

Au Moyen-Orient, il suit avec intérêt les négociations en cours entre les autorités palestiniennes et israéliennes et estime que le temps de la paix des braves est anivé. Les parties en conflit doivent saisir cette occasion historique.

 

En lrak, le Tchad estime urgent de mettre fin à l'embargo, dont les conséquences sont désastreuses pour la population civile qui subit atrocement les méfaits de cette décision injuste. Evidemment, cette solution doit englober la question des prisonniers koweitiens.

 

La Péninsule coréenne montre des signes encourageants de rapprochement entre les deux pays frères. Le Sommet historique inter-coréen entre les dirigeants des deux pays, en juin dernier, a jeté les bases de relations confiantes indispensables à tout dialogue.

 

La Communauté internationale doit encourager les deux pays à aller de l'avant en vue d'arriver à la signature d'un accord de paix devant ouvrir la voie à une coexistence pacifique.

 

Le dialogue inter-coréen peut également susciter un intérêt du côté du détroit de Taiwan où la tension demeure anormalement forte. En effet, alors que les relations économiques et commerciales se développent régulièrement, les relations politiques sont presque inexistantes, malgré la création de part et d'autre du détroit des structures semi-ofcielles, servant de canaux de communication entre la République Populaire de Chine et la République de Chine Taiwan.

 

Les deux parties doivent faire montre de volonté politique et d'imagination dans la recherche des voies et moyens en vue de réduire la tension et ouvrir un veritable dialogue.

 

En tout état de cause, la Communauté internationale se doit de réexaminer la question de l'admission de la République de Chine Taiwan au sein de notre auguste organisation, au regard du poids et de l'importance de son rôle économique, au plan international et de sa participation aux actions de développement et de la réduction de la pauvreté.

 

Pour sa part, le Gouvemement tchadien soutient la demande d'admission de la République de Chine Taiwan à l'Organisation des Nations Unies et ses institutions spécialisées.

 

Monsieur le President,

Honorables Délégués,

Mesdames,

Messieurs,

 

Je ne saurais terminer mon propos sans aborder les autres maux qui minent et sapent tous les efforts de développement des pays comme le nôtre. Ces maux sont l'endettement, les mesures protectionnistes des marches des pays du Nord, la détérioration des termes de l'échange et les trafics de toutes sortes.

 

Les pays qui détiennent la clef de solutions à tous ces maux , notamment les pays riches, doivent aller au delà de simples declarations d'intention et prendre des mesures concrètes pour soulager nos pays du poids de l'endettement, ouvrir leurs marches et payer à leur juste valeur nos produits d'exportation.


 

Comme si cela ne suffisait pas, un autre mal, plus insidieux et dévastateur, vient rendre notre tâche encore plus difcile. Les perspectives de solutions étant lointaines, il est à craindre qu'il ne réduise à néant nos espoirs de sortir nos populations de la misère. Je voudrais parler, vous vous en doutez, de la pandémie du VIH/Sida qui décime et endeuille quotidiennement et indistinctement les familles.

 

Il constitue non seulement un fardeau pour nos maigres ressources financières, mais également pour les ressources humaines, principalement au sein de la jeunesse, fer de lance de la nation.

 

Nous avons la responsabilité collective de mobiliser efficacement les moyens, en vue de venir à bout de ce fléau, qui détle la Communauté internationale tout entière à l'heure des revolutions technologique et scientifique.

 

Monsieur le President,

Honorables Délégués

Mesdames, Messieurs,

 

Face à tous ces défis, le Tchad estime que son développement doit s'abreuver aussi de l'intégration politiaue et économique de l'Afrique, pôle important et déterminant de ce village planétaire.


 

A cet égard, nous saluons l'acte politique majeur qui a été posé par la Conférence des Chefs d' Etat et de Gouvernement de l'Organisation de l'Unité Africaine, le 12 Juillet à Lomé. II s'agit de l'adoption de l' Acte constitutif de l'Union Africaine.

 

Cet événement historique, fruit d'un engagement collectif des populations africaines, est une réponse responsable de l'Afrique d'aujourd'hui pour relever les nombreux défis du 21ème siècle à travers une integration politique, économique et sociale.

 

L'Union Africaine créera les conditions d'un reel partenariat dans une mondialisation irréversible mais qui ne devrait pas être synonyme d'exclusion et de logique unique de marché.

 

La mondialisation doit être synonyme de partage et d'ouverture. Elle devra être à visage humain ou ne sera pas.

 

Mais rien de tout cela ne saurait se réaliser sans une plus grande democratisation de l'ONU par I 'élargissement du Conseil de sécurité afin qu'il soit plus efficace et surtout plus légitime.

 

En d'autres termes, il est dans notre intérêt à tous que le Conseil de sécurité soit plus représentatif de la Communauté internationale au nom de laquelle il a vocation d'agir. II y va de la crédibilité des décisions de cet organe central du système qui a été longtemps utilisé contre les plus faibles avec la politique de deux poids, deux mesures.

 

Je vous remercie pour votre aimable attention.