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Thi s'épanouie grâce à l'eau

Photo de Dothi Les cimetières ponctuent le paysage de Que Trung, une commune dans le district de Que Son au Vietnam. Ce sont les vestiges de la guerre, avec l'infrastructure locale décimée, les munitions non explosées et les terres agricoles ravagées. Mais, depuis cette année, dans certains secteurs, il y a aussi du riz.

Do Thi Lien, membre du Conseil local de développement de la commune, a joué un rôle important dans la réabilitation de la terre. « Avant, la terre était brune et stérile la majeure partie de l'année, les gens n'avaient pas de quoi manger, » se souvient-elle,« désormais, grâce à la planification qui a pris nos besoins en consideration, nous avons pu mettre en oeuvre, avec l'aide de l'ONU, les moyens dont nous avions besoin pour améliorer notre situation. »

Ces moyens consistent principalement en un système d'irrigation établi entre 1998 et 2000 avec l'aide du Fonds d'équipement des Nations Unies (FENU). Le système fournit à la commune un approvisionnement sûr en eau, permettant de moissonner au moins trois récoltes annuellement dans des secteurs où les villageois devaient lutter pour en produire une seule.

Do Thi, qui fait également partie de l'Union des femmes de la commune, s'est associée avec enthousiasme à la planification du projet, pour assurer qu'il satisfasse les besoins des fermiers du village tout en respectant l'environnement local. La participation des habitants comme Do Thi est un élément essentiel du programme du FENU au Vietnam - le Fonds de développement de l'infrastructure rurale (RIDEF). Ce Fonds aborde le développement rural d'une façon originale, apportant un financement stable aux communes ou groupes de villages réalisent et contôlent les projets. En transférant les ressources et des responsabilités aux communes, le RIDEF aide le gouvernement à encourager la participation locale aux efforts de développement.

Le RIDEF a été mis en place à l'origine avec les 5.7 millions de dollars apportés par le FENU. Le Programme de développement des Nations Unies (PNUD) a rejoint l'initiative en 1998 apportant une contribution de $1.15 millions de dollars. La même année, l'agence australienne pour le développement international (AusAID), a également rallié le programme, fournissant 2 millions de dollards australiens pour étendre le projet du RIDEF à sept nouvelles communes de cette zone montagneuse reculée et extrêmement pauvre de Tra My.

Do Thi et d'autres villageois peuvent donc lancer et contrôler des projets comme le Que Trung (le système d'irrigation), qui a spectaculairement augmenté la fréquence des moissons dans la commune, améliorant du même coup les revenus et l'alimentation des villageois. « Nos vies sont encore difficiles, » commente Do Thi, « mais ça va déjà beaucoup mieux. »


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