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L'histoire de Geetha   

Photo de Geetha L'éducation des filles offre d'extraordinaires avantages sociaux et économiques pour les générations actuelles et futures. Il n'empêche que, dans de nombreux pays en développement, la pauvreté et la primauté accordée aux garçons dans le domaine de l'éducation contribuent toutes deux à l'exclusion des filles dans les écoles. La majorité des 120 millions et plus enfants d'âge primaire qui ne sont pas scolarisés sont des filles. Geetha est l'une d'entre elles.

Geetha sait à peine lire et écrire. Cette jolie petite fille de 11 ans est la benjamine d'une famille pauvre vivant en milieu rural en Inde. Elle a dû quitter l'école il y a deux ans parce que son père estimait qu'elle avait mieux à faire à garder les chèvres de la famille et à s'acquitter des corvées ménagères.

L'ancien professeur de Geetha a essayé de convaincre son père et les anciens du village de laisser les filles comme Geetha retourner à l'école. En vain. « C'est toujours ainsi que les choses ont été et rien ne changera », a répondu son père. « Moi-même je n'ai pas fait d'études. Nous sommes des gens simples. » Les encouragements du Gouvernement tels que livres, bourses, uniformes et même repas ne font aucune différence. Une vie passée à lutter pour survivre dans la pauvreté et l'ignorance n'ont servi qu'à les conforter dans leurs vues.

Les garçons du village vont à l'école tous les jours. Ils croisent Geetha qui marche à côté de ses chèvres le long d'un étroit chemin de terre dans la campagne. « Les garçons se moquent de moi », dit-elle, ses grands yeux pleins de tristesse, « et je leur dis, allez, allez, allez à l'école ». Elle aimerait pouvoir y aller avec eux. « Lorsque j'était plus petite, je croyais que je travaillerais bien à l'école et que j'aurais un travail. En fait, je voulais être professeur. Maintenant je me contente de suivre les chèvres. »

Geetha a peu d'espoir pour l'avenir. Comme sa mère et sa grand-mère avant elle, elle passera sa vie à travailler dans les champs et au foyer. Elle a toutefois pris conscience de l'importance de l'éducation et a d'autres aspirations pour ses propres enfants. « Je laisserai mes enfants étudier », promet-elle.

Peut-être n'est-il pas trop tard pour elle. De nombreuses filles en Inde commencent leurs études plus tard et, avec le soutien de programmes organisés par le Gouvernement indien et les institutions internationales et locales, elle pourra peut-être rejoindre les rangs des garçons qui se rendent chaque jour à l'école.

Quelle aide pouvez-vous apporter ?

L'éducation est au coeur du développement. Elle renforce le pouvoir des populations, consolide les nations et est cruciale pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.

Les organismes des Nations Unies tels que l'UNICEF, l'UNESCO, le PNUD, le FNUAP et la Banque mondiale collaborent avec les gouvernements nationaux et des institutions régionales et internationales comme Save the Children et Learning for Life pour offrir une éducation de qualité à tous les enfants. Parmi les principales initiatives lancées par les Nations Unies pour favoriser l'éducation des filles, on peut citer l'Initiative des Nations Unies en faveur de l'éducation des filles (UNGEI) et l'Éducation pour tous.

L'UNICEF a fait de l'éducation des filles une de ses priorités avec ses campagnes « 25 d'ici à 2005 » et « Allez les fille ! ». Le but recherché est d'améliorer la qualité et l'accessibilité de l'éducation des filles dans les pays en développement et de favoriser une prise de conscience et de mobiliser un soutien et des fonds dans ce sens.

D'AUTRES CHRONIQUES sur l'éducation des filles en Inde : Aarti, Leala et Sonia Braga.