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CITES
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Le rhinocéros
Il est difficile de décrire le rhinocéros comme un animal
attrayant. Sa physionomie massive, ses jambes courtes et vaillantes,
sa peau nue et rugueuse et ses deux vaillantes défenses ornant
l'avant de son nez, lui donnent un air préhistorique. Pour
mémoire, le rhino noir n'est pas plus noir que le rhino blanc
n'est blanc ; tous deux sont gris, le rhino noir étant légèrement
plus foncé.
Tragiquement, les rhinos noirs et blancs sont les deux seuls survivant
de l'espèce en Afrique et les deux sont en voie d'extinction.
En fait, le rhino noir disparaît plus rapidement que n'importe
quel autre grand animal terrestre.
Pesant plus d'une tonne, le rhino peut se révéler imprévisible
et agressif, il est réputé charger des véhicules
ou des feux de camp, projetant les gens en l'air avec ses défenses.
Il a mauvaise vue et se fonde sur une ouie et un odorat aigus pour
localiser les intrus.
Le rhinocéros noir, avec ses trois orteils, appartient à
la famille des perissodactyla qui prennent principalement appuis sur
l'orteil central de chaque pied (comme le cheval). Il fait plus d'un
mètre et demi de haut et trois mètres de long, et possède
une courte queue tordue et velue. À la différence des
bois d'un cerf commun, les défences du rhino ne sont pas faites
d'os mais de fibres étroitement enveloppées de kératine,
semblable à ce dont sont faits les ongles et des sabots, croissant
à partir de la peau.
Au début du vingtième siècle, il s'est répandu
aussi loin au nord qu'au Soudan et à l'ouest jusqu'au Nigéria.
Cependant, au cours des 30 dernières années la population
des rhinos noirs en Afrique est passée de 30.000 têtes
à seulement 2.550 en 1994. Les plus grandes populations sont
en Afrique du Sud, en
Namibie, au Kenya et au Zimbabwe.
Par le passé, les rhinos ont été menacés
par la chasse intensive. Maintenant, les braconniers sont une menace
encore plus grande. Ils tuent l'animal pour satisfaire la demande
en cornes de rhinocéros pour la médecine en Extrême-Orient
et pour les manches de poignard au Moyen-Orient.
L'établissement de sanctuaires, combiné avec la protection
intensive, semble avoir stabilisé les populations restantes,
mais la situation est encore critique. Bien que le rhino noir soit
entièrement protégé par des lois nationales et
internationales, le commerce illégal continue.
Le programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE)
a développé un « interpol de la faune » pour
l'Afrique, connu sous le nom d'Accords
de Lusaka sur l'application des actions de coopération.
Le Kenya, le Lesotho, la Tanzanie, l'Ouganda, la République
du Congo, la Zambie, l'Ethiopie, le Swaziland et l'Afrique du Sud
s'y sont ralliés pour réduire et finir par éliminer
le commerce illégal de la faune sauvage et de la flore.
En tant qu'élément de
l'effort global pour protéger la planète et les animaux qui l'habitent,
le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) administre l'un des traités de conservation les
plus importants au monde, la Convention sur le commerce international
des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction.(CITES).
CITES est un accord entre gouvernements pour s'assurer que le commerce
international des animaux sauvages et des plantes ne menace par leur
survie. CITES protège les ours bruns du braconnage pour leurs pattes,
leurs trophées et leurs vésiculea biliaires.
A ce jour, 160 gouvernements sont liés par la Convention, qui offre
une protection variée à plus de 35 000 espèces d'animaux et plantes.
Pas une seule espèce protégée par CITES n'a disparu depuis depuis
que l'accord est entré en vigueur en 1975.
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Animal Planet collabore
avec les Nations Unies pour promouvoir une prise de conscience
dans le monde à propos de la biodiversité et de
l'importance de protéger les espèces en voie d'extinction
et leur habitat. |
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