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CITES
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L'orang-outang
En Malais, orang-outang signifie « personne de la forêt ».
Avec le gorille et le chimpanzé, il est souvent décrit comme
le « plus proche parent de l'homme ». Pourtant, la vie solitaire
du plus grand mammifère vivant dans les arbres ne l'a pas sauvé
des humains. Ce grand singe est en grave danger.
L'orang-outang sait se montrer démonstratif si nécessaire
et défendre son territoire en faisant des gestes inquiétants,
annonçant sa présence d'une voix éclatante qui peut
être entendue à plusieurs kilomètres à la ronde.
Les jeunes orang-outangs voyagent accrochés au dos ou au ventre
de leur mère pendant plus de deux ans. L'animal se nourrit la plupart
du temps de fruits, de jeunes pouces, d'écorce, de petits vertébrés,
d'oeufs d'oiseau et d'insectes. Sa journée est consacrée
à rechercher la nourriture et chaque nuit l'animal construit un
nouveau nid perché entre 12 et 18 mètres au-dessus du sol.
Son espérance de vie dans la nature approche les 35 ans.
Les orang-outangs ont le poil long et en bataille, à l'exception
de la face qui est imberbe, et leur couleur passe de l'orange éclatant
chez les jeunes animaux au brun-rouge foncé chez les adultes. La
sous-espèce de Sumatra est plus pâle en couleur que celle
de l'île de Bornéo. Les orang-outangs ont de longs bras (avec
une amplitude allant jusqu'à 2,25 mètres) et de longues
mains étroites, et leurs mains et pieds ont les pouces opposables.
Les orang-outangs peuvent mesurer jusqu'à 1.5 mètre de haut,
et les mâles peuvent peser pas moins de 144 kilos, alors que les
femelles ne vont que jusqu'à 65 kilos.
Les Orang-outangs vivent dans les forêts tropicales montagneuses,
les forêts de diptérocarpacées des basses terres,
les tourbières tropicales, et les forêts tropicales de Bornéo
et du nord de Sumatra. Les densités les plus élevées
d'orang-outangs sont relevées dans les forêts maraicageuses.
9.000 orang-outangs environ survivent dans le nord de Sumatra, principalement
autour d'un parc national, alors qu'entre 10.000 et 15.000 individus demeurent
sur l'île de Bornéo, dans huit secteurs majeurs isolés.
En dépit des lois indonésiennes et malaisiennes de protection
de l'orang-outang, il est menacé d'extinction car l'agriculture
et de l'exploitation forestière détruisent son habitat.
Les forêts autour des secteurs protégés sont également
de plus en plus dégradées et l'orang-outang est repoussé
dans des secteurs trop petits pour supporter des populations viables.
Les braconniers chassent également les jeunes, pour le commerce
d'animaux vivants alors que la mère est généralement
tuée.
Environ 80 pour cent de l'habitat des orang-outangs a été
déboisé ces 20 dernières années. Les chercheurs
de la « Wild life conservation society » (Société
de préservation de la faune) prévoient que la majeure
partie de la population d'orang-outangs sauvages mondiale sera éteinte
d'ici dix ans à moins que le braconnage et la destruction de
son habitat puissent être arrêtés. Avec des pertes
se montant à 1 000 individus chaque année, leur nombre
est tombé de 12 000 en 1993 à 6.000 individus à
peine aujourd'hui.
Une campagne internationale pour sauver les grands singes - le gorille,
l'orang-outang et le chimpanzé - est peut être la dernière
chance d'enrayer leur extinction. Le « Great Aper Survival Project »
(projet de survie des grands singes) (GRASP)
est un effort conjoint du Programme des Nations Unies pour l'environnement
(PNUE) et d'une coalition de plus de
40 groupes de protection regroupés dans « the Ape Alliance »
(l'Alliance du Singe). Selon Klaus Toepfer, Directeur exécutif
du PNUE « Il
est minuit moins une pour les grands singes ». Certains experts
estiment que d'ici 5 à 10 ans, ils se seront éteints sur
la majeure partie de leur territoire.
En tant qu'élément de l'effort global de protection de la
biodiversité planétaire, le PNUE administre un des plus
important accord de protection - la Convention internationale sur le commerce
des espèces menacées, de la faune sauvage et de la flore
- connue sous le nom de CITES. Adopté
en 1973, elle est devenu une loi internationale deux ans plus tard.
Jusqu'ici, 160 gouvernements ont ratifié la convention, qui
offre une protection variable à plus de 35.000 espèces
animales et végétales, selon leur état dans la
nature et l'impact que le commerce international peut avoir sur elles.
Le CITES à proscrit le commerce des espèces en voie
d'extinction. Il protège également d'autres espèces,
qui ne sont pas menacées, mais suceptibles de courrir de sérieux
risques à moins que leur commerce ne soit strictement réglementé.
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Animal Planet collabore
avec les Nations Unies pour promouvoir une prise de conscience
dans le monde à propos de la biodiversité et de
l'importance de protéger les espèces en voie d'extinction
et leur habitat. |
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