PNUD
CITES
|

Le cheval mongol
C'est
une triste ironie que le cheval mongol, dernier véritable cheval
sauvage survivant, vive principalement dans des zoos et des réserves
autour du monde.
La Mongolie est souvent décrite comme
la « terre du cheval ». Les enfants apprennent à monter
dès l'age de quatre ou cinq ans et environ la moitié de
ce pays de 2.5 millions de personnes, semi-nomade élève
des chevaux. Mais les animaux sont domestiques.
Le cheval sauvage mongol est connu en occident comme le cheval de Prezewalski
d'après le nom du naturaliste russe, Nikolai Przewalski, qui fut
le premier à apercevoir plusieurs troupeaux en 1879. En Mongolie
il est appelé takhi. De la taille d'un poney, le takhi
est jaune-brun foncé, solidement bâtis, avec un dos court
et un train arrière haut-perché. Leur manteau d'hiver de
poils lourd et rebelle devient léger et lisse en été
et leur crinière est fournie et droite comme celle d'un zèbre.
Ce cheval ressemble aux animaux représentés dans les peintures
rupestres qui ornent les grottes de l'âge de pierre en Europe, suggérant
qu'à la préhistoire il couvrait une grande partie de l'Europe
et de l'Asie. Au siècle dernier, l'habitat du cheval de Przewalski
a été menacé par l'empiétement du bétail
domestique sur ses pâturages et, dans les années 60, il a
disparu du désert Gobi, un vaste secteur de la Mongolie méridionale
Au début du vingtième siècle, 53 chevaux ont été
capturés et amenés en Europe. Les zoos ont sauvé
l'animal de l'extinction en le faisant se reproduire avec succès.
Aujourd'hui, environ 1 500 chevaux vivent en captivité. Certains
vivent dans de grandes réserves dans des conditions semi-sauvages
au Canada, en Chine, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Ukraine pour les
préparer à une réintroduction en milieu naturel.
Un plan global de gestion a été élaboré en
1990 pour réintroduire l'espèce sur son territoire historique.
Le but final est de réintroduire le cheval de Przewalski dans un
habitat sauvage sûr en Mongolie et en Chine en nombre suffisant
pour qu'il puisse évoluer par la séléction naturelle.
L'ONU en association avec plusieurs pays, dont les Pays-Bas, l'Allemagne,
les Etats-Unis et le Japon, travaillent avec le gouvernement mongol pour
aider à contrôler les secteurs protégés du
pays et à favoriser la préservation de la biodiversité.
Le programme des Nations Unies pour le développement (PDNU)
finance ces efforts à travers le service global d'environnement
(GEF)
Les scientifiques estiment qu'il sera nécessaire de protéger
30 pour cent du territoire de la Mongolie aux fins de la conservation,
pour maintenir la biodiversité existante. Le gouvernement a déjà
établi un ensemble de secteurs protégés qui couvrent
12 pour cent du pays.
En tant qu'élément de l'effort global de protection de la
biodiversité planétaire, le PNUE administre un des plus
important accord de protection - la Convention internationale sur le commerce
des espèces menacées, de la faune sauvage et de la flore
- connue sous le nom de CITES. Adopté
en 1973, elle est devenu une loi internationale deux ans plus tard.
Jusqu'ici, 160 gouvernements ont ratifié la convention, qui offre
une protection variable à plus de 35.000 espèces animales
et végétales, selon leur état dans la nature et l'impact
que le commerce international peut avoir sur elles. Le CITES à
proscrit le commerce des espèces en voie d'extinction. Il protège
également d'autres espèces, qui ne sont pas menacées,
mais suceptibles de courrir de sérieux risques à moins que
leur commerce ne soit strictement réglementé.
 |
Animal Planet collabore
avec les Nations Unies pour promouvoir une prise de conscience
dans le monde à propos de la biodiversité et de
l'importance de protéger les espèces en voie d'extinction
et leur habitat. |
|














|