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Prêts pour une petite affaire
Comme tous les propriétaires de commerce, Thérèse
Nougbognonhoun a voulu s'agrandir mais elle manquait des capitaux nécessaires
pour accroître ses stocks et attirer de nouveaux clients dans sa
boutique du marché central de Nikki, une ville au nord du Bénin.
Bien que des créanciers voraces aient offert à Thérèse
des prêts à des taux outrageux, celle-ci savait que si elle
empruntait auprès d'eux, tous ses bénéfices disparaîtraient
dans les remboursements. Lorsqu'une petite institution de microfinance
à but non lucratif, appelée la FECECAM,
est venue en ville, offrant des prêts à un taux avantageux,
Thérèse a vu là une chance d'agrandir son commerce.
Thérèse n'est pas partie de très haut mais cela a
suffit à la lancer. Avec un prêt équivallent à
seulement 30 dollars environ, elle a été en mesure de remplir
les stocks de sa boutique, qui vend des légumes, des denrées
alimentaires et des produits de toilette à ses fidèles clients.
De la vente de ses stocks agrandis, elle a pu subvenir à ses besoins
tout en remboursant le prêt en moins de six mois. Elle a ensuite
fait un prêt un tout petit peu plus élevé, l'a remboursé
rapidement et en est maintenant à son troisième prêt.
Thérèse est fière de la façon dont son commerce
s'agrandit régulièrement.
Certes Thérèse n'a pas de diplôme MBA, mais elle a
un projet commercial. Elle connaît ses clients et ce qui se vend.
Et aujourd'hui, grâce la disponibilité d'un crédit
avantageux, elle est en train d'atteindre son but. « Je rembourse
chaque prêt avant la date limite, » dit-elle fièrement.
« Chaque prêt me permet de multiplier mon capital, ce qui fait
que je peux maintenant vendre toute une gamme de produits dans mon échoppe. »
Le Fonds d'équipement des Nations Unies (FENU)
estime que prêter de petites sommes d'argent aux personnes pauvres
pour les aider à créer ou à agrandir leurs petits
commerces est un moyen efficace de lutter contre la pauvreté. Le
Fonds soutient les institutions de microfinance (IMF) afin qu'elles puissent
étendre leurs services à des entrepreneurs qui ne sont pas
normalement éligibles pour des prêts. Dans la plupart des
cas, les propriétaires de petits commerces ne peuvent pas emprunter
auprès des banques commerciales parce qu'ils manquent de garanties.
Sans accès aux IMF, les créanciers voraces et sans scrupules,
qui prêtent sans conditions, sont souvent la seule solution.
Le FENU travaille avec les IMF sur tout une série de services afin
que les petits entrepreneurs comme Thérèse puissent se constituer
un capital, atténuer les risques encourus et réduire leur
vulnérabilité économique. Le soutien financier du
FENU aux institutions de microfinance garantie leur longévité
bien au delà du cadre de l'assistance des Nations Unies.
Le Bénin, où vit Thérèses, fait partie des
pays les plus pauvres du monde. La Troisième Conférence
sur les pays les moins avancés aborde la question de l'isolement
économique et de l'extrême pauvreté de plus de 650
millions de personnes qui vivent avec moins d'un dollar par jour.
Thérèse a ressenti immédiatement les avantages de
pouvoir avoir une chance. « Sur le marché, il y a beaucoup
d'opportunités à saisir, mais si vous n'avez pas l'argent,
vous ne pouvez pas en profiter. Quand vous êtes pauvre, même
si vous avez de bonnes idées, vous n'avez aucune ressources et
ne pouvez pas ouvrir un petit commerce. »
Thérèse est prête à travailler dure et à
assumer la responsabilité du remboursement des prêts. « La
possibilité de prendre un crêdit permet de se sortir de ses
problèmes, » dit-elle. « Mais vous devez aussi vous rappelez
de l'importance de prendre au sérieux les remboursements, sinon
vous pouvez tout perdre et en faire tomber d'autres avec vous. »
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