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Microfinancé l'agriculture
Mamadou
Salilou Barry est fière de sa récolte de tomates, de choux-fleurs
et de carottes. Après avoir reçu deux prêts d'une
opération de microfinance préparée et financée
par le Fonds d'équipement des Nations Unies (FENU),
il a agrandi sa petite exploitation agricole. Il a maintenant remboursé
les deux prêts, avec leurs intérêts, et multiplié
par dix ses liquidités. « Ma famille a maintenant de meilleurs
vêtements, un meilleur logement, une meilleure alimentation et aura
bientôt la télévision par satellite, » dit-il.
Le projet de microfinance du FENU en Guinée a pour objectif de
renforcer un réseau de mécanismes financiers qui offrent
des crêdits et des facilités d'épargne aux entrepreneurs
démunis. Avant mai 2001, le FENU a aidé à établir
18 associations d'épargne et de crêdit dans les villages
(Associations villagoises d'épargne et de crédit -- AVEC),
comprenant 221 groupes qui comptent en tout 1402 membres ayant bénéficié
de plus de 486 millions de francs guinéens (340 000 dollars américains)
sous forme de crêdits.
Tout en renforçant les institutions qui offrent des crêdits,
le soutien apporté à ce secteur bénéficie
aussi directement aux personnes comme Mamadou, qui a emprunté 100
000 francs guinéens pour acheter des graines et des engrais. Il
a utilisé une partie de cet argent pour embauché des ouvriers
pour l'aider à labourer son terrain. « Grâce à
ce prêt, j'ai pu prévoir à l'avance et planter mon
champs en décembre, » explique-t-il. « Résultat,
je fais maintenant deux récoltes par an. »
Mamadou ajoute qu'il devait, auparavant, attendre d'avoir vendu tous les
produits de la récolte précédente pour pouvoir semer
de nouveau. Son revenu ayant augmenté, il est à présent
en mesure de subvenir aux besoins de sa famille. « Notre santé
est meilleure, notre attitude est meilleure et dans l'ensemble nos vies
sont meilleures, » dit-il.
Le mot d'ordre du FENU est « investir dans les pauvres », ce que
fait le Fonds en Guinée et ailleurs sur le continent africain en
soutenant le développement d'institutions de microfinance (IMF)
dignes de confiance et viables. Son Unité spéciale pour
la microfinance emploie des praticiens expérimentés pour
aider au développement de toute une série de services financiers
pour les pauvres. Ces services permettent aux foyers démunis de
se constituer un capital, d'atténuer les risques encourus et de
réduire leur vulnérabilité économique. Les
IMF encouragent et défendent la création d'entreprises en
plaçant des fonds de lancement dans des activités rentables
accessibles aux micro-entrepreneurs.
La Guinée, où vit Mamadou, fait partie des 49 pays les plus
pauvres du monde. Plus de la moitié des 650 millions des habitants
de ces pays survivent avec moins d'un dollar par jour. La Troisième
Conférences sur les pays les moins avancés abordera
la question de leur isolement et leur pauvreté extrême.
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